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Nem Chua

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15 sujets de 2,836 à 2,850 (sur un total de 3,394)
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  • Nem Chua
    Participant
      sieutom wrote:
      […]formes sociétales
      […]recontextualiser

      J’ai toujours du mal avec ce que tu dis, Siêu Tôm.

      Il fallait me voir l’autre jour à table avec ces gusses qui à eux trois faisaient bac+20*! J’étais là:
      – Hein? –Aaaah… hem.
      – …
      – Qu’est-ce qu’il veut dire?
      – …
      – Ah? Haha! Euh…J’comprends pas!
      – …
      – Aaaaah pardon. J’avais pas suivi.
      Crevette, j’aime fréquenter des gens qui me font briller quand c’est qu’on me voit avec, mais euh-s’te plait, préviens-moi quand je dois la fermer.

      * Celui qu’avait bac+6, c’était le cancre!

      Nem Chua
      Participant
        Son Lam wrote:
        A mes yeux, la question se pose pour l’humanité mais également pour toute forme de vie dite « intelligente ».

        …Par exemple?

        Son Lam wrote:
        Le Vietnam traverse une période charnière actuellement. Fera-t-il le choix de la société de consommation ?

        Oui, c’est bien parti. Un bon élève, c’est quelqu’un qui fait bien ce qu’on lui dit de faire. Rien de plus.

        Son Lam wrote:
        J’attends avec impatience ton compte rendu sur la conférence, si tu peux te libérer…

        T’inquiètes, il y sera.

        en réponse à : Films en vietnamien #21808
        Nem Chua
        Participant
          Son Lam wrote:
          Ma bécane n’a pas redémarré depuis une semaine… :bigsmile:

          T’as quoi, comme Windows?

          :je_sors:

          en réponse à : [Baiser vietnamien] Je suis perdue… #21806
          Nem Chua
          Participant
            VNlover wrote:
            a c’est un comble alors pleasantry, donc je me contenterais d’un salut et ensuite improvisation et puis voila :tease:.

            Euh, évite  » :tease: « , ca pourrait être mal compris!
            À éviter, donc:
            :punish:
            :tdr1:
            :victory:
            pleasantry
            :no:
            :bee:

            Peut-être un peu niais:
            :icon40:

            À promouvoir à donf’ (en fonction du vis-a-vis):
            :kimouss:
            :love:

            en réponse à : visa à SHAIGON facile ? #21784
            Nem Chua
            Participant

              Tại shao người ta yết « shài gòn » hả?
              Tại yì người ta nói « Shài gòn » chứ bộ.

              en réponse à : [Traduction] demande de renseignement #21783
              Nem Chua
              Participant
                Bao Nhân wrote:
                « Chúc mừng kỷ niệm ngày sinh nhật ». Si c’est pour ta filleule, alors tu dois rajouter : « con thương mến cuả cha « à la fin de la phrase.

                « Chúc mừng sinh nhật con« , pour ton enfant ou ta filleule ?

                Nem Chua
                Participant
                  Nemo wrote:
                  Ce n’est pas le savoir qui lui fait défaut mais le vouloir.

                  Je ne lui en veux pas de ca: étant homme, je sais qu’un apprentissage ne se fait que dans la crise et la douleur, et que même une fois éclairé, ca peut être dur de faire face à ce qu’on comprend.

                  …comme dit Cypher dans notre citation inévitable de Matrix:

                  Cypher dans: Matrix wrote:
                  Why oh why didn’t I take the blue pill?

                  …la pilule bleue de l’oubli et de la vie tranquille.

                  Nem Chua
                  Participant

                    Vous abordez des questions tout à fait pertinentes, il y en a encore beaucoup d’autres à évoquer.

                    Pour Sơn Lâm, une autre est qu’on s’intéresse aux hommes. Hors humanité, ces questions ne seraient que rhétoriques.

                    Pour Nemo, une des prémisses de la question est que nous sommes dans la bulle depuis le début. Et qu’elle était devenue très accueillante pour nous.

                    Nem Chua
                    Participant

                      J’avais dit que je parlerais d’empreinte écologique, alors voilà:

                      Comme d’hab, dépressifs s’abstenir. 😥
                      Comme d’hab, c’est long et ch***t comme Guerre et Paix. :bee:

                      Et comme d’hab, une citation de Matrix.

                      Agent Brown dans: Matrix wrote:
                      Perhaps we are asking the wrong questions.

                      On dit:

                      Quote:
                      Pour la première fois de l’histoire de l’humanité, on a éradiqué la famine.

                      On dit:

                      Quote:
                      La faim dans le monde, ce n’est plus une question de production, mais une question de distribution.

                      On dit:

                      Quote:
                      Le génie humain viendra à bout des défis qui se présentent.
                      Empreinte Écologique

                      Imaginez une ville. Ses rues, ses habitations, ses habitants, et la campagne autour. On y mange, on y respire, on y roule en auto, on s’y chauffe, et en général on y consomme des ressources. La campagne autour produit une grande partie de ces ressources: les plantes vertes régénèrent l’air en fixant le carbone et libérant de l’oxygène et de l’eau du sol, et ce faisant, elles se construisent elle-mêmes et stockent de l’énergie, et vont être mangées par les habitants ou leurs vaches, ou brulées pour faire de la chaleur; les vers de terre, les insectes, recyclent une partie des déchets, toute la nature participe à son activité.

                      Imaginez que cette ville et sa campagne environnante soit englobée dans une bulle. Elle n’échange avec l’extérieur que de la lumière (celle du soleil) et de la chaleur (qu’elle émet en retour). Qu’est-ce qui pourrait empécher cette ville, avec sa campagne environnante, de vivre ad vitam aeternam?

                      Il y a clairement une limite dans la population que cette bulle peut tenir en vie. Cette limite peut être plus ou moins élevée, en fonction du mode de vie. Si les gens y consomment beaucoup (d’air, d’eau, de ressources naturelles…), il faut quand-même que la campagne incluse dans la bulle puisse fournir ces services dans les temps, faute de quoi on épuise ces ressources. La forêt recycle l’oxygène et vaporise de l’eau, les champs fournissent de quoi manger, mais une population de gros mangeurs de viande, par exemple, devra nécessairement être plus limitée que si tout le monde était végétarien.

                      On ne peut consommer au maximum que les ressources produites dans le même temps.

                      Il en va de même pour l’énergie. Admettons qu’on consomme du pétrole (ou du nucléaire). Selon notre règle, on ne consomme que celui qu’on a dans la bulle, en admettant qu’il y en ait. Le pétrole est fossile. Il faut 500 millions d’années aux déchets organiques (dans des conditions particulières) pour devenir du pétrole. Au maximum, on devrait employer par an la quantité de pétrole qui serait produite par une année de déchets organiques –autant dire rien. Le pétrole n’est pas jouable à long terme. Restent les fameuses énergies renouvelables.

                      La question est, pour une bulle donnée, quelle population, avec quel mode de vie, cette bulle est-elle capable de tenir en vie?

                      Intéressant, non?

                      On peut aussi, toujours pour jouer avec ce modèle, faire varier la taille de la bulle et poser la question dans ces termes: quelle serait la taille minimale de la bulle pour que telle ville (Paris, Mexico…) avec son mode de consommation d’aujourd’hui, survive éternellement? C’est essentiellement le même problème, vu dans l’autre sens.

                      Là ou c’est intéressant, c’est qu’à très peu de choses près, notre Terre est une bulle: elle recoit du soleil et émet de la chaleur (sous forme d’infrarouges), mais n’échange quasiment aucune matière avec l’extérieur.

                      Ah.

                      Et cette bulle peut-elle soutenir la vie de l’humanité, avec son mode de vie et de consommation?

                      Il me faut encore un élément pour arriver à la notion d’empreinte écologique: l’équité. Un gusse qui habite au milieu de la verdure avec champs et sources et forêts peut toujours dire « moi, je suis bien loti, ca n’est pas mon problème ». Mais pour être équitable et comparer des choses comparables, il faut considérer l’ensemble de la production des ressources naturelles.

                      Il y a 9 milliards d’hectares émergés écologiquement productifs sur Terre (on a enlevé les 2 calottes glacières qui ne produisent que de la climatisation), et 2 milliards d’hectares de littoral dont la production puisse être liée de près ou de loin à l’activité humaine, ca fait 11 en tout. Nous sommes 6 milliards et demi sur Terre, ce qui nous donne à chacun une bulle de 1 hectare et demi, soit d’un diamètre de 138 mètres, dasn lequel il y a 19% de littoral, 15% de montagne, 10% de désert(*). C’est ce qu’on appelle la part équitable de Terre (fair earthshare)

                      Imaginez vivre et dépendre entièrement des ressources de votre bulle.

                      Regardons-la de plus près, disons dans un an: que faites-vous de vos déchets? Vos ordures s’entassent-elles? Vos eaux usées? Vous chauffez-vous? Comment? Comment employez-vous l’eau? Roulez-vous toujours en 4×4 V6 3500? Quelque-chose est-il venu à vous manquer? Autre-chose s’accumule-t’il?

                      En se posant cette question, on a instinctivement envie de se damander « suis-je toujours en vie? ». ce serait oublier que vous conservez votre mode de vie: les services dont vous profitez en vrai existent toujours, et une petite fraction de votre bulle est dédiée à leur production –ca demande un peu d’exercice avant d’apprécier la portée de cette conception.

                      Ca n’est pas facile à apprécier pleinement. C’est pourtant statistiquement excatement notre situation à tous, et tout ce à quoi nous échappons dans notre vie quotidienne (ordures, besoin de gratter le sol pour y planter du riz, inquiétude quant à l’équilibre gazeux…) doit bien être pris en charge par la nature, et nous concernera, ou nos enfants.

                      L’empreinte écologique, c’est la surface au sol de la bulle dont mon mode de vie a besoin pour être soutenable dans le temps. On la rapporte à la part équitable de la Terre pour évaluer notre capacité de survie.

                      Nous pouvons aussi évaluer l’empreinte écologique d’une région (idéalement, ca se fait sur un bassin hydrographique, qui est l’unité la plus simple pour les ressources écologiques) et donc comparer la consommation d’une région à sa surface au sol, pour répondre à la question maintenant bien définie: « Est-elle viable dans le long terme, ou doit-elle importer des services écologiques? »

                      Ca, c’est pour la deuxième partie.

                      Mais avant, si quelqu’un a suivi jusqu’au bout, est-on d’accord sur le principe?

                      (je connais déjà une ou deux questions possibles –et leurs réponses)


                      * ces pourcentages sont fantaisistes, il faut que je les documente pour être correct.

                      Nem Chua
                      Participant

                        Son Lam, nous parlons d’un système d’incitation. Nous pouvons espèrer en la bonne nature de chacun pour ramasser ses propres déchets (tous, comme le préconise cet excellent bouquin de Kathleen Meyer, Comment chier dans les bois). Mais les hommes ne sont pas un animal suffisament social pour que ca marche.

                        Vois aujourd’hui.

                        Tes efforts te font grand honneur, ce serait superbe si tout le monde te suivait. Mais ce n’est pas le cas. Attardons-nous aux incitations, valeurs ou règles qui pourraient faire changer la chose. C’est dans ce cadre que je parle d’animisme et de système féodal (et non de propriété terrienne), ou qu’Abgech propose un « service civil » tout à fait imaginable.

                        Tu mentionnes un système idéal òu les représentants ne feraient que représenter, mais c’est méconnaitre l’homme (homo troupeau-icus), qui a besoin de leaders pour le motiver. Tu parles aussi de protéger la flore et la faune, mais ce sont des prémisses nécessaires au bien-être des générations futures. Je les inclus de facto dans ce souci des générations futures.

                        Son Lam wrote:
                        Sans jouissance particulière ? Tu oublies ne serait-ce que la jouissance sexuelle, héritée elle aussi de la nature.
                        Une femelle choisit toujours son mâle en fonction de ses capacités à engendrer une descendance qui à le maximum de chance de survivre. Tu sous-entends donc que le mâle dominant ne prend aucun plaisir à copuler avec un maximum de femelles et s’acquitte de sa tâche comme un devoir envers la race ? laisse-moi rire… La nature étant bien faite, elle a justement permis au mâle de prendre facilement du plaisir lors du coït de façon que, par instinct, il recherche à multiplier ces rapports.

                        Tu décris le degré zéro de la tribu. ca fait plutôt penser aux cerfs, aux lions ou aux loups qu’aux hommes (et encore, c’est un peu plus compliqué que ca, même chez les loups).

                        Une tribu est un groupe qui partage un lieu et un mode de vie, et dont les membres ont un sentiment d’appartenance envers le groupe et partagent des valeurs qui la définissent.
                        La tribu qui copule, c’est les punks :je_sors:.

                        Les Cheyennes, les Sioux, les Apaches et beaucoup d’autres Indiens d’Amérique étaient des tribus, ne pratiquant de commerce que pour très peu de surplus –comme le nomme très justement Abgech, et organisées entre eles par une constitution (dont l’actuelle constitution des USA a repris des bouts –bien que pas les meilleurs). Je ne crois pas que le chef de la tribu ait eu des droits particuliers sur les femmes?

                        Il y a des alternatives. On ne peut pas aujourd’hui s’extraire du système pour vivre sur une autre planète, mais il y a des groupes qui n’échangent avec leurs voisins que selon leurs besoins dans une commerce somme toute très limité. (C’est clair que pour ce qui est du balladeur MP3, ils n’ont pas accès aux mêmes choses que nous. :bigsmile:)

                        Au sein de la famille élargie (qui est la prémisse de la tribu), chacun apporte sa contribution en fonction de ses capacités et de son courage, et ne prend du système que ce dont il a besoin –ca rejoint en celà à peu près la liste d’Abgech (modifiée selon les valeurs de la famille)

                        On retrouve la pyramide des besoins de Maslow — je crois que la sécurité englobe la santé et pour les plus fins, l’enseignement (c’est-à-dire celui de la tribu ou de la famille, qui inclut probablement une part d’enseignement euh… officiel)

                        Nemo, tu mets le doigt sur quelque chose d’essentiel:

                        Nemo wrote:
                        Après des années de ce régime dès le plus jeune âge, il est extrêmement difficile de recouvrer une véritable liberté de pensée.

                        Et si on s’en affranchit, ce qu’on voir de ses yeux n’est pas beau tous les jours, il peut falloir du courage pour l’accepter.

                        Cypher dans: Matrix wrote:
                        Ignorance is bliss.

                        Un dernier mot pour revenir sur le point important que levait Abgech –et en gras, s’il vous plait– de libre consentement et par tous.

                        Je crois que autant je suis d’accord en principe, autant ca limite terriblement la taille de l’unité de société viable. C’est déjà le cas, et nous nous appuyons sur des constitutions pour régir notre relation avec notre groupe, mais combien d’entre nous sont réellement conscients que c’est un contrat, et combien n’accueillent le pouvoir des « autorités » que comme quelque chose d’imposé, d’insupportable?

                        …et je laisserai de côté la question du prix des disques.

                        en réponse à : Le secteur informatique manque de personnel qualifié #21630
                        Nem Chua
                        Participant

                          Au Sud, en même temps que Claude et Paul.

                          Nem Chua
                          Participant

                            Le problème n’est pas la hiérarchie, mais le fait qu’elle se transmette. Dans une tribu, il y a un dominant, mais il n’en tire pas de jouissance particulière. Il ou elle est souvent n charge parce que les autres s’appuient sur elle ou lui.

                            Son Lam wrote:
                            Et avant l’argent, d’autres instruments d’échanges ont existé. Plus matériels, plus « palpables » mais toujours sources de conflit ou d’instruments de pouvoir : Le feu, pour ne citer que lui, est un bon exemple.

                            Je ne crois pas que l’homme au naturel soit « bon » au sens de Rouseeau et du bon sauvage. Mais je crois qu’il respectait la nature, soit par attachement à un lieu, ce que promeut le système féodal, soit par animisme, qui accorde vie et volonté aux éléments de la nature et donc impose un respect mystique.

                            Nombre de systèmes politiques ont même été jusqu’à intégrer intelligemment ce respect de la place de l’homme dans la nature, et je pense en particulier à la constitution des Indiens d’Amérique.

                            Son Lam wrote:
                            Penser à nos enfants ? Je vais peut-etre choquer mais cela va à contre-courant de ta réflexion principale.
                            Pensons d’abord à notre environnement. Nos devoirs passent avant nos droits.

                            C’est bien de devoirs que je parle: selon notre mode de pensée occidentale, nous devons quelque chose à la génération qui nous suit (« nos enfants »). En suivant les mots de Saint-Ex:

                            Saint-Ex wrote:
                            Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous empruntons celle de nos enfants

                            Remarque comme ce n’est pas partagé par le monde Chinois. Essaie de parler de réchauffement climatique avec des Chinois, leur réponse, sous des sourcils au plafond, est de ton de « et alors? ». Les USA n’ont pas ratifié Kyoto parce qu’ils sont les plus forts, mais nombre des pays asiatiques qui l’ont ratifié l’ont fait pour des raisons de politique étrangère, et pas parce qu’ils l’avaient compris, encore moins admis.

                            Quand j’avais déclaré à mes amis vietnamiens que je pensais m’arrêter à deux enfants (j’ai deux filles), leur réponse a presque invariablement été « pourquoi? » « pas de garcon? » voire « égoiste ».

                            Son Lam wrote:
                            Le simple fait de nommer « démocratie » notre système occidental est déjà fallacieux et ramène à ton (cours mais excellent) passage sur la religion.

                            C’était de Nemo. Merci pour lui, il nous fait honneur.

                            Nem Chua
                            Participant

                              Je dis plus haut que le système féodal a des avantages sur notre civilisation moderne (Siêu Tôm insisterait sur « contemporaine », parce que « moderne », c’est la fin du XIXème et le début du XXème).

                              Ca ne veut pas dire que je le défends, ni que c’est la panacée.

                              Mais un roi, ou un seigneur, c’est avant tout quelqu’un qui a une terre. Quelqu’un qui y est fixé, et qui la transmettra à ses enfants et à sa descendance. C’est donc quelqu’un qui s’inscrit dans le temps et est responsable d’un lieu. On peut donc s’attendre à ce qu’il en respecte la terre et les habitants, envers lesquels il a des devoirs.

                              Ce n’est pas le cas de notre société actuelle, ou les décideurs se reconnaissent plus par leur mode de vie et leurs visées internationales que par leur origine: les mots qui décrivent les puissants d’aujourd’hui comprennent avion, sommet, délocalisation, cravate, mondial. Ou est passé l’engagement envers un peuple? une terre?

                              La politique, me direz-vous? Mais si l’homme d’état en démocratie occidentale aujourd’hui doit savoir gouverner, il doit avant ca savoir être élu. Et ca se fait avec l’appui des puissants, qui sont aujourd’hui économiques. Ce sont les décideurs de ci-dessus. C’est le bonheur du Vietnam, ou l’affairisme n’a pas encore fait autant de dégâts que chez nous, et òu les politiques sont élus et cooptés aussi sur d’autres critères.

                              Non, sans des valeurs basées sur une vision du monde qui respecte la terre, nous prenons des habitudes de consommation insoutenables dans le long terme, nous nous multiplions à outrance en rêvant de pouvoir toujours nous nourrir et offrir à chacun les moyens de réaliser ses rêves…

                              Citons Agent Smith dans Matrix:

                              Agent Smith wrote:
                              I’d like to share a revelation that I’ve had during my time here. It came to me when I tried to classify your species. I’ve realized that you are not actually mammals. Every mammal on this planet instinctively develops a natural equilibrium with the surrounding environment. But you humans do not. You move to an area and you multiply and multiply until every natural resource is consumed and the only way you can survive is to spread to another area. There is another organism on this planet that follows the same pattern. Do you know what it is? A virus. Human beings are a disease, a cancer of this planet. You are a plague.

                              « Je voudrais partager une révélation que j’ai eue depuis que je suis ici. Elle m’est venue quand j’ai essayé de classer votre espèce. Il m’est apparu que vous n’êtes pas réellement des mammifères. Tous les mammifères développent instinctivement un équilibre naturel avec leur environnement. Mais vous les hommes, non. Vous vous installez dans une région et vous vous multipliez et multipliez jusqu’à ce que toutes les ressources naturelles soient consommées et que votre seul moyen de survivre soit de vous étendre vers une autre région. Il y a un autre organisme sur cette planète qui suit le même schéma. Vous savez ce que c’est? Un virus. Les humains sont une maladie, un cancer de cette planète. Vous êtes une calamité. »

                              Le cancer, c’est bien quand des cellules originellement saines se mettent à se multiplier sans limite, mangeant les ressources du corps qui les héberge, et jusqu’à ce que mort s’ensuive. On ne parle bien sur que de rendre la Terre impropre à l’habitat humain, notre bonne vieille Terre a vécu avant et vivra après nous. J’ai seulement peur que ca aille vite.

                              Nous pouvons agir à plusieurs niveaux:

                              • D’abord, préparer nos enfants, en leur enseignant ce qui leur sera utile dans le monde de demain. Les préparer à quoi?…
                                La commisération? Des valeurs judéo-chrétiennes? Peut-être. Mais quelles valeurs? –on est bien handicapé quand on arrive en Asie avec nos bons principes, voyez comme TigreBleue se ferait manger toute crue (et comme moi aussi je me suis fait croquer en mon temps)*. Tout un débat serait de mise.

                              • En influencant l’orientation de notre espèce: tous frères, en tout cas tous cousins! Nous partageons la même niche sur cette planète, saurons-nous la gérer pour la garder vivable? Peut-être. Mais certainement pas avec notre mode de consommation occidental, pas pour 7 milliards de gusses.**
                                Ca, c’est déjà plié, c’est une simple question d’empreinte écologique.***

                              Mais influencer l’espèce, ca suppose qu’on soit plus intelligents en tant qu’espèce que les souris ou la levure de bière, ce qui n’est pas gagné. (choquant, non?)

                              Je m’explique. Pour faire de la bière (Abgech appréciera, je ne parle pas de chocolat Suisse mais de bière Belge), on met dasn un fut6 du houblon, du sucre et plein de bonnes choses, et un peu de levure de bière. Et la levure se dit « wow, c’est le paradis » b***ons reproduisons-nous, mangeons à satiété, et repartons en flèche pour une nouvelle génération: il y en a pour tout le monde. Et les génératiosn de levure se succèdent très vite, dans une explosion majeure de population. Et ca baffre, et ca bouffe, et ca se régale. Et ca excrète de l’alcool.
                              tout ca est très bien jusqu’à ce qu’il y ait moins de sucre et plus d’alcool, et vient un temps òu tout ce qui entoure les levures est du déchet. Crise, crach, hécatombe, tout le monde –ou presque– y passe. Elles ont consommé à outrance leurs ressources, et laissent derrière elles un monde qui, s’il est pour nous un délice ( :kimouss:), est pour elle un reste d’apocalypse.

                              * TigreBleue, pardonne-moi de te donner en exemple, j’ai été moi aussi idéaliste et je n’en suis revenu que dans la douleur. Ce que tu dis est vrai, dans notre contexte.
                              ** Je suis mal placé à donner des lecons: ma femme est enceinte d’un troisième — et j’avoue que j’en suis heureux!
                              *** J’attends les remarques des technoptimistes sur l’ingénuité imbattable de nous, les hommes. De pied ferme. Mais je reviendrai sur l’empreinte écologique.

                              Mike, peut-être que je mérite une censure dans ce texte, jettes-y un oeil!

                              Nem Chua
                              Participant
                                Son Lam wrote:
                                Bon, Nem Chua, c’est finit ces discussions ? Moi aussi , je vais finir par croire que je suis dépressif chronique… :bigsmile:

                                Son Lam, si tu prends une photo de quelque chose de triste, est-ce que c’est toi qui es triste?

                                Je sais que ce ne sont pas des choses faciles à accepter. Il faut du courage pour rester soi-même devant un spectacle malheureux, et d’abord il faut l’accepter comme tel. Oui ca nous met par terre un moment, mais courage! Gardons les yeux ouverts et faisons face à ce qu’on voit.

                                Ou vivons dans un autre monde, de télé et de petits plaisirs, de jeux vidéo et de hobbies, dans une environnement qui se dégrade petit-à-petit autour de nous, en râlant contre le chômage, la pollution, le côut de la vie et les invasions barbares. ;D

                                Non, pensons à nos enfants, et préparons dès maintenant le monde qu’on leur laisse.

                                Nem Chua
                                Participant
                                  Son Lam wrote:
                                  Ce que l’on vit actuellement n’est qu’une modernisation (accélérée, certe) de la société féodale, elle-même issue directement des lois de la nature.

                                  La société moderne, basée sur le progrès et l’échange commercial, date essentiellement du moyen-âge, avec une forte accélération depuis Ludd et la révolution industrielle. Mais elle n’est pas ancienne pour autant: l’homme sous sa forme et avec des attriubuts actuels a plus de 100,000 ans, et les civilisations (qui sont notre forme à nous, hiérarchique, d’organisation sociale), remontent à la Haute Égypte voire un peu avant à la Mésopotamie, mais l’homme d’Éthiopie que tu cites ailleurs, ce n’est pas un être civilisé: il n’a pas de maitre ni de hiérarchie héritée, il vit en tribu.

                                  L’ordre naturel originel, c’est ca: la tribu. Des petits groupes sans hiérarchie héritée.

                                  La société basée sur le progrès et la croissance est donc toute nouvelle, et en 200 ou 500 ans, n’a pu montrer que sa capacité à… grandir, ce qui n’est pas une grande victoire si on considère que c’est son axiome de départ.

                                  La civilisation, avec une hiérarchie héritée, n’est pas beaucoup plus vieille. 4, 5, 6000 ans? Un peu plus? Et qu’est-ce qu’elle a montré?

                                  • Qu’elle est exclusive: nous sommes la seule civilisation, un groupe d’homme qui ne prête pas allégeance est systématiquement « des barbares »,
                                  • Qu’elle est spécialiste: pour faire vivre les grands dans les villes et les temples, il faut spécialiser la majorité et créer un surplus,d’abord agricole; spécialiser une minorité dans les armes pour défendre les uns contre les autres; les castes apparaissent, les prêtres stabilisent la population, etc…
                                  • Qu’elle est prédatrice: ce surplus agricole nécessité par la civilisation, il se fait le plus facilement par la conquête, et plus puissante est la civilisation, plus imposante est sa caste dominante, plus elle a besoin de conquêtes –ce qui justifie la dénomination de « barbares » des autres: c’est donc naturel de les soumettre

                                  La société productiviste moderne est en plus auto-destructrice: On ne peut pas consommer toujours plus dans un monde fermé. Et là òu il n’y a pas de lien entre les hommes et leur terre (leur maison à eux), il n’y a pas de respect pour la Terre (la planète). Ce qui, assez subversivement, est un atout majeur du système féodal sur notre société moderne.

                                  Je suis conscient que ca demandera un peu de développement.

                                  En tout cas, la réponse que je voulais apporter à ta phrase est la suivante: non, le système féodal n’est pas non plus issu directement des règles de la nature, comme l’argent n’a pas toujours existé.

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