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Bonjour Agemon et TLM,
@Agemon,
(Avec votre permission) je me permets de poster sur « votre » topic de la francophonie, un article sur le jumelage de deux lycées: G. Pompidou à Castelnau ( localité proche de Montpellier) et Marie Curie 5HCMV) et le séjour des lycéens:« Castelnau : Les lycéens à Ho Chi Minh Ville
Le lycée du Vietnam était l’hôte des français.
Poursuivant l’accord de jumelage entre les lycées Georges- Pompidou de Castelnau-le-Lez et Marie Curie d’Ho Chi Minh ville, des élèves de 1ère ES, accompagnés de Gérard Strausmann, professeur de sciences économiques et sociales, et d’Olivier Alter, professeur d’histoire-géographie, sont allés au Vietnam du 23 février au 8 mars.
Ces échanges ont favorisé le perfectionnement de la pratique de la langue française des lycéens vietnamiens et permis une ouverture culturelle aux élèves français en immersion dans les familles d’accueil.
Le séjour, organisé par Nguyen Manh Hung, proviseur adjoint du lycée Marie Curie, comprenait le suivi des cours de français, de cuisine vietnamienne, d’éducation physique et sportive, ainsi que de nombreuses visites telles le musée des guerres d’Indochine et du Vietnam, une usine de production de produits plastiques, le delta du Mékong.
Pour les professeurs cette expérience originale est l’occasion d’aborder de nombreux thèmes, comme la colonisation, la guerre froide, la mondialisation économique et culturelle.
Au mois de mai, des élèves vietnamiens franchiront les 12000km qui séparent les deux pays pour passer quinze jours chez leurs correspondants français, assister aux cours du lycée castelnaudarien et visiter Montpellier et ses environs,
Christian Dasi, proviseur du lycée souhaite « que ce jumelage permette d’entretenir la francophonie et la découverte du monde, persuadé que cette expérience sera mise à profit par les lycéens vietnamiens et français qui ont la chance de vivre une expérience unique et enrichissante. » «
Article tiré du journal Midi Libre dimanche 20 mars 2011Merci pour nous anh Thuong,
bon dimanche à toi
Ti Ngoc[FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]
[/FONT]AubeJ’ai embrassé l’aube d’été.Rien ne bougeait encore au front des palais. L’eau était morte. Les camps d’ombre ne quittaient pas la route du bois. J’ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.
Je ris au wasserfall qui s’échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.
Alors je levai un à un les voiles. Dans l’allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l’ai dénoncée au coq. A la grand’ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.
En haut de la route, près d’un bois de lauriers, je l’ai entourée avec ses voiles amassés, et j’ai senti un peu son immense corps. L’aube et l’enfant tombèrent au bas du bois.
Au réveil il était midi.
Arthur Rimbaud
@gastondefer3 128537 wrote:
Cependant, vu que Mon Père a récupé sa Nationalité Viet et que le o Tu Phap de ai Gon m’a proposé d’entamer des formalités pour qu’elle me soit délivrée à moi aussi, je me pose une question: Une fois que j’aurais cette Nationalité? aurais-je les mêmes droits et devoirs que tout Vietnamien du pays? ou serais je un citoyen Vietnamien de seconde zone car disposant des mêmes droits sur le papier mais pas dans les faits?
Bonjour Gaston,
Ton cas m’intéresse,
Je m’interroge: n’ayant jamais eu la nationalité vietnamienne, pourquoi te l’accorderait-on?
alors que si j’ai bien compris, pour acquérir nationalité vietnamienne, il faut auparavant avoir eu la nationalité vietnamienne avant d’acquérir la française.
dans ton cas serait ce parce que tu es marié à une vietnamienne du pays et que ton père a pu « récupéré » sa nationalité vietnamienne?Ce n’est pas une question « d’être mal pris », mais seulement une question de malentendu, de mauvaise communication; il est sur que si nous étions ensembles, plusieurs personnes, dans un même lieu en train de discuter sur cette traduction, nous pourrions exposer chacun notre point de vue, et se mettre d’accord, sans cette impression de « mal pris » qui résulte de cette communication par internet .
De plus « traduire c’est toujours un peu trahir » (je ne me rappelle plus l’auteur de’ cette citation…) et je remarque que souvent les personnes qui apprennent une langue restent souvent « collés » au plus près de la traduction littérale, alors qu’il y a une adaption à faire pour comprendre le sens général du texte, donner une idée du style de l’auteur et rendre la beauté du texte.:bye:Bonjour TLM,
Suite à ce que dit abgech, moi aussi j’aime la langue française et les beaux textes;
j’ai suivi une scolarité comme beaucoup de gens en France jusqu’au Bac et j’ai complété par quelques années d’études dans différentes universités ( Lettres, Sciences, Médecine)
je n’ai pas de formation de traducteur, et je ne suis pas experte en traduction,
j’ai seulement apporté une modeste contribution.
C’est vrai que Forum Vietnam est un forum de tout venant et ne se prétend pas un forum spécialiste en traduction.@Léa 128473 wrote:
– En ce qui concerne la phrase : « Dommage que le livre ne puisse plus faire de beaux rêves », je pense qu’elle veut dire que la femme n’a plus de beaux rêves faute de « lecture »
@Ti Ngoc 128475 wrote:
Dans la formulation:
« Dommage que le livre ne puisse plus faire de beaux rêves »
c’est le livre qui ne peut plus faire de beaux rêves.
il faudrait si tu veux garder le verbe « faire », écrire:
» dommage que le livre ne puisse plus faire faire de beaux rêves »
(je préfère « dommage que le livre ne puisse plus susciter de beaux rêves »).
Ti Ngocou « le livre ne lui inspire plus de beaux rêves »
@Léa 128476 wrote:Citation:
Posté par Ti Ngoc
Dans la formulation:
« Dommage que le livre ne puisse plus faire de beaux rêves »
c’est le livre qui ne peut plus faire de beaux rêves.Ça semble bien le sens du texte vietnamien.
dans le cas où le livre ne peut plus faire de beaux rêves c’est le livre qui est sujet de l’action, pourquoi pas, mais à ce moment là c’est un tout autre contexte qui peut se rapprocher de la littérature fantastique, dans ce cas : le livre rêve.
@Ti Ngoc 128475[B wrote:
)« grogner » [/B]pousser son cri en parlant du cochon, du sanglier et par extension de l’ours, etc…
« grogner »: manifester son mécontentement par de sourdes protestations« maugréer » manifester son mécontentement, sa mauvaise humeur, en protestant à mi voix entre ses dents.
Ti Ngoc@abgech 128482 wrote:
Maugréer c’est plutôt : « Montrer sa mauvaise humeur, son mécontentement, son impatience, sa réticence en prononçant des paroles à mi-voix ».
Alors que grogner, pour une personne, c’est « Émettre un bruit sourd, des sons inarticulés. »1°Il se dit du cri du cochon. Le petit monstre [le fils de la fée Dentue]…. se mit à grogner comme un cochon de ce qu’elle [Fleur d’Épine] avait la hardiesse de rebuter ses familiarités, HAMILTON, Hist. de Fleur d’Épine. 2°Fig. et familièrement. Murmurer, témoigner son mécontentement par un bruit sourd. Et la muse en grognant lui défend sa fontaine, RÉGNIER, Sat. II. Ce nouvel Égiste grognait toujours quand il me voyait entrer chez sa dame, J. J. ROUSS. Confess. II. 3°V. q. Populairement. Gronder quelqu’un. Il ne fait que me grogner. V. réfl. Ils sont toujours à se grogner.
Historique
XIIe s. Queque li felun l’unt feru e detrenchié, E del ferir se sunt durement esforcié, N’aveit brait ne groni, ne crié ne huchié, Th. le mart. 150. XIIIe s. R est une lettre qui graigne : Quant li gaignons [le chien] veut ronger l’os, S’uns autres chiens lui veut reprendre, Sans R ne lui veut defendre, SENEFIANCE, de l’ABC, dans JUB. t. II, p. 283. XVe s. Quant mon fait cuide avancer, Je suis à recommancer ; Fortune tousjours me groingne, CH. D’ORL. Rond. XVIe s. Ils grongnent comme pourceaux, PARÉ,
Etymologie
Animaux, 25. Berry, greugner ; bourguig. grongnai ; wallon, grognî ; provenç. gronhir, gronir ; catal. grunyir ; espagn. gruñir ; portug. grunhir ; ital. grugnire et grugnare ; du latin grunnire ; comp. l’anc. h. allem. grunnî, angl. groan, et le kimry grwn. La forme régulière est grunir qui se disait dans le XIIe siècle ; plus tard le verbe a passé à la 1re conjugaison.MAUGRÉER
(mô-gré-é) v. n.Témoigner son mauvais gré, son mécontentement en pestant, jurant. Nous maugréions contre la pluie qui nous empêchait de sortir. Activement. De rage je maugrée et le mien et le vôtre, RÉGNIER, Sat. X.
Historiquement
XIVe s. Quant li prestrez l’entent, couleur prist à muer, Dieu et trestous les sains en prist à maugreer, Baud. de Seb. V, 506. XVe s. [Il] Fut maugraé villainement, E. DESCH. Poésies mss. f° 393. Et maugriant dist chascun sa sentence, ib. f° 205. Et n’est pas besoing à ses gens que ils renient et maugreent comme plusieurs font en France, Boucic. IV, 5. XVIe s. De despit il rompt son espée, la jette contre terre, se maugrée, deteste ciel et terre, BRANT. Cap. franc. t. II, p. 225, dans LACURNE.
Etymologie
Berry, maugréger, maugréant, désagréable ; wallon, magriî ; de maugré, forme ancienne de malgré, mauvais gré.Bonsoir TLM
Pour les membres qui sont actuellement à Ha Noi, si vous avez l’occasion d’aller voir cette exposition, merci de nous poster quelques photos, ou dépliants et de nous en dire quelques mots.
Ti Ngoc@Léa 128481 wrote:
J’employais « omission » dans le sens ci-dessous :
Citation:
2. GRAMM. [Dans une partie de discours] Fait de ne pas mentionner un mot, un outil grammatical à la place où on l’attend habituellement..
OK excuse moi
La prochaine fois il faudrait proposer des chanteurs plus « contemporains » pour faire vivre la scène musicale de Saïgon.
YouTube – Morcheeba – Enjoy the Ride (lyrics) (pour accompagner le joint:D)
YouTube – talking about a revolution (tracy chapman) (ils parlent aussi de revolution
)YouTube – What's Up–4 Non Blondes [Lyrics On Screen]
parceque franchement ça fait un peu « has been » « le retour du pacifiste »

Heureusement que Tino Rossi n’est plus là.:p@Léa 128476 wrote:
. Par contre, l’omission de « que » dans la construction « tellement que…, que… » me laisse toujours perplexe.
.
ça n’est pas une « omission », c’est une suppression
et dans l’exemple ci dessous c’est une juxtaposition.
[FONT="]« – Le livre n’est-il plus neuf pour toi chéri ?
(Car) j’ai l’impression que tu le lis vite ces temps-ci, »
[/FONT]si tu tiens à marquer la cause:
je pencherais plus sur la locution « parce-que »
« Le livre n’est -il plus neuf pour toi Chéri?
parce que j’ai l’impression que tu le lis vite ces temps -ci, »[FONT="]
[/FONT]
@Léa 128476 wrote:
Merci Ti Ngoc pour toutes ces précisions. Je pensais que « grogner » et « maugréer » étaient synonymes.
.Ils sont synonymes Léa, mais avec des nuances,
et des images (personnellement quand je vois « grogner » c’est toujours le sens premier qui me vient à l’esprit) c’est à dire se rapportant à un animal.
si on veut dire que la personne pousse un cri comme le cochon, on peut utiliser « grogner »@Léa 128473 wrote:
Je te reconnais bien là, NVTL !:pleasantry:
Plus sérieusement, je remercie beaucoup à Ti Ngoc de m’avoir corrigé la traduction. Cependant, j’ai quelques petites questions là-dessus :
– Le « car » ne se justifie pas même s’il est là pour sous-entendre « cette question car… » ?
– Ne dit-on pas « le mari grogne » ? ou y a-t-il une nuance entre « grogner » et « maugréer » ?
– L’omission de « que » est-elle vraiment conseillée ?
– Pourrais-je écrire : « On continue à se sentir s’envoler… » ?
– En ce qui concerne la phrase : « Dommage que le livre ne puisse plus faire de beaux rêves », je pense qu’elle veut dire que la femme n’a plus de beaux rêves faute de « lecture »
Merci d’éclairer ma lanterne :jap:« grogner » pousser son cri en parlant du cochon, du sanglier et par extension de l’ours, etc…
« grogner »: manifester son mécontentement par de sourdes protestations« maugréer » manifester son mécontentement, sa mauvaise humeur, en protestant à mi voix entre ses dents.
j’ai « enlevé » la conjonction de coordination « car » et les pronoms relatifs « que » ou « qui » dans le titre parce que leur sonorité est lourde (pareil avec une phrase où il y aurait beaucoup de « S » « ex: mais où sont ces serpents qui sifflent au dessus de ma tête?), et cela n’enlève rien à mon avis à la compréhension du texte;
Dans la formulation:
« Dommage que le livre ne puisse plus faire de beaux rêves »
c’est le livre qui ne peut plus faire de beaux rêves.
il faudrait si tu veux garder le verbe « faire », écrire:
» dommage que le livre ne puisse plus faire faire de beaux rêves »
(je préfère « dommage que le livre ne puisse plus susciter de beaux rêves »).Attendons d’autres propositions
Ti Ngoc
Bonjour Léa, et TLM,
Loin d’être une experte de la traduction des textes, voici ma proposition, je me suis surtout intéressée à la compréhension du texte en français, et ai essayé d’éviter quelques lourdeurs (exemple: emploi de pronom relatif, de conjonction de coordination…)
Histoire d’un couple qui travaille (travaillant) dans la publication
Le couple a (passe) une nuit de noce tellement (très) romantique. Ils échangent des histoires de toutes sortes : d’amour, de famille, d’amis, de métier.
Embrassant ( Enlaçant) sa jeune épouse avec tendresse, le marié s’exprime en vers :
– Le livre coûte cher puisqu’il est neuf.
La mariée, qui travaille (travaillant) elle aussi dans la publication, enchaine :
– Aujourd’hui, c’est sa première édition.
Le marié improvise le troisième vers tout en serrant très fort son épouse :
– Oh mais je vais le ré-éditer encore et encore.
La mariée termine le poème entre ses respirations :
– Je te laisse toute la propriété intellectuelle.
Quelques années plus tard. La jeune femme se plaint en vers :
– Le livre n’est-il plus neuf pour toi chéri ?
(Car) j’ai l’impression que tu le lis vite ces temps-ci,
Tu sembles moins attentif que tu ne l’étais naguère.
Dommage que le livre ne puisse plus faire (susciter) de beaux rêves !
Le mari de répondre en vers aussi :
– Je suis jaloux en voyant d’autres (les autres) avec leurs livres neufs,
Le mien est usé, ses lettres ne sont plus très visibles,
Son dos se décolle, sa couverture est pleine de taches.
Lire ses histoires à la longue, je m’en lasse.La femme cherche à se justifier :
– Il n’est plus neuf, mais ses histoires font toujours plaisir ;
On continue à se sentir envoler(léger, enjoué) même en le relisant.
Il y a surtout plusieurs manières de le lire ;
Fais des découvertes (des recherches) ! tu le trouveras à nouveau intéressant !
Le mari grogne (maugrée) :
– En toutes ces années je l’ai relu, et tellement
Que sa couverture m’évoque l’emballage des marchants ambulants,
(Que) son contenu intégral, par coeur je l’ai appris.
Maintenant je frissonne de dégoût au seul regard dans la librairie.Du foyer voisin une voix se fait entendre :
– Il n’est plus neuf, mais je ne l’ai pas encore lu.
A force d’être témoin de vos lectures, j’en éprouve l’envie
J’envisage de venir un jour le lire à la dérobée
Y aurait-il quelque page que vous avez (auriez) sautée ?
__________________Bonne journée
Ti Ngoc -
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