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Je crois que Pháp-Kiều est en plein dans le choc culturel. Ce qui ne rend pas faux ce qu’il dit. Mais ca ne le rend pas plus facile à entendre sur un forum de Francais amoureux, et donc parfois volontairement aveugles.
PhapKhieu;43059 wrote:J’ai embauché les gens ici, 6 personnes. J’ai décidé, pour me « prémunir » contre des escrocs, de les payer très, très cher ( 300-400 euros par mois, jusqu’à 800 pour le chauffeur !) par rapport au salaire qu’un viet les paierait ( ou un autre expat). Ca ne les a pas empêché de m’arnaquer à tour de bras.Je dirais même qu’au contraire, c’est en les payant grassement que tu peux leur avoir donné l’impression que l’argent n’a pas de valeur pour toi. Quand il n’y a plus de raison de corréler le travail au salaire, toutes les échelles de valeur se perdent. Paie un gars trop, et il se dit que l’argent, somme toute, coule à flots. Pourquoi se priver d’en prendre òu il y en a?
J’ai monté une boite d’assurance au Sud sur les cendres d’une autre, qui avait été rachetée, et dont l’équipe a décidé comme un seul homme de ne pas suivre le siège vers Cần Thơ (on allait faire de l’assurance agricole, la logique voulait que la boite, qui venait de quitter Hanoi pour Saigon, aille au centre de l’agriculture: Cần Thơ), et tout le monde, sauf un, a démissionné.
Celui qui est resté était le directeur adjoint, bon francophone, beau costard et des allures de beau gosse sur de lui. Il siphonait tant qu’il pouvait, malhonnète et tellement habitué à mentir qu’il n’a pas pu s’empêcher de mettre l’ancien patron en situation d’inquiétude alors même que j’étais à côté de lui –moi aussi 100% blanc et 100% vietnamophone. Les habitudes sont dures à perdre. Je l’ai viré dès que j’ai été aux commandes, bon vent.
Aussi dur que ca puisse paraitre –on aimerait bien payer les employés, mais pour plein de raisons dont celle-ci est essentielle, il ne faut pas trop sortir du marché. Ou alors on doit le justifier par un travail vraiment à part, une responsabilité vraiment bien tenue… PK, mes meilleures expériences de recrutement sont comme les tiennes, celui de gens humbles qui ont petit à petit –mais parfois assez vite– pris une place importante dans l’entreprise. Le Sud, en tout cas, regorge de gens que l’histoire a écrasés, et qui sont tout heureux de retrouver un job qui les fasse un peu respecter, souvent c’est ca l’essentiel.
On raconte que tous les cyclos étaient des profs de lettres déchus. C’est vrai de profs de math, tout-à-fait capables de faire des projections financières et de tenir un budget (si si, au Vietnam!), c’est vrai de familles qui ont été du mauvais côté, et qui ont du lutter pour s’en sortir, et qui sont très heureux d’un job stable qui paye raisonnablement. Parfois, il a fallu d’abord convaincre quelqu’un qu’elle était capable de prendre un rôle de décisionnaire, en lui demandant plus souvent qu’à son tour de me remplacer au pied levé, puis la convaincre d’accepter le salaire qui allait avec.
Ou alors, il y a des jeunes qui sont prêts à se battre. Il ne faut pas tout leur donner tout de suite, mais reconnaitre les talents et donner des opportunités de se développer à ceux qui en valent la peine. Recruter un poste junior est l’occasion de chasser le talent. La majorité de ceux qui se sont présentés pour un poste de standardiste (près de 150, j’en ai vu 115) étaient ineptes, mais au bout du compte (le numéro 115), une jeune femme s’est plantée devant moi et m’a dit de but en blanc: « Je suis la personne que vous cherchez: j’ai une jolie voix et tout le monde veut me parler, j’ai un peu d’anglais et une bonne mémoire. » Voilà. « renvoyez les autres chez eux ». Elle avait fait l’effort d’identifier ce dont j’avais besoin, ce qui était dix fois plus que tous les autres. Six mois après, elle faisait les achats du bureau, un an après une bonne part du secrétariat, et quand je suis parti, elle achetait le produit: appels d’offres internationaux tout en anglais, qualification des tankers et des produits, dépouillements et recommandations, je n’avais plus qu’à signer. Elle m’a suivi dans l’assurance, puis après mon départ elle est devenue DRH d’un grand groupe étranger à Saigon.
Il faut une corrélation entre le salaire et le travail, et encore, une qui soit intelligible dans le système des valeurs, poids et mesures vietnamiens. Sinon, la tête tourne et tout part en vrille. Je crois que c’est essentiellement ca que tu racontes, PK.
Encore un mot, à propos des femmes. De mon expérience, les meilleurs travailleurs que j’ai eu avec moi (sauf en commercial pour la raison que tu évoquais à tres juste titre qu’elles ne peuvent pas aller se compromettre avec un client*) les meilleurs ont très souvent été des femmes.**
* ce qui est à comprendre au sens premier du mot.
** On en a parlé ailleurs ici, mais òu?Je sens que les seniors vont mettre des points à l’orthographe des d’jeuns (j’ai intérêt à me relire, avec mon t et mon f qui ne marchent pas à tous les coups!).
2 janvier 2008 à 13h51 en réponse à : Rumeurs de pedophilie dans le quartier routard de Saigon… #56315C’est pas vraiment de l’ordre de la rumeur, si?
Ou alors chez les sourds-muets-aveugles, et encore, les pauvres d’entre eux.
Tout le monde le sait, et quand on en parle à la police, ils te rient au nez: devine qui gratte sur ces petits business?
On ressort Gary Glitter, qui vivait avec des nanas de 15 et 17 ans sauf erreur. Mais là, il s’agit de petits garcons de moins de 10 ans.
Une bonne chose que Tuổi Trẻ, une fois de plus, ait mis ca sur la place publique. (là òu Thanh Nhiên n’entend qu’une rumeur).
Ce qui est, bien sur, pire.
Le mur de commémoration de Buchenwald porte la ligne « Pardonne, n’oublie pas », qui me va bien.
Agoravox est un sitè très riche, mais il pèche pourtant souvant par une voix engagée qui me dérange, parce qu’elle décrédibilise les textes pourtant bons.
L’agent orange n’est pas la pire arme de destruction massive. La bombe H, les munitions à uranium apauvri qui se mettent en áerosol à l’explosion, etc… On en a d’autres qui marchent bien. Ce n’est pas la pire. C’est seulement celle qui a été employée le plus.
Atterrant.
[mode: deuxième degré*]
Ca mériterait bien de s’y pencher, si on avait le courage. Eux, les Dow, Monsanto, Cargill et autres, ont une bien meilleure raison que nous de s’intéresser à ca: le blé.Euh. Le fric.
Pour nous, ce n’est qu’une affaire de vie ou de mort à laquelle nous ne pourrions espérer faire quelque chose que si nous en avions le courage.
[/mode]* Oui, Pierre, au sens de la brulure!:bigsmile:
Dans le sens (lointain) de cet article, je te recommande la lecture beaucoup plus légère mais pas moins passionante du roman Stark de Ben Elton. Ou de Kalki de Gore Vidal.
Malgré l’intérêt intrinsèque de l’article, Mai, je regrette son ton très engagé: tu me connais un peu et tu devines bien que je suis très sensible à la démarche de l’auteur. Mais une fois de plus (ca me rappelle un film dont on avait discuté il y a quelques temps sur ce même forum) le ton engagé me repousse.
Du coup il ne s’adresse qu’à ceux qui « lisent tout ce qu’ils croient », qui sont déjà convaincus.
Quelque juste qu’elle soit, une opinion ne peut espérer être prise au sérieux si elle est présentée de facon engagée, ce qui suggère qu’elle est biaisée. Quel est ce délire quant à Windows: « Bill Gates, seconde fortune mondiale, réalisée, on le sait avec une escroquerie fondamentale, celle d’un système d’exploitation d’ordinateur qui ne sera jamais complètement au point, ni jamais correctement fini. »? Connait-on un OS qui soit fini? Non. Ca ne peut pas exister. C’est c*n, ca n’a pas sa place ici, et ca m’a presque retenu de lire la suite: je filtre naturellement le ton alarmiste comme je filtre naturellement la pub clignotante sur le web.
Avant de lever le poing et de juger, on a besoin d’idées claires et convainquantes. Or la conviction de leur auteur n’est pas un argument crédible. Au contraire.
cháy dầu, bruler du diesel; chạy dấu (…), courir cacher (qqch?); chảy dầu, (faire) couler de l’huile… chạy đâu courir quelque part… en veux-tu en voilà.
Même la simple imprécision donnerait des mots de tête.
31 décembre 2007 à 4h16 en réponse à : La résilience dans l’optique d’un neuropsychiatre français #51916Salut Beaujolais!
Bienvenue au club des grandes gueules du forum!
:kimouss:
Oui, on trouve tout ce qu’on veut, maintenant.
Sur ma table hier soir: Camembert et Cantal.
Bon annif à Vaninamande, et puis à BenP qu’on ne voit plus.
Souvent on fait ca pour le Beaujolais.
Mais le Beaujolais nouveau voyage mal, et en général, c’est surtout une occasion de retrouver les frenchies autour du fromage.
Peut-être devrais-tu essayer de monter le rack de résistances horizontalement, un peu haut au-dessus du sol, pour que la convection ne surchauffe pas celles du haut. Parce que même avec un ventilateur…
Et monter un four à pizza: j’en connais qui seraient heureux d’employer les 20kW que tu prévois de dégager!
29 décembre 2007 à 6h06 en réponse à : (contrefacon)Mes fausses Ray Ban viennent de ce village #51893« L’OMC 2″…?
Même l’OMC serait une copie, alors? :bigsmile:
ah non, pardon, j’ai mal lu, ce coup-ci.
Tentaculaire en effet.
On est loin des prises des border patrol américains quand-même.
27 décembre 2007 à 14h53 en réponse à : (criminalité au Vietnam)Comme ne disait pas Roger Giquel:"Le Vietnam,meme pas peur". #51851C’était la traduction d’un souvenir d’un article d’il y a une semaine, donc pas besoin de fausse déclaration pour que ce soit incertain. Je mettais d’ailleurs « hors sujet ».
Bon. Tirer dans le dos d’un prévenu, apparemment ca ne te choque pas. Je me tiendrai sur les gardes! :bigsmile:
Je suis par contre très d’accord avec toi sur ca: « Ici, quand tu as un mauvais Karma, tu ne vas pas le crier sur les toits ni le reprocher a des tiers. »
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