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Thề Non Nước
Tản Đà (1889-1939)
Nước non nặng một lời thề
Nước đi đi mãi không về cùng non
Nhớ lời nguyện nước thề non
Nước đi ra biển non còn ngóng trông
Non cao những ngóng cùng trông
Suối khô dòng lệ chờ mong tháng ngày
Xương mai một nắm hao gầy
Tóc mây một mái hãy còn tuyết sương
Trời tây nổi bóng tà dương
Càng phơi vẻ ngọc nét càng phôi pha
Non cao tuổi vẫn chưa già
Non thời nhớ nước, nước mà quên non
Dù như sông cạn đá mòn
Còn non, còn nước, hãy còn thềxưa
Non xanh đã biết hay chưa
Nước đi ra bể lại mưa về nguồn
Nước non hội ngộ còn luôn
Bảo cho non chớ có buồn làm chi
Nước kia dù hãy còn đi
Ngàn dâu xanh tốt non thì cứ vui
Nghìn năm giao ước kết đôi
Non non nước nước không nguôi lời thề1920
Traduction par Dông Phong :
Le serment des monts et des eaux
L’eau et le mont portent la lourde charge d’un serment
Mais l’eau s’en va toujours et ne revient pas vers le mont
L’eau est partie à la mer
Et se souvenant du serment le mont l’attend toujours
Le mont escarpé attend et désespère
Le torrent asséché verse des larmes jour après jour
L’abricotier dépérit décharné
Les cheveux de nuage se couvrent d’un voile de neige
Le soleil du soir allonge les ombres sous le ciel de l’ouest
Exposant le jade en traits évanescents
Le mont élevé ne se sent point âgé
Il se souvient de l’eau, mais l’eau l’a oublié
Même si le fleuve se tarit et que la pierre s’use
Tant qu’il y aura des monts et des eaux, le serment d’antan survivra
Sait-il le mont si vert
Que l’eau partie à la mer revient à la source par la pluie
Ainsi les eaux et les monts se retrouvent souvent réunis
Ô mont, ne sois donc pas triste
Bien que l’eau continue de partir
Réjouis-toi avec ces milliers de muriers qui verdissent ton flanc
Pour mille ans ils ont promis de s’unir
Les monts et les eaux jamais n’oublieront leur serment1920
Note. « Les monts et les eaux » est une expression poétique pour désigner le pays, la patrie. Mais « Le serment des monts et des eaux » est aussi celui que se font les amoureux qui se promettent de s’aimer jusqu’à ce que « les fleuves soient asséchés et les monts usés » (sông cạn núi mòn). Des exégètes ont vu dans ce poème le patriotisme amer, mais plein d’espérance du poète : le mont représenterait le patriote et l’eau, le pays colonisé qui, espère-t-il, reviendra un jour à ses habitants.
Bonjour TLM,
La fonction « recherche » ne me permet pas de savoir si j’ai déjà publié cette chanson ou non.
Alors je la remets ici, avec mes excuses si vous trouvez que je me répète (radote).
Dông Phonghttp://www.youtube.com/watch?v=e4to63ifdk8
Ngày Về
Tung cánh chim tìm về tổ ấm
nơi sống bao ngày giờ đằm thắm
nhớ phút chia ly ngại ngùng bước chân đi
luyến tiếc bao nhiêu ngày xanhTha thiết mong tìm về bạn cũ
nhưng cánh chim mịt mùng bạt gió
vắng tiếng chim xanh ngày vui hót tung bay
mờ khuất xa xôi nghìn phươngTrên đường tha hương vui gió sương
riêng lòng ta mang nỗi nhớ thương
âm thầm thương tiếc cho ngày về
tìm lại đường tơ nay đã dứtNghe tiếng chim chiều về gọi gió
như tiếng tơ lòng người lạc bước
nhắp chén men say còn vương bóng quê hương
dừng bước tha hương lòng đau1946
Traduction par Dông Phong :
Le jour du retour
Déployer mes ailes pour revenir chercher le nid douillet
là où j’ai vécu tant de jours heureux dans le passé
mais au souvenir de l’adieu j’hésite à avancer
tout en regrettant les printemps envolésJe voudrais retrouver mes anciens amis sincèrement
mais mes ailes d’oiseau ont été emportées si loin par le vent
et les chants des gais oiseaux bleus qui virevoltaient
se sont évanouis dans mille horizons éloignésAvec le vent et le brouillard sur mon chemin d’émigré je me suis bien amusé
mais mon cœur au fond garde tous ces regrets
et en silence espère un jour là-bas retourner
pour renouer les fils de soie qui s’étaient brisésEn écoutant les oiseaux du soir qui appellent le vent
et font vibrer les fibres de celui qui s’est trompé de chemin
je sirote cet alcool enivrant chargé du pays natal
mais en cet arrêt en terre lointaine mon cœur a mal
Bonjour Anh Truc et TLM,
Je crois qu’il y a eu une dicussion sur le fait que les Vietnamiens ne savent pas dire « merci, pardon ».
Mais je n’arrive pas à la retrouver avec la fonction « recherche ».
Bien cordialement.
Dông Phong@quangyen 141161 wrote:
Bonjour,
Mon message de réponse à Hao , Phong et Han Viët, soumis à l’ approbation des modos , n’ a pas été imprimé. Il ne comportait aucune injure, aucune impolitesse. Merci, de m’ en donner la raison.
Tres bonne journée.
yenBonjour Yen,
Je ne savais pas qu’il fallait soumettre les réponses à l’approbation des modos !:girl_devil:
Je les poste toujours directement.
Amicalement.
Dông Phong@DédéHeo 141157 wrote:
Je pense aussi : Il a fallut une équipe de gens plusieurs pays qui collabore avec des Vietnamiens
Bonjour DédéHeo,
Il y a déjà eu de très bonnes études sur la genèse et l’évolution du quốc ngữ.
Ci-après, un ouvrage de référence, très documenté, de feu le P. Đỗ Quang Chính, un grand linguiste qui maîtrisait de nombreuses langues, dont le chinois, le latin et le portugais.
Cordialement.
Dông PhongUploaded with ImageShack.us
10 décembre 2011 à 16h00 en réponse à : Courts poèmes de la vie qui passe – Thơ Ngắn cho cuộc đời đang trôi #144926@hoa lan 141147 wrote:
Bonjour à vous,
@Thanh bach
La fidélité est difficile à maintenir !…
H.L :bye:
Bonjour Hoa Lan,
Permettez-moi de vous contredire avec ce haïsha !
Bien cordialement. :jap:
Dông PhongUploaded with ImageShack.us
@quangyen 141142 wrote:
Je voudrais faire une recherche symbolique, concernant le phénix au Vietnam. Qui peut m’ orienter , pour mes pistes de recherche, litterature,poésies, architecture, culte des Ancêtres, ceremonies familiales etc etc.
Merci et tres bonne journée. yenBonjour Yen et TLM,
Voici une belle tête de phénix en terre cuite exposée au musée de la citadelle des Hồ (1400-1407), à Vĩnh Lộc, province de Thanh Hóa (la citadelle a été élue « patrimoine mondial » par l’UNESCO en juin dernier).
Bien amicalement à vous et à Xime.
Dông PhongUploaded with ImageShack.us
PS :
1) sur la page de Wikipedia indiquée par NVTL, 鳳凰 / 凤凰 pinyin : fènghuáng se dit en vietnamien phượng (phụng) hoàng.2) on dit « phượng múa rồng bay » (danse de phénix et vol de dragon) pour qualifier une belle calligraphie.
3) Voir différents proverbes sur mon livre « Proverbes et autres citations populaires du Vietnam » que vous avez acquis, aux entrées « phượng » et « phụng ».
@Bao Nhân 141140 wrote:
Je ne comprends pas pourquoi Le Comité chargé des affaires viet kieu soit officiellement appelé « Ủy Ban Nhà Nước Về Người Việt Nam Ở Nước Ngoài » au lieu de « Ủy Ban Nhà Nước Về Việt Kiều » ou « Ủy Ban Nhà Nước Về Người Việt Hải Ngoại ». Pourtantces deux derniers sont plus concis, donc plus facile à retenir et agréable à entendre car plus littéraire.
…
Bonjour Bao Nhân et TLM,
Au VN, il y a deux mouvements linguistiques contradictoires :
Pendant la guerre d’indépendance, les autorités de la « République démocratique » essayaient de n’utiliser que des mots typiquement vietnamiens, en évitant le hán-việt (trop « bourgeois » !). Ainsi on dit, par exemple: nhà nước au lieu de quốc gia, « Người Việt Nam Ở Nước Ngoài » au lieu de « Việt Kiều », etc…
Mais depuis ces dernières décennies, les media ont popularisé des néologismes qui sont des traductions d’expressions chinoises, comme : tham quan au lieu de viếng (visiter), tư duy au lieu de tư tưởng (pensée, opinion), etc…Et il y en a de plus en plus, pas toujours faciles à suivre pour des vieux Việt Kiều (comme moi) !
Cordialement.
Dông Phong@Bao Nhân 141129 wrote:
Bonjour Bac Dông Phong,
J’ai lu quelque part l’histoire des Japonais venus s’installer à Faifo (ancien nom de Hoi An) que ce fut à la suite des persécutions contre la communauté chrétienne sous l’ordre des Shoguns qu’ils étaient obligés de quitter le Japon.
pht
Bonsoir Bao Nhân,
Avant l’arrivée au pouvoir du shogun Tokagawa Ieyasu au Japon, Faifo (Hải Phố en vietnamien, la future Hội An) était déjà un grand port de commerce, où il y avait beaucoup de commerçants japonais.
Les Japonais qui refusaient l’interdiction de Tokagawa de commercer avec l’étranger y venaient encore plus nombreux, sans compter des catholiques qui fuyaient la répression du shogun.
Ainsi, quand le P. Alexandre de Rhodes y revint en 1640, le gouverneur de l’endroit était même un Japonais :
« Je me retirai donc en un bourg nommé Faifo, où il y a un grand commerce des Japonais, qui font là leur séjour et leur trafic ; je m’y tiens à couvert, et la première chose que je fis fut de gagner le Gouverneur qui était un Japonais païen, et persécuteur de notre Sainte Foi » (A. de Rhodes, Voyages et missions, 1653, pp. 120-121).Cordialement.
Dông Phong@DédéHeo 141126 wrote:
Pas grave, je ne savais pas si je devais parlez de Shogun, des Jésuites et des Hollandais là car le report avec le quoc ngu est assez ténu.
Si, si, le rapport entre les Jésuites et le Japon a une grande importance pour le Viêt Nam : sans l’interdiction du christianisme par le shogun japonais de l’époque, les jésuites linguistes, dont Alexandre de Rhodes, ne seraient pas venus au Viêt Nam pour en romaniser la langue. Les Jésuites avaient déjà acquis une expérience de 20 ans dans la romanisation du japonais (rômaji).
Dông Phong@DédéHeo 141122 wrote:
je me demande si les costumes de la série TV Shogun sont exacts car ils sont assez colorés:
Le pilote portugais Vasco Rodrigues joué par John Rhys-Davies – Wikipedia, the free encyclopediaANIME GATE – Content
le cardinal jésuite est tout rouge bien sûrExcusez-moi, DédéHeo et TLM,
Je me suis trompé de discussion, et j’ai envoyé ma réponse à un autre message de DédéHeo (ci-après).
Dông PhongVoir : http://www.forumvietnam.fr/forum-vietnam/discussion-libre-th-o-lu-n-t-do/7904-sh-gun-de-james-clavell.html#post141124 ci-dessous :
Envoyé par DédéHeo 
–
Citation:
En 1600, le navire hollandais L’Érasme s’échoue sur les côtes japonaises. Fait prisonnier par un seigneur local, son pilote anglais John Blackthorne découvre un pays dont il ignore tout et dans lequel les missionnaires Jésuites portugais ont un pouvoir considérable.Bonjour DédéHeo,
Les cinéastes prennent souvent des raccourcis et des libertés avec l’histoire !En effet, source facile sur Internet :
» François Xavier arriva à Goa dès 1542 et au Japon le 27 juillet 1549. Le samouraï Mitsuhide Akechi accorda aux Jésuites le fief de Nagasaki en 1580. Mais le Japon traversait une période d’instabilité politique et Hideyoshi Toyotomi leur retira ce fief dès 1587 avant de les expulser du pays.
(Compagnie de Jésus – Wikipédia ).Le pire allait venir avec le shogun Tokugawa Ieyasu :
» Le shogunat Tokugawa décida finalement d’interdire le christianisme en 1614. Cette date marque la fin du christianisme officiel ».
(Shogunat Tokugawa – Wikipédia )Cordialement.
Dông Phong
@DédéHeo 104202 wrote:
–
Citation:
En 1600, le navire hollandais L’Érasme s’échoue sur les côtes japonaises. Fait prisonnier par un seigneur local, son pilote anglais John Blackthorne découvre un pays dont il ignore tout et dans lequel les missionnaires Jésuites portugais ont un pouvoir considérable.Bonjour DédéHeo,
Les cinéastes prennent souvent des raccourcis et des libertés avec l’histoire !En effet, source facile sur Internet :
» François Xavier arriva à Goa dès 1542 et au Japon le 27 juillet 1549. Le samouraï Mitsuhide Akechi accorda aux Jésuites le fief de Nagasaki en 1580. Mais le Japon traversait une période d’instabilité politique et Hideyoshi Toyotomi leur retira ce fief dès 1587 avant de les expulser du pays.
(Compagnie de Jésus – Wikipédia ).Le pire allait venir avec le shogun Tokugawa Ieyasu :
» Le shogunat Tokugawa décida finalement d’interdire le christianisme en 1614. Cette date marque la fin du christianisme officiel ».
(Shogunat Tokugawa – Wikipédia )Cordialement.
Dông Phong@Ti Ngoc 141099 wrote:
Bonsoir Bac anh Truc,
Bonsoir TLM,Peut être peux tu m’aider Bac?
Je suis à la recherche de proverbes vietnamiens se rapportant à la mère et l’enfant, à la naissance…Merci et très bonne fin de soirée à tous
Ti Ngoc
Bonjour Ti Ngoc,
Voici, rapidement, quelques expressions de ma collection :
[FONT=&][/FONT][FONT=&]Cha sinh không bằng mẹ dưỡng.[/FONT][FONT=&]Le père géniteur ne vaut pas la mère nourricière.[/FONT][FONT=&]Surtout quand il ne s’occupe pas de ses enfants.[/FONT]
[FONT=&]Chân tốt về hài, trai tốt về noãn.[/FONT][FONT=&]Les pieds sont beaux par les pantoufles, un garçon est beau grâce à l’ovule de sa mère[/FONT][FONT=&]Un bel hommage à la mère.[/FONT]
[FONT=&]Công cha như núi Thái Sơn,[/FONT][FONT=&]Nghĩa mẹ như nước trong nguồn chảy ra.[/FONT][FONT=&]Le mérite du père est comme le mont Tai Shan,[/FONT][FONT=&]L’amour de la mère est comme l’eau qui s’écoule de la source.[/FONT][FONT=&]
Le mont Tai Shan est la montagne sacrée la plus célèbre de la Chine.[/FONT][FONT=&]
Mãn nguyệt khai hoa.[/FONT][FONT=&]Au terme des lunes, la fleur s’ouvre.[/FONT][FONT=&]
Se dit de la naissance d’un enfant au terme d’une grossesse réussie.[/FONT][FONT=&]
Mẹ tròn con vuông.[/FONT][FONT=&]Mère ronde enfant carré.[/FONT][FONT=&]Expression paraissant bizarre aux étrangers, qui signifie un accouchement parfaitement réussi. Mais il faut savoir qu’autrefois, chez nous et en Chine, on croyait trời tròn đất vuông (le ciel rond et la terre carrée). Donc c’est un accouchement béni du ciel et de la terre.[/FONT]
[FONT=&]Phúc đức tại mẫu.[/FONT][FONT=&]Le bonheur et la vertu proviennent de la mère.[/FONT][FONT=&]
L’influence bienfaisante de la mère.[/FONT]
[FONT=&]
[/FONT][FONT=&]
Bien amicalement.
Dông Phong
[/FONT]@dannyboy 141091 wrote:
Je croyais que les vêtements des missionnaires pouvaient être « de toutes les couleurs pourvu qu’ils soient noirs ». Et je vois difficilement la relation entre un homme habillé en noir et une orchidée. J’ai l’impression que les viets de l’époque les appelaient « Hoà Lan », peut être parce qu’ils les croyaient venir de la Hollande ?
Bonjour Dannyboy,
Non, Hoa Lang (Lang avec g final, et non pas lan = orchidée), comme c’est écrit dans la relation du P. Borri, désignait les Portugais, les 1ers Européens arrivés en Extrême-Orient (Japon, Chine, …) au XVIè siècle. Les Hollandais ne venaient que bien après.
En cantonnais (Macao = base des Jésuites), çà se dit Fa Lang, à l’origine probablement de l’expression Fa Lang Sa.
On représente toujours les missionnaires en costumes noirs et avec une longue barbe blanche. Mais ce ne sont que des portraits posthumes, en « respectables vieillards » des XVIIIe et, surtout, XIXe siècles.
Ci-après, un rare portrait d’Alexandre de Rhodes jeune en couleurs.
Cordialement.
Dông PhongUploaded with ImageShack.us
@thuong19 141063 wrote:
ce topic mérite de vivre, c’était une bonne idée d’Agemon de l’avoir ouvert.
@Buuhoa 141077 wrote:
Bonjour Thuong,
Oui, ce topic mérite de vivre et je remercie à l’avance ceux qui prendront la peine de nous faire voir des vidéos.
Bonjour Thuong, BuuHoa et TLM,
Oui, vous avez raison !
Comme il pleut, j’ai envie de réécouter cette fameuse chanson de Đặng Thế Phong, en pensant à Agemon.
Bien amicalement.
Dông PhongPour l’écouter, cliquez sur :
Giọt mưa thu
Đặng Thế Phong, 1942
Ngoài hiên giọt mưa thu thánh thót rơi
Trời lắng u buồn mây hắt hiu ngừng trôi
Nghe gió thoảng mơ hồ trong mưa thu
Ai khóc ai than hờVài con chim non chiêm chiếp kêu trên cành
Như nhủ trời xanh
Gió ngừng đi
Mưa buồn chi
Cho cõi lòng lâm lyHồn thu tới nơi đây gieo buồn lây
Lòng vắng muôn bề không liếp che gió về
Ai nức nở thương đời
Châu buông mau
Dương thế bao la sầuNgười mong mây tan cho gió hiu hiu lạnh
Mây ngỏ trời xanh
Chắc gì vui
Mưa còn rơi
Bao kiếp sầu ta nguôiGió xa xôi vẫn về
Mưa giăng mù lê thê
Đến bao năm nữa trời
Vợ chồng Ngâu thôi khóc vì thuTraduction par Dông Phong :
Gouttes de pluie d’automne
Dehors sur la véranda, les gouttes de pluie tombent en mélodie syncopée
Le ciel se tait dans la mélancolie et les nuages tremblants ne veulent plus s’écouler
En écoutant à travers la pluie d’automne le vent qui passe comme dans un rêve
Qui pleure, qui se lamente ?Sur les branches d’arbres quelques oisillons piaillent tout peureux
Comme pour rappeler le ciel bleu
Ô vent, arrête
Et pluie, pourquoi cette tristesse
Qui remplit le cœur de détresse ?L’âme de l’automne qui revient ici sème une tristesse contagieuse
Et le cœur grand ouvert n’a pas de treillage pour se protéger de la bise visiteuse
Qui donc sanglote en plaignant la vie ?
Avec les larmes qui sont lâchées si vite
Ce bas monde se couvre d’une tristesse infinieOn espère que les nuages se dispersent pour laisser s’élever un léger vent froid
Afin que les nuages découvrent un ciel bleu parfois
Mais quelle joie espérer
Quand la pluie ne cesse de tomber
Sans voir tant de nos sorts mal apaisésReviennent toujours ces vents lointains
Quand la pluie déploie un brouillard sans fin
Ô ciel, quand arrêterez-vous cette course folle
Pour que les époux Ngâu1 ne pleurent plus à cause de l’automne1. D’après une légende vietnamienne : un conducteur de buffles célestes, Ngưu Lang, trop épris de sa compagne Chức Nữ, négligeait totalement son troupeau. Pour les punir, l’Empereur de Jade les exila chacun sur un bord du fleuve Ngâu (la Voie Lactée), avec la permission de ne se rencontrer de nouveau qu’une fois par an, au 7e jour de la 7e lune. En ce jour de retrouvailles, ils versent tous les deux tant de larmes qu’elles tombent en pluie incessante. De là provient l’expression « pluie des époux Ngâu » pour désigner une pluie qui n’en finit plus.
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