Toutes mes réponses sur les forums
-
AuteurMessages
-
À tout prendre, je choisis le miracle.
Le gouvernement est exsangue avec son déficit commercial, et il ne s’agit pas d’une crise, puisque le prix du baril n’a aucune raison de redescendre.
NC
Attention: encore un mec qui met le pied chez les filles. Je me cache les yeux! Mais je regarde entre mes doigts!
Juste un mot à propos de Nha Trang: décidément la photo de Kim Sang n’est pas à Nha Trang même, si c’est un coucher de soleil: elle est orientée à l’Est, non?
Où est-ce que tu as pris l’image, KS?
Ksss Ksss!
NC
S’il y a une prochaine fois.
HSBC se rétracte brutalement après avoir été la première à tirer la sonnette d’alarme. Est-ce qu’ils ont été soumis à pression? Qui sait?
Dire que ça ne ressemble pas à la crise de 97, c’est facile et ça marche à coup sur. Si ça ne lui ressemble pas, ça en veut pas dire qu’il n’y aura pas de crise, mais que c’est quelque chose d’autre.
Je vois trois origines à la situation actuelle:
Numéro 1 – L’envolée de la bourse l’année dernière et du foncier sur ces dernières années, qui était surtout lié à l’obligation de réinvestir localement les liquidités, ce qui fait que tous ceux qui gagnaient de l’argent ne savaient plus où le mettre. Le prix du sol (30,000,000đ/m2 dans Q4/HCM!!!) n’a rien à voir avec sa valeur d’usage. Il y a donc une surévaluation dingue du sol (et la bourse: c’était pareil).
Numéro 2 – Cette envolée de ces dernières années a donné à beaucoup, par journal interposé, l’impression que c’est finalement facile de faire de l’argent dès qu’un marché est excité. (on citait Galbraith avec Huỳnh Thị Bích en se donnant du coude) Du coup tout le monde s’y met: on a été jusqu’à manquer de riz à Saigon, et la menace a pesé successivement sur la pharmacie, sur le blé, et récemment sur l’essence (mais on va y revenir). À chaque fois, ceux qui ferment un jour ou deux rouvrent à un autre prix… (la porte de derrière)
Numéro 3 – Enfin, et c’est le plus grave, le coup d’arrêt sensible à l’économie vietnamienne, qui va passer à une croissance faible et une inflation très forte cette année, est en grande partie exogène, cad de source extérieure.
Les matières premières ont beaucoup augmenté dans le monde, en aprticulier le cuivre et le fer; et le pétrole bien sur. Cuivre et fer sont employés pour la construction d’infrastructures et peuvent en grande partie être recyclés. À croissance nulle, il y a une consommation relativement faible de cuivre et de fer. Mais ce n’est pas le cas du pétrole: à croissance nulle, on en consomme toujours autant (aux deltas technologiques près).
Or l’économie vietnamienne souffre de deux maux: d’une part, celui qui fait les choux gras de pas mal de riches: peu de marge interne dans l’économie de la rue. Ça fait un coût des services artificiellement faible par rapport à celui des matières, mais ça expose aussi les gens aux fluctuations de marché, surtout amplifiés par les grigous de mon numéro 2. Tel préparateur de machines passe son temps à tenter de récupérer et annuller des contrats qu’il ne peut plus honorer, parce que les quelques % d’augmentation du fer ont été multipliés par les grigous revendeurs de machines et lui ne peut plus acheter. (Moi de même avec mes chaînes ou mes ancres).
D’autre part, le gouvernement qui cible la croissance (croissance, quand tu nous tiens!) à tout crin depuis 15 ans la soutient en subventionnant lourdement les carburants, ce qui a donné aux Vietnamiens des habitudes de consommation très inadaptés à un monde où le pétrole est rare et non reproductible. Du coup, chaque augmentation du baril est répercutée et aggravée. En basant sa croissance sur un pétrole subventionné, le Vietnam s’exposait à ce qui arrive maintenant: quand le pétrole augmente, tout casse (et en plus il y a des opportunités de fraude absolument majeures au-travers des frontières, Cambodge et Laos et probablement Chine).
On est dans la panade, parce que le prix du pétrole ne redescendra que temporairement au printemps, mais qu’il restera à la hausse sur le long terme.
si vous voulez voir le Vietnam, venex tant qu’il y a encore des avions pas trop cher. Ça pourrait ne pas durer.Haha. J’ai un livre pour toi: A short History of Financial Euphoria, de John Kenneth Galbraith. Non seulement l’histoire se répète régulièrement, mais encore à un cycle bien connu, d’une trentaine d’années.
On est passé de l’homo habilis à l’homo connardus sans passer par le sapiens.
26 juin 2008 à 2h16 en réponse à : Les femmes d’affaires dévoilent les "secrets" de leurs réussites professionnelle #69743Et seules les femmes fêlées ne résonnent pas!
V’la-t’y pas que le multi-level marketing que nous évoquions récemment ici commence à faire parler de lui dans la presse?
Non, pas encore. La grande force du MLM (les réseaux pyramidaux facon Tupperware) est justement qu’ils n’ont aucun pignon sur rue réellement attaquable, aucun responsable réellement identifiable comme tel, aucune documentation « en dur » confrontable –en tout cas en ce qui concerne l’argumentaire de vente.
Mais Tuổi Trẻ vient de sortir un grand article sur une compagnie nommée Yagho et qui vend des accessoires (de la chemise a la nappe en passant par les colliers et bracelets) avec des méthodes qui ressemblent fort a ca. Documentation inattaquable, mais des sessions de « formation » des clients qui d’une part poussaient a l’oral des argumentaires complètement faux (ca guérit le cancer, le diabète etc…) avec force témoignages de (faux, donc*) ressuscités, et les mêmes outils que nous évoquions pour les pyramides; et avec une session pour les visiteurs intéressés quant à comment s’enrichir en vendant du yagho.
L’article se concentre sur les excès de l’argumentaire de vente et non pas sur les dérapages induits par le mode de vente.
Qu’en serait-il d’un réseau comme Amway? Aucune chance de les coincer: pas d’adresse, pas de responsable réellement touchable (les seules personnes techniquement identifiables le sont par le réseau Amway lui-même, et ils peuvent toujours se défendre en clamant que leurs pratiques à eux sont propres –allez donc prouver le contraire…
Mais voilà, les incitations sont là pour que ca dérape énormément. Pour avoir monté et géré un réseau d’agents d’assurances, je peux vous dire que la responsabilité est sans commune mesure avec la capacité réelle de contrôle des promesses qui sont faites par le vendeur en bout de chaine.
Alertons l’opinion sur les risques de ces réseaux. Mais sachons à quel point ce mode de vente est robuste tant il s’appuie sur les moins éthiques des citoyens.
Appât du gain quand tu nous tiens!
* un des témoins est administrateur de Yagho. C’est dire…
Salut,
Est-ce que c’est possible de mettre un filigranne moins intrusif dans les fenetres de saisie? Ca gene pour se relire.
Merci
Oui, un petit souvenir pour notre grand Leon.
Qui nous manque.
En un an, c’est fou ceux qui nous ont quitte.
23 juin 2008 à 16h01 en réponse à : [Le Monde] Après avoir fait baisser les prix, la mondialisation attise leur flambée #69563Sans parler de l’investissement conséquent pour doubler la capacité de stockage de produits raffinés.
Trop forts!
Et qu’est-ce que ça change sur le fond?
Rien.
oui, je pensais à celui que l’enfant appelle papa.
Ou même pas. Ça peut être quelqu’un d’autre, mais qui est disponible quand on a besoin. Un ami, un cousin, un oncle, un voisin.
« chào chị »?
Wow, ma nature profonde est enfin reconnue!
Rien de très compliqué dans tout ça: regarde le capital investi pour ton stock, le coût d’acheminement avec les dédouanements et les commissions de distribution, estime le temps de travail qu’il te faut pour écouler ton stock et ça te donnera une idée de l’argent que tu veux gagner dessus. Tu ajoutes ça au coût de ton opération, tu divises par le nombre de pièces (si c’est les mêmes) et si ça rentre dans les prix de marché, tu es en business.
Maintenant, 80%, 100%, 35%, ça dépend beaucoup à quoi tu compares: le coût du stock ou le capital employé, frais et com compris.
22 juin 2008 à 17h40 en réponse à : Histoires drôles des années 80 et de l’économie subventionnée #53228Mon mécanicien favori, Sáu Nhơn (lui aussi 6 bonshommes) a pour surnom « siêu nhơn », soit superman!
J’aime bien ce que tu dis BN à propos de père spirituel.
22 juin 2008 à 12h00 en réponse à : Histoires drôles des années 80 et de l’économie subventionnée #53225Haha! Excellent!
J’ai découvert à l’occasion qui était Sáu Dân, un bien grand bonhomme.
NVTL, 2% de marge brute, c’est même pas la peine d’y penser.
Gaa87 serait exposé à n’importe quel soubresaut administratif. Et d’ailleurs son banquier n’acceperait jamais de lui prêter un centime sur cette base (et il aurait raison: Gaa87 ne pourrait jamais payer d’intérêt: sur une affaire risquée, le banquier demanderait déjà à peu près ça comme intérêt).
Gaa87, fais-toi une idée de ce que tu peux trouver au VN, rapporte des échantillons, va voir des distributeurs: marques ou grands magazins, avec des idées clairessur ce que tu veux faire (il va falloir les convaincre) et propose tes prix: prends au moins 35% de marge brute (y/c transport et dédouanement) à la première approche.
Je serais toi, je chercherais à entrer en contact avec des gens qui ont déjà une affaire dans ce domaine et besoin d’un coup de main pour du contrôle qualité ou des shipments. Ca te permettra de savoir si tu veux vraiment faire ce job sans t’exposer trop dès le départ. Tu pourras passer à ta propre gamme quand tu connaitras les rouages.
-
AuteurMessages