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Peu de choses à dire: j’ai plus d’expérience professionnelle au Vietnam qu’ailleurs, je suis dans le secteur privé et je vis dans le delta du Mékong.
Mais tes solutions ne ressembleront probablement pas aux miennes: pour que ton activité vive, il faut non seulement qu’elle fasse de la marge, mais aussi que tu saches la défendre et la pérenniser. Pour ma part, ça veut dire trouver un marché de niche et devenir indévissable.
Je n’y suis pas encore, mais on y travaille.
Ce qui m’a aidé, c’est que j’ai travaillé pour des grosses boîtes françaises dans plusieurs secteurs avant, toujours au Vietnam, ce qui d’une part m’a permis de mettre de l’argent de côté pour démarrer, et d’autre part m’a donné l’occasion de me déniaiser. Après, c’est surtout de la sueur.
J’avais raté la réponse bien développée de Thương19, qui est resté très près de la finance.
En 1997, lors de la grande crise asiatique, le PIB du Vietnam était de l’ordre de la centaine de milliards de dollars par an (que je ne dise pas de bêtise, un coup de Wikipedia et hop! OK 300 milliards en 2007, à 10% par an sur 10 ans, ça doit être à peu près ça).
Il était très peu exposé à l’étranger: monnaie non convertible, peu d’échanges commerciaux internationaux, une balance commerciale légèrement déficitaire (de l’ordre de 1 milliard de dollars).
Le seul vrai risque, c’était le « run on the bank », si tout le monde venait acheter des devises ou de l’or, ce qui n’était possible qu’au marché noir. Dès qu’il y a eu surchauffe, le gouvernement a mis un terme très brutal au marché noir de l’or (on a attrappé et fusillé les deux têtes Chinoises avec un procès de principe). Très brutal mais redoutablement efficace. Le Vietnam, qui était réputé à la traine de son voisin la Thaïlande, s’est retrouvé catapulté la star régionale.
Au bout du compte, l’essentiel de l’a-coup que le Vietnam a ressenti a été parce que les investisseurs trouvaient à acheter des usines pas chères chez les voisins.
Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, et il n’y a qu’à voir à quel point la HSBC (anglais, détient les comptes de pas mal de grands projets) vient de se marcher sur la langue quant au pronostic à moyen terme: Ouh là c’est pas rose, oups, que dis-je, si si tout va bien.
Donc oui il y a un engrenage, et le Vietnam est bel et bien engrené (ils la voulaient, leur admission à l’OMC, eh bien ils l’ont. Un bon élève, ça fait ce que dit le prof, ni plus ni moins), mais il ne faut pas oublier que derrière il y a une économie réelle (des échanges de biens et de services), et que celle-ci, même si elle est pas mal perturbée cette année, doit ces perturbations surtout à des raisons internes. (pétrole et matières premières mises à part, mais donc je ne parle pas de finance pure)
Quant aux états-uniens, ils partent à l’égout. (ils en venaient, d’ailleurs)
Salut Lounv
À te lire, tu as l’essentiel pour faire des choses bien par ici (partout, d’ailleurs, je n’imagine pas que ce soit différent ailleurs)
La logistique, voilà un métier où il manque des compétences par ici. Surtout la planification, si tu as de la bouteille de ce côté, ça pourrait être une carte à jouer.
C’est un peu court, l’ami.
Viens, sors les yeux de tes poches, regarde où il y a de la marge disponible, imagine comment tu pourrais la défendre, et apporte tes ronds et ta sueur.
Après, on cause.
Pardon pour la réponse très directe, mais on ne s’associera qu’à quelqu’un qui apporte quelque chose: connaissance, compétence, fonds, savoir-faire… Je n’imagine pas qu’un forumiste t’écrive « oh oui, moi je veux faire ça, est-ce que tu veux venir te joindre et m’en prendre la moitié? » Si il y en a un, méfie-toi, il a reniflé un pigeon.
Tu as des fonds? Quel est on domaine de compétence? As-tu un métier demandé ici? Sais-tu te faire une niche? (parce que dans les métiers mainstream, il faut pas mal de capital pour percer)
Suis le fil « Investir au Vietnam », il s’y discute des choses, et tu y trouveras peut-être des idées.
rogeroger;66930 wrote:Je pense qu’il faut vraiment privilegier un logement qui ne soit pas trop loin de ton taf et de l’école… car c’est se retrouver coincer dans les embouteillages tous les jours c’est super chiant et franchement même si tu as un chauffeur c’est pas fun d’etre une heure dans une bagnole…Moi qui croyais que Saigon avait 10 ans de retard sur Bangkok!
Non non, on le rattrape vite, le retard.Bienvenue à Saigon
Ville de boucan et de pollutionBenP;66959 wrote:Rien qu’a Ho Chi Minh, le revenu par tete va doubler (presque) d’ici 2020. Crise ou pas crise, rien n’arretera cela.Là, mon ami, tu rêves. nominalement, il a déjà doublé depuis l’année dernière.
Saigon fait un effet de halo sur les grosses boîtes et les boîtes étrangères, aussi tout le monde vient à Saigon chercher un job, et du coup il n’y a plus de demande d’emploi que là. Donc les investissemens s’y concentrent, tu vois d’ici le cercle vicieux.
Les plus doués font du « job hopping », changeant de job comme de chemise, à la recherche de salaires plus élevés. Du coup ils créent une offre inélastique là d’où ils partent, et sont remplacés par des gens moins compétents qui du coup se font un CV et font eux aussi du job hopping.
Les prix de l’immobilier se sont enflammés ces dernières années, et du coup poussent (enfin) les coûts de location, donc les coûts de faire du commerce, donc les prix, et tu as la surinflation de 2008: 30% year on year en Août (ce qui je le rappelle ne compte même pas les carburants (100%) ni la location de locaux commerciaux).
Tu vois le tableau: à Saigon (Q1, Q3, Q7), les revenus ont été tirés très fort vers le haut, avec le coût de la vie. En-dehors et en périphérie, les laissés pour compte en pâtissent et les commerçants mal informés retrouvent déjà les habitudes des années 80 d’aggraver l’inflation en voulant la prévenir.
Pronostic: le Vietnam s’en sortira, mais il y aura un bon coup de surchauffe et un bon coup de pied dans l’indice de Gini des inégalités sociales, qui d’après la Banque Mondiale se maintenait jusqu’au début de l’année assez bien.
robin des bois;66964 wrote:Sur le point n° 2, si vous vous voulez investir au Vietnam .. à la mode Wall Street .. pourquoi pas?? Faudrait vous presser un peu..car je sens le vent tourner, même aux USA !!!Moi les Riches à la sauce américaine.. qu’ils crèvent!!!
Malheureusement, Robin, tu as dû suivre ce qui se passait il y a deux semaines sur le forum, les traders à la Wall Street sont là, et ils aiguisent leurs dents derrière des façades bien propres et bien polies.
Et ils auront encore du bon temps devant eux en jouant contre le marché, voire simplement en achetant du fer (la vente de fer et d’acier a chuté de 40% entre Août et Septembre, de 200,000 tonnes à 120,000 tonnes, les ferailleurs sont coinçés avec tout leur argent dehors et sont prêts à vendre à tout prix).
Au prix du pétrole, je onne Abgech gagnant au change, et haut la main!
thuong19;66924 wrote:(et il faut arroser les différents intermédiaires ).:bye:Comme tu y vas.
Non, on ne va pas te décorer avec. C’est toi-même qui t’y attaches.
Mais on n’est pas prosélytes, on offre simplement un retour d’expérience, sachant simplement que comme XP va être de moins en moins maintenu, tu auras de plus en plus de mal à trouver du logiciel qui n’ait pas été piraté ou « amélioré » localement.
Tiens, pour t’aider à trouver des bonnes galettes MS avec licence (miam miam), voici:
Microsoft Vietnam LLC
19th floor, Petro Vietnam Tower
#1-5 Lê Duẩn, Quận 1, TP. Hồ Chí Minh
+84-8 911 1188, fax +84-8 911 119930 septembre 2008 à 1h31 en réponse à : "Dérapages écolo-écono-technico-phréniques contrôlés" #53551Merci pour l’info.
Rien que de très streamline, pourtant, IFC et GEF sont des branches de la Banque Mondiale; GTZ reste collé aux mêmes principes (même si avec un côté un peu plus coopératif), et le fonds de Bill Gates, on n’en parle même pas, c’est essentiellement du feel good.
Kim Sang dirait que ça ne nourrit pas grand-monde.
Même si ça le faisait, ça ne serait pas très novateur, faire de l’aggloméré de paille.
Aujourd’hui, une partie des Vietnamiens qui investissaient en devises se sont retournés vers le Đồng, qui porte des taux très élevés (bien qu’en décroissance).
Comme le dollar non plus n’est pas en grande forme depuis que l’économie US a montré à quel point elle était valorisée sur du vent…

Voilà où on en est!
Quand on fait de l’info avec un tant soit peu d’enjeux professionnels (stockage de données, serveur mail corporate, un web, ou même simplement de la bureautique un peu améliorée, il faut faire d’emblée attention à la sécurité.
Un concurrent a vite fait de vous envoyer un milliard de mail pour voir comment vous survivez à la marée. Un employé qui vous quitte en de mauvais termes a vite fait d’effacer son disque, voire de changer tous les mots de passe avant de partir.
Ça implique bien sur qu’il faut toujours rester en bons termes avec les employés, et donc ne pas les écraser (mais ça passerait par la tête de qui? Bien que celui à qui je pense n’écrase que des inconnus).
Ça veut aussi dire qu’il faut penser à verrouiller ses données, pour qu’au moins un gusse mal intentionné ne puisse pas vous mettre à genoux en dix minutes.
Windows, en tout cas XP, ne permet pas ça, puisqu’il est difficile de s’assurer que des données ne sont pas corrompues, ni que personne n’a accès à une machine à partir de l’extérieur. Donc Windows (en tout cas XP, quel que soit le service pack) est à proscrire, et tant que les business et même le gouvernement Vietnamiens continueront à l’employer avec le degré de sécurité d’aujourd’hui, le paysage info du Vietnam restera un far west et une foire aux virus et aux arnaques qui continuera à réjouir les techniciens informatiques. En voilà des qui ont intérêt à ce que ça continue comme ça.
Mais passer à Linux n’est qu’une première étape. L’avantage est que Linux, lui, vous donne une vraie possibilité de vous protéger et de protéger vos données. Avec Linux, vous ne pouvez pas vous connecter sans mot de passe, et dès le début de votre installation, vous êtes guidé vers des solutions plus sures.
Vous êtes encouragé à ne pas partager votre mot de passe: Linux vous donne les moyens de partager des données tout en en protégeant réellement d’autres. (ça existe sous XP, mais de manière purement symbolique). Linux vous donne aussi les moyens d’établir des droits très simplement pour chaque utilisateur sur chaque machine. NT (et donc XP) le permet aussi dans une certaine mesure.
Vous avez des moyens d’administration de votre machine comme des autres machines et toujours le droit de faire des mises à jour logicielles sans être encombré par des licences ni par le risque de contrôle de l’éditeur de logiciel. C’est donc en toute liberté que vous êtes à jour et en sécurité. Comme la réaction de la communauté l’a montré quand une faille de taille a été découverte dans OpenSSL sous des variantes de Debian, le monde Open Source fait face très efficacement même à des situations graves: pas de manager qui se mette à couvert sous un parapluie, pas d’obscurité qui inquiète.
Linux est à propos de vous donner les moyens de gérer et de développer en toute sécurité. Ça ne le fait pas à votre place, mais ça vous donne les moyens de le faire.
À vous de jouer.
28 septembre 2008 à 11h29 en réponse à : Un investissement utile mais qui ne rapporte rien,ça existe #77354Salut NVTL,
Oui, la taxe Tobin telle qu’elle avait été proposée (et à ce jour quasiment pas appliquée) était uniquement sur les marchés financiers. Elle était effectivement d’un taux faible, de l’ordre du quart de pourcent, pour être transparente pour les investisseurs, les vrais, qui ont du change pour mettre des moyens pour un certain temps dans un projet.
Ça n’est pas censé changer les tendances ni empêcher le marché de faire son travail, mais simplement de lui donner un coût, faible donc pour les investisseurs, mais élevé pour tous ceux qui spéculent, et qui échangent donc les mêmes valeurs beaucoup plus souvent. Quatre opérations de change par jour et voilà 1% de perdu, 8 et voilà 2%.
On peut par contre tout-à-fait appliquer ces règles à d’autres transactions que simplement monétaires, et avec des taux plus élevés. Je proposais ci-dessus une application aux achats/ventes d’actions. On peut aussi mettre une barrière dans un seul sens: c’est par exemple une taxe à la vente de l’action et non pas à l’achat, ce qui permettrait de rendre nul le coût de l’investissement mais de rendre coûteux le désinvestissement.
claudio;66752 wrote:Le probleme c’est qu un seul gouvernement ne peut rien faire seul, il faudrait que tous s’entendent..mission impossible.Oui, au moins sur le court terme, il est probable que l’attrait magnétique des financiers pour les liquidités (vive le zapping!) pousse tous les joueurs vers les pays ou vers les bourses qui ne régulent pas.
Sur le moyen terme, ça pourrait créer un marché de qualité (en termes de nature et objectifs des investisseurs), et ce y-compris dans les pays qui accueillent la pègre de la finance. Après tout, si on fait ça, c’est pour générer de la stabilité, et tout le monde pourrait en bénéficier. En offrant des positions de repli moins sensibles aux fluctuations instantanées du marché, une bourse protégée par une taxe type Tobin pourrait en fait être assez efficace. (un gusse qui se replie sur des actions taxées à la vente a moins de chance de les revendre tout de suite).
claudio;66752 wrote:Et entre un placement ethique et un autre pourri qui rapporte plus, devinez lequel va avoir la preference des marches..
On a vu que la notion de developement long terme a ete remisee au placard .Oui parce que tout le monde cherche à offrir la plus grande liquidité. Cela dit, une taxe à la vente d’actions (des actions voulues protégées par cette taxe) de réduit pas la liquidité de l’action: elle impose simplement un coût à la vente, ce qui réduit les échanges « browniens », ceux qui ne servent à rien, qui font simplement gratter des chouïa de % et qui met tout le monde à cran.
claudio;66752 wrote:Et si le cours de l’action etait simplement base sur des faits? Au lieu de laisser certains interpreter n’importe quel signe ou chiffre…
Du factuel, si l’entreprise fait plus de benef ou decroches des part de marches, ok l’action monte.
Il me semble que c’est desormais totalement decorrele de la realite .Le probleme c’est que des milliers d’emplis sont sacrifies a cause de jeunes cons, osons le dire..
a plusTu as raison, et c’est le principe originel des actions. On n’y voit plus grand-chose aujourd’hui.
Une des rares fois où Mitterrand avait élevé la voix dans une interview, c’était dans les années 80 parce qu’un interviewer faisait référence à ce que pensaient les analystes de marché (financier). Il avait sauté en l’air et les avaient tous mis dans un même sac: « ils n’y connaissent rien! ». De la part d’un vieux politique onctueux, c’était une marque de colère intense.
28 septembre 2008 à 11h01 en réponse à : Réorganisation des entreprises publiques à l’ordre du jour #77352En réalité, les financiers montrent souvent sur les marchés dérivés des comportements très proches de ceux des joueurs.
Mais sur le CV, ça fait plus chic.
28 septembre 2008 à 10h56 en réponse à : l’Union des Français de l’Etranger, cocktail à HCMV le 16/10 #77351Ça doit être Albert Francescini, un vieux de la vieille. Juste pour corriger l’orthographe.
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