Toutes mes réponses sur les forums
-
AuteurMessages
-
VNlover;25349 wrote:par soucis d’equité, donnons la parole a E.LeclerCpleasantry
Ha!:bigsmile:
Cela dit, si nous voulons le juger, le minimum est de l’entendre.Sur le sujet plus vaste, je te réponds ici.
Difficile donc de le présenter comme tel.
Bon, ca n’enlève rien à la violence du moment.
Mais la religion n’est plus aujourd’hui une menace pour le pouvoir, qui sait très bien s’en accommoder. Les chrétiens ne sont jamais aussi forts que quand on les persécute (aussi bizarre que ca puisse paraitre). Les aider ou les subventionner, c’est leur enlever le feu de la révolte. Comme lors de la reconstruction en 95 sur les deniers publics de l’église de Sapa, détruite par les Chinois en 79. À la messe de minuit de 95, hommage au comité pop du coin. Couic la révolte.
Il est possible que cette expropriation soit liée à la religion des habitants, mais c’est très probablement simplement une expropriation comme il s’en passe plein pour faire des routes ou des HLM.
L’équité, telle que je la comprends, c’est de rémunérer les différents acteurs dans un secteur de facon proportionnelle à la valeur de leur apport. Sans écraser les producteurs (ce que tu cherches à faire) mais sans écraser les distributeurs utiles.
VNlover;25349 wrote:en quoi un commerce qui necessite divers intermerdaires a travers le monde peut avoir une chance d’etre equitable juste par le fait que le producteur va gagner un peu plus que par un reseau classique meme si bien entendu a court terme ce plus va permettre de vivre a cette personne.Si je te suis bien, en fait, tu ne cherches pas tant à nourrir les producteurs qu’à affamer les distributeurs? Wow. Quelle agression.
Mais faute d’intermédiaires commerciaux, c’est l’ONG qui trouve les débouchés aux produits de ces gens. En poussant un peu, l’ONG les met en dette de son bon coeur. Je vais peut-être me faire taper sur les doigts, mais tu reconnaitras peut-être là l’attitude de certains autour de toi, et, crois-moi, les Viets sont fiers, ca n’est pas mais pas du tout confortable pour eux.
Et qui plus est ca les rend dépendant d’un partenaire unique, ce qui les fragilise: si elle part, c’est le trou. Et une ONG, ca plie boutique pour d’autres raisons que la viabilité des produits et du secteur.
Je suis moi-même prestataire, c’est-à-dire producteur. Pour vendre, je m’appuie sur un réseau de distributeurs à au moins deux niveaux, souvent trois. Je suis solide parce que je comprends mon marché et j’ai un rôle dans la structuration de ce marché. Je suis fier de mon travail, que j’aime, et pour lequel je ne dépends de personne: si un gros client me quitte, j’en ai d’autres. Je ne suis pas soumis à mes clients, mais je leur apporte une prestation solide et de qualité, qu’ils paient bien mais sans excès et je suis respecté pour ca. Je leur parle d’égal à égal.
C’est une situation beaucoup plus enviable que de dépendre du bon coeur d’une ONG dont on ne comprend pas les motivations ni la logique.
J’ai bossé pour une ONG pendant quelques temps en 93-94, mais au bout du compte je crois que venir vivre au Vietnam est déjà un choix fort, et que s’en sortir est déjà positif pour l’environnement économique vietnamien. Je fais vivre 70 familles (en comptant les doublons), qui sont bien payés et ne me doivent rien. Ils sont droits dans leurs bottes, conscients de la qualité et fiers de leur travail et libres de dette morale, ils me respectent comme ils respectent ma belle-famille, et notre relation est très saine.
Je crois que c’est aussi ca, le respect. Et ca fait un grand chemin dans la différence entre la pauvreté économique et la misère, qui est morale.
Je te lis.
Je te relirai avant de répondre.
Ce sujet est très intéressant.En tout cas dans ce sujet, il faut mettre ses réactions au placard et regarder froidement ou on veut aller pour trouver le meilleur chemin vers là.
tout aux mêmes, c’est pas très équitable!

(je sors!)
Mais quel problème avez-vous donc avec le principe que des gens travaillent et fassent des affaires?
Le problème n’est pas là, mais dans la déconnexion entre le travail et la vie « physique » dans notre monde et dans la société réelle (par opposiion à virtuelle ou même professionnelle).
Le marché financier EST le mal. Le marché seul nous fait du mal. Mais dans une société équilibrée, le marché a sa place.
Justement, ne confondons pas les verts (parti) et l’écologie, qui est bien à sa place au-dessus des partis.
Il y a maintenant une volonté claire de tirer la politique de tous bords dans le bon sens. Faut-il institutionaliser l’écologie? Ce serait une bonne chose. Une fonction du sénat, sans doute, idéalement avec un rôle de conseil du Président et de moyens scientifiques.
La VIème république serait bienvenue.
VNlover;25239 wrote:» Pas de place en économie pour la volonté, l’effort, qui sont somme toute des maux (jeu de mots: si ce ne sont pas des biens…) »sauf lorsque l’on apprend que l’effort est une hygiene de vie donc en soit un bien etre donc propre a l’hedonisme ambiant
On est bien d’accord, mais l’économie ne lui laisse aucune place.
Lui manque-t’il quelque chose?
Cloques = troisième degré.
Ca m’est arrivé aussi: je m’étais endormi sur ne plage.
…Bruti de NC, va!
Sans avoir vu le film, est-ce que l’intervention de la police a un rapport avec la religion pratiquée par les habitants? Ou est-ce simplement une expropriation manu militari? (ce qui n’enlève rien à la violence du moment)
Merci pour ta réponse que je découvre.
Je vais aller y faire un tour, et au moins retenir le nom des quelques producteurs du delta.
Je suis d’accord avec toi sur la déf très relative de « champ de bataille entre des bactéries utiles et nuisibles » (je cite de mémoire), ce qui me gênait était surtout l’intrant de base qui n’était pas de la viande maigre mais de la couenne teinte (et pourquoi teinte? me direz-vous).
J’ai besoin de retrouver foi en ce mets que j’aimais tant et par lequel je me suis senti trahi.La question de niveau de rémunération vient à mon sens après la question de savoir à quel point vous avez les moyens de superviser (à défaut de gérer) la ligne de distribution. Car sans ca…
Par curiosité, « 59% aux productrices », c’est 59% de la marge dispo aux personnes qui produisent? Ou 59% du prix de vente consommateur au producteur qui prend en charge les côuts de production?
robin des bois;25205 wrote:– 2°: une virée Sud-Vietnam, autour de Saïgon , le delta et une remontée du Mékong vers Phnom Penh.. en bateauTout-à-fait d’accord.
Je vais pas mal au Cambodge ces temps-ci, et toujours avec un bateau rapide (c’est pour le boulot, pas pour la croisière). Départ de Châu Đốc à 7h30, arrivée à Phnom Penh peu après midi, pour le modique budget de $35 à $40.
Cela dit, dans le delta, le plus sympa n’est pas de remonter le Mékong (même si ca fait rêver, « remonter le Mékong »), mais bien de couper le delta en travers: les deux bras principaux du Mékong font plus d’un km de large, et au Cambodge il ne s’y passe pas grand-chose, alors que sur les transversales, Măng Thít, Chợ Lách, et sur les plus petites branches comme Cổ Chiên, on est toujours à portée de main de la berge verdoyante et de la vie rurale. C’est hhhhachement cool.
L’année prochaine, je ferai monter l’un de mes bateaux au Cambodge. Là, ce sera de la croisière, pas du hors-bord.
Cela dit, attention au boulot, et le professionnel sérieux prend un interprète longtemps, même s’il croit comprendre tout. Ne serait-ce que pour ne pas être en première ligne, et se réserver le temps de réfléchir dans le feu de l’action.
Même le commerce le plus équitable rémunère les distributeurs… équitablement.
Si on les appelle intermédiaires, ca sonne négatif; par contre si on tente de se passer de réseau de distribution, c’est bien souvent difficile de décoller.
« intermédiaire » ou « partenaire », ca dépend beaucoup du travail qu’ils apportent à la distribution.
Souvent, un critère est simplement de voir comment se fait la répartition des côuts: avez-vous un mot à dire sur le prix final de vente?
-
AuteurMessages