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Restau Italien: C’est de la culture intestinale que tu parles, la!
Expo internationale sur l’energie atomique: garanti international, sauf a Tchernobyl: quand ca a pete, les nuages radioactifs se sont arretes a la frontiere d’Allemagne!
:kimouss:
Mike wrote:« Vietnam: les combattants de la francophonie»Allez, je jette la pomme de discorde:
les combattants de l’arriere garde de la francophonie! S’il y en a un qui tombe, esperons qu’il ait une corne d’olifant a la Roland de Roncevaux, parce que personne ne viendra de derriere le relever!
:horse:
Hélios, euh.
Je croyais que tu me l’avais donnée, cette idée. :russian:
Faut-il que je te la rende? :no:
(en fait, il yn a déjà un importateur, nanana :tease:)Ah, avec les accents, ca change tout!
Moi qui me disais que ca avait trait à son passé nucléaire!

:russian:
Abgech, je crois que changer d’idée, ca peut être trop fatiguant pour certains! :heat:
Il n’y a d’apprentissage que dans la crise et dans la douleur. Attendons de voir son mal de crâne au prochain SymbOS.Cardtrp.AD, ou au prochain Backdoor.Ginwui.B.
Tu ne connais pas?
Normal, c’est des virus.
:kimouss:koolio wrote:c’est bien grâce aux investissement des usa qu’en europe et bien plus encore en corée du sud et au japon que ces pays ont pu passer d’une économie en ruine à une économie flamboyante. Par exemple, la « protection » militaires de ces 2 pays par les usa leur a permis de faire des économies énormes : au lieu de stériliser ces ressoucces en entrenant une armée, la corée et le japon purent réinvestir leurs deniers dans leur économie.Super, et de ce fait donner raison au modèle capitaliste.
Bon, maintenant, poussons le modèle un pas plus loin: le système capitaliste fonctionne, et fonctionne bien, dans une période de croissance. Les économistes néoclassiques sont tous d’accord qu’il faut de la croissance (c’est-à-dire qu’on produit plus et qu’on consomme plus demain qu’aujourd’hui) pour tenir une inflation faible et un chômage faible considérés tous deux comme des bonnes choses.
D’òu la promotion de la croissance à tout crin, au besoin en investissant dans des nouveaux marchés (qui consomment mes produits et produisent moins cher ce qui demande de la main d’oeuvre, ou, souvent, de s’asseoir sur les normes de protection des gens).
Trois points à discuter, donc, et nous allons voir qu’ils pourraient être liés à une idéologie.
- Le chômage, facile: moins il y en a, mieux ca se passe dans les banlieues, et nous savons tous, nous qui dépendons d’un salaire (pardon. Vous qui dépendez…), que nous avons besoin de travail. Le chômage est mauvais, et nous avons le droit au travail.
Mais, maismaismais, dans une société qui respecte les noyaux tribaux, comme le Vietnam rural, a-t’on réellement besoin de travailler pour vivre et être respecté? (avoir un salaire, je veux dire) Non. d’ailleurs, ca se voit même en ville (pas Saigon) aujourd’hui: si on ne travaille pas, pas grave. Il y a une vie à vivre hors du salariat. :kimouss:
Ce salariat, c’est très moderne, et c’est rendu nécessaire par l’idéologie individualiste nécessaire à la croissance des marchés de consommation: la conso, ca ne grandit que quand c’est le moi individuel qui compte. Et c’est alors qu’on a besoin de ressources financières personnelles. C’est pas de l’idéologie, ca?
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L’inflation, c’est essentiellement la perte progressive de valeur de ce qu’on tient dans la main. Une inflation raisonnable (ca reste à définir*) est bonne: elle permet de réajuster les échelles de valeurs, elle permet en particulier d’accepter des revalorisations relatives de salaires (qui accepterait jamais de gagner moins aujourd’hui qu’hier? (ok, moi. Bon. Quelqu’un d’autre?)
Non, ceux qui n’ont surtout aucun intérêt à l’inflation sont ceux qui ont déjà du capital. Ca tombe bien, c’est les seniors, et c’est eux qui nous dirigent et qui font la politique. (Sauf Besancenot, mais lui non plus ne veut pas d’inflation.) Pas étonnant que ce soit devenu un antéchrist économique: ceux qui parlent dans le poste nous le rappellent tout le temps. :heat:
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La croissance, donc, est rendue nécessaire pour atteindre des objectifs idéologiques. Mais regardons ce que c’est, la croissance: on consomme plus, donc on produit plus. (on transporte plus, on transforme plus, on extrait plus de ressources naturelles). ce n’est pas « plus en tout », c’est « plus qu’hier ». Et demain encore plus. Et après-demain et ainsi de suite.
C’est à cause de ce besoin viscéral de croissance que le monde occidental a eu et a toujours une attitude de prédateur. Un peuple qui respecte sa terre mais ne l’exploite pas (cad pas autant qu’il pourrait) se voit envahi, et intégré dans le système ou écarté (comme les indiens d’Amérique). Et la démographie va dans le même sens: plus ca galope, bien sur, plus il y a de consommateurs.
Une croissance de 8% par an comme au Vietnam ces dernières années, ca veut dire qu’on quadruple ce qu’on puise de ressources par an en pas vingt ans. Dans l’information, OK, ca ne pèse pas lourd (quoique…*). Dans l’Art, OK. Mais les voitures, le pétrole*, l’agriculture*. En consommer plus, ca veut dire épuiser plus vite les ressources disponibles.
Que reste-t’il après? À voir. Êtes-vous optimiste? On découvre des alternatives pratiques au pétrole, et à l’eau (eh oui), et la vie continue croissante. Êtes-vous réaliste? Crise, ralentissement, relocalisation des économies, les peuples tribaux reprennent la main. :icon_eek:
Quoi qu’il en soit, ce mantra Ô combien répété de la croissance (on ne dit même plus « la croissance est bonne pour vous », on dit « l’OMC est bonne pour la croissance », c’est pire, il n’y a même pas de débat), ce mantra, donc, est l’expression d’une idéologie à courte vue, et on ne peut que rire quand on voit ENI, le Total italien, accueillir le G8 avec une banderole immense « ENI, nous grandissons avec la planète ».
Ah bon? elle grandit? :punish:
Le capitalisme promu par son héraut les USA a mangé le communisme de l’URSS, qui avait plein de limites humaines (et était aussi d’ailleurs, une idéologie productiviste), mais il va se heurter aux limites des ressources qu’il consomme de plus en plus vite. Attendons-nous à avoir bientôt à apprendre très fort. Et, bien sur, dans la crise.
Ca va? Pas trop secoués? :affraid: Je devrais mettre une toge blanche et taper sur un gong? :bigthumbup:
Avec ma tête? :tease:
* en Allemagne, en 33, si on avait projeté l’inflation de Novembre sur toute l’année, elle aurait atteint plusieurs milliards de pourcents. Ca, comme inflation, c’est trop.
* Le bâtiment technique informatique d’Amazon.com consommait à lui seul en 2002 plus de 20MW, soit la production de la centrale électrique de Trà Nóc, à Cần Thơ.
* Vous avez remarqué? le prix augmente, mais on en consomme toujours plus. Si si.
* La province de Đồng Tháp a fièrement annoncé une croissance à 14% cette année en agriculture, et déclaré en faire son objectif annuel durable. (moi qui croyais qu’ils avaient renoncé en 85 à annexer le Cambodge…)Voici un message privé de Quang Nhân, que je poste avec son accord, parce que je crois qu’il montre très bien quel genre d’expérience humaine vivre et s’investir au Vietnam peut représenter.
Je vous le livre, puis discutons-en, en espérant que Quang Nhân, qui est très discret, se joindra à nous.
quang nhan wrote:Voici mon vécu au Vietnam depuis maintenant 6 ans, mais je le confie a Nem Chua pour faire « pote » et s’il estime que cela peut intéresser d’autres personnes malgré la longueur, je le laisse libre de le mettre sur le forum.
Apres mon énième licenciement d’un poste de technicien nucléaire a bord de sous marin et ne pouvant plus voir la France en peinture (désolé!), j’ai accepté une place de volontaire au sein d’une maison d’enfants des rues sous l’égide d’une association. Aucune connaissance de la langue et seul occidental, les choses ne se présentaient pas sous les meilleures auspices! Un mois jours pour jour après mon arrivée, mon destin et ma vision de ce pays allaient basculer.
Nous sommes le 2 novembre 1999 et ma ville d’accueil est sous les eaux, j’ai eu juste le temps de récupérer « mes enfants » et les mettre a l’abri dans une battisse en ruine au deuxième étage. Tout le bâtiment ou vivaient les gosses se trouve a présent noyé, les employés ont fuit le lieu en pensant a leur propre famille, je vais rester seul avec une gamine de 17 ans pour m’occuper et nourrir les enfants pendant plusieurs jours. Mon esprit sans cesse tourné vers une seule pensée « ou trouver a manger » et c’était ma quête, partir en barbotant dans cette eau froide et revenir avec quelques sachets de « mi an lien »….jamais je ne m’étais senti aussi vivant! Etrange impression!
A partir de ce moment, les vietnamiens de mon entourage vont avoir une autre approche avec moi et beaucoup de portes vont alors s’ouvrir, jusqu’aux domaines les plus secrets, comme le chamanisme.
Ma mission terminée, je prends la route du sud et malgré quelques déboires, je vais continuer a apprendre de ce pays. Grâce a médecin du monde Espagne, je vais mettre un pied dans les camps de réinsertion pour les prostituées et les toxicomanes….encore une autre facette!
Ma route continue toujours plus au sud, je n’ai presque plus d’argent et trouve un job un peu spécial….baby-sitter! Je vais garder des enfants vietnamiens et apprendre a m’alimenter avec 30 000vnd par jour, le « com bui » devient mon quotidien.
Alors que j’allais me résigner a rentrer en France, le même jour, je trouve 2 emplois: enseignant et contrôleur fabrication (contrat limité dans le temps). Un seul job aurait suffit, mais j’ai pris goût a l’enseignement….même avec un salaire de vietnamien! Je vais d’ailleurs consacrer ce salaire a la mise en place de 2 classes dans le 8* arrondissement pour des enfants pauvres (sans ho khau), je vais fournir tout le matériel et le salaire pour les 2 profs. Quant au travail dans la mécanique, cela va être un très bon apprentissage pour moi du monde ouvrier vietnamien.
Je vais vivre a Saigon pendant 3 ans et côtoyer sa faune, les français bon chic concernes par les articles du journal « l’écho des rizières », les paumés, les vrais expats et même d’anciens GI.
Mon réel plaisir après ma semaine de travail sera de prendre ma moto et de filer droit vers le Mékong, je m’y suis sans cesse ressourcé! Je n’oublie pas non plus le théâtre ou les vietnamiens toujours surpris de m’y trouver me faisaient le meilleur des accueils et les lieux de concert.
Un matin a 6h, dans un de ces internets ouverts toute la nuit, j’y ai retrouver une jeune femme vietnamienne avec qui j’avais travaillé auprès d’orphelins 5 ans auparavant. Elle était en mission a HCM et nous ne nous sommes plus quittés, mariés depuis. Je suis reparti pour sa ville natale et nous avons créée une petite société de tourisme, je continue a titre ponctuel de faire passer les examens de langue française. L’humanitaire fait toujours partie de notre vie, nous avons réussi grâce a l’aide d’amis en France a faciliter la scolarisation d’enfants de sampaniers.
Notre rêve a présent et de redescendre dans le sud, de pouvoir y travailler et……de mettre en place une structure d’accueil pour les laissés pour compte (enfants, jeunes filles, personnes âgées). Pour cela nos vues se portent sur le Mékong, son climat, sa luxuriance et son statut de fleuve sacré, sans parler d’un feeling avec cet endroit sans commune mesure avec le reste du pays que je connais plutôt bien, pour le parcourir en long et en large depuis 2 ans pour mon job.
Voila vous en savez maintenant pas mal sur moi et le parcours d’un utopiste!
PS Quang Nhan est le nom qu’un bonze m’a donné après mon initiation: cela se rapporte a la notion de patience.Je ne sais pas répondre au message de Quang Nhân, dont la boite de réception est pleine, aussi je lui poste ma réponse ici-même.
Son message est très sympa et très fort, je crois que Quang nhân devrait le partager –mais laissons-le en décider lui-même.
Quang Nhân,
Tu dis en peu de mots beaucoup de choses très vraies et très fortes. Te sentir vivant dans les moments de grande peur, ou on revient aux choses fondamentales de la vie des tiens – et des autres, l’inondation en 99 (à Huế? je me trompe?), c’est une expérience très digne d’être partagée.
Je respecte profondément ta discrétion, mais je voudrais aussi t’encourager très vivement à poster ce message sur le forum: tu as décidément compris beaucoup de choses qui échappent au commun des mortels et ca serait très sympa de les partager avec nous, dans tes propres mots.
Si tu le souhaites, je peux le poster en ton nom, mais je crois que tu trouverais plusieurs personnes qui pourraient faire écho avec ce que tu dis. Dis-moi si tu le souhaites.
Tu seras en tout cas très bienvenu sur le forum.
Je crois t’avoir déjà croisé: ca va me revenir, et même si ta discrétion te fait honneur, peut-être que tu peux quand-même m’éclairer un peu? Une agence de voyage à Huế? Je me trompe? Ca va me revenir.
J’ai salué Thúy pour toi sans savoir encore quel nom te donner. Elle a accouché d’une très jolie petite fille qui s’appelle Hân.
Enfin,
quang nhan wrote:technicien nucléaire a bord de sous marin…
[…]
PS Quang Nhan est le nom qu’un bonze m’a donné après mon initiation: cela se rapporte a la notion de patience.« Quang », c’est aussi le rayonnement, le rayon, et « hạt nhân », le nucléaire. Il y a peut-être un clin d’oeil de la part de ce bonze? Appelons à la rescousse maitre Capelléon pour le décryptage linguistique.

un Nem pas Chua du tout
abgech wrote:Fallait la placer celle-là, non ?Oui, j’osais pas! Merci Abgech.
Difficile de trouver de belles photos de ce super toutou de Phú Quốc avec sa touffe délire sur le dos.
Il y a un site http://chophuquoc.com.vn à propos de ce clebs, mais peu d’images.
Google me donne des images un peu piteuses aussi, et des mélanges avec les ridgebacks de Thailande et autres (le Phú Quốc, c’est clairement un ridgeback).
Des images que j’ai trouvées, c’est celle-ci qui ressemble le plus au bon toutou Phú Quốc que je me rappelle.
pou wrote:j avais plutot su rmoi le contact de Nem Chua mais on s’est raté, au fait, j espere que ton probleme de sante pour ta jambe va mieux!…Merci Pou, c’est sympa de t’inquiéter de moi. Ca va plutôt mieux. Le tibia a l’air recollé, mais le péroné est toujours en morceaux, et tout le monde essaie de me décourager de refaire un jour du patin à roulettes. 😥
helios75 wrote:👿 pour moi non plus … ça ne passe pas , bon ça doit etre à la tête du client :bigsmile:Pour une fois, j’ai une bonne tête!
:bigsmile:Voilà un Quang Nhân (un homme rayonnant, dirait Léon?) qui a l’air de très bien me connaitre.
Mais au contraire, n’hésite pas à nous en dire plus ici même, ceux qui te liront l’auront bien voulu, et tu seras sur de ne déranger personne, mais au contraire d’avoir enrichi le forum de ton expérience.
À te lire, donc, très bientôt
Nem Ze Chua
T’inquiètes! Le test était involontaire, je m’exprimais de facon très sybilline.
Mais si tu vas à Rạch Giá, tu passeras très probablement à Cần Thơ, cas auquel viens tester mon café!
:kimouss:
nathalie wrote:peut on trouver une personne pour nous driver sur place et etre donc en contact direct avec la culture vietnamienne ?Euh…
Un Vietnamien par exemple?
L’immersion dans la culture vietnamienne, ca dépend de ce que tu entends par là, mais pour la culture quotidienne du Vietnam d’aujourd’hui, et d’autant plus si tu es à Nha Trang, c’est facile de se faire « driver ».
Par contre, ou ca mène est une autre histoire: il faut avoir les reins solides et la tête bien posée sur les épaules, et gérer l’inconnu.Sinon, je ne crois pas qu’une accointance rapide sur un forum inconnu puisse te donner plus de sécurité qu’un inconnu sur place. Comme tu vois ci-dessus.
Les amis qu’on peut se faire sur le forum sont super (j’en a retrouvé quelques-uns sur place et tous ont été à la hauteur), mais comme pour tous les amis, ca passe par un peu de temps à se lire, à s’écrire, avant de lancer un fil.
Je te souhaite bonne chance dans ta recherche.
- Le chômage, facile: moins il y en a, mieux ca se passe dans les banlieues, et nous savons tous, nous qui dépendons d’un salaire (pardon. Vous qui dépendez…), que nous avons besoin de travail. Le chômage est mauvais, et nous avons le droit au travail.
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