Aller au contenu

robin des bois

Toutes mes réponses sur les forums

15 sujets de 2,731 à 2,745 (sur un total de 4,797)
  • Auteur
    Messages
  • en réponse à : l’identité française qu’est ce qu’on veut? #102931

    Bon ben, selon certains , le débat n’a même pas lieu d’être !!!

    – Cf sur ce lien du monde. fr :

    Jean-François Bayart : « Il n’y a pas d’identité française » – LeMonde.fr

    – cet article :

    « Il n’y a pas d’identité française »

    LEMONDE.FR | 06.11.09 | 14h47 •

    j.gifean-François Bayart est directeur de recherche au CNRS (SciencesPo-CERI) et président du Fonds d’analyse des sociétés politiques, auteur notamment de L’Illusion identitaire (Fayard, 1996), de Le Gouvernement du monde. Une critique politique de la globalisation (Fayard, 2004) et de L’Islam républicain (Albin Michel), à paraître le 3 mars 2010.

    Le débat sur l’identité nationale relancé par Eric Besson vous semble-t-il fondé, historiquement et intellectuellement ? [IMG]http://pubs.lemonde.fr/5/LEMONDE-POLITIQUE/index/sponsor/88809799/Middle1/OasDefault/default/empty.gif/35366339323666643461663666366530[/IMG]

    Jean-François Bayart : Il est dangereux de voir le pouvoir politique s’emparer ex cathedra de la définition de l’appartenance, de l’identité nationale, c’est-à-dire, simultanément, de l’exclusion du corps national. Historiquement, cela me semble non fondé pour des raisons intellectuelles. Les identités n’existent pas. Il n’y a pas d’identité française mais des processus d’identification contradictoires qui définissent la géométrie variable de l’appartenance nationale et citoyenne. La France s’est constituée de cette manière par vagues successives de mouvements humains. Car outre l’immigration, il faut aussi tenir compte dans la définition de la nation française d’un autre mouvement circulatoire : l’exode rural. « L’identité de la France », comme l’appelait Fernand Braudel, procède aussi de l’arrivée à Paris et dans d’autres grandes villes d’Auvergnats, de Bretons, etc. Ces processus complexes et d’ordre historique ne relèvent pas de la volonté et du projet politiques. Il y a dans la démarche d’Eric Besson et de Nicolas Sarkozy une espèce d’accaparement de la complexité de l’histoire française qui rappelle de biens mauvais souvenirs du point de vue de notre histoire. Quand le politique cherche à s’emparer du social, et singulièrement de l’identitaire, le totalitarisme n’est jamais loin.

    Y a-t-il eu dans l’histoire contemporaine de la France des périodes où l’on soulevait cette question de l’identité nationale ? Et si oui, qu’est-ce que cela traduit ? Une période de trouble ? D’incertitude sur l’avenir ?
    La période de trouble est d’autant plus tangible que la classe politique française, depuis trente ans, toutes tendances confondues et pour des raisons électorales, a flatté les sentiments de peur des Français. Cela a été conforté par la crise économique et le chômage, la déshérence d’institutions sociales centrales de la République et des banlieues. Cette inquiétude s’est trouvée accentuée par la volonté de rupture de Nicolas Sarkozy. Celle-ci remet en cause des fondamentaux du pacte social français, comme le service public, élément constitutif de l’imaginaire national français.
    Les Français auraient plus confiance en eux s’ils avaient une classe politique qui leur explique les formidables transformations du pays depuis 1945. Il est injuste d’enfermer la France dans la ringardise et son incapacité à changer. Le discours obsidional face à la mondialisation ne prépare pas l’avenir. La France vit sur un paradoxe et dans la schizophrénie : comme grande puissance exportatrice, elle profite de la globalisation, mais sur le mode de l’autodéfense. Sur ce point, la classe politique française n’a jamais porté un discours mobilisateur, notamment quant à l’immigration, qui est une opportunité et une ressource de croissance. Le débat public est dans l’impasse. Depuis plus de trente ans, la législation fabrique à tour de bras des clandestins au nom de la lutte contre la clandestinité. Ce n’est pas innocent car nous savons que des pans entiers de l’économie nationale, comme le BTP, la restauration, le textile reposent sur la surexploitation des clandestins. Ce sentiment de peur a été construit, il n’a rien d’objectif. Et la France s’est installée dans le mensonge, ou en tout cas le déni de la réalité.

    Si on se place du côté des défenseurs de la proposition de Besson, soulever cette question revient à s’interroger sur la place de chacun dans la nation… Comment faire entrer dans l’idée de nation des groupes humains installés en France et attachés à leur particularisme, mais qui n’ont rien à voir avec l’histoire de France ?
    Il faut relativiser ce phénomène. Dans les années 1980, on lisait déjà des articles apocalyptiques sur l’impact des antennes paraboliques sur le comportement des migrants. C’est un fantasme. D’ailleurs, à propos de l’exode rural, les Aveyronnais qui ont conquis les cafés de Paris continuaient à vivre en symbiose avec leurs terres d’origine, sur lesquelles ils ont construit des maisons pour leur retraite. Il en est de même aujourd’hui à l’aune de la globalisation. On sait aussi que les phénomènes d’appartenance ne sont pas nécessairement exclusifs les uns par rapport aux autres. On peut se sentir parfaitement Français et en symbiose avec son terroir d’origine. N’oublions pas qu’hier c’étaient les Juifs que l’on accusait d’être apatrides ou d’avoir d’autres allégeances que celle de la nation. Par ailleurs, les gens ne vivent pas dans leur communauté comme des sardines dans une boîte. Les plus âgés gardent un enracinement plus grand dans leur terre d’origine. Leurs enfants sortent de chez eux et évoluent dans la société. Il y a une interaction évidente entre ces communautés, si tant est que le mot soit approprié, et le reste de la société.

    Les grandes institutions sont en crise. Elles n’intègrent plus ?
    Effectivement, des institutions comme l’école, le Parti communiste, l’Eglise sont en crise et il me semble normal qu’elles intègrent moins qu’avant. Il y a en revanche une institution qui se porte très bien, même si elle s’est recomposée, c’est la famille. Toutes les enquêtes de l’INED (Institut national des études démographiques) démontrent que la famille reste la grande machine d’intégration. La famille recomposée, véritable amortisseur à la crise, joue ce rôle de l’intégration. L’intégration des étrangers ne se pose pas de façon radicalement différente aujourd’hui, même si les modalités ont évolué vu le changement d’époque.

    N’aurait-il pas mieux fallu poser la question : « La République aujourd’hui, qu’est-ce que c’est ? « 
    Effectivement. Admettons que nous restons tributaires de la IIIe République. Ce qui était frappant chez les Républicains radicaux, comme Jules Ferry et Léon Gambetta, c’était leur réalisme, leur sens des proportions et de la relativité. Ils se qualifiaient d’« opportunistes », autrement dit ils avaient le sens de l’opportunité, du possible. Cet « opportunisme » républicain n’avait strictement rien à voir avec la compromission. Dans cet esprit, ils ont accepté la Constitution de 1875, qui était un compromis avec les Orléanistes. Les « opportunistes » ont réagi de la même manière avec la paysannerie, très conservatrice. Ils ont donné du temps au temps pour l’absorber dans l’espace républicain.
    Ce qui me frappe aujourd’hui, c’est que nous nous enfermons dans une fuite en avant, de faux débats, comme celui de la burqa, qui ne concerne au pire que 500 femmes – si 500 femmes menacent la République, c’est qu’elle est décidément bien malade ! Contrairement à ce que Ferry ou Gambetta recommandaient, ces différents problèmes que nous rencontrons (école, vêtements), nous les reconstruisons sous la forme d’un problème générique : celui de l’islam, qui serait insoluble dans la République. Les « opportunistes » radicaux de la IIIe République n’ont pas agi de cette manière, ils ont sérié les difficultés, les ont fragmentées, et se sont bien gardés de les ériger en un méta-problème. Mais notre classe politique nous entraîne dans le piège : toujours plus de lois, toujours plus de répression. L’affaire de Sangatte et de la « jungle » est emblématique de ce manque de pragmatisme et de sens de l’opportunité. Rien n’a été résolu.
    Il faut revenir à l’esprit de nos grands républicains, non par fondamentalisme idéologique à la Chevènement ou la Finkielkraut, mais du point de vue de la sociologie historique du politique. Il faut savoir donner aux migrants le temps de se fondre dans la société française et de lui apporter leur propre contribution. La classe politique paie l’opinion de mots en fantasmant des moulins et en se précipitant contre eux pour les pourfendre.

    Poser ainsi la question, n’est-ce pas aussi prendre le risque de revenir sur la conception française de la nation, à savoir politique et citoyenne, au profit d’une conception allemande de la nation, c’est-à-dire culturelle et ethnique ?
    Le grand risque d’évoquer l’autochtonie, fût-ce pour en appeler à l’intégration, d’essentialiser l’identité française, c’est de dire qu’il y a des allogènes. Le génie de la République française a effectivement été le droit du sol. Il était facile de devenir Français. Le risque consisterait à voir la classe politique française et l’Etat prendre au sérieux son propre discours sur l’autochtonie. Si vous avez une législation qui facilite cette interaction entre les étrangers et les Français, vous intensifiez l’interaction mutuelle généralisée. Si par une série de mesures plus ou moins vexatoires, vous faites comprendre aux étrangers qu’ils le sont et le resteront, c’est extrêmement dangereux.
    Ce danger est d’autant plus grand qu’une nation repose souvent sur l’oubli, voire le mensonge, comme le disait Renan. En France, nous n’avons jamais vraiment voulu voir que notre République est ethno-confessionnelle. Même à l’époque de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, les Français catholiques étaient un peu plus français que les autres, pourvu qu’ils ne fussent pas ultramontains. La République n’a pas eu de peine à coopter ses protestants. La République française a eu beaucoup de peine à admettre sa part juive, au point qu’elle l’a livrée à l’Holocauste lors de la seconde guerre mondiale. Et aujourd’hui nous entendons le ministre de l’intérieur parler de « prototype » de l’Arabe, pardon de l’Auvergnat ! Il y a des démons d’exclusion dans l’histoire française.
    Le débat sur l’identité nationale est très mal venu parce qu’il tend à accréditer cette illusion selon laquelle il y a des identités naturelles, alors que les identités, ce sont ce que nous en faisons socialement, politiquement et empiriquement, au jour le jour. La définition de la nation appartient à la société, non à l’Etat, dont les prétentions identitaires nous conduiront inévitablement là nous savons, de par notre histoire tragique.

    Mais la République n’existait plus lors de la promulgation des lois anti-juives sous Vichy, même si le président Chirac a reconnu la responsabilité de la République dans la rafle du Vel d’Hiv ?
    Je croyais avoir lu au lycée que le maréchal Pétain avait reçu les pleins pouvoirs par un vote de la représentation nationale… Le discours du Vel d’Hiv de Jacques Chirac en a fini avec cette fiction de la responsabilité du seul « Etat français » dans l’Holocauste. C’est bel et bien une part de la République qui a livré ses juifs aux nazis, comme elle avait accusé Dreyfus de trahison. L’esprit républicain ne relève pas de la sainteté, il consiste en un combat politique pour que la République soit à la hauteur de ses valeurs proclamées – la lutte de l’optimiste désespéré puisque par définition un régime politique participe de l’incomplétude.

    Propos recueillis par Gaïdz Minassian

    en réponse à : l’identité française qu’est ce qu’on veut? #102772

    Sur l’Enseignement et l’Education Nationale ,

    quelqu’un pourrait me donner les critères objectifs, les repères et échelles de valeur qui permettent de donner une note et de porter un jugement sur la valeur des différents enseignements dispensés en France et dans les autres pays du monde ?

    (ps : je vous fais grâce du critère des pourcentages de diplômes obtenus dans telle ou telle université, vu que- par exemple- la communauté asiatique est capable d’acheter ces fameux diplômes non seulement chez eux ,mais même en France .. du côté de Toulon !!!)

    ( J’aurais pt-etre pas du écrire cà !)

    en réponse à : Campagne de Vaccination H1N1 #102768
    Phúc_44;93688 wrote:
    Bonsoir à Tous,

    …La source du problème est là : certains d’entre vous parcourent le net sans avoir les connaissances suffisantes de la profession et des réalités médicales pour se rendre compte des monceaux d’âneries que certains écrivent……

    Le topic sur la vaccination reprend donc son cours.

    Bonne nuit :bye:

    Excusez-moi d’être aussi brutal ..

    mais votre  » formatage médical « , que j’avais déjà réperé depuis le début de ce topic, contient quand même une « certaine dose H1N1 de suffisance non-médicale ».

    A la limite des « effets secondaires dommageables »

    Et « que la fête continue sur le H1N1 ..! »

    ps : je maintiens également qu’un certain nombre non négligeable de médecins se défaussent des soins pour des patients sous CMU..

    en réponse à : Campagne de Vaccination H1N1 #102766

    Le H1N1 devient enfin passionnant au travers de ce topic….très ouvert

    Et voici un petit entrefilet qui va aider à faire monter la mayonnaise..

    «  L’enquêteur éternue, le sondage évolue« 

    [Les Américains sont plus enclins à réclamer des fonds de leur gouvernement pour la lutte contre la grippe H1N1 si le sondeur qui les interroge éternue.
    Une centaine de personnes ont ainsi été interrogées, en mai, dans un centre commercial du nord des Etats-Unis. Le but du sondage était de savoir si elles préféraient que le gouvernement investisse dans la lutte contre la grippe ou dans la création d’emplois liés à l’environnement.

    Lorsque le sondeur faisait semblant d’éternuer, 48% des sondés répondaient qu’il fallait fabriquer un vaccin .
    Ils n’étaient plus que 17% à le penser lorsque l’enquêteur n’éternuait pas ! ]

    Perso, je trouve çà assez marrant !!!
    Et comme en France, il se confirme que le plus gros pourvoyeur en sondages est l’Elysée ( en moyenne : un par jour !!!), je surveille désormais attentivement Roselyne pour voir quand elle va commencer à éternuer ; çà ne saurait tarder !

    Personnellement j’ai beaucoup aimé la qualité et la beauté des images, tant au Cambodfge qu’au Vietnam.

    Sont toujours aussi photogéniques :

    – les vues aériennes de la ville d’Angkor Tom et des temples du coin

    – les bonzes cambodgiens en robe safran

    – le quartier des vieux métiers de Hanoï.. moi j’ai adoré y trainer  » les savattes »

    – les heures matinales -dès la lumière du jour – et les fameux exercices de gym douce… c’est toujours aussi sympathique et impressionnant (vu le nombre)

    – les intérieurs des pagodes et les fameuses charpentes ( (j’en ai une collection dans mes archives photo)

    – et évidemment les rizières de la région de SAPA… mais pas vu mes « Mhongs fleuris » de Bac Ha.

    J’ai beau coup beaucoup aimé ..( au fait çà repassait cette nuit sur FR3 .. et vu que je suis toujours insomniaque .. revu en partie)

    en réponse à : l’identité française qu’est ce qu’on veut? #102619
    VNbylove;93548 wrote:
    bonjour,

    histoire de détendre l’atmosphere et vous faire partager une lecture, je vous laisse lire cet article :

    je compte bien sur quelques réactions sur le thèmes, l’état est masculin garant de l’ordre et de la protection et la nation est féminine par sa fonction de procréation et éducation.

    ca va chauffer dans les chaumières de notre mère patrie:petard:

    D’abord, il va me falloir relire sérieusement ce long texte que je n’ai pas bien compris et qui m’a donné mal à la tête.. quant à :
    -« Etat masculin »
    -et « Nation féminine « .. Bizarre bizarre.. mais çà rejoint quand m^me quelques vagues idées que je peux avoir sur le sujet.!!!

    A savoir pour mon « cas » :

    – un Etat évoque la notion de « Force et de POUVOIR » ;
    cette notion d’Etat me parait donc très liée aux fonctions régaliennes indispensables à l’existence de tout Etat: Armée, Justice, Finances Publiques,…

    – une Nation évoquerait plutôt des notions de liens établis entre un Exécutif (et le Pouvoir en place ) avec l’ensemble des Citoyens. C’est donc la qualité de ces relations permanentes Etat/Citoyens qui qualifierait le mieux pour moi la notion de Nation :

    – d’où un « choix de société » accepté et/ou voulu par une majorité des citoyens (et plus cette majorité est grande, et plus cette nation est forte et unie !!)

    – un niveau de prestations, notamment au niveau éducatif, santé, relations de travail.. etc etc etc

    D’où l’importance – qu’on le veuille ou non- des rouages intermediaires entre les organes exécutifs de l’Etat et l’ensemble des Citoyens.. à savoir la qualité et l’utilité des agents chargés de faire appliquer les directives de l’Etat..
    à savoir les représentants de l’Etat, les fonctionnaires ou assimilés

    Etc etc etc … et AMEN

    en réponse à : l’identité française qu’est ce qu’on veut? #102608

    – Sur ce lien du monde.fr :

    Le débat sur l’identité nationale au miroir de la presse étrangère – LeMonde.fr

    – cet article :

    Le débat sur l’identité nationale au miroir de la presse étrangère

    LEMONDE.FR | 03.11.09 | 14h50 •

    q.gif
    u’est-ce qu’être français ? C’est la question posée par le site Internet dédié au « grand débat sur l’identité nationale » voulu par le gouvernement. Un sujet qui intéresse les médias étrangers, qui n’hésitent pas à donner leur propre définition de l’identité française. Prensa latina, agence d’information latino-américaine, ébauche ainsi un portrait des Français : « Fiers de leur nationalité, ils portent aux nues les apports de leur pays à l’humanité et se disent inégalables en matière d’art culinaire, de vins, de mode et de parfums. Mais ils sont pleins de contradictions, enclins à la grève, aiment le verbe polémique. L’intégration des immigrés a radicalement changé leurs goûts ; l’insatisfaction les caractérise. »

    [IMG]http://pubs.lemonde.fr/5/LEMONDE-SOCIETE/index/sponsor/2104347329/Middle1/OasDefault/default/empty.gif/35613063323039643461613635366630[/IMG]NOSTALGIE
    Le Times ironise sur la vision passéiste proposée par le gouvernement, qui veut remettre au goût du jour la « douce France ». La référence à cette chanson de Charles Trenet vient du porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre (« La défense de notre modèle culturel et de la « douce France » chantée par Charles Trenet passe par la redéfinition de notre identité nationale »). The Times constate qu’« il n’y a clairement aucune place dans cette vision du pays pour les banlieues violentes, pour les conflits raciaux et pour les manifestations virulentes devant des usines décrépies ».
    Mais c’est surtout la manœuvre électoraliste du gouvernement, à quelques mois d’un scrutin régional, que retiennent les médias étrangers, notamment le Guardian et La Vanguardia. « Les élections riment, selon le sarkozisme, avec identité nationale », souligne cette dernière. Le quotidien catalan rappelle qu’à la veille des municipales de 2008, le ministre de l’éducation avait annoncé l’introduction dans les programmes scolaires de la connaissance de l’hymne national. « Ce thème était réapparu peu avant les européennes de 2009, lorsque Nicolas Sarkozy avait envoyé sa feuille de route au ministre de l’immigration et de l’identité nationale, dans laquelle figurait clairement le lancement d’un tel débat. Cette mission se traduit dans les faits aujourd’hui, à quatre mois des régionales… », constate le quotidien.

    LES RISQUES D’UNE DÉFINITION
    Plusieurs journaux dénoncent l’objectif même d’un tel questionnement sur l’identité nationale. Le Christian Science Monitor cite ainsi le chercheur Pap NDiaye, de l’Ecole des hautes études en sciences sociales, qui craint une dérive « autoritariste » du débat : « Il y a tellement de façons d’être français qu’il serait triste que le gouvernement nous dicte ce qu’est être français. » Coïncidence relevée par le CSM : le jour même où était lancé le débat, la sœur de l’historien, la romancière Marie NDiaye, symbole de l’identité multiple française, obtenait le prix Goncourt, principale récompense littéraire en France. Un pied de nez aux tentatives de figer l’identité nationale dans une définition.

    L’Observateur paalga (Ouagadougou) se demande s’il ne vaudrait pas mieux « laisser dormir » le débat car « il va être difficile de prouver qu’il n’y a pas de soupçon d’exclusion derrière cette [tentative de définition de la] ‘francité' ». Et le quotidien burkinabé de rappeler les dérives d’un autre débat sur l’identité nationale, en Côte d’Ivoire cette fois, où le concept d' »ivoirité » avait conduit à écarter le candidat musulman du nord du pays, Alassane Ouattara, de la présidentielle de 1995. La France « a mieux à faire que d’emprunter cette voie », conclut L’Observateur.
    Le débat dépasse en tout cas les clivages droite-gauche, note Charles Bremner, le correspondant à Paris du Times, sur son blog. Il divise particulièrement le Parti socialiste, tiraillé entre la « gauche traditionnelle », qui invoque un argument moral et dénonce un retour au « pétainisme », et la « gauche populiste, incarnée par Ségolène Royal, qui demande que les politiques s’adressent aux peurs publiques ». Autre élément de trouble pour la gauche française, relevé par Charles Bremner : l’initiateur de ce débat n’est autre que l’ancien socialiste Eric Besson.

    Mathilde Gérard

    en réponse à : Campagne de Vaccination H1N1 #102606
    HUYARD Pierre;93395 wrote:
    Tout doux, tout doux.
    …..
    Ça pose la question de la pertinence même de l’alerte pandémique.
    Il est évident que chaque pays a tenu à produire ses propres vaccins.
    La question n’est pas seulement : ces vaccins sont-ils efficaces et surs?
    La question est d’abord : ces vaccins sont-ils réellement nécessaires?

    Et voici un petit article récent concernant une nouvelle tendance de certains pays émergents vis à vis des lobies pharmaceutiques , OMS etc

    – sur ce lien :

    L’Equateur défie l’industrie pharmaceutique – LeMonde.fr

    – cet article :

    L’Equateur défie l’industrie pharmaceutique

    LE MONDE | 29.10.09 | 16h10 •

    Rio de Janeiro Correspondant régional

    L’Equateur vient de décider de produire ou d’importer plus de deux mille médicaments, en passant outre les brevets déposés par les multinationales pharmaceutiques. En annonçant cette décision, confirmée par un décret entré en vigueur le 23 octobre, le président équatorien, Rafael Correa, l’a justifiée, au nom de la santé publique, par la nécessité d’élargir l’accès de la population à des médicaments qui, du fait de cette mesure, seront bien meilleur marché.

    Près de la moitié des 14 millions d’Equatoriens vivent sous le seuil de pauvreté. « Plus jamais de médicaments avec brevet, a promis le chef de l’Etat dans son allocution hebdomadaire radiotélévisée. Chaque fois que nous pourrons éliminer les brevets et mettre en place une licence obligatoire, nous le ferons. »
    La licence obligatoire est une procédure par laquelle un Etat contraint, au nom de l’intérêt public, les propriétaires des brevets à autoriser un tiers à entrer en concurrence avec eux sur le marché, à armes égales. Pour compenser la perte des bénéfices que rapporte la fabrication exclusive des médicaments sous brevet, le pays devra verser aux entreprises lésées « une rémunération adéquate », selon les termes de l’accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur la propriété intellectuelle.
    Cette attaque contre les brevets pharmaceutiques s’inscrit dans le processus de radicalisation de la « révolution citoyenne et pacifique », accéléré par le président Correa après sa réélection pour un deuxième mandat, en août 2009. Partisan, à l’instar de son homologue vénézuélien Hugo Chavez, de l’instauration dans son pays d’un « socialisme du XXIe siècle », M. Correa affirme souvent vouloir renforcer « la souveraineté nationale » contre « la voracité du capital ».
    Sur ce « nouveau champ de bataille », il dit vouloir obliger, par une politique « pionnière », les multinationales à concéder à des entreprises nationales « la production de certains médicaments », ajoutant : « Nous ne croyons pas aux droits de propriété néolibéraux à s’approprier jusqu’à la connaissance, qui est un bien public. Les multinationales font payer très cher les brevets. Ainsi, les gens peuvent, faute d’argent pour se traiter, mourir du cancer ou du sida. Les médicaments ne peuvent être considérés comme une marchandise. »
    Quito assure que ce mécanisme de substitution des brevets par des licences, loin d’être confiscatoire, est conforme au droit international et prévu en toutes lettres par des dispositions de l’OMC, au bénéfice des pays en situation d’urgence sanitaire.
    Cette politique sera mise en oeuvre par l’Institut équatorien de la propriété intellectuelle (IEPI). Son président, Andres Ycaza, a précisé que le décret présidentiel s’appliquait à 2 241 brevets déposés par 177 laboratoires pharmaceutiques.
    Selon un rapport du cabinet Etudes Intercontinental Marketing Services, cité par le quotidien El Comercio, 243 entreprises pharmaceutiques opèrent en Equateur, dont 177 étrangères, sur un marché qui représente 720 millions de dollars annuels (485 millions d’euros).
    Le chef de l’Etat annonce une « baisse drastique » des prix des médicaments. Reste à savoir quand et comment ? Selon Renato Carlo, responsable de l’Association des laboratoires pharmaceutiques équatoriens (ALFE), la baisse pourrait commencer à se faire sentir « dans six à douze mois ».
    L’IEPI dit être prêt à concéder les licences une fois qu’il aura reçu la liste des médicaments jugés prioritaires. Les brevets à convertir en licences seraient environ au nombre de deux cents. Ils concerneraient notamment le traitement du cancer, du sida, du diabète, de l’hypertension et de plusieurs maladies moins graves et plus répandues.
    Les professionnels prévoient une diminution des importations de médicaments au profit de l’industrie nationale. « Nos ventes vont diminuer, estime Edwin Lucero, administrateur de la société Farmacias Cruz Azul. Dans un premier temps, il y aura une rupture d’approvisionnement car 5 % seulement de nos stocks sont fabriqués dans les laboratoires nationaux. »
    L’industrie nationale produit à peine 13 % de la totalité des médicaments consommés en Equateur. Le gouvernement se dit persuadé que celle-ci relèvera le défi qui lui est lancé car elle ne tourne actuellement qu’à 40 % de ses capacités. « Elle génère 3 000 emplois directs. Ce chiffre quintuplera, lorsqu’elle fonctionnera à plein rendement », prédit M. Carlo.
    Les professionnels du secteur sont plus sceptiques. Ils soulignent que la plupart des laboratoires se cantonnent au conditionnement des médicaments et ne disposent pas des formules chimiques. Antonio Quezada, gérant du groupe Difare souligne : « L’industrie locale n’en est pas au stade de la transformation chimique. Elle devra donc importer les principes actifs – les molécules – de certains médicaments. Ce sera un long processus. »

    Jean-Pierre Langellier

    « Que je sache, la pensée médicale n’a pas lieu d’être unique « 

    en réponse à : Campagne de Vaccination H1N1 #102604
    Phúc_44;93374 wrote:
    Bonsoir,

    Bon, votre histoire est un peu bancale où alors donnez des preuves réelles, pas des procès d’intention parce qu’il ne faut pas prendre les gens pour des idiots non plus.

    Je rectifie un autre point que vous avez soulevé. Les plus réticents à se faire vacciner se trouvent dans les milieux para-médicaux (infirmières, aides soignantes…).

    Pour ces autres nombreux « dossiers » que vous citez sans développer, comme on s’enfuit à toutes jambes après avoir jeté une bombe pour ensuite revenir constater le résultat, je vous laisse le soin d’ouvrir un autre topic parce qu’on s’éloigne du sujet de la vaccination contre la grippe H1N1.
    Je vous propose d’ailleurs ce titre : « Big Doctor is watching us »

    Excellente soirée :jap:

    Vos 97 premiers messages montrent certes une facilité d’écriture assez remarquable; elles laissent entrevoir aussi un « formatage intellectuel médical  » assez évident !!!

    Pour ma part , au cas où il vous resterait un peu de patience et de curiosité bien placée , vous avez toujours la posibilité de parcourir quelques uns de mes 2000 et plus messages qui finissent par donner une certaine image de personnalité » ..et certainement pas celle de m’enfuire à toutes jambes à la moindre contradiction épistolaire !!!

    Par ailleurs que je sache , les  » petites mains » du monde paramédical – ont souvent autant de mérites, voire plus, que certains pontes tout particulièrement dans le domaine du contact et de la relation avec le malade.(qui redevient un « patient  » très patient, lorsqu’il consent à payer les Honoraires de son  » très cher docteur »).

    Enfin , pour mon 2100 et ènieme message, je maintiens qu’un nombre remarquable de médecins ne se font pas vacciner H1N1

    VNbylove;93515 wrote:
    salut Mike,

    je venais annoncer la nouvelle et Mike la fait, il est vraiment trop fort notre Mike:violon:(il est ou le smilley faillot de service???)

    un petit avant gout:

    Gardiens des trésors d’Extrême-Orient – Des racines et des ailes – France 3

    Si « Mike l’a fait et est vraiment très fort »..

    que dire alors d’Agemon, de Buhuoa et de moi svp ? Quels qualificatifs employer svp?

    -cf ce topic antérieur (du 20 octobre !!!):

    http://www.forumvietnam.fr/forum-vietnam/discussion-libre-thao-luan-tu-do/6925-les-gardiens-des-tresors-d-extreme-orient.html

    en réponse à : Campagne de Vaccination H1N1 #102461
    Phúc_44;93316 wrote:

    Que de procès d’intention.
    Je vais vous donner une autre piste de réflexion :
    Quelle serait la réaction des médias et de l’opposition si le gouvernement actuel n’avait pris aucune mesure contre la menace de pandémie grippale ?
    La réaction serait, selon moi, tout aussi violente et enflammée. Mais alors qu’auraient fait ces gens, si talentueux lorsqu’il s’agit de dénigrer, à la place des dirigeants actuels ? Dites moi ce qu’il aurait fallu faire ?
    Ça m’intéresserait d’avoir votre avis là-dessus
    .

    Cependant et heureusement, la politique et la médecine sont bien différentes.
    Donc je vous en prie, si vous refusez de vous faire vacciner (c’est possible en France), faites le pour une raison médicale, pas pour une raison politique.

    Bonne soirée :bye:

    Ce qu’il aurait fallu faire ?
    Savoir raison garder et commencer par continuer les vaccinations habituelles contre les grippes habituelles
    Effectivement rappeler les notions élementaires de propreté et hygiene..etc etc

    Je ne sais si vous êtes médecin , interne ou étudiant Carabin.. mais peu me chaut .
    Je maintiens que dans notre bonne République, le milieu politique est « noyauté « plus qu’il ne convient, par rapport aux pourcentages habituels formant le corps électoral, par une sur-représentation des milieux pharmaceutiques, laboratoires/recherches et professions médicales ..

    Et le lobbying .. çà existe ..

    Parlez-moi donc svp des budgets consacrés par la France à la lutte contre le palu, la dengue, la cécité … toutes les maladies endémiques de l’Afrique!!! (et je vous fais grâce généreusement du SIDA!!)

    Le nombre de morts n’a aucune commune mesure avec celui de la grippe A.. mais manque de bol, les pauvres d’Afrique ou d’Asie -économiquement parlant- ne représentent aucun intérêt, aucun retour sur investissement !!!! ….C’est bête à pleurer, sortez vos mouchoirs!!!

    Or donc, attendons avec intérêt le prix de cette campagne H1N1.. en vous rappelant par ailleurs- et à tout hasard !!!- que les plus réticents à se faire vacciner se trouvent dans les milieux médicaux et hospitaliers eux-mêmes : la confiance règne

    (ps : je peux vous parler ausi svp de certains dossiers comme le dystilbène, la mucoviscidose, le fonctionnement de certains services d’urgence et le 15 .. etc etc , sans oublier la CMU où le comportement d’un nombre impressionnant de médecins généralistes est tout à fait remarquable au regard du serment d’Hyppocrate et du devoir de soigner les plus pauvres !!!)

    Très bonne soirée à vous …

    en réponse à : l’identité française qu’est ce qu’on veut? #102457
    Ti Ngoc;93351 wrote:
    Bonjour Mai,

    néammoins, ton post a fait naître en moi quelques questions:
    – qu’est ce qu’une nation? qui la crée?
    – quels sont les critères pour en faire partie?
    – Qui définit ces critères ?….
    – Comment s’identifie t-on à une nation?

    Pour beaucoup d’anthropologues, la notion de « nation » est très récente, et pour eux, uniquement une création politique.

    Question qui m’intéresse, notamment pour l’Asie du Sud-est :

    Celà n’engage que moi, mais pour cette région d’ASIE ,
    le Vietnam est à la fois un Etat et une Nation
    – le Cambodge est aussi un Etat.. mais certainement pas une NATION

    L’oncle HÖ a fait la différence !!!..et effectivement l’Histoire récente de ces deux pays

    (encore une fois, il s’agit de ma conviction toute personnelle, que j’assume !)

    en réponse à : Les Gardiens des trésors d’Extrême-Orient #102413
    en réponse à : Campagne de Vaccination H1N1 #102410

    La campagne de vaccination H1N1 en France ne peut être déconnectée malheureusement de son contexte politique !!
    – d’une part, tant au Sénat qu’ à l’Assemblée nationale, le lobbying médical et pharmaceutiqure est omni -présent .
    Comptez svp le nombre de sénateurs et de députés issus directement de ces deux milieux ( et je vous fais grâce des origines professionnelles de notre actuelle ministre de la santé, voire de son papa!!)

    – d’autre part , il se confirme que ce marché de la vaccination H1N1 représente un marché sacrément juteux.. où tout le monde traine allégrement la jambe pour donner les chiffres exacts en euros sonnants et trébuchants.

    En attendant , tout le monde – y compris dans les milieux médicaux- préfere s’en tenir à la bonne et vieille vaccination annuelle anti-grippe!!!

    (ps : notez svp le nombre de fois où les soi-disant morts de H1N1 sont liées à un accompagnement d’une pathologie grave qui n’a rien à voir avec le H1N1 !!!)

    Dormez en paix , bonnes gens, Roselyne la pharmacienne et les labos veillent sur vous !!!

    en réponse à : l’identité française qu’est ce qu’on veut? #102388
    mai;93209 wrote:
    eh oui bonsoir, je n’ai nul désir d’alimenter ce terrain de Besson..n’empêche que ce problème posé du côté de l’Etat – où existerait ailleurs et s’il existe n’est ce pour nous faire penser avec l’Etat dans nos cerveaux?cad d’abord dans la démarcation entre origine de souche et les autres mais aussi entre minorités bretons corses etc interpeller d’une telle manière qu’elle demande à refouler l’histoire de la constitution de cet état nation..?
    j’aimerais bien connaître les réactions des forumeurs..

    Ce sujet m’inquiète au plus haut point pour les raisons suivantes :

    – des élections régionales arrivent à grand pas dans un contexte inquiétant à plus d’un titre.

    – une majorité de régions tenues par des élus de la Gauche .. dont le discours actuel est absolument inaudible

    une droite et un gouvernement qui désespèrent même ses propres partisans..
    qui ont du mal eux aussi à s’y retrouver..
    avec un décalage désormais phénoménal entre la « clique élyséenne » et « le petit Peuple »
    (ps , par exemple: dernier titre du  » Courrier International »reprenant les différents éditoriaux étrangers : « Il y a quelque chose de pourri au royaume de France « 

    Il y a longtemps que j’ai pensé que ce genre de situation allait favoriser de nouveau les partis aux idées extrêmes.

    Et quand par le plus grand des hasards, un ministre aussi charismatique que BESSON nous annonce cette idée géniale d’un débat sur « l’Identité nartionale » , je suis catastrophé par cette accumulation d’imbécilités à peine voilées.

    Je crains le pire, la France étant entrain de se déchirer et de se diviser profondément : je prends date .. on en reparlera

15 sujets de 2,731 à 2,745 (sur un total de 4,797)