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Agemon wrote:ATTENTION c’est une info que j’ai trouvé sur le web. C’est à titre d’info simplement, faîtes gaffe au retour de bâton pour celui ou celle qui veule bigophoner. 👿 :girlbad:
Il vaut mieux parfois perdre quelques misérables dongs et passer le reste de ses jours peinards. 😆
Enfin, c’est mon avis. C’est comme j’ai dit, « chacun sa m…. :-xan21-:Soyons clairs.
Un type que tu reverras tous les deux jours, tu ne peux jamais te permettre de lui laisser supposer qu’il pourra gratter quoi que ce soit en te mettant la pression, sinon tu es dedans pour le reste de ta vie.
Mais:
Un pandore t’arrête sur la route, il met la pression, tu ne le reveras jamais, c’est peut-être pas grave de le graisser –à part que ca lui donne envie de recommencer.
Un contracteur te met sous pression pour un geste unique (la pose d’un compteur…), tu ne le reveras jamais, c’est peut-être pas grave de le graisser –à part que ca lui donne envie de recommencer.
Un fonctionnaire te met la pression pour un papier unique, (l’ouvrture d’un port), tu ne le reveras jamais, c’est peut-être pas grave de le graisser –à part que ca lui donne envie de recommencer.
Si tu ne veux pas que les gusses que tu croises aient l’envie de te mettre la pression, il ne faut pas donner non plus. Une lourde amende ou un permis de conduire sont, si tu joues l’équipe, bien moins chers que de laisser des gusses abuser de la situation.
Pour un permis de conduire, quand ils t’arrêtent, si tu n’es pas clair tu es dedans, mais pour les autres gestes, on peut toujours passer au-travers. Ca demande un peu de tripe, mais avec ca tu te fais respecter et là, tu les as, tes jours peinards.
Aaaaahhh, ca c’est une bonne idée, et il faut bien ca pour raffraichir l’Agemon, qui est chaud chaud chaud –comme la braise.
Ce qui nous ramène à ce sujet: xxxx
Une remarque: c’est égoiste de s’asseoir dans un frigo ou un distributeur: s’il y a quelqu’un d’autre à la maison, ca lui fait plutôt plus chaud: toute cette chaleur qu’on extrait du frigo, on la sort derrière, avec en plus l’énergie qu’on a dépensé pour l’extraire. Pas cool pour les potes à côté!
Je viens de retrouver un ami cher, qui est parti s’installer aux USA il y a 6-7 ans.
Il m’a raconté l’incompréhension des premiers temps, sa douleur quand il a perdu sa fille pour un cancer incurable, sa lutte de tous les jours, mais aussi ses espoirs et ses études –à 43 ans, il est étudiant et petit à petit fait son trou. C’est un battant, il est sympa et capable, il va réaliser sur une demi-vie l’American dream.
Mais il est rare.
L’American dream, le fameux rêve selon lequel tout Américain dur à la tâche trouvera sa place et aura l’occasion de faire fortune, a été le moteur économique outre-Altantique depuis Lincoln au début du XIXème siècle. C’est l’éloge d’une méritocratie naturelle qui a modelé le monde du XXème siècle.
Tout d’abord, s’enrichir est devenu glorieux. Ce slogan* n’est pas américain mais chinois, et il a en Chine aujourd’hui le même effet qu’en Amérique alors de jeter toute une génération et sans doute plusieurs successives au travail dans le but de s’enrichir. Couplé avec la morale travailliste et parfois cynique des protestants, il explique en grande part le recul de la morale et l’avancée du capital. Nous sommes loin des valeurs judéo-chrétiennes –je pense en particulier aux Catholiques– qui salissent l’argent et font l’apologie de la pauvreté.
Mais à la fin du siècle, quand les baby-boomers arrivent à maturité, la génération suivante ne voit plus de l’American Dream que le côté dream: tout leur tombe tout cuit dans l’assiette, et s’il faut faire des études pour assurer l’avenir, les conditions de vie des étudiants sont bien meilleures, et leur demandent bien moins de franchir l’adversité qu’au début du siècle dernier (le XXème, pour les anciens qui auraient pu hésiter). On peut oublier à quoi ressemble le vrai monde du dehors, et s’éclater à être Américain.
Cypher dans: le shoot originel de Matrix wrote:I’ll go back to sleep and when I wake up, I’ll be fat and rich and I won’t remember a goddamn thing. It’s the American dream.Je vais retourner me coucher et quand je me réveillerai, je serai gras et riche et je ne me souviendrai de que dalle. C’est l’American dream.
Aujourd’hui, après la fuite des métiers de l’industrie, les USA délocalisent 30,000 postes d’informatique par mois, essentiellement vers l’Inde. Pourquoi? Parce qu’un Américain est trop cher. Il est un client riche mais un mauvais fournisseur (j’en sais quelque chose, client de Cat… mais je ne citerai pas de nom). Que peuvent bien exporter les Américains pour payer tous ces imports (non seulement de matières mais aussi de services)?
Grande question.
L’Amérique du Nord aujourd’hui est un broker de pouvoir; ils convectent les sommes folles des grandes institutions internationales, et sont le banquier de beaucoup de monde; ils animent beaucoup leur propre marché intérieur, mais tout ca n’explique pas le grand pied sur lequel ils vivent ou en tout cas ne devrait pas leur permettre de le faire durer.
Seulement voilà, ils ont le dollar, la monnaie mondiale, qui est demandée de tous et tellement plus facile à stocker que de l’or. Tout le monde aimait avoir des dollars. Historiquement, il y a eu une parité dollar-or à $35 pour une once d’or (qui a varié par décret de temps en temps), mais quand les USA ont financé la guerre du Vietnam, on a commencé à se douter qu’ils imprimaient des dollars sans se soucier d’avoir à Fort Knox l’or en quantité suffisante pour pouvoir échanger… De Gaulle avait défié Nixon de lui donner de l’or à la place de ses dollars, et en 71, Nixon a simplement annoncé que le dollar flottait. Haha il nous avait tous bien eus.
Aujourd’hui, les USA sont 4% de la population mondiale, et ont le plus haut niveau de vie de la planète (le niveau de vie, qui n’a rien à voir avec la qualité de vie, se mesure –c’est pour ca que les économistes l’aiment– en $/habitant). Ils consomment près du quart de la production mondiale, tous secteurs confondus.
Ils sont aussi endettés auprès du monde entier, ce qui fait d’eux un client très dangereux; mais voilà, ils sont trop gros pour qu’on les laisse mourir.
Que se passe-t’il quand, avec la flambée du prix du pétrole, l’économie des pays voisins se ralentit et la confiance fléchit? Que se passe-t’il quand tout-à-coup on n’a plus confiance dans la valeur du dollar? Et que se passe-t’il en Inde quand l’économie de l’informatique US se ralentit?
La mondialisation est-elle bonne pour nous comme elle est bonne pour les Américains?
Je reviens en un mot sur ma devinette d’avant-hier, avec l’étang aux joncs plein en 30 jours. Sơn Lâm a bien répondu: le 29ème jour, seulement la moitié du lac est couverte de joncs. C’est encore facile à tous les optimistes, qu’ils soient aveugles ou simplement incapables d’accepter ce qu’il faut quand-même bien voir, encore facile, donc, de dire qu’il y a amplement la place pour tout le monde. Et quand ca arrive, disait-on, ca arrive vite et par surprise.
Cypher dans: Matrix wrote:Ignorance is blissL’ignorance, c’est le pied.
* « S’enrichir est glorieux », Deng Xiaoping en 1992, qui a marqué le début de la montée en flèche de la Chine.
Je m’associe: Abgech relève le niveau du forum avec peu de mots, mais toujours à bon escient et avec du contenu*. Merci Abgech.
(et, j’en profite, merci les gusses de votre intérêt pour ce fil :friends:)* Vous aurez remarqué par exemple avec quelle discrétion Abgech a montré l’intérêt d’alternatives au mainstream, comme Linux.

…et de me suivre à la :kimouss:
:vietnam:
Tiens bon, Thanh Liêm!
posecafe wrote:Déjà avec les productions 100% naturelles comme les fameux matelas KIMDAN :sleep:(c’est eux qui le disent). De très bon produits, mais un peu lourds et encombrants par avion, qui sont utilisés par la plupart des bons hotels.Ca aussi, c’est eux qui le disent.
Sans rire, mes filles dorment dessus et (à part que c’est plutôt chaud), c’est vrai que c’est confortable.
Mais, le latex, tu crois que c’est rose comme ca?

Je crois que Sơn Lâm faisait allusion au manque affligeant de gestion des ressources. Ils ont un ministère et des départements de l’environnement dans chaque province, mais ils manquent pas mal de moyens et de soutien. Parfois on a même l’impression qu’eux non plus ne voient pas trop l’intérêt, si ce n’est de mettre des bâtons dans les roues du business sauvage (et donc se mettre en position propice à la gratte! –mauvaise langue Nem Chua :punish:)
J’en connais aussi de très bons.
Son Lam wrote:« Mais tu perds ton temps à crier dans le vent: contre toi, la télé addictive et ses bouquets satellites poussent leur pub et leur incitation à la conso et à l’individualisme. » (disais-je)Alors donne moi ta raison pour poster ici sur ce genre de sujet ? :bigsmile:
Je le dis depuis le début: fuyez, fuyez ce fil noir et pathétique.
Narcisse, j’aime me lire sur le web, et je lis et relis ma prose avec délices.
Je ne fais que sussurer dans les oreilles bienveillantes de quelques convaincus.
Je pose en vrac sur le web des idées qui ont été mieux dites par des gens plus malins que moi.
Je tente de démoraliser la vieille Europe pour donner un avantage à mes amis vietnamiens dans la lutte économique à outrance.
J’essaie avec adresse d’attirer votre attention dans l’espoir que vous veniez me voir.
J’essaie avec maladresse de vous attirer dans une croisère sur mes bateaux.
Ce sont les premières traces de la démence sénile.
Ca te va, comme raisons? :bigsmile:
C’est toi qui choisis.Tendez la perche pour vous faire battre.

On est bien d’accord.
Je reviens sur ce que développait Sơn Lâm à propos de la durée de vie, je crois que tu mets le doigt sur un des dérapages majeurs de notre ère: encore et toujours le « toujours plus ». En considérant la prolongation de la vie comme une victoire (c’est facile, ca se quantifie: c’est plus), on augmente aussi la durée de dépendance des gens du monde médical et de la pharmacie, c’est d’ailleurs le principal moteur de la croissance de ces secteurs.
Quand on voit ce que ca représente de douleur lancinante et de perte du gôut de la vie, c’est quand-même assez évidemment cruel.
Oui, on a peur de la mort, et oui, si on a le choix, un peu plus long est toujours le bienvenu. Mais je connais des personnes âgées en France qui ne rêvent que de ne pas se réveiller.
Tout ca pour la « bonne conscience » facile –et si en plus ca fait monter la bourse et les Astra Zeneca…
Bảo Nhân, je te lis attentivement. Hulot, qui est certainement quelqu’un de très bien dans le privé, donne à mon sens un sale nom à la cause des écologistes. Je ne connais pas le bouquin que tu cites, mais un précédent qui m’avait été offert et chaudement recommandé (comment refuser? :bigsmile:), Combien de catastrophes avant d’agir, et qui m’avait paru pêcher en plusieurs points:
– Avant tout, il s’indigne. On a parfois l’impression quand on suit un débat (ca arrive ici aussi
), que les intervenants sont outrés et agressés avant même de savoir pourquoi ou par quoi. Ce côté bassement polémique est un travers assez francais et tout à fait désagréable, mais surtout ca décrédibilise très directement l’auteur.– Il mélange les enjeux sociaux de l’écologie –qui sont tout à fait réels et très importants– avec l’agitation sociale autour de l’écologie. Aie! Voilà qui lui fait perdre pas mal d’altitude d’un coup.
– Au bout du compte, l’ensemble du bouquin semble se résumer (oui, j’avoue, je ne l’ai pas terminé) à son titre. Dommage.
En France, c’est comme si les écologistes étaient avant tout un parti politique (avec le poing levé), et les scientifiques étaient des détenteurs de science, sans le devoir de tirer en tant qu’homme les conclusions de leur connaissance. Par exemple, l’excellent bouquin de Robert Sadourny, Quand l’Océan se Fâche (collection Dominos), fait un démontage systématique des mécanismes thermodynamiques de l’océan et de ses couplages avec l’atmosphère. Il montre tout ce qui indique le réchauffement et les risques de ses conséquences. Je salivais en ouvrant le volet débat à la fin du bouquin, mais de débat il n’y eut point: peut-être par souci de ne pas mêler sa science à de la spéculation, son point de vue a évité la conclusion logique de tout son développement. Il a effectivement posé la question fondamentale (« A-t’on le droit de prendre le risque de continuer à laisser l’atmosphère se réchauffer? »), mais il l’a essentiellement fait comme je viens de la dire. À plat.
C’est comme si Zidane traversait tout le terrain comme une fusée en dribblant 10 gusses, et une fois arrivé devant le but adverse s’arrêtait de courir. C’est frustrant.
On a besoin d’une part de dépassionner le débat politique sur l’écologie pour lui rendre sa teneur essentielle (et non pas argutier comme à la haute époque des syndicats);
On a aussi besoin de mener à terme les raisonnements et d’oser, d’avoir le courage de comprendre òu ca nous mène pour en tirer à tête reposée les conclusions qui s’imposent et travailler aux politiques nécessaires.
Pffiou, Sơn Lâm, ta :kimouss: c’est pas de refus.
J’aime décidément bien le post de Sơn Lâm, aussi comme je ne peux pas être suspecté de lui vouloir du mal, je vais me permettre de le prendre à contre-pied cyniquement.
Après, on se remettra d’accord: :kimouss:
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Son Lam wrote:– Entreprise de moins de 50 salariés qui ne rentre pas en concurrence avec les vietnamiens
.La question n’est pas si ton entreprise est concurrente des Chinois, mais si toi, membre de cette entreprise, tu pourrais être remplacé un jour par des Chinois.
La sous-traitance d’études, ca se pratique de plus en plus, il n’y a qu’à voir les informaticiens Việt Kiều qui reviennent ouvrir boutique par ici. Avec le décalage horaire, on travaille en temps masqué, ca permet de gagner du temps sur ce que pourrait produire un cabinet en France.
Alors, menacé? hinhin
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Son Lam wrote:Des exemples ? La bouffe toute faite en vente au supermarché, changer de voiture tout les 4 ans, suivre la mode pour les habits… Désormais je ne me change que lorsque c’est réellement nécessaire et passe du temps à cuisiner des produits locaux. Marcher ou pédaler dés que je le peux (dépendance énergétique). J’utilise un puit pour l’eau, des panneaux solaires et une éolienne pour l’électricité.
J’ai précisé que oui, tu fais quand-même des sacrifices de confort (cherche dans le texte. Un indice: c’est en rouge).
Un puits pour l’eau. Ah. Alors hydroclonazone? Ou tu fais bouillir ton eau? Parce qu’aujourd’hui, bien rares sont les ressources aquifères non polluées par les spores de parasites humains. :no: et je parle bien de la Terre entière.
Les panneaux solaires et l’éolienne, très bien. Bon, il faut être riche pour payer une installation qui fournisse assez pour chauffer le jacuzzi. Et heureusement que tu aimes le vélo! Parce que l’éolienne sur le toit de la voiture pour la faire avancer, ca ne marche que chez Mickey.
Es-tu quand-même branché sur un fil? Même pas un tout petit peu? Allons allons! :russian:
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Son Lam wrote:Pour ceux et celles qui s’imaginent une vie tristounette, je ne fais pas l’impasse sur la culture ou les voyages…
Je t’attendais au tournant.
aHA!
Voyage… au Vietnam? le simple trajet en avion consomme d’un coup toute ta part équitable de ressources écologiquement produites sur Terre pendant la durée de ta vie. Alors tu peux faire le beau avec tes panneaux solaires. -
Son Lam wrote:Comme toi, j’aimerai vivre en famille mais ma mère et mes frères s’y refusent.
Néanmoins, ces derniers temps, et du fait d’un accident, ma mère s’aperçoit des avantages de m’avoir à proximité (je joue les aides ménagères, l’aide soignante et le coursier).Quoi?
Qu’entends-je?
Tu refuses de payer une maison de retraite (et de participer ainsi à la croissance du PIB de ce secteur très porteur) pour ta maman que tu aimes? De payer une aide ménagère? Un coursier? Tu vas te faire lyncher! C’est pour échapper aux impôts et à la TVA?
Bon, je vais te la devoir, cette :kimouss: . Tu fais ce qu’il faut. Mais tu oublies de dire que ca vient avec un côut: il faut bien couper la lumière quand on quitte une pièce, limiter sa consommation ca veut aussi dire se priver du superflu.
Ca, c’est pas facile à vendre.
En réalité, Sơn Lâm, nous savons bien que tu y trouves aussi de la chaleur humaine et des relations enrichissantes.
Mais tu perds ton temps à crier dans le vent: contre toi, la télé addictive et ses bouquets satellites poussent leur pub et leur incitation à la conso et à l’individualisme. :victory:
Sơn Lâm, tu me sembles apporter des réponses tout à fait pertinentes, et non seulement pour toi mais aussi pour nous tous.
Avec la recompression économique (à la fin de la croissance, préparez les mirettes, on ne sait pas quand ca va arriver, tôt ou tard, mais on sait déjà que ca arrivera, ca le fera vite!*), on aura tous besoin de s’être recentrés sur un mode de vie basé sur l’entr’aide et un engagement économique local.
Dis-nous en plus, Sơn Lâm!
* L’idée d’une croissance exponentielle durable (n% par an) dans un monde fini (limité) comme le nôtre, ca ne peut venir que d’un fou ou d’un économiste. (je cite, je cite, mais qui cité-je? Je crois que ce n’est pas moins que Keynes)
Devinette:
Prenons l’exemple fameux d’un lac avec des joncs. Les joncs ont la propriété de se reproduire vite, et leur population (et donc la surface qu’ils couvrent du lac) double chaque jour.
Au trentième jour, le lac est entièrement couvert de joncs, et ils commencent à étouffer.Dites-moi. Quelle fraction du lac était donc couverte la veille?
On ne sait pas quand ca viendra, mais à coup sur, le jour òu ca arrivera, ca arrivera vite. Tels sont les bienfaits de l’idéologie de la croissance.
Cần Thơ vient de poster une croissance sur le premier semestre de 14,75% par rapport à la même période l’année dernière. Et ils trouvent que c’est trop lent… :icon_eek:
Ciel!
Voilà qu’on me prète des succès cinématographiques immérités!
(mon dernier film était en super 8! :bigsmile:)
Adroit. Tu as réussi à ne répondre à aucune de mes questions.
Quant à crier, c’est comme le don. Sans espoir de retour. D’ailleurs, j’ouvre ma g… tout grand sur un topic à part que tout le monde peut ne pas lire. (sauf, merci Sơn Lâm, quelques-uns.)
OK, j’ai pêché par xyloglottie langue de bois? Définissons:
- Sortir du système – 1: ressources
S’échapper des entreprises qui « consomment » de l’humain, cad qui n’ont de relation avec leurs employés qu’en tant qu’employés. En pratique, un manager ne gérant humainement que 7 personnes, et ne connaissant personnellement que deux niveaux de hiérarchie (sauf quelques surhommes, j’en connais), il faut s’attendre à ce que 50 personnes (7 x 7 + 1 manager) soit un maximum. Fuyez le salariat dans des entreprises plus grandes: vous y êtes en concurrence avec les Vietnamiens!
S’interdire de dépendre économiquement d’un client ou d’un type de clients unique, dont on dépendrait pour vivre. (C’est mon cas aujourd’hui, j’essaie de m’en tirer: je dépends de la capacité des Européens à partir en vacances loin. C’est fragile.)
Établir une variété de compétences qui permette de faire face à tout ce qui peut raisonnablement nous arriver. Pour ma part, je travaille aujourd’hui dans un seul secteur. Dès qu’on aura passé le cap de la rentabilité dans ce secteur, je me tourne vers autre chose (secteur primaire?)
En toute chose chercher l’autonomie. C’est plus dur, mais on est plus solide sur le long terme.
- Sortir du système – 2: Mode de vie
Éviter de dépendre de services publics ou commerciaux là òu on peut vivre en famille ou en tribu*. Avoir grand-mère à la maison: on s’occupe d’elle, elle garde les petits de temps en temps, et la motivation de tout ca n’est pas financière mais affective, ce qui est bien plus efficace –sans même parler de bien plus humain. On s’affranchit ainsi de ressources qu’on ne maitrise pas.
S’affranchir des services de la société, sauf pour ce qui est légal (payer ses impôts) et contextuel (se servir des routes qu’ils payent) mais autant que possible éviter de s’enchâsser dans un confort qui érode notre capacité à faire face. Rester, en somme, aiguisé, en se frottant soi-même à des choses dures.
OK, je reviens à mes questions:
À « Que fais-tu dans la vie », je réponds que j’ai quitté le grand business (construction, pétrole, assurance –si si) pour me consacrer à une petite entreprise de croisières et de tourisme. Aussi je construis des bateaux et ma famille anime deux restaurants à Cần Thơ. Je suis encore trop engrené sur le tourisme, mais je vis en grande famille à Cần Thơ et nous sommes économiquement peu sensibles au contexte local (tout aussi impliqués que nous le soyons à titre de citoyens).
Par « être un simple passant », j’entends ne pas faire de prosélytisme, ne pas chercher à convaincre. Mais bien sur accueillir ceux qui auront ouvert les yeux, comme j’ai été accueilli et remis sur pied par quelqu’un qui est devenu un ami quand j’ai franchi le pas de quitter Total –ce qui était un stress intense. C’est une dette dont je m’affranchirai avec ceux qui viendront à moi dans des circonstances similaires.
Pour les autres, rien ne sert de faire le rabat-joie, je ris et je danse avec tout le monde. Un passant, simplement ouvert si on me lance sur le sujet.* La tribu, on l’a dit, est un groupe qui partage un mode de vie ET des ressources. C’est techniquement un peu entre mes deux définitions.
Non non non!
On va le faire vivre, ton topic!
Je propose, vu le titre:
pornographie:
Le Vietnam perd-il sa morale?
Un agriculteur pauvre du Centre-Nord décide que tout est bon pour vivre et passe allègrement de nourrir les cochons à tourner des films cochons. (nouvelle d’il y a 15 jours)
Le Vietnam est-il en train de perdre sa morale?
(J’en profite pour une minute linguistique: film cochon, en vietnamien, ca se dit « phim heo » :tdr1:. Si. Heo comme cochon)
christobale wrote:comment connaitre l’asie en plus du forum!
sur mon ile j’ai un ami qui est marié avec une vietnamienne,elle vie sur l’ile depuis deux ans,elle est de la région du delta du mékong ou je vais aller m’instalerTu viens par ici?
:bienvenue1:
Avec Caliméro (et Siêu Tép –qui reste dans notre coeur), on sera 4! Une grosse concentration de forumistes. Òu iras-tu t’installer?christobale wrote:une vietnamienne qui quitte son pays pour une ile française ou il fais trés froid et un français qui quitte son ile pour le vietnam ou il fais trés chaud.
là il y aurais un roman à écrire :vietnam: :france: :bravo: :france: :vietnam: :bravo: :kimouss:Hé, dépèche-toi: on est déjà au chapitre 8.
Selena wrote:Ohh lalala… Mais on ne doit pas toujours être si sérieux dans la vie tout de même !!
[…]
Mais avant tout, c’est de pouvoir échanger des expériences, faire des rencontres, avoir aussi l’occasion de rire (il faut rire dans la vie..) avec les autres membres du forum..Allez, Marseille, avec moi! :kimouss:
On va tous les deux écouter Séléna!
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