Aller au contenu

Dong Phong

Toutes mes réponses sur les forums

15 sujets de 1,186 à 1,200 (sur un total de 2,144)
  • Auteur
    Messages
  • @frère Singe 134066 wrote:

    Le WenLin ne me donnait pas l’étymologie du caractère , mais uniquement sa composition : zǒu (marcher) + yuè (partie phonétique).

    Le problème est que lorsque vous dites «  et (surtout son caractère entier ) sont deux mots différents, de même prononciation (việt ou yuè) mais de significations différentes » vous prenez les caractères pour des mots. Or en chinois, un caractère n’est pas un mot. Un mot peut renvoyer à plusieurs caractères, et un caractère à plusieurs mots. C’est d’ailleurs très souvent ce qui arrive au cours du temps. Donc il faudrait dire que việt/yuè (la hallebarde) et việt/yuè (les Viets) sont des mots différents, qui s’écrivent respectivement et , et qui autrefois s’écrivaient tous les deux .

    Ce n’est pas moi qui le dit, mais je suis d’accord car je trouve ça logique : est très probablement l’ancienne forme de (je redonne l’explication : Baiyue – Wikipedia, the free encyclopedia)
    Il est important de considérer qu’en chinois, un même caractère (en l’occurrence ) peut très bien être l’ancienne forme de plusieurs caractères (en l’occurrence, est à la fois l’ancienne forme de et de ).

    Pour revenir à la syllabe « Việt » voilà comment je recolle les morceaux à partir de ce que j’ai lu (à ceux qui n’aiment pas les « discussions libres » je conseille de zapper) :

    1. D’abord il y avait qui servait à écrire le mot qua/gē : « arme »
    2. Ensuite est apparue une variante de ce dernier : qu’on a créée pour écrire le mot việt/yuè qui voulait dire « hallebarde ». On avait dès lors deux caractères ( et ) se prononçant différemment, et désignant 2 armes différentes.
    3. Ensuite est apparue une variante de ce dernier : qui peu à peu a finit par le remplacer. Le caractère est alors tombé en désuétude.
    4. Entre temps il se trouve qu’aux alentours de 1200 av.JC, les Hán ont eu besoin d’un caractère pour écrire le mot việt/yuè qui désignait alors aussi « les nombreuses tribus plus ou moins sauvages qui peuplent le Sud ». Alors on a pris le caractère qui se prononçait việt/yuè. Ce genre de procédé de néologisme est très commun, y compris en Nôm. Donc qui était désuet* a dès lors repris du service, et on se retrouvait donc avec 2 mots homophones : qui voulait dire « hallebarde » et qui désormais voulait dire « les Viet », c’est à dire « les nombreuses tribus plus ou moins sauvages qui peuplent Sud ».
    5. Entre temps (avant ou après) est apparu un autre caractère : , qui s’est probablement créé de la même façon que : on avait besoin d’écrire việt/yuè qui voulait dire « franchir, dépasser, outrepasser, etc. » (encore un homophone!). Qu’à cela ne tienne, il suffisait de prendre qui se prononçait việt/yuè et de lui ajouter (marcher, un pas) pour en préciser le sens.
    6. Avec le temps, certains se sont mis à utiliser ou encore à la place de pour écrire việt/yuè (les Viets). Et peu à peu, est de nouveau tombé en désuétude. Donc pour écrire việt/yuè (les Viets), certains utilisaient et d’autres utilisaient .
    7. Et enfin, dans des temps plus récents (mais probablement avant la création du Nam Việt), les usages de et de se sont distingués. Le premier (), en plus de vouloir dire « dépasser, franchir » dans la composition de certains mots, désignait le territoire du royaume Yuè (722–221 av.J.C, à l’époque des royaumes combattants, avant que les Qin n’unifient le territoire, et que Triệu Đà ne devienne commandant du Nam Việt). Le second () a fini par n’être associé qu’à la région du Sud de la province Guangdong (Canton), et utilisé dans des mots tels que « la langue cantonnaise », que les vietnamiens n’appellent évidemment pas « Việt ngữ » mais « tiếng Quảng đông ». C’est donc qui a été utilisé pour écrire Nam Việt est encore aujourd’hui utilisé pour écrire Việt Nam.

    Désolé pour la migraine. :)
    Je précise que ce sont juste des hypothèses.

    * ou alors il n’était pas encore désuet, et il fut un temps où servait à la fois à écrire việt/yuè (les Viets) et việt/yuè (la hallebarde), le contexte permettant de faire la différence.

    Il n’y a pas forcément de désaccord entre le Wenlin et les 2 dictionnaires auxquels vous vous référez.

    Dans le Thiều Chửu (qu’on trouve en version numérique ici : Tu dien Viet-Han-Nom), on trouve aussi dont on dit « như chữ việt (cái búa, rìu xéo) »… ce qui ne donne aucune indication étymologique, tout simplement parce que ce n’est pas la vocation de ce dictionnaire. Tout au plus, on apprend que et sont (parfois) interchangeables, ce qui n’est pas faux (ils ont été interchangeables il y a fort longtemps, mais plus maintenant). Le caractère est forcément ultérieur puisque pour le créer on a préalablement besoin de . Et l’arrivée du communisme n’y a certainement rien changé.

    Dans le dictionnaire de Trần Văn Kiệm que j’ai trouvé sur mon étagère (finalement…), qu’est-ce qui vous dit que est la forme simplifiée et non pas la forme originelle? A moi, rien ne me le dit. Dans ma version (réédition 2004) les 2 caractères sont juste donnés l’un après l’autre, au même titre que pour les autres mots qui peuvent se trouver écrits de plusieurs manières différentes selon les auteurs, les lieux et les époques.

    Autre chose :

    Si vous regardez dans tous les dictionnaires Chinois-Français et Chinois-Anglais en ligne, vous verrez qu’un certain nombre ont des entrées pour les deux caractères et , alors qu’un certain nombre n’ont d’entrée que pour . Quant à mon Nouveau Dictionnaire Pratique Chinois-Français (Pékin 1996), qui est un dictionnaire papier contenant 6.400 caractères, il n’a même pas le caractère .

    Tout ça veut dire une chose évidente : n’est pas du chinois moderne, et par conséquent ne peut pas être la forme simplifiée de . Et il est normal de trouver dans le Thiều Chửu car c’est un dictionnaire qui vise l’exhaustivité pour aider à lire des textes anciens.

    :jap:

    Bon… les insomnies, c’est parfois intéressant (au moins pour moi).
    Je ferais bien d’éteindre cet écran maintenant…

    Bonjour Frère Singe,
    Je me garde bien de discuter de vos « hypothèses ».
    Cependant, je voudrais préciser quelques points :

    1) Dans un de mes posts précédents sur ce topic, quand je parlais d’étymologie, il s’agit de celle du mot vietnamien việt en quốc ngữ : pour bien comprendre le sens d’un mot vietnamien écrit en quốc ngữ, il est souvent utile de retrouver son écriture en hán, car il y a souvent des homophones. C’est pourquoi j’ai montré 4 caractères chinois différents que les Vietnamiens prononcent việt.
    Je n’avais pas du tout la prétention de discuter de l’étymologie des mots chinois, et encore moins de la formation des caractères chinois.

    2) Citation  » Dans le dictionnaire de Trần Văn Kiệm que j’ai trouvé sur mon étagère (finalement…), qu’est-ce qui vous dit que 戉est la forme simplifiée et non pas la forme originelle? A moi, rien ne me le dit. « 

    Mais, cher Monsieur, c’est dans la convention utilisée dans ce dictionnaire ! Ainsi, si vous regardez, par exemple, ce mot courant : Đông (l’Est) vous trouverez, à gauche (caractère classique) et, à droite, (caractère simplifié de Pékin ou BK).

    Ceci est mon dernier message sur ce topic, car je veux bien discuter du vietnamien (que je connais un peu), et ne souhaite pas me laisser entraîner, hors sujet, dans la linguistique chinoise (qui n’est pas ma tasse de thé).


    Cordialement.
    Đông Phong

    en réponse à : poèmes vietnam #138215

    Bonsoir Bidji et TLM,
    Je voudrais présenter mes excuses à Bidji d’avoir squatté son topic avec des discussions qu’il pourrait, avec juste raison, qualifier de bavardeuses.
    J’arrête donc mes posts ici.
    @ Bidji : veuillez nous faire connaître vos autres poèmes qui chantent le Viêtnam !
    Merci d’avance.
    Dông Phong

    @frère Singe 134032 wrote:

    Bonjour bac Dong Phong
    Quoi qu’il en soit avec ma traduction par dessus la jambe je ne faisais finalement qu’en rajouter à la confusion, et il était judicieux de remettre de l’ordre dans tout ça. :)

    A propos du caractère 越 qui s’écrivait autrefois 戉, j’étais surpris de lire (dans mon dico : WenLin) que 戉, qui est une forme ancienne de 钺 (arme), n’ait été employé que phonétiquement
    [*]
    . Or c’est pas trop dans l’habitude des Chinois que de se passer du sens. Il me semble probable que le caractère ait été choisi pour désigner des peuples barbares « agités », et qu’il faudrait « pacifier ». L’hypothèse de l’ajout de l’élément 走 en rapport avec la traversée du Yang Zi est plausible. A moins qu’on ait voulu désigner des peuples nomades (s’il s’agissait de montagnards, culture sur brûlis, donc nomades)?


    [*]

    Citation:
    Posté par WenLin dictionnary
    越 (yue4) : From 走 (zǒu) ‘walk’ and 戉 yuè phonetic.
    An ancient Chinese 戈 weapon with a �� hook, was called a 戉 yuè (now written 钺 yuè)
    走 (zou3) : 大 person walking, with a big 止 (zhǐ) foot. Now written 土 over 

    L’autre caractère auquel je faisais allusion est 粵 Việt qu’on trouve dans 粤江 Việt Giang (la rivière des Perles), 粤语 Việt ngữ (la langue cantonnaise), ou encore 粤菜 Việt thái (la cuisine cantonnaise). Il s’agirait d’une variation du caractère 越 (j’ai lu ça dans wikipedia, à vérifier). On trouve tantôt 百粵 tantôt 百越 pour écrire Bách Việt (voir notamment article « Bách Việt » dans wikipedia).

    @frère Singe 134046 wrote:

    Pardonnez-moi Dong Phong mais je n’ai pas bien saisi où était ma « confusion », que votre post promettait de mettre en évidence. Qu’ai-je confondu? Merci de préciser.

    Le fait de donner 2 homophones de plus n’infirme pas ce que j’ai dit. La langue chinoise regorge d’homophones, les recenser tous ne prouvera pas grand chose, en tout cas pas les 2 caractères que vous ajoutez, et , dont ni l’un ni l’autre ne concerne les peuples du Sud de la Chine.

    J’aimerais bien savoir sur quoi vous vous appuyez pour affirmer cela. Pour ma part voici ma source : Baiyue – Wikipedia, the free encyclopedia

    Certes, ce n’est que Wikipedia, mais les propos sont eux-même appuyés sur des sources qui ont l’air sérieuses.

    Si vous avez mieux, je suis preneur, évidement, et avec plaisir.

    Ce que je peux lire de mon côté affirme que n’est pas la forme simplifiée de , ni d’aucun autre caractère :

    • non seulement parce que việt/yue ne fait pas partie du lexique mandarin moderne (impossible de le trouver hors d’un contexte étymologique) : c’est un caractère archaïque, formé à partir du radical (hallebarde) auquel s’est ajouté un crochet (le crochet dans l’autre sens ne s’affiche pas, désolé), probablement pour distinguer un autre type d’arme.
      .
    • Le même a eu comme variante ultérieure le caractère việt/yue que vous donnez en exemple, où l’élément (métal) apporte une précision sémantique (pour distinguer une arme métallique, ou contenant du métal). Avec le temps a finalement remplacé , et non pas l’inverse comme vous l’avancez. La confusion sur ce point est de votre côté. Sinon, encore une fois, je serais ravi de savoir d’où vous tenez l’info.
      .
    • Le même a été utilisé en tant qu’élément phonétique dans việt/yue (quoique j’aie un doute là-dessus, comme je l’ai dit dans mon précédent message). Et dans le caractère việt/yue (un mot de chinois archaïque) que vous donnez aussi en exemple, c’est tout entier qui est utilisé comme élément phonétique (selon le dictionnaire Wenlin). En effet on n’y retrouve rien du sens de .
      .
    • Et enfin, j’ajoute que le même est encore aujourd’hui le caractère utilisé par tous les Chinois (qui écrivent en sinogrammes, mandarins ou non) pour écrire le mot 越南 Việt Nam (Yue Nan en pinyin). Le caractère yue a par ailleurs en chinois d’autres sens très communs comme « dépasser, sauter par dessus » par exemple dans 越出 qui veut dire « passer les limites », ou l’expression 越来越yue lai yue… qui signifie « de plus en plus… »

    Bonsoir Frère Singe,
    J’ai dit que vous avez fait une confusion parce que vous avez écrit dans votre 1er post :  » A propos du caractère 越 qui s’écrivait autrefois 戉« , bien que votre WenLin Dictionnary ait précisé « 越 (yue4) : From 走 (zǒu) ‘walk’ and 戉 yuè phonetic  » [pour les Vietnamiens : 走 (zǒu) = bộ tẩu, et 戉 yuè = việt]. et (surtout son caractère entier ) sont deux mots différents, de même prononciation (việt ou yuè) mais de significations différentes comme je l’ai indiqué dans mon post précédent. n’est pas l’ancienne écriture de .

    Quant au paragraphe de votre 2ème post « Le même a eu comme variante ultérieure le caractère việt/yue que vous donnez en exemple, où l’élément (métal) apporte une précision sémantique (pour distinguer une arme métallique, ou contenant du métal). Avec le temps a finalement remplacé , et non pas l’inverse comme vous l’avancez. La confusion sur ce point est de votre côté. Sinon, encore une fois, je serais ravi de savoir d’où vous tenez l’info. « , il y a visiblement désaccord entre le WenLin et les deux dictionnaires vietnamien-chinois que j’utilise et que l’on (les Vietnamiens) considère comme des références :

    ° Thiều Chửu, Hán-Việt từ điển, NXB Văn Hóa Thông Tin, Hanoi, réédition de 2002 (original publié en 1942, c’est-à-dire bien avant l’arrivée du régime communiste en Chine), p. 636 : le mot việt = cái búa lớn (grand marteau) ne s’écrit qu’avec la forme classique .

    ° L.m. Anthony Trần Văn Kiệm, Giúp đọc Nôm và Hán Việt, NXB Thuận Hóa, Huế, 1999, p. 934 : pour ce même mot việt = rìu người xưa dùng (hache utilisée par les gens d’autrefois), il y a la forme classique et la forme simplifiée dite de Pékin .

    Voilà, j’espère avoir répondu (rapidement) à vos quelques questions.
    Cordialement.
    Dông Phong

    @frère Singe 134032 wrote:

    Bonjour bac Dong Phong
    Quoi qu’il en soit avec ma traduction par dessus la jambe je ne faisais finalement qu’en rajouter à la confusion, et il était judicieux de remettre de l’ordre dans tout ça. :)

    A propos du caractère 越 qui s’écrivait autrefois 戉, j’étais surpris de lire (dans mon dico : WenLin) que 戉, qui est une forme ancienne de 钺 (arme), n’ait été employé que phonétiquement
    [*]
    . Or c’est pas trop dans l’habitude des Chinois que de se passer du sens. Il me semble probable que le caractère ait été choisi pour désigner des peuples barbares « agités », et qu’il faudrait « pacifier ». L’hypothèse de l’ajout de l’élément 走 en rapport avec la traversée du Yang Zi est plausible. A moins qu’on ait voulu désigner des peuples nomades (s’il s’agissait de montagnards, culture sur brûlis, donc nomades)?


    [*]

    L’autre caractère auquel je faisais allusion est 粵 Việt qu’on trouve dans 粤江 Việt Giang (la rivière des Perles), 粤语 Việt ngữ (la langue cantonnaise), ou encore 粤菜 Việt thái (la cuisine cantonnaise). Il s’agirait d’une variation du caractère 越 (j’ai lu ça dans wikipedia, à vérifier). On trouve tantôt 百粵 tantôt 百越 pour écrire Bách Việt (voir notamment article « Bách Việt » dans wikipedia).

    Re-bonjour Frère Singe,
    Je suis désolé de vous informer que vous faites beaucoup de confusion.
    En effet, si, pour comprendre l’étymologie du mot Việt écrit en quốc ngữ, vous aviez consulté des dictionnaires vietnamien-chinois de référence tels que ceux de Thiều Chửu ou de Anthony Trần Văn Kiệm, vous auriez vu que ce vocable peut s’écrire avec quatre (4) caractères chinois différents, tous prononcés yuè en pin yin : .

    : est le caractère couramment utilisé par les Vietnamiens pour désigner officiellement le Đại Việt ou le Việt Nam.
    : un grand marteau (ou hache) utilisé autrefois comme arme de guerre.
    : équivalent à pour désigner les peuples vivant au Sud de la Chine ; les Chinois l’utilisent encore pour parler du Guangdong (Canton) et du Guangsi.
    : endroit ombragé ; se mettre dans un endroit ombragé.

    Par ailleurs, vous dites que le «caractère s’écrivait autrefois ». Mais non, cher Monsieur, n’est que la forme nouvellement simplifiée par les autorités de Pékin pour écrire (marteau ou hache de guerre), en enlevant la racine [SIZE=+2](métal) qui se trouve à gauche du caractère classique.[/SIZE]

    Cordialement.
    Đông Phong

    @frère Singe 133991 wrote:

    Merci beaucoup Dong Phong pour les éclaircissements.

    En espérant que votre remarque Nói có sách, mách có chứng ne fait pas référence à mes propos de moineau écervelé :tease:
    Enfin c’est pas grave, j’ai l’habitude. Je parle parfois un peu vite, disons que c’est un défaut de jeunesse. Je voulais juste dire que « Nam » référait à la Chine, et non pas au VN dans l’expression « Les Viets du Sud », et que par conséquent il n’y avait pas matière à vexer les nordistes (c’était ça le sujet). Et puis je fais rarement une dissert’ d’histoire pour donner mon avis sur un poème :D C’est pas mon domaine (pas plus que la poésie, d’ailleurs).

    Néanmoins (puisqu’on en parle) je persiste à trouver que traduire respectivement Việt Nam et Nam Việt par « Le Sud des Viets » et « Le Viet du Sud » est casse gueule, car dans un cas et dans l’autre le caractère « Việt » ne désigne pas la même chose :

    • Dans le premier, Việt Nam, « Việt » désigne les descendants des Lạc Việt (tribus du delta du fleuve rouge, dirigés par les dynasties successives des rois Hùng) et d’une certaine manière aussi les descendants des Âu Việt (tribus montagnardes situées plus au Nord, à cheval entre le VN actuel et la Chine)qui ont envahi les Lạc Việt et formé le royaume de Âu Lạc, celui-là même qui a été intégré au Nam Việt par Triệu Đà (après coup, car initialement le Nam Việt n’incluait même pas Âu Lạc).
    • J’en viens donc au deuxième, le Nam Việt (première occurrence), où le mot « Việt » désigne toutes les tribus (et il y en a plein, tellement que les Hán les ont englobés sous la désignation « Bách Việt »), c’est-à-dire les peuples non Hán, que les Hán souhaitaient vassaliser. En l’occurrence il s’agissait des Việt du Sud (un certain nombre de tribus différentes), mais il y en avait encore d’autres tout autour, comme les Mân Việt qu’on voit sur votre première carte, qui ont promis allégeance au Nam Việt. Bref, ces « Việt » là ne sont pas du tout les Vietnamiens au sens où on l’entend quand on parle des rois Hùng. Ce terme « Việt » pour les Hán est peut-être comparable à « mọi » qui pour les Kinh désignait (si je me souviens bien) les tribus non Kinh.

    D’où l’aberration de ces deux traductions aussi simplistes, à mon avis, surtout lorsqu’elles sont mises côte-à-côte, ce qui est bien souvent le cas dans les textes francophones.

    Autre chose : il serait intéressant de savoir si le sens que Gia Long (?) donnait au mot Nam Việt était le même que le sens de la première occurrence, au 2ème siècle Av.J.C.

    Pour complément d’info, aujourd’hui en Chine, le mot « Việt » (Yùe) désigne aussi (et surtout) les Cantonnais, avec un caractère différent du Việt de Việt Nam, mais dont l’étymologie ramène au même mot. Les Cantonnais sont probablement les descendants d’une autre tribu (ou plusieurs tribus assimilées?) des Bách Việt, ils n’ont ni la même origine géographique, ni la même culture, ni la même langue que les Kinh. Juste une communauté de destins, et quelques points communs, comme il y en a entre les Français et les Allemands.

    Et désolé si je ne peux pas citer de bouquin, je n’ai pas une bibliothèque assez fournie. Je n’ai à portée de main que mes souvenirs, mes notes de cours, et Google. :)

    Bonjour Frère Singe,
    Mais non, mais non, je ne vise personne !
    J’ai cité ce dicton seulement pour que personne ne me traite de pédant. J’aime aussi citer Confucius : « Je transmets les enseignements des anciens et n’invente rien de nouveau » (Confucius, Entretiens, chap. VII).

    Pour revenir au sens étymologique de Việt, considérons le caractère chinois qui le représente : (yuè en pin yin) = qua, vượt qua = traverser.
    Ce terme des Chinois Hán désigne les peuples qui vivaient de l’autre côté (au sud) du Yang Tsé Jiang qu’ils ne pouvaient rencontrer qu’après avoir traversé le fleuve (voir la carte de la Chine montrée par Trần Trọng Kim).
    Voilà ce que je sais à travers des livres « solides » que j’ai lus, les autres interprétations me paraissent des « discussions libres » dont je laisse la responsabilité à leurs auteurs.
    Bien cordialement.
    Đông Phong

    @celestialove 133974 wrote:

    si on explique à ta manière, à mon avis, je pense que Việt Thương peut être compris comme l’amour des viêts aussi, je crois, ou inversement, aimer les viêts, ça dépend.

    et puis, je me demande si « Âu Lạc », la partie du Nord du VN, signifie un lieu prospère est la combinaison de deux noms: [Âu et Lạc Long Quân, selon la tradition, ce couple a donné naissance de cent oeufs, donc cents enfants: cinquante vont dans la mer, cinquante monte à la montagne. Est-ce que cette tradition est donc aussi valable pour les viets habitant auparavant au Việt Thương?

    et comment ça se fait que contrairement à ces deux noms, les viets du Sud sont maintenant plus riches que ceux du Nord?

    🙁

    @ Celestialove (Mlle, ou Mme, ou Mr. au singulier ou au pluriel),
    Vous êtes très habile(s) pour vous insérer dans n’importe quel sujet !
    Mais, excusez-moi, vous êtes un peu biglouche(s) : ce n’est pas de Việt Thương (sans accent) qu’il s’agit mais de Việt Thường (avec l’accent huyền ou grave), les anciens habitants du VN !
    Quant à Âu Lạc vous ne faites que nous rappeler que votre « Maître Suprême » Ching Hai s’est proclamée…Aulacienne.
    CQFD !
    Alors, s’il vous plaît, allez racoler ailleurs et ne nous encombrez pas avec vos gros sabots !
    Dông Phong

    @frère Singe 133936 wrote:

    Je crois surtout qu’il y a une confusion, même si je ne suis pas certain de l’origine de cette confusion.

    Quand en français on traduit « Viet Nam » par « Les Viets du Sud » (ou parfois « Le Sud des Viet »), c’est extrêmement casse gueule. Je pense qu’il faut surtout se demander, à l’époque de cette dénomination, quelle était la relation du Vietnam avec la Chine. En général, c’est la relation classique de vassalité d’un peuple souverain envers le souverain suprême : la Chine.

    Donc il faut comprendre ce nom comme « Le pays des Viet qui se situe au Sud de la Chine »

    Ce qui est sûr et certain, c’est que le nom « Viet Nam » ou « Nam Viet » n’a jamais désigné le Sud du Vietnam« 

    Viet « Nam », c’est « Nam » par rapport à la Chine.

    […]

    Chers ami(e)s,
    Au Việt Nam, nous avons un très beau dicton : Nói có sách, mách có chứng (Parler avec des livres, rapporter avec des preuves).
    Veuillez donc ne pas m’accuser de pédant si je vous apporte ces références pour éviter des confusions que nous voyons trop souvent sur FV et ailleurs.

    1) Il faut se rappeler que les textes officiels de l’ancien Việt Nam utilisaient le chinois. Or en chinois, dans des expressions comprenant deux termes, le premier est le qualificatif et le second, le substantif.
    Ainsi dans :
    Việt Nam : Việt (qualificatif) Nam (substantif) = le Sud des Việt ;
    Nam Việt : Nam (qualificatif) Việt (substantif) = les Việt du Sud.

    2) Après la réunification du pays en 1802, qui mit fin à plusieurs siècles de guerres civiles, l’empereur Gia Long voulut changer le nom du royaume de Đại Việt en Nam Việt. Mais les Chinois s’y opposèrent et n’acceptèrent que Việt Nam.
    Pourquoi ? Regardez les deux cartes ci-dessous, et vous comprendrez.

    La Chine antique :

    [IMG]https://lh5.googleusercontent.com/loKJUfvxcBokYEFu-p6axrYGYFuTKthVu2HMYdXAhggENriazGu0HNmHqIk86KFQueaJUWoiRR135mm1e1uNOhLOzg=s512[/IMG]

    (Réf : Trần Trọng Kim (Việt Nam sử-lược (Précis de l’histoire du Viêt Nam) (orig. 1920), Saigon, Bộ Giáo Dục, Trung Tâm Học Liệu Xuất Bản, 1971, tome I, p. 27).

    Dans la Chine antique, les Chinois Hán habitaient le Nord , et tout le Sud du pays était occupé par des peuples Việt. Nos ancêtres vietnamiens faisaient partie des Bách Việt, dont certaines tribus avaient formé le royaume nommé Âu Lạc (au Nord Việt Nam).

    3) Entre 208 et 111 av. JC, un général chinois nommé Zhao Tuo (Triệu Đà), après avoir conquis Âu Lạc, fonda le royaume du Nam Việt, qui allait du Nord Việt Nam jusqu’à Canton. Voir la carte ci-dessus :

    [IMG]https://lh4.googleusercontent.com/YgB_nNbMqaUJHkWfIXv8kANF3Qg0KqvnYrMPrzWCpQUl39wMuNLBw506HrvM_iTQbD20-RZ5jCHqsKJlQeVYtWpLFQ=s512[/IMG]
    (Réf : Lê Thành Khôi, Histoire du Vietnam, Sudestasie, 1992, p. 93).

    On comprend alors pourquoi les Chinois ne voulaient pas que Gia Long appelât son royaume Nam Việt, mais seulement Việt Nam : ils avaient peur que les Vietnamiens revendiquassent leur territoire jusqu’à Canton !

    Dông Phong

    en réponse à : poèmes vietnam #138086

    @Ti Ngoc 133875 wrote:

    Bonjour anh Dông Phong

    moi je suis née dans le Nord du Vietnam
    et j’habite dans le Sud de la France:D

    YouTube – ‪NINO FERRER. LE SUD + LYRICS.‬‏ LOL!:lol:

    (et je sais que partout où j’irai au Vietnam
    je serai respectée,
    pas seulement parce que je suis une femme,:tease:)

    Bon dimanche à vous
    bien amicalement
    Ti Ngoc

    Bonsoir Ti ngoc,
    Bien sûr !
    A nous qui connaissons bien le Viet Nam de faire connaître, sereinement, notre cher pays d’origine à ceux qui le connaissent mal.
    Bonne nuit,
    Bien amicalement.
    Dông Phong


    en réponse à : poèmes vietnam #138046

    @maman94100 133843 wrote:

    Bidji,
    Moi à ta place,j’aurais tourné la langue 7 fois avant de parler car la majorité des forumistes ici sont du nord.Sauf Agemon et moi et puis…lol

    @NoiVongTayLon 133845 wrote:

    Moi aussi…:bigsmile::bigsmile:
    Car je suis né à SaiGon (HCMC) et je parle avec n’importe quel accent…:pleasantry::bigsmile:
    NVTL :bye:

    Bonjour Maman94100, NVTL et TLM,
    Aux gens, qui ne connaissent pas bien le Vietnam et les Vietnamiens, et qui me demandent si je suis du (ou pour le) Nord ou du (le) Sud (comme si c’étaient deux pays différents), j’ai l’habitude de répondre : « Je suis né au Nord, j’ai vécu dans le Sud, et mon coeur est au Centre ».
    Bon dimanche,
    Bien amicalement.

    en réponse à : Littérature vietnamienne dans toutes ses diversités #138028

    @maman94100 133841 wrote:

    merci ba’c Dông Phong.Néanmoins,je voudrais savoir comment se fait il que PNL écrivait ses poèmes en Chinois?Je sais que le Vn était sous domination chinoise durant plusieurs siècles.Mais pourquoi avoir écrit en Chinois au lieu du Vietnamien?
    Désolée pour mon manque de connaissance.

    Bonsoir Maman94100,
    Dans l’ancien Vietnam, le chinois (hán) était l’écriture et la langue « savantes » des lettrés (comme le latin en Europe) et de l’administration du pays (concours de lettrés aboutissant au mandarinat, décrets royaux, textes de lois, annales, etc…). Cette utilisation « officielle » du chinois a duré jusqu’aux premières décennies du XXè siècle, avec deux courtes éclipses sous les Hồ (1400-1407) et les Tây Sơn (1788-1802).
    Du temps de Phạm Ngũ Lão (XIIIè siècle), l’écriture nôm venait juste d’être inventée pour exprimer des mots typiquement vietnamiens qu’il n’y a pas dans le chinois. Elle était alors encore peu utilisée.
    L’écriture romanisée actuelle, le quốc ngữ, fut établie par les missionnaires jésuites au XVIIè siècle, mais elle n’a été popularisée qu’à partir du début du XXè siècle.
    Cordialement.
    Dông Phong


    en réponse à : Littérature vietnamienne dans toutes ses diversités #137993

    @maman94100 133806 wrote:

    Bonjour ba’c Dông Phong,
    Je voudrais savoir si le Vietnamien parlé à l’époque de PNL était aussi incompréhensible comme le poème ci-dessous ou était il comme de nos jours?
    Hoành sóc giang sơn cáp kỷ thu,
    Tam quân tỳ hổ khí thôn ngưu.
    Nam nhi vị liễu công danh trái,
    Tu thính nhân gian thuyết Vũ hầu*.
    C’est quoi?c’est du chinois ou de l’ancien vietnamien?
    Merci ba’c.

    Bonjour Maman94100,
    Ce que vous avez recopié là est la prononciation à la vietnamienne du chinois dont est écrit le poème.
    Sa compréhesion est dans les traductions que j’ai indiquées.
    Cordialement.
    Dông Phong

    en réponse à : Littérature vietnamienne dans toutes ses diversités #137985


    Un poème de Phạm Ngũ Lão (1255-1320)

    Chers ami(e)s,
    Je ne sais pas si vous connaissez ce poème qui est encore enseigné dans les écoles vietnamiennes.
    Son auteur, Phạm Ngũ Lão, était un des généraux qui aidèrent Trần Hưng Đạo à repousser les Mongols Nguyên (Yuan) lors de leurs deux dernières invasions du Vietnam au XIIIème siècle (1ère invasion en 1258, 2ème et 3ème invasions en 1284 et 1288). Par la suite, il se distinguait dans plusieurs expéditions au Laos et au Champa.
    Phạm Ngũ Lão était non seulement un grand stratège militaire mais aussi un lettré. Malheureusement, de ses écrits il ne nous reste que deux poèmes en caractères chinois composés selon la prosodie Tang à sept pieds : un huitain, Vãn Hưng Đạo đại vương (Condoléance au grand prince Hưng Đạo), et un quatrain, Thuật hoài (Confidence).
    Vous trouverez ci-après le dernier poème avec ses traductions.
    Il est à noter enfin que Trần Hưng Đạo et Phạm Ngũ Lão sont toujours vénérés en tant que génies protecteurs de la nation vietnamienne. On peut rencontrer leur culte dans de nombreux édifices religieux comme, par exemple, au đền Phù Ủng sis au N° 25 de la rue Lý Quốc Sư de Hanoi.
    Đông Phong


    Nguyên tác chữ Hán (original en caractères chinois) :

    述懷

    橫槊江山恰幾秋
    三軍貔虎氣吞牛
    男兒未了功名債
    羞聽人間說武侯


    Phiên âm (traduction phonétique en vietnamien) :

    Thuật hoài

    Hoành sóc giang sơn cáp kỷ thu,
    Tam quân tỳ hổ khí thôn ngưu.
    Nam nhi vị liễu công danh trái,
    Tu thính nhân gian thuyết Vũ hầu*.


    Dịch nghĩa (traduction littérale en vietnamien, Ngữ văn 10, NXB Giáo Dục, 2006) :

    Tỏ lòng

    Cầm ngang ngọn giáo gìn giữ non sông đã mấy thu,
    Ba quân như hổ báo, khí thế hùng dũng nuốt trôi trâu.
    Thân nam nhi mà chưa trả xong nợ công danh,
    Thì luống thẹn thùng khi nghe chuyện Vũ Hầu*.

    Bản dịch thơ của (traduction poétique de) Trần Trọng Kim :

    Thuật hoài

    Múa giáo non sông trải mấy thâu,
    Ba quân khí thế át sao Ngưu.
    Công danh nam tử còn vương nợ,
    Luống thẹn tai nghe chuyện Vũ Hầu*.


    Traduction littérale de Đông Phong :

    Confidence

    J’ai brandi ma lance pour défendre le pays depuis tant d’automnes,
    Devant trois armées de fauves dont l’ardeur pourrait avaler l’étoile du Buffle,
    Mais mon devoir d’homme public n’est pas encore complètement rempli,
    Et j’ai honte en écoutant la légende de Vũ Hầu*.


    * Vũ Hầu ou Gia Cát Lượng (诸葛亮, Zhūge Liàng, 181-234) : grand stratège chinois du temps des Trois Royaumes Combattants.


    Sources accessibles sur Internet :
    ° http://vi.wikipedia.org/wiki/Ph%E1%BA%A1m_Ng%C5%A9_L%C3%A3o
    ° http://vi.wikipedia.org/wiki/Thu%E1%BA%ADt_ho%C3%A0i_(Ph%E1%BA%A1m_Ng%C5%A9_L%C3%A3o)
    ° http://www.vannghesongcuulong.org/vietnamese/tulieu_tacpham.asp?TPID=16016&LOAIID=29&LOAIREF=5&TGID=2428
    °
    http://vi.wikipedia.org/wiki/Gia_C%C3%A1t_L%C6%B0%E1%BB%A3ng








    en réponse à : Các bạn ở VN có biết loại thẻ này không ? #137636

    Bonjour Anh Truc et TLM,
    Ce topic me rappelle que, du temps de la colonisation française, il y avait à Saigon une rue Búa đe (le marteau menace) tout près de la rue Hàng sắt-lò rèn (marchand de ferraille-forge).
    C’étaient, bien sûr, les rues Labourdais et Alsace-Lorraine !
    Les Vietnamiens sont vraiment les rois du calembour bilingue !
    Bien amicalement.
    Dông Phong


    en réponse à : Các bạn ở VN có biết loại thẻ này không ? #137629

    @AnhTruc 133414 wrote:

    Bonjour TLM
    En ce temps maussade, une petite histoire pour redorer le soleil manquant.
    Je viens de la recevoir par mail d’un ami de l’ami de l’ami et cetera…
    Et c’est toujours ainsi dans les retransmissions
    Je la reproduis ici in extenso par respect à l’auteur.
    Elle est écrite en vietnamien.
    La voici:

    Các bạn ở VN có biết loại thẻ này không ?
    Tui xin kể một chuyện vui có thiệt 100%, xảy ra cho chính tui.
    Cách đây vài tháng, một người bạn nhờ tui ra phi trường đón dùm một cô ca sĩ rất rất ư là nổi tiếng bên VN (xin cho phép tui tạm dấu tên cô ca sĩ đó). Nàng là thần tượng của giới trẻ bên đó và cũng như bên đây . Nàng rất ư là dễ thương và very cute ! và thông minh luôn . Nàng sang đây hát show theo lời mời của nhóm người bạn của tui.
    Anyway, trên xe, nàng hỏi tui là nàng có thể xài thẻ tín dụng bên đây được không ? tui hỏi lại là thẻ loại gì ? của nhà băng nào ? Thì nàng nhỏ nhẹ bảo là thẻ của nàng là thẻ « Con Mẹ Xin ăn » !!!
    Và cứ thế, suốt cả giờ, nàng huyên thuyên kể về cái thẻ « Con Mẹ Xin ăn » của nàng có rất nhiều tiền trong đó, nàng có thể dùng nó bất cứ lúc nào và bất cứ nơi nào trên thế giới …
    Tui không dám hỏi . Cũng không dám ngắt lời nàng để hỏi. Trong lòng cứ ấm ức và thắc mắc, – Ngộ thiệt đó nha ! Cớ sao nhà băng bên Việt Nam lại lấy một cái tên nghe oái oăm thiệt. Tại sao lại đi lấy tên nhà băng là « Con Mẹ Xin ăn » nhỉ ???
    Thiếu gì tên đẹp mà sao hổng lấy. Mà lạ, nàng bảo là cái « Con Mẹ Xin ăn » băng này là lớn lắm đó nha … Em được họ cho em muốn xài bao nhiêu cũng được cả . Vì họ biết em có dư khả năng trả cho họ hàng tháng !!! « 
    Chở nàng đến khách sạn, tui ngần ngừ rồi năn nỉ: « Em cho anh xem thử cái thẻ … của em được không ? »
    Guess what? Mèng đét ui, té ra nó là cái thẻ Commercial Bank! tui phá ra cười khom cả cái lưng còm ốm yếu cúa tui. Mà tất nhiên là hổng dám giải thích cho nàng hiểu tại sao mình cười . hi hi hi!
    Suốt đời chắc hông bao giờ quên được cái kỷ niệm đó, kỷ niệm mà tui hông bao giờ dám kể lại cho nàng nghe cả!

    J’essaie gauchement de la résumer en français, mais elle perdrait 99% de son humour.
    Amis vietnamien, connaissez vous cette carte bancaire ?
    J’allais chercher à l’aéroport une chanteuse vietnamienne très célèbre.
    Durant le trajet elle me demanda si elle pouvait utiliser ici sa carte bancaire.
    Je lui demandais de quelle carte s’agit-il
    Elle répondait, la carte « Con Mẹ Xin ăn »
    Traduction « la femme qui mendie »
    Mais vraiment cette traduction est une vraie trahison car elle n’a aucun sens.
    (NTD essayer de lire le reste du texte en vietnamien même si vous ne comprenez qu’un mot sur dix, c’est plus fun)

    Cordialement
    AnhTruc

    Cher Anh Truc,
    Cette célèbre chanteuse Viêt Kiêu ne venait-elle pas de « Cent francs six cô » ?
    Hi, hi, hi,
    Bonne nuit,
    Bien amicalement.
    Dông Phong

    Bonjour Thanh Ba.ch et TLM,
    Avec votre permission, voici un haïku bilingue.
    Bien amicalement.
    Dông Phong

    Chaque jour qui passe
    marque le calendrier
    d’éphémères rides
    Mỗi ngày qua
    khắc vào tấm lịch
    hàng loạt vết phù du

15 sujets de 1,186 à 1,200 (sur un total de 2,144)