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30 octobre 2009 à 17h30 en réponse à : [Lemonde.fr] Vague de condamnation d’opposants, au Vietnam #102386HUYARD Pierre;93226 wrote:Je sais bien que comparaison n’est pas raison.
Cependant, je voulais comparer des tribunaux d’exeptions avec d’autres tribunaux d’exeptions.
Colonna n’a pas eu droit a une reconstitution et ses temoins a decharges non pas ete entendus. Ses accusateurs ne sont pas des temoins, mais des parties : ils sont au trou pour avoir reellement participe a l’assassinat.
Comme son tribunal etait a 100% professionnel, il etait coince,
DDV aurait du avoir droit a la Cour de Justice de la Republique et pas a la correctionnelle. Mais il a choisi de laisser Nicolas s’enferer et il a surement eu raison.
Pasqua de meme n’a pu se defendre a cause du Secret Defense. Je n’aime pas specialement Charly, mais ca sent tellement le reglement de compte politique…
Quand a Coupat, il a eu une tres longue garde a vue toute aussi injustifiee et non motivee que sa liberation.
Quand le droit perd ses bases legales, il depasse les bornes et verse dans l’arbitraire.
C’est vrai au Vietnam, et ca l’est aussi en France.
Ca n’est pas un probleme de systeme politique, mais un probleme du droit et des droits de la personne.
Un proces des blouses blanches peut exister sous un regime totalitaire, mais les pays democratiques ne sont pas a l’abri des derapages.Je suis toujours un peu surpris de certaines reactions … mais les respecte tout à fait..
Ceci dit ,
– autant je suis persuadé que l’Occident n’ a pas à imposer son modèle de « Démocratie à l’Ocidentale » (qui n’en est pas un d’ailleurs) à qui que ce soit
– autant je suis convaincu que la liberté d’expression doit avoir beaucoup plus de mal à se faire entendre dans des « pays à parti unique » ( à vous de les trouver svp)
– et encore plus étonné de voir que ce genre de réactions vient de personnes qui ne possèdent pas « uniquement la nationalité vietnamienne ».
la donne est alors notablement modifiée, et la preuve en est sous nos yeux .. puisque sur un tel sujet,vous vous exprimez ouvertement sur ce forum !!! (ce que ne font pas les seuls Vietnamiens de nationalité)
28 octobre 2009 à 19h15 en réponse à : L’actualité photographique : nouveautés, rumeurs, salon photo,.. #102264Sur ce lien :
La photo change de dimension – LeMonde.fr
cet article:
Synthèse
La photo change de dimension
LE MONDE | 15.10.09 | 17h04 •
‘aucuns la croyaient condamnée avec l’arrivée de la vidéo. La photographie ne s’est pourtant jamais aussi bien portée. En dépit de la crise, il devrait se vendre cette année, en France, environ 5 millions d’appareils photo numériques, soit un peu moins qu’en 2008.
Selon l’édition 2009 du baromètre annuel réalisé par Ipsos pour le compte du Syndicat des entreprises de l’image, de la photo et de la communication (Sipec), 87 % des personnes qui pratiquent la photographie possèdent désormais un appareil photo numérique. Si les derniers achats s’expliquent encore principalement par la volonté de passer de l’argentique au numérique, la dynamique du marché s’appuie de plus en plus sur le renouvellement de l’appareil ou sur le premier équipement, notamment pour les plus jeunes.
[IMG]http://pubs.lemonde.fr/5/RENDEZ-VOUS-LEMONDE/index_rendez-vous/exclu/sponsor/2091171126/Middle1/OasDefault/default/empty.gif/35613063323039643461613635366630[/IMG]Tandis que la crise a affecté la consommation de certains produits électroniques grand public, la photo semble donc miraculeusement épargnée. « Même si les progressions en valeur sont inférieures aux progressions en volume, comme sur la majorité des produits technologiques, on note que le marché n’est pas dynamisé par les seuls produits d’entrée de gamme mais par des équipements à plus forte valeur ajoutée », note Marc Heyraud, du Sipec. « La progression confirmée du secteur des reflex (les appareils les plus perfectionnés) confirme la place qu’a su garder la photo parmi les loisirs préférés des Français », se félicite-t-il. Et les intentions d’achats devraient se maintenir à un niveau élevé dans les prochains mois.
Quand il est l’heure du choix, les Français se montrent très attentifs au prix, surtout pour les appareils compacts. Mais la capacité des promotions à déclencher l’acte d’achat est moins forte que par le passé. D’ailleurs, ce sont les reflex, plus chers que les compacts, qui enregistrent la plus forte progression d’achat. Ils séduisent une population de plus en plus en plus vaste et non plus uniquement les passionnés et les professionnels.
L’évolution du nombre de photos prises au cours des six derniers mois est contrastée. Elle est en baisse chez les possesseurs de téléphones portables dotés d’un appareil photo numérique ou équipés d’un compact. Elle augmente chez ceux qui détiennent un appareil plus perfectionné (bridge et reflex). Les Français conservent par ailleurs autant de photos que lors de la précédente enquête. Ils sont sans doute moins boulimiques de photos et cherchent à réaliser de beaux clichés.
Une autre enquête menée par Opinion Matters pour Nikon et portant sur 12 259 personnes dans 12 pays européens montre que les voyages et les paysages constituent les sujets favoris, pour 68,3 % des Européens.
La famille (61,3 %) puis les amis (55,9 %) sont ensuite les sujets privilégiés. Si les Russes sont particulièrement narcissiques (34,2 % prennent des photos d’eux-mêmes), ils sont seulement 8,6 % des Français à le faire. Enfin, pour 7,5 % des Européens, c’est dans le domaine intime et érotique qu’ils pratiquent de préférence l’art de la photographie…
La plupart de ces clichés ne finiront pas dans un album ou dans la mémoire d’un ordinateur. La moitié des images prises par les Européens sont désormais publiées en ligne.
Autre enseignement, les sites communautaires se popularisent comme « lieu » d’affichage des photos, essentiellement auprès des lycéens et des étudiants, mais également auprès des jeunes couples. Désormais, 59 % des lycéens partagent leurs photos sur des sites communautaires alors qu’ils n’étaient que 19 % il y a encore un an.
Parallèlement, regarder des photos faites par des proches sur des sites Internet de consultation photo est une pratique qui tend à se répandre. Près de 60 % des amateurs de photos numériques consultent en ligne des clichés réalisés par leurs proches, une part en augmentation significative par rapport à l’enquête précédente.
Pas question, néanmoins, de diffuser n’importe quoi. Les Français veulent de plus en plus contrôler leur image, et, par conséquent, la manière dont ils souhaitent être perçus par les autres, lorsqu’ils prennent des photos et les partagent en ligne.
« Partager une image n’est pas un geste anodin, juge Stéphane Hugon, docteur en sociologie, responsable du Groupe de recherche sur la technologie et le quotidien à Paris-V. Chez les jeunes, notamment, ce partage prolonge une fonction relationnelle et agit comme une célébration de la relation au groupe. Le moment du partage donne une force de cohésion aux personnes qui y participent, et vient cristalliser un imaginaire commun. »
Toutefois, les Français veulent protéger l’image qu’ils donnent à voir d’eux-mêmes. Un tiers d’entre eux partagent en ligne uniquement les photos et les vidéos qu’ils ont sélectionnées. Ils sont vigilants lorsque leurs amis mettent en ligne des clichés qui les concernent. Et ils demandent souvent à leurs amis de supprimer les photos qui leur déplaisent. Les Français aiment les photos. Surtout quand elles les mettent en valeur.Joël Morio
Un Salon qui mêle fabricants et artistes
Le Salon de la photo se tient à Paris Expo-porte de Versailles du 15 au 19 octobre.
L’entrée est théoriquement payante (10 euros), mais il est possible de se procurer des invitations notamment sur les sites de la soixantaine de marques qui exposent leurs modèles.
Par ailleurs, le Salon rend hommage à Willy Ronis, disparu le 12 septembre. Une exposition est consacrée à cet artiste considéré comme l’un des plus grands photographes français contemporains.
Des rencontres avec de grands photographes comme Lucien Clergue, Dominique Issermann, Marc Riboud, François Rousseau ou Vincent Perez sont également programmés.
Dans le cadre de la Saison de la Turquie en France, le Salon accueille aussi temporairement l’exposition d’Ara Güller « Lost Istanbul, années 1950-1960 » de la Maison européenne de la photographie.Article paru dans l’édition du 16.10.09
Il y a des « choses que je ne comprends pas bien dans la vie », que ce soit en France ou ailleurs :
– vivre dans une cellule familiale impose quelques règles de cohabitation qui sont de la responsabilité des parents et grands-parents.. elles aboutissent aux premières règles de politesse
– vivre dans un milieu scolaire ouvre aux enfants un « espace de société plus large », qui impose aussi de nouvelles règles de cohabitation :
selon moi , elles relèvent du « règlement intérieur » que doit mettre en place l’équpe dirigeante en collaboration avec les parents :
par exemple, que ce soit les vêtements, l’utilisation du portable, les règles de circulation et d’accès dans l’établissement, la sécurité.. etc etc.. le règlement intérieur -ajustable annuellement – est là pour résoudre les questions de cohabitation quotidienneY a vraiment pas de quoi faire de chaque point d’un règlement intérieur scolaire une « question de société » qui s’étale à tout bout de champ dans la presse !!! A chacun son boulot
thuong19;92618 wrote:salut Nono32,
as-tu essayé ici ?
Vietnam – Portail des CCI Françaises Ã* l’Etranger
vietnam.enligne-fr.com : Le portail emplois, missions et stages au Vietnam
:bye:Il y a aussi ce lien spécialisé indiqué par le site WEB de l’ambassade de France au Vietnam (à moins que ce ne soit exactement la même chse !!)
Emploi & Formation – Chambre de Commerce et d’Industrie Française au Vietnam
VNbylove;92366 wrote:merci RDB pour cet article, en faisant une petite recherche, je suis tombé sur deux autres articles complémentaires:Pour sauver le delta du Mékong et diminuer les besoins en eau des petits Chinois, adhérons tous à
XIXI NO BANHO
dont la doctrine est résumée sur ce site internet :
c’est enfantin, il suffisait d’y penser !
– Sur ce lien du monde.fr:
Plaider pour un tortionnaire, un défi – LeMonde.fr
-cet article récent que j’ai trouvé très intéressant :
Point de vue
Plaider pour un tortionnaire, un défi
Le procès de DOUCH vu par la défense
LE MONDE | 10.10.09 | 14h33 •

ans le procès hors du commun de l’ancien Khmer rouge Douch, qui se tient à Phnom Penh depuis février et qui s’achèvera fin novembre, il y a d’abord les victimes, les ex-prisonniers survivants de la prison de sécurité 21 ou « S21 », et les familles de tous les suppliciés.
Disons tout de suite que le pardon des victimes, qui a été maladroitement sollicité lors de leurs poignantes dépositions à la barre en août, n’est pas et ne doit pas être l’enjeu de ce procès. Nul n’est autorisé à demander aux victimes de pardonner les crimes odieux subis par eux ou par leurs proches. Le pardon est un chemin personnel, intime, qui ne se décrète pas. Les victimes sont en droit d’attendre de l’accusé qu’il demande pardon. Douch l’a fait. Le reste du chemin leur appartient, à elles seules.[IMG]http://pubs.lemonde.fr/5/ANALYSES-LEMONDE/index_analyses/exclu/sponsor/821688542/Middle1/OasDefault/z_mia_autopromo_bouton_middle1/mia_autopromo_banner_top1121825121827121828121829122414122663123159123160.html/35613063323039643461613635366630?&_RM_EMPTY_[/IMG]Ce procès est le premier de la justice pénale internationale dans lequel les victimes peuvent se constituer parties civiles. Cela leur confère une responsabilité devant l’histoire : ne pas faire de ce procès, de par leur nombre, de par une haine avec peine dissimulée, l’arène d’un rite sacrificiel qui transformerait Douch en accusé expiatoire de la tragédie du Cambodge, au mépris de sa responsabilité individuelle que les débats doivent déterminer, et de ses droits en tant qu’accusé.
Agir ainsi annihilerait quinze ans d’efforts pour obtenir la présence des victimes dans les procès pour crimes de masse. Pour préserver ce progrès manifeste de la justice pénale internationale, chacun doit s’astreindre à rester à sa place : les parties civiles pour exprimer leur souffrance et rappeler la mémoire des disparus ; le procureur pour accuser au nom de la société, et donc aussi, des victimes ; et la défense pour surprendre les juges, c’est-à-dire leur apporter un éclairage inattendu sur les faits, sur l’histoire, sur l’accusé.
Car tel est bien une autre des difficultés de la justice pénale internationale : ces juridictions sont créées, dit-on, pour lutter contre l’impunité, faisant immédiatement des suspects désignés et connus, des coupables sans surprise et ce, avant même tout jugement. Or, une fois nommés, les juges doivent absolument oublier pourquoi ils ont été nommés. Seul le procureur est chargé de lutter contre l’impunité. Les juges, eux, sont chargés de rendre la justice, c’est-à-dire en premier lieu d’instaurer un débat contradictoire dans lequel chacun, victime, procureur et accusé, va pouvoir s’exprimer.
N’est-ce pas alors une des principales qualités attendue des juges que d’accepter de se laisser surprendre ? Se laisser surprendre par les éléments que le procès apporte et qui peuvent être bien différents de ce qui était présenté jusque-là par les historiens, les ONG, les journalistes, voire les musées.
Tel est le rôle principal de la défense : permettre ce contradictoire et la présentation d’éléments inattendus. Cela est particulièrement vrai dans cette affaire où l’on mesure la complexité des choses quand l’avocat cambodgien de l’accusé est un ancien prisonnier des Khmers rouges, où l’accusé plaide coupable et apporte avec l’aide de sa défense bien plus d’informations sur S21 que l’accusation elle-même, où les explications – en aucun cas les justifications – s’avèrent tellement plus « banales » (pour reprendre le fameux thème d’Hannah Arendt) et donc terrifiantes que celles qui voudraient que le bourreau soit un monstre inhumain différent, bien différent de moi.
Pourquoi Douch n’a-t-il pas désobéi, même au risque de sa vie ? N’a-t-il pas vu beaucoup de ses amis de la première heure de la révolution lui être amenés à S21 pour être éliminés dans le cadre de purges de grande ampleur décidées par Pol Pot dans son délire paranoïaque ? Selon le procureur, 78 % des victimes de S21 sont en effet des cadres du régime, dont certains avaient bien du sang sur les mains avant d’être eux-mêmes arrêtés pour « trahison » sur ordre du comité permanent. Quelle est la part de la terreur dans la sclérose des sentiments et des décisions personnelles, terreur dont les experts nous disent qu’elle était partout ?
Oui, Douch, en serviteur zélé d’un régime criminel auquel il a cru un temps, a défié l’humanité dans ses fonctions de chef de S21 en exécutant servilement les ordres qu’il recevait, notamment de son supérieur direct Son Sen, ministre de la défense. Celui-là même qui sera, en 1991, signataire des accords de paix de Paris pour les Khmers rouges… et qui sera plus tard assassiné sur ordre de Pol Pot. Il n’est plus contestable ni que Douch agissait sous les ordres de Son Sen puis de Nuon Chea, le « frère n° 2 » du régime, ni qu’il s’est lui-même déshumanisé en déshumanisant ses victimes, ni qu’il expie ses crimes aujourd’hui, même si certaines victimes ne sont pas prêtes à l’entendre.
Le rôle des réquisitoires et plaidoiries sera bien sûr de discuter la question de l’autonomie de sa responsabilité dans la chaîne de commandement de ce régime de terreur. Mais au-delà, puisqu’il reconnaît et assume sa responsabilité, il reste cette question à laquelle nous renvoient sans cesse ces crimes odieux et incompréhensibles à la vue humaine : l’accusé a commis des crimes contre l’humanité et s’en repend aujourd’hui. Peut-il, trente ans après, rongé de remords, retrouver une place dans l’humanité du XXIe siècle ?
Tel est le défi posé plus que jamais à la défense et, au-delà, aux juges des chambres extraordinaires. Telle est la question qu’il faudra trancher pour juger Douch.Kar Savuth, avocat à Phnom Penh, ancien prisonnier des Khmers rouges,
François Roux, avocat à Montpellier et devant les tribunaux internationaux,
Marie-Paule Canizares, avocate à Montpellier, sont coavocats commis à la défense de Douch.Article paru dans l’édition du 11.10.09
11 octobre 2009 à 15h18 en réponse à : [reportage : prostitution au Cambodge] Esprits sensibles s’abstenir #101586abgech;92203 wrote:C’est plus que trop con !Ceux qui me connaissent savent que je suis très loin d’avoir le début du commencement des prémices d’une idée (pour autant qu’ils aient des idées) de l’extrême-droite, bien au contraire.
Pour autant que je sache, être partisan d’une certaine moralité n’est certainement pas une idée d’extrême-droite, c’est, me semble-t-il, au contraire, dans ces milieux que l’on retrouve amoralité, immoralité et dépravation, même si leur discours public est moralisateur : faites ce que je dis mais pas ce que je fais. C’est d’ailleurs une caractéristique partagée par certains milieux du spectacle, des bobos et de la gauche caviar, au delà de leurs indignation de façade.
Je suis outré par les déclarations fracassantes de la fille LE PEN :
– d’une part les idées et le parti qu’elle rerésente ont des liens étroits avec le Nazisme… qui à la fois
. exterminait les Homosexuels (le fameux triangle rose)
. mais dans le même temps cachait en son sein de nombreux homosexuels, le plus notoire ayant été le chef des « chemise brunes » .. dont j’ai oublié le nom– d’autre part elle se plait à » remuer la merde » rien que pour exister!!
ps: quant à F. Mitterand , je persiste et signe :
» Si son seul mérite -pour être ministre de la Culture- est de s’appeler Mitterand et de plaire à Madame.. ben faut pas qu’il s’étonne du résultat!! »Et je fais partie d’un certin nombre de personnes qui sont scandalisés plutôt par la misère qui monte et le chômage des jeunes, et outrés de voir ces vrais sujets sont passés au second plan à cause d’un ministre très très « Cucul »!!!
Je n’arrive pas à retrouver le topic sur Ste Livrade.. et ne sais si cet article a été posté
Si oui mes excuses .. et que les modérateurs le suppriment svp
« Courrier International », 20 août 2009
Mémoire : : Sainte-Livrade sur Mékong
Un camp de “rapatriés” d’Indochine s’étiole peu à peu au cœur du Lot-et-Garonne. Les quelques “grands-mères de Saigon” qui y vivent encore perpétuent la mémoire douloureuse de leur relégation.
Contexte : Le Centre d’accueil des Français d’Indochine (CAFI) de Sainte-Livrade a été créé après la défaite de Diên Biên Phu, en 1954. Ce camp composé de 26 baraquements militaires préfabriqués a accueilli à partir de 1956 un total de 1 160 personnes, parmi lesquelles un grand nombre d’enfants (60 % du total). Ces “logements” ne comportaient ni salle de bains, ni eau chaude, ni WC et le règlement intérieur interdisait de sortir du camp sans autorisation administrative
Elles s’en vont l’une après l’autre. Comme de petites lucioles attrapées par la poussière du temps, elles s’éteignent dans leurs maisonnettes entourées de jardins bonsaïs, emportant avec elles une histoire demeurée secrète et laissant une ultime trace lumineuse sur le seuil. Comme par enchantement, la vieillesse a balayé la peur. Aujourd’hui, les dernières “grands-mères d’Indochine” de France ont enfin envie de faire connaître ce qu’a été leur vie. Mais l’endroit où elles ont vécu pendant plus de cinquante ans, le camp d’accueil pour les rapatriés de la guerre d’Indochine, près de Sainte-Livrade, dans le Lot-et-Garonne, est maintenant presque vide. La plupart des “résidents” se sont dispersés aux quatre coins de la France.
Pendant un demi-siècle, elles ont gardé pour elles leurs rancœurs et aujourd’hui elles disent enfin leur sentiment de s’être fait voler leur vie. Dans l’illusion d’éphémères amours coloniales, veuves ou épouses abandonnées et trahies par des militaires ayant une double vie, elles avaient été précipitamment embarquées avec leurs enfants après la “débâcle” française en Indochine, puis envoyées loin des regards indiscrets, dans une région oubliée de tous, parquées dans un camp contrôlé par d’anciens fonctionnaires de police, entouré de barbelés. Joséphine Le Crenn est une petite silhouette fragile, recroquevillée sur son divan. Mais sa voix est limpide, comme ses pensées. Elle se lève en s’aidant de deux cannes et regarde en arrière. “Le premier jour, quand on nous a amenées ici, au Petit Saigon, j’ai voulu mourir. Mon fils, qui avait 4 ans, ne voulait pas descendre du car et m’a demandé : ‘Maman, c’est ça la France ? — Oui, mon fils, c’est ça la France’, lui ai-je répondu. Il faisait froid, l’herbe était haute entre les baraques. On nous a donné une écuelle et deux couverts, et on nous a laissés comme ça.”Couvre-feu à 22 heures et paternalisme au quotidien
Joséphine a 98 ans. Elle est née dans la région de Hanoi et parle un français parfait. Elle l’a appris à l’école des colonisateurs. Ses yeux, qui ne sont plus maintenant que deux minces fentes, me scrutent intensément. Pourquoi cette attention soudaine après des décennies d’indifférence ? “Nous avons été invisibles, des ‘choses’ qu’on a exploitées, des naïves qu’on abusait. On nous décrivait Hô Chi Minh comme un monstre et nous, nous avions peur de lui. Maintenant, savez-vous ce que j’en pense ? Je le respecte. Il a redonné sa dignité à un peuple réduit à la misère.” Les longues heures de solitude passées dans le camp, qui n’est plus peuplé aujourd’hui que de souvenirs, l’ont aidée à penser, à renouer les fils de son existence. Tout devient plus clair et se teinte d’amertume, de regrets pleins de dignité. “Aujourd’hui, il est trop tard et c’est vraiment dommage. C’est aussi notre faute. Nous n’avions pas le courage de nous rebeller, nous avions peur qu’on nous enlève nos enfants, qu’on les place dans des orphelinats. Et puis il n’est pas facile de raisonner lorsqu’on passe toutes ses journées courbées dans les champs à ramasser des haricots et des tomates payées au cageot, le dos brisé quand on rentre à la maison, avec quatre enfants à nourrir.”
On me raconte la bataille épique de Diên Biên Phu, qui scella dans le sang la fin de l’aventure coloniale française en Extrême-Orient, et la fuite éperdue devant l’avancée du Vietminh ; les tribulations du voyage transocéanique, les baptêmes forcés, le débarquement à Marseille et les autocars qui, en 1954, déversaient les jeunes femmes et leurs enfants dans les campagnes désolées du Lot-et-Garonne. On me montre la pagode et le terrain de football, aujourd’hui à l’abandon, aux grillages arrachés, où dans les années 1960 et 1970 leurs fils disputaient des matchs contre les équipes des villages voisins. Les images et les souvenirs défilent et, aujourd’hui, après tant de souffrances, l’Histoire prend des airs de farce amère. L’autorité exercée par les Français “de souche” qui leur faisaient si peur apparaît aujourd’hui pour ce qu’elle était : l’imbécile coup de patte du “tigre de papier” vaincu sur le champ de bataille et incapable de renoncer à ses prérogatives racistes. On évoque le visage dur et fermé du directeur du camp, le sévère M. Bouchet, sélectionné en raison de son long “apprentissage” au Tonkin. Avec ses méthodes autoritaires et paternalistes – et pour le compte du ministère de la Défense –, Bouchet administrait la vie de plus d’un millier de personnes parquées à partir de 1956 dans ce coin de France isolé au milieu des champs.
“Je ne pourrai jamais oublier le regard plein de terreur qu’avait ma mère quand elle était convoquée au bureau de l’administration”, raconte Mathieu Samel, qui a passé son enfance dans ce camp et est aujourd’hui réalisateur de télévision. “Quand nous étions enfants, le couvre-feu était sonné à 22 heures. La seule fois où nos parents, qui pendant des années avaient baissé la tête, décidèrent de former une association, le préfet envoya une garnison de gardes mobiles qui restèrent pendant des années à surveiller l’entrée du camp. Ceux qui ne rentraient pas chez eux à temps étaient forcés de rester dehors pendant toute la nuit. Les signes extérieurs de richesse n’étaient pas admis. Pas de voitures, pas même une Mobylette pour aller travailler. Si au cours d’une inspection on en trouvait une en notre possession, on était chassé du camp et on n’avait plus le droit d’y revenir”, explique Jean-Claude Rogliano, qui aujourd’hui, comme Hélène, est revenu habiter au lotissement N et a installé une petite caméra vidéo artisanale à l’entrée, pour protéger son jardin exotique, méticuleusement entretenu.
Les enfants des grands-mères du camp ont aujourd’hui entre 50 et 60 ans et habitent Toulouse, Bordeaux, Paris. Quelques-uns sont revenus, à la suite d’un divorce, d’une séparation ou d’un licenciement, mais la plupart “s’en sont sortis”, ont fondé une famille et ont aujourd’hui un métier respectable. Ils reviennent au camp à la mi-août ou pour la fête du Têt, le nouvel an chinois. Ils viennent avec leurs petits-enfants retrouver les mères et les grands-mères, à qui ils demandent de leur préparer le bun chan, le porc laqué accompagné de nuoc mâm et de feuilles de menthe et de persil vietnamien, qu’elles cultivent en pot et qui égaient les façades. Ils viennent aussi s’approvisionner à l’épicerie de la famille Gontran, qui a des produits introuvables ailleurs. Mais la municipalité, ainsi que diverses commissions ministérielles ont déclaré les baraquements insalubres. Pendant plus d’un demi-siècle, rien n’a été fait pour ses habitants, sinon au nom de l’assimilation forcée et de la négation d’une culture qui n’était pas conforme aux valeurs rigides de la république. “Je me demande ce qui pouvait bien passer par la tête de notre institutrice quand elle nous expliquait au cours d’histoire que nos ancêtres étaient des Gaulois”, ironise Mathieu Samel, le documentariste.“Nous sommes pour toujours ceux du petit Saigon”
Aujourd’hui, le camp semble végéter dans l’attente interminable d’une improbable décision communale de “réhabilitation”. Les lettres recommandées ont dissuadé les efforts des grands-mères, des enfants et des petits-enfants pour sauvegarder ces quelques hectares oubliés auxquels les attache un fort sentiment d’appartenance cimenté par les souffrances. Mais la colère pudique de “ceux du Petit Saigon” survivra aux pelleteuses qui ont déjà commencé à creuser. Le camp n’est pas fait seulement de murs et de baraques. “Au fond de nous, nous ne sommes ni français ni vietnamiens, nous ne sommes même pas eurasiatiques comme d’autres métis. Nous sommes ceux du Petit Saigon, ceux du centre d’accueil. Et nous le resterons toujours, quoi que nous fassions”, me dit un garçon de la troisième génération.
Comment est-il possible, alors, qu’un camp qui était un symbole d’exclusion, dont les habitants étaient stigmatisés, se transforme en un hybride atemporel, au fort pouvoir d’attraction ? Au siècle dernier, Hannah Arendt expliquait à propos des camps réservés aux apatrides des démocraties libérales que ceux-ci constituaient “le seul lieu possible pour qui est sans appartenance”. Peut-être le Petit Saigon est-il cet entre-deux, ce succédané d’une patrie impossible, que les enfants héritiers de l’exode indochinois viennent chercher chaque été. Les hésitations des institutions qui ne se résolvent ni à laisser le camp survivre jusqu’à ce qu’il meure, ni à intervenir pour accélérer sa mort montrent peut-être qu’il s’est réapproprié son destinTommaso BASEVI
– Sur ce lien :
Main basse sur le Mékong | Courrier international
– cet article :
Main basse sur le Mékong
La politique d’aménagement engagée par Pékin sur le cours supérieur du grand fleuve commence à inquiéter sérieusement les pays situés en aval.
01.10.2009 | Michael Richardson
© Droits réservés
Construction du plus haut barrage au monde à Xiaowan sur le Mékong.
BousculadeLa Chine n’est pas la seule à vouloir exploiter le Mékong pour produire de l’électricité. Pas moins de onze projets de barrage sont à l’étude au Cambodge, au Laos et en Thaïlande, et de l’énergie hydraulique est déjà produite sur des affluents du Mékong. Ces projets sont toutefois actuellement en veilleuse, dans l’attente des résultats de l’étude sur leur impact environnemental que la Commission sur le Mékong a entamée cet été. Le programme chinois est donc pour l’heure le seul à se poursuivre conformément au calendrier, et sans souci des conséquences écologiques et humaines.
Alors que la Chine s’apprête à célébrer le 60e anniversaire de l’arrivée au pouvoir du Parti communiste, une manifestation de son influence grandissante passe largement inaperçue : le contrôle qu’elle exerce sur l’approvisionnement en eau de l’Asie. La géographie, en effet, a fait de la Chine le point de départ des plus grands fleuves qui s’écoulent vers l’Asie du Sud, notamment l’Indus et le Brahmapoutre, et vers l’Asie du Sud-Est, avec la Salouen et le Mékong. Ces quatre formidables cours d’eau prennent naissance sur les plateaux du Qinghai et du Tibet, une région surnommée le “Toit du monde” en raison de son altitude et de son isolement.
Pour l’Asie du Sud-Est, le Mékong est de loin le fleuve le plus important. En 1986, la Chine a commencé à construire le premier d’une série de barrages sur les quelque 2 400 kilomètres de la section chinoise du fleuve, sans que personne ou presque ne le remarque dans les pays situés en aval. Mais, maintenant, alors que Pékin se dépêche de terminer le quatrième barrage de la série, l’inquiétude grandit au regard des répercussions possibles de ces ouvrages sur l’environnement. Au Laos, en Thaïlande, au Vietnam et au Cambodge, plus de 60 millions de personnes dépendent du Mékong pour l’eau, la nourriture et le transport. Or, selon un rapport publié en mai 2009 par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Institut asiatique de technologie (Asian Institute of Technology, AIT), les travaux chinois risquent de mettre sérieusement en péril le Mékong et ses richesses naturelles.
Dix ans pour remplir le réservoir du plus haut barrage du monde
La Commission du Mékong (Mekong River Commission, MRC), une agence intergouvernementale créée en 1995 par les quatre pays du bassin inférieur pour favoriser le développement durable du fleuve, fait actuellement une analyse comparative des coûts et des avantages des barrages sur le système fluvial dans son ensemble. Mais la MRC exerce une autorité limitée, et Pékin a refusé d’y adhérer, même si environ 20 % des eaux du Mékong dépendent en permanence de la Chine.
Comme il n’existe aucun traité international régissant l’utilisation des cours d’eau transfrontaliers, la Chine se trouve dans une position dominante puisque c’est elle qui a la maîtrise des sources. Elle a le droit de développer sa partie comme elle l’entend. Elle ne s’en est pas privée, et cela sans consulter ses voisins, ni encore moins chercher leur approbation. La série de barrages qu’elle construit sur le haut Mékong, dans la province du Yunnan, produira plus de 15 500 mégawatts d’électricité pour les villes et les industries, remplaçant les carburants fossiles polluants par une hydroélectricité propre et renouvelable. La construction du quatrième ouvrage d’art, situé à Xiaowan, devrait s’achever en 2012, pour un coût de près de 4 milliards de dollars. Se dressant sur 292 mètres, il sera le plus haut du monde. Le réservoir de Xiaowan contiendra 15 milliards de mètres cubes d’eau, soit cinq fois la capacité totale des trois premiers de la série. Il faudra entre cinq et dix ans pour le remplir, en utilisant la moitié des eaux du fleuve en amont. Une fois plein, il couvrira plus de 190 km2. Avec une capacité de 4 200 mégawatts, Xiaowan sera de loin le plus grand barrage du Mékong. La Chine envisage toutefois d’en inaugurer un autre en aval, à Nuozhadu, en 2014. Il ne sera pas aussi haut, mais il absorbera encore plus d’eau (près de 23 milliards de mètres cubes) et générera 5 000 mégawatts de puissance électrique.
Les autorités chinoises ont assuré l’Asie du Sud-Est que ces barrages auront un impact positif sur l’environnement. A les en croire, en retenant une partie de l’eau durant la saison humide, ils permettront de contrôler les crues et l’érosion des berges en aval. A l’inverse, les lâchers de réservoir en été, à des fins de production d’électricité, atténueront les pénuries d’eau en aval durant la saison sèche.
Mais, d’après le rapport PNUE-AIT, le grand lac au centre du Cambodge, zone de l’alevinage des poissons dans le bas Mékong, et le delta au sud du Vietnam, grenier à riz du pays, seront particulièrement exposés aux changements apportés au cycle de crues et de sécheresses si particulier du grand fleuve. Le lac cambodgien du Tonle Sap est relié au Mékong. Les scientifiques craignent qu’en réduisant l’écoulement naturel des eaux de crue on ne provoque une baisse du niveau du lac et des stocks de poisson, déjà mis à mal par la surpêche et la pollution.
Quant au Vietnam, il redoute qu’une diminution des volumes d’eau douce n’aggrave le problème de l’intrusion des eaux de mer et de la salinisation des basses terres dans la région du delta, où le changement climatique et l’élévation du niveau de la mer menacent d’inonder de grandes étendues de terres agricoles et de déplacer des millions de personnes d’ici à la fin du siècle.6 octobre 2009 à 9h46 en réponse à : interrogation d’une maman qui a passé ces vacances au vietnam avec ses fils?? #101361VNbylove;91993 wrote:ah le romantisme à la française:france:.…le mariage et les rencontres sont encore dans certaine familles, l’affaire justement de toute la famille. l’amour est une chose, le mariage en est une autre, faut juste bien savoir ce qu’on cherche le plus :pleasantry:.
-Exact sur le premier point depuis la nuit des temps :….et même dans certains cas, » l’affaire d’agences très spécialisées » : cf les dossiers récents de mariages deVietnamiennes ou de Cambodgiennes avc des Taïwannais ou des Coréens
– « faut juste bien savoir ce qu’on cherche le plus »
. Heu les parents généralement cherchent des petits gars :
qui font des études,(les Vietnamiens ont toujours bien aimé « les Lettrés « -cf les concours de Mandarinat !!)
qui sont susceptibles d’apporter de l’argent à leur fille (et au reste de la » grande famille »..!!!)
Et si en plus s’ils sont nés avec une « cuiller en argent dans la bouche » , çà ne peut que faciliter » le placement « .Si en plus de tout çà, ils sont beaux et font bien l’amour !!! … formidable .
ps : nous on a bien le Bal des DEBS pour faciliter la reproduction dans les milieux BCBG et éviter les déperditions du Capital !!.
Viet-in-Toulon;87339 wrote:B’jour le monde
Je me pose cette question depuis le jour où j’ai envoyé un coli, qui n’as jamais était reçu …Voilà, je trouve ça surprenant … Une fois aussi, j’ai envoyé des cartes postales de là bas, et on en a jamais vu la couleur en France ..
J’voulais savoir si c’était le genre d’erreur qui arrivent, où si il y a du vol 🙁
HUYARD Pierre;87342 wrote:Il n’y avait rien a controler dans ce courrier : je pense surtout qu’il regne a la Poste, une pagaille sympatique mais chiante.Bon OK .. il se trouve que je connais un peu le milieu postier asiatique .. .. et je défends leur réputation par principe ..
Que ce soit au Cambodge ou au Vietnam , il se trouve que dans les grands bureaux de poste sont implantés -comme des verrues !!!- des services complets de douane..
Qui s’en donnent à coeur joie puisque ils ont tout pouvoir pour ouvrir courriers et paquets (à l’arrivée et au départ) ..
– Au Cambodge , c’est très clair , la Douane est une des administrations les plus corrompues… et de loin
– Au Vietnam … à vous de le dire svp !!!Mais de grâce, ne tapez pas d’entrée de jeu sur les Postiers !!!
ps : s’agissant des cartes postales qui n’arrivent pas, certaines « langues de pute » disent quand même que les postiers asiatiques ont l’art de décoller délicatement les timbres non-oblitérés : sans doute un peu de vrai, mais ils n’ont pas la chance -eux- d’avoir un Martin HIRCH pour améliorer leur « RSA » !!
Et compte tenu du pseudo que je porte, je reste sensible à une certaine redistribution des richesses vers les plus humbles !!!!
Ka-set devenant muet sur le sujet, voici un récent article du monde.fr
– sur ce lien :
Cambodge : une ex-Khmère rouge veut le droit à l’oubli – LeMonde.fr
Reportage
Cambodge : une ex-Khmère rouge veut le droit à l’oubli
LE MONDE | 29.09.09 | 15h35 •
Trapaing Tav (Cambodge) Envoyé spécial
u premier regard, il est difficile d’imaginer qu’Im Chem, grand-mère gracile aux pommettes saillantes, figure parmi les cinq nouveaux accusés retenus, mi-septembre, par les chambres extraordinaires auprès des tribunaux cambodgiens chargées de juger les crimes perpétrés par les Khmers rouges entre 1975 et 1979.
.AdvertMiddle1 {margin-bottom: 20px;}[IMG]http://pubs.lemonde.fr/5/INTERNATIONAL-LEMONDE/index_international/exclu/sponsor/1909597595/Middle1/OasDefault/z_mia_autopromo_bouton_middle1/mia_autopromo_banner_top1121825121827121828121829122414122663123159.html/35626163373730623461393938353830?&_RM_EMPTY_[/IMG]Non loin d’Anlong Ven (nord), fief historique khmer rouge, elle reçoit, entourée d’une partie de sa famille, autour d’une table en bois, dans sa maison perchée sur pilotis. Vêtue d’une tunique marron à gros boutons, ses yeux perçants aux reflets bleus se font tour à tour souriants et froids. Elle dit n’avoir pas été informée d’une enquête contre elle : « Je n’ai peur de rien, je n’ai rien fait de mal. »
A ce jour, seuls les anciens dirigeants de ce régime de terreur, qui a conduit à la mort au moins 1,7 million de personnes entre 1975 et 1979, étaient poursuivis. Im Chem n’était qu’un petit rouage du système khmer rouge. A l’époque des faits qui lui sont reprochés – une participation directe à des crimes de masse entre 1978 et 1979 -, elle était chef du district de Preah neat Preah (province de Banteay Meanchey, nord-ouest), à la frontière avec la Thaïlande. Trente ans plus tard, elle occupe toujours des fonctions officielles. Considérée comme une notable, elle est adjointe au chef de la commune de Trapaing Tav, à une demi-heure de route d’Anlong Ven. Elle symbolise un Cambodge partagé entre le droit à l’oubli et la sanction de crimes impunis.
« Rien à regretter »
En 1998, le gouvernement cambodgien a entamé un processus de réconciliation nationale. Les ex-soldats de Pol Pot (1928-1998), chef des Khmers rouges, ont été insérés dans l’armée régulière. Et la gestion des régions nord et ouest, bastions traditionnels des Khmers rouges, leur a été confiée en échange du dépôt des armes. Beaucoup d’ex-cadres khmers rouges occupent les rangs du pouvoir actuel. Ils avaient fait défection avant la chute du régime pour échapper aux purges internes. C’est le cas du ministre de l’intérieur, Sar Kheng, ou de celui des affaires étrangères, Hor Nam Hong. Le premier ministre, Hun Sen, après avoir compté parmi les fidèles de Pol Pot, s’est rapproché de l’ennemi vietnamien.
A l’évocation du passé, Im Chem ferme parfois les yeux, comme plongée dans ses souvenirs. « Je n’ai rien à regretter de ce que j’ai vécu à l’époque khmère rouge. Nous nous sentions en guerre, on ne pouvait pas aller contre le sens des choses. Dans l’Histoire, il y a toujours des erreurs. » Selon des témoignages de l’accusation, elle aurait ordonné, en tant que chef de district, l’arrestation de dizaines de personnes dans un « centre de sécurité » local. Le pays comptait alors plusieurs centaines de ces camps. Le plus connu fut le centre S21, à Phnom Penh, où périrent 12 380 personnes.
« Quand je suis devenue chef de district de Preah neat Preah, assure-t-elle sans ciller, les règles existaient déjà ; on poussait juste les gens à produire le plus possible ; si vous ne respectiez pas la loi, vous deviez payer et parfois mourir. On n’a jamais tué les gens pour rien. »
Fille de paysan pauvre, elle n’a passé que trois ans dans une école de bonze avant de retourner dans les rizières avec ses parents. D’après elle, les gens n’ont pas adhéré aux Khmers rouges sous la contrainte, mais « pour défendre le pays » contre les ennemis de l’intérieur et de l’extérieur. « La responsabilité de la mort des Cambodgiens n’est pas le seul fait des Khmers rouges. Pourquoi personne ne rappelle que les soldats du régime militaire proaméricain de Lon Nol |1970-1975), et les bombardements américains en 1973 et 1974, ont fait beaucoup de victimes civiles ? », s’interroge-t-elle. A la chute des Khmers rouges, elle s’enfuit dans les montagnes de Dangkrek, à la frontière nord avec la Thaïlande, refuge pour des milliers de fidèles de Pol Pot jusqu’en 1998. « On m’aurait tuée si j’étais restée. »
Vivant aujourd’hui dans une zone habitée à 100 % d’ex-partisans des Khmers rouges, elle confie vivre paisiblement entourée de ses cinq enfants et dix petits-enfants. « Il faut savoir tourner la page. Si on continue à enquêter sur moi et puis sur d’autres, cela va déclencher la haine de nos enfants et entraîner une nouvelle guerre civile. »Jacques Follorou
Article paru dans l’édition du 30.09.09
2 octobre 2009 à 8h46 en réponse à : peut on emmener des médicaments au Vietnam sans soucis ? #101235Voir le site « conseils aux voyageurs » de ce site
dont cet extrait
Avertissement concernant les médicaments :
La législation vietnamienne est également sévère en matière de transport de certains produits pharmaceutiques dont l’écoulement sur place est assuré par l’Etat. Pour mémoire, des condamnations récentes ont été prononcées à l’encontre de personnes transportant des boîtes de Lexomil, des comprimés de Myolastan.
Il est donc conseillé aux voyageurs suivant un traitement antidépresseur de conserver systématiquement l’ordonnance du médecin prescripteur, avec les doses nécessaires à la durée de leur séjour.
Une circulaire du ministère de la santé en date de janvier 2007 développe, par liste, les conditions de l’importation non-commerciale des médicaments au Viet Nam. Cette circulaire a été placée à la rubrique « informations pour les voyageurs venant au Viet Nam » sur le site de l’Ambassade de France.Je vous donne le lien pour une consultation plus approfondie
2 octobre 2009 à 8h37 en réponse à : [reportage : prostitution au Cambodge] Esprits sensibles s’abstenir #101234abgech;91826 wrote:Mai, tu fais référence à l’affaire Polanski.À ce propos, on peut faire une autre liaison avec les abus sexuels sur enfants commis par des « touristes » européens en Asie du sud-est :
Frédéric Mitterand in : « La mauvaise vie » 2005.C’est le même ministre de la culture qui prend la défense de Polanski, c’est vrai qu’il doit se sentir en sympathie avec lui.
On peut s’étonner que Frédéric Mitterand n’aie pas été inquiété par la justice (au contraire, il a même été promu). Il est vrai que les faits relatés se passent en Thaïlande …
Au moins l’analyse des seuls faits a le mérite de remettre chaque chose à sa place et d’éclaircir « l’horizon médiatique »!!!
– d’un côté ,un gars de 37 ans qui viole une gamine de 13 ans au cours d’une » séance artistique de photo ». Quel courage !
Elle porte plainte, il avoue va en taule; et dès qu’il est libéré sous caution fuit la Justice de son pays. Quel courage bis !
Il fait du fric avec son cinéma, donne plus de 200 000 dollars à la gamine qui, à ce prix-là, finit par avoir des trous de mémoire !!
-de l’autre un Gugusse un peu Ministre Cucul, dont le seul mérite est de porter un nom célèbre et de plaire à Madame -tout en étant inoffensif pour la réputation de Monsieur!!
Après un Bigame, un homosexuel dans la série : y a vraiment pas de quoi pavoiser !!!
29 septembre 2009 à 9h11 en réponse à : [reportage : prostitution au Cambodge] Esprits sensibles s’abstenir #101080calimero;91636 wrote:ben voilà ,les femmes qui se prostituent pour certaines c’est par facilité..et on fait ainsi l’opération de rendre tout confus..au lieu de se demander ce que la rue Dong khoi induit comme comportement prostitutif à l’ère de la mondialisation du marché
Camus: »Mal nommer les choses, c’est augmenter le malheur du monde »alors avec modestie je voudrais recadrer:le marché sexuel est un marché et doit être analysé comme tel:à savoir à quelle demande il répond:qui est le consommateur .le problème se complique -c’est pourquoi les sciences humaines ont leur mot à dire-(et très précisément parce que leur « objet » est identique à l’observateur elles ne peuvent être sciences exactes): c’est que le produit consommé c’est un être humain et non un objet;ou plutôt un être humain qui se réifie comme marchandise ..Dire qu’il le fait librement c’est avoir une piètre idée de la liberté (moi je ne me considère pas comme un être entièrement libre et je ne connais personne d’entièrement libre autour de moi et pourtant je vis dans un milieu d’intellectuels et d’artistes-évidemment de par lu situation sociale necessant d’analyser ce qui les aliène) et ainsi faire silence sur la contrainte qui pèse sur leur vie -et ainsi s’épargner l’analyse de tout l’enchainement des causalités -bien évidemment c’est une analyse concrète dans telle culture,à tel endroit…je pense quand même qu’il y a des invariants comme disent les ethnologues et je l’ai nommé système patriarcal. ..universel ..il n’est pas abstrait si on identifie les sites de profit de ce marché:cad la famille,les proxénètes et l’etat (exemple la thailande -et l’ armée en filiation directe pour ce pays ou d’autres passés (cf au viet nam) ou présents)ces sites n’existeraient ils qu’en Asie?.
Quand on aborde la question de la Prostitution, j ‘estime qu’il ya 2 préalables fondamentaux pour rester » honnête intellectuellment » et examiner le sujet calmement,mais sans hypocrisie…..
– primo : il convient de respecter et surtout » ne pas juger » les personnes qui s’adonnent à cette « activité » à titre personnel
– secundo : par contre, il faut immédiatement « séparer » :
* la prostitution exercée « d’une manière libérale ou artisanale« , à titre individuel.* de celle exercée dans le cadre d’un réseau.. et où il y a « trafic d’êtres humains ».. ce qui est la très grande majorité des cas.
Encore une fois celle-ci est criminelle.. et les « jugements et condamnations » doivent d’abord porter sur les intermédiaires et les profiteurs.Maintenant , s’il nous arrive de rencontrer une « infirmière ou une assistante sociale du sexe ».. c’est une autre histoire !!!
Elles sont très rares !!! -
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