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robin des bois

Toutes mes réponses sur les forums

15 sujets de 2,521 à 2,535 (sur un total de 4,797)
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    Messages
  • en réponse à : Bouddhisme (Ressources) #106838
    dokuan;98524 wrote:
    La philosophie, le bouddhisme ou toute autre activité, c’est surtout l’individu et rien de l’extérieur comme l’a prouvé M. R. :
    :bye:

    Qui est M.R svp ?

    Parce que si le M.R. que je connais est un bodhisattva, Rdb l’est aussi : no problem !!

    ps : car je connais un certain Matthieu Ricard , fils de Jean-François REVEL et beau-fils de Claude SARRAUTE, promoteur d’un « bouddhisme très People et très parisianiste « …. qui n’est pas du tout ma tasse de thé !!!

    Désolé, mais vraiemnt désolé !!!

    en réponse à : Bouddhisme (Ressources) #106833
    dokuan;98516 wrote:
    Bonjour,

    «  »Tu thân tề gia trị quốc bình thiên hạ » : Commencez à faire le travail sur soi, ensuite cultivez sa famille avant d’influencer et guider les autres (prétendre être le guide).
    :wink2:

    Sauf que, si vous vous imprégnez bien des enseignements initiaux du Bouddha, le Bouddhisme est essentiellement une démarche personnelle, qui refuse donc toute forme de prosélytisme .

    (Et à mon humble avis …. c’est ce qu’a essayé de vous faire comprendre Mai dans un post précédent !!!)

    en réponse à : L’intégration parfaite des Tay au Vietnam #106830
    Ti Ngoc;98514 wrote:
    petite pensée pour, Wanderley qui me disait « au Brésil, tout ce qui est français est très recherché, très snob: la culture, les parfums…et même s’il y avait du papier hygiénique « français » ils te le vendraient à prix d’or. »

    Heu par exemple, pour faire vendre des cigarettes infectes, y a déjà çà !!!

    «  Alain Delon, the taste of France « 

    cf ce lien pour illustration !!!

    La french touch – Cambodge – L’Internaute

    en réponse à : Découvrir les ethnies du VN #106822
    fillatempesta;98507 wrote:
    Salut

    Je t invite à prendre vraiment contact avec la compagnie Bourlingue, ils ont des amis partout dans le Nord. Ils ont egalement un petit eco lodge sur les rives du lac Thac Ba gérée par une famille Dao. Ils sont toujours à l’écoute de projets tel que le tien.

    Alias  » Freewheelin-tours » .. et c’est ici

    Freewheelin’ Tours

    en réponse à : [TV ARTE] Le Peuple du Mékong #106819

    – Sur ARTE

    – dans la série des documentaires 360° GÉO :
    Vietnam, paradis miné

    Dans le parc national de Phong Nha-Ke Bang, les populations locales ont longtemps vécu du braconnage et de la collecte des obus non explosés de la guerre du Viêt-Nam. Aujourd’hui, elles essaient d’en faire un paradis.

    samedi, 9 janvier 2010 à 20:00

    Rediffusion jeudi 14 janvier à 08H00 et dimanche 17 janvier à 14H00
    (France, Allemagne, 2009, 43mn)
    ARTE

    en réponse à : L’intégration parfaite des Tay au Vietnam #106804
    Phúc_44;98485 wrote:
    Le « Tay » (avec un « Y »), pour le Vietnamien, est un occidental.
    Ce terme n’a rien à voir avec une quelconque ethnie peuplant le vietnam.

    Par exemple, un touriste occidental portant un sac à dos est un « tay balo ».

    DédéHeo;98488 wrote:
    Il sont si nombreux et si bien acclimatés qu’ils vont devenir une nouvelle ethnie minoritaire du Vietnam. On distingue déjà 3 branches de cette nouvelle ethnies
    Les Tay, une ethnie de type caucasien
    Les Tay Noir, d’origine africaine ou afro-américaine.
    Les Tay Jaunes, généralement Japonais ou Coréen (mais jamais Chinois)

    !

    Ok moi je veux bien , mais dans la liste officielle des 54 ethnies,
    ceux là ils sortent d’où svp ?

    Langues thai-kadai

    a) Groupe thai

    Tày : 1 190 000

    Nùng : 705 000

    Sán Chay : 114 000

    Giáy : 38 000

    Thái : 1 040 000

    Bo Y : 1 450

    Lào : 10 000

    Lu : 3 700

    Moi le « Tay de service » , je répondrais à vue de nez :  » de la région de Cao-Bang « 

    en réponse à : L’intégration parfaite des Tay au Vietnam #106801
    Phúc_44;98485 wrote:
    Le « Tay » (avec un « Y »), pour le Vietnamien, est un occidental.
    Ce terme n’a rien à voir avec une quelconque ethnie peuplant le vietnam. Par exemple, un touriste occidental portant un sac à dos est un « tay balo ».

    Cà je m’en doutais un peu … mais dites moi donc pourquoi svp ????

    Parce que entre « Tay « avec un Y ,et « Taï « avec un tréma, normalement y a pas tellement de différence ,!!
    (le tréma marquant généralement l’élision d’une voyelle et le y etant autrefois considérée comme une « voyelle double « )..

    L’explication doit être ailleurs ( entre anciens et nouveaux occupants du territoire vietnamien , par exemple !!!)

    en réponse à : L’intégration parfaite des Tay au Vietnam #106793
    jamesdinh;98457 wrote:
    Bonjour,

    de plus en plus de Tay (pt russes)

    Bonne journée

    Dans le topic ouvert par Than Viet sur les Ethnies, il y a déjà des « Thaï  » et des « Taï » qui, à mon sens, ne sont pas forcément les mêmes !!

    Qielque chose me fait penser et dire que nous avons à faire ici à une autre signification du mot Taï ? N’est-il pas ?

    en réponse à : Miss Moche #106790
    Miss Moche;98438 wrote:
    Bonsoir (et bonne année 2010!) !

    Je suis Miss Moche et je me suis inscrite ici tout simplement parce que le Vietnam fait parti de ces pays qui m’intéressent

    ….A part ça, quoi dire? je suis en banlieue mais je travaille pratiquement tous les jours sur Paris, j’ai pas de permis de conduire ni d’appart (et ouais! je suis pas assez riche pour le moment! lol),
    Voilà, si vous avez des questions, n’hésitez pas, parce que là je suis un peu en panne d’inspiration pour ma présentation! X) moi, je m’en vais visiter le forum :p

    Miss Moche.

    Cà commence fort !!!

    Bon ben alors, en guise de bienvenue … avec un tel « pseudo qui sent la poudre », je ne vois que mon copain Renaud pour vous répondre :

    « Femmes du monde ou bien putains
    Qui, bien souvent, êtes les mêmes
    Femmes normales, stars ou boudins
    Femelles en tout genre , je vous aime

    Même à la dernière des connes
    Je veux dédier ces quelques vers
    Issus de mon dégoût des hommes
    Et de leur morale guerrière

    Car aucune femme sur la planète
    N’s’ra jamais plus con que son frère
    Ni plus fière ni plus malhonnête
    A part, peut-être, Madame Thatcher

    etc etc .. (j’aime assez cette chanson pour son  » contenu idéologique »)

    Et SVP, avec un tel pseudo, « vous faudra assumer » : bienvenue donc

    en réponse à : Témoignages d’adoptés #106781
    le thi;98454 wrote:
    merci Robin des Bois pour l’info.:wink2:

    Bonjour Le thi

    – Si tout va bien, et aux dernières nouvelles du CG, en 2010 je serai papy d’un nouveau petit-enfant ( par voie d’adoption )

    – cf les critiques ( plutôt  » tres bonnes  » ) du nouvel obs sur ce lien :

    Une Vie Toute Neuve – CinéObs

    en réponse à : l’identité française qu’est ce qu’on veut? #106756
    Agemon;98430 wrote:
    Et maintenant, elle veut devenir experte en psychologie ? ou journaliste ?
    Je connais bien Anna Moï depuis longtemps. J’a lu la plus part de ses bouquins. Elle a écrit aussi  » Rapaces  » entre autres…. Je ne suis pas tellement fana de sa façon d’écrire.

    Que vous n’aimiez pas Anna Moï est une chose que je respecte profondément … …!!!!!!!!!!!

    Mais, que comme Vietnamienne très francophile et/ou phone- qui plus est styliste réputée, elle donne son point de vue sur le débat actuel de l’identité nationale en France et le port de tel ou tel vêtement féminin, m’a paru intéressant et un sujet parfaitement adapé à ce Forum vietnamien francophone !!!
    Je trouve même que c’est une Vietnamienne qui a de la personnalité et probablement beaucoup de  » tchache » (vu ses nombreuses activités)..

    Tiens puisque vous n’aimez pas Anna Moï en 2009, vous l’aimerez peut-être en 2010.. après avoir lu ceci !!

    Anna MOÏ : « écrivains expatrides » : manifeste pour un dialogue transculturel

    Rencontre, lecture le 25 sep. 2006

    arton830-296cc.jpgStyliste, chanteuse, écrivain, Anna Moï, née en 1955 à Saïgon, écrit des livres français au Vietnam et interprète des chansons vietnamiennes en France. Le 25 septembre, le CNL lui donne carte blanche pour une soirée de lecture et de chant.

    Anna Moï a beau écrire en langue française, ses origines vietnamiennes font d’elle un écrivain francophone. C’est d’ailleurs à ce titre qu’elle a été invitée au dernier Salon du livre de Paris dédié à la Francophonie. Pourtant, puisqu’elle écrit dans la même langue que Philippe Sollers, Amélie Nothomb ou Olivier Rollin, Anna Moï est bien un écrivain français. « L’expression littérature francophone est condescendante à partir du moment où elle ne désigne pas tous les écrivains de langue française, comme on pouvait s’y attendre, mais uniquement les écrivains non-français. Par ailleurs, l’étymologie de littérature francophone me tracasse : phonos signifie voix, son. Or, la littérature est écrite. Au dernier Salon du livre de Paris, un écrivain de langue française a proposé : littérature francographe. » Francophone est une épithète d’autant plus gênante pour Anna Moï, qu’à l’instar de beaucoup d’écrivains dits francophones, elle maîtrise sans doute mieux la langue française que nombre d’écrivains dits français. « La langue est une matière merveilleuse ; argileuse et malléable mais aussi charpentée par un ensemble de règles complexes ; elle me fait penser à la sculpture : sur une armature en fer, l’artiste applique une terre molle et modèle une œuvre. Au final, celle-ci est fluide ; nul ne peut deviner la forme de la structure métallique sous-jacente. »
    Dans son nouveau roman, Violon, qui a lieu en Normandie, Anna Moï se plait à malaxer la langue française pour en faire ressortir l’ésotérisme à travers une mise à distance comique : ainsi, « leucosélophobe » décrit l’angoisse de la page blanche, immanent s’écrit « hymanent » en écho au contexte familial sexué de la narratrice, « pertinent » se dit « congru » et « nonchalindolence » traduit une douce oisiveté . « Ces jeux impliquent une certaine intimité avec la langue, tour à tour amie ou ennemie, et le désir de la violenter pour voir jusqu’où elle résiste, comme un sculpteur donnera des coups de burin dans le marbre afin de tester sa force et la puissance de la matière. »
    Si Anna Moï, nommée Chevalier des Arts et des Lettres en janvier dernier, cisèle la langue française avec l’adresse d’un maître d’œuvre, peut-être n’est-ce pas étranger à son attrait pour les langues. Polyglotte, elle parle aussi vietnamien, sa langue maternelle, anglais, allemand, thaï et japonais. « Mes parents voulaient que je fasse connaissance avec un monde aussi vaste que possible : après m’avoir inscrite dans une école primaire française, ils m’envoyèrent à des cours privés d’anglais dès l’âge de neuf ans. Ensuite, j’appris une quatrième langue, l’allemand. Plus tard, je vécus en Thaïlande et au Japon et je n’envisageai à aucun moment de ne pas parler thaï avec les Thaïs et japonais avec les Japonais. » L’apprentissage des langues étrangères astreint à des ruptures par rapport à une langue maternelle structurante. Anna Moï s’est ainsi engagée dans des déambulations mentales insolites : inconsciemment, elle a intégré un peu de l’autre, pour étouffer un peu moins en elle-même. Pour Anna Moï, la création littéraire est assez similaire à cette démarche : il s’agit de rompre avec ce que l’on sait pour aller vers un monde plus vaste – le monde de la fiction où l’on est à la fois soi et l’autre.
    Paradoxalement, l’écrivain semble ne pas pouvoir écrire en France ; c’est chez elle à Hô-Chi-Minh-Ville (ex-Saïgon), qu’elle écrit… en français. « Je pense que l’opposition, ou la tension, est à l’origine de toute création ; je l’éprouve en écrivant des textes français au Vietnam, ou en chantant des mélodies vietnamiennes en France. Dans les deux cas, je me sens décalée, étrangère : n’est-ce pas une condition préalable à toute création ? L’étrangeté est une forme d’innocence qui vous rend fragile et indestructible ; un enfant est ainsi : vulnérable et puissant. Et sans innocence, comment créer ? Comment redessiner le monde sans un regard stupéfait et déroutant ? »
    Déroute et stupéfaction caractérisent l’œuvre de celle qui, après avoir publié un poème en anglais dans un magazine à l’âge de seize ans, a tu cette voix intérieure pendant vingt-six ans – elle publie sa première nouvelle en 1997 dans un journal saïgonnais de langue française et son premier recueil de nouvelles, L’écho des rizières en 2001.
    En 2004 paraît son premier roman, Riz noir, un aller-retour poétique entre un présent violent et un passé idéalisé, qui ne sombre ni dans le désespoir, ni dans la nostalgie. « J’ai grandi pendant une guerre en parlant deux langues. Le vietnamien, ma langue maternelle, est aussi celle dans laquelle la mort m’a été décrite dans toutes ses variantes ; le français appartenait à un pays lointain, rêvé, libre et qui n’existait pour moi qu’à travers la littérature et la poésie. J’ai choisi d’écrire dans ma deuxième langue maternelle, celle du monde imaginaire qui, même confronté plus tard avec sa réalité parfois violente, garde intimement les traces, dans mon esprit, du paradis. Je suis très concernée par la question de l’identité et de la destinée : comment se structure-t-on à partir d’une histoire personnelle avec ses secrets et ses non-dits ? Comment gère-t-on sa mémoire martyrisée ? Pourquoi les chemins lumineux que nous revendiquons bifurquent-ils parfois vers le malheur, et comment les individus résistent-ils ? Mes questions sont tournées vers le futur, loin de la nostalgie, même si les réponses sont contenues dans le passé. La destinée de beaucoup de Vietnamiens s’est brisée malgré une volonté acharnée de bonheur : la guerre est venue emporter toutes les ambitions eudémonistes ; c’est ce deuil que j’évoque dans Riz noir. »
    Pendant sa longue période d’absence à l’écriture, Anna Moï était styliste de mode, une passion que trahit la forte prégnance des couleurs dans ses textes. La musique, aussi, l’inspire : elle étudie le piano à Saïgon, découvre l’Opéra à Paris et s’initie au chant. « Je suis chromopathe, comme d’autres sont psychopathes. Les couleurs empreignent les étoffes mais aussi les pigments minéraux ou floraux, le timbre (d’une voix, d’un violon), l’expression littéraire. Le chromatisme donne aux choses un relief particulier, et le rôle de l’artiste est de dessiner avec ses outils personnels et sa palette distinctive une géographie originale. » La musique, la littérature et le vêtement ne sont, pour Anna Moi, que les instruments d’une création colorée, déroutante, stupéfiante qui nous traverse et nous laisse interdits… Une géographie unique qui transparaitra sans doute dans ses nombreux projets à venir : un livre pour la collection Terre humaine, un journal de deux mois de sa vie où elle fit une rencontre peu commune, un livre de photos sur le Vietnam et un second roman « normand ».
    Bibliographie d’Anna Moï

    puce.gif Violon, roman, Flammarion, 2006
    puce.gif Espéranto, désespéranto, essai, Gallimard, 2006
    puce.gif Rapaces, roman, Gallimard, 2005
    puce.gif Riz noir, Gallimard, 2004
    puce.gif Parfum de pagode, nouvelles, L’Aube, 2003
    puce.gif L’Echo des rizières, nouvelles, L’Aube, 2001

    en réponse à : l’identité française qu’est ce qu’on veut? #106754
    Agemon;98427 wrote:
    Suite à l’article d’Anna Moï.

    Il y a des gens qui racontent des belles histoires mais ne connaisent le sujet que superficiellement par des  » on dit « . Anna Moï !

    Que connait -elle des conditions féminines dans les pays en extrême orient ?

    Biographie d’Anna Moï
    20950.jpg
    Anna Moï

    Ecrivain vietnamienne

    /B][/COLOR][URL= »http://www.evene.fr/celebre/categorie/litterature-etrangere.php »][COLOR=#999999][B]Littérature étrangère[/B][/COLOR][/URL][COLOR=#999999][B
    Née à Saïgon en 1955

    Après avoir longtemps vécu à Paris et à Tokyo, Anna Moï retourne vivre au Vietnam en 1993. Styliste de mode, mais aussi chanteuse et femme d’affaires, elle a publié son premier recueil de nouvelles, ‘L’ Echo des rizières’, en 2001. Aujourd’ hui, elle poursuit l’aventure de l’écriture, tout en conservant une boutique à Saïgon et en maintenant des activités d’exportation vers les Etats-Unis et le Japon.

    en réponse à : Témoignages d’adoptés #98818

    – Sur ce lien du mnde.fr:
    « Une vie toute neuve » : de l’abandon à l’adoption, une vie d’enfant – LeMonde.fr

    – cet article :

    Critique

    « Une vie toute neuve » : de l’abandon à l’adoption, une vie d’enfant

    LE MONDE | 05.01.10 | 16h10 •

    s.gif éoul, 1975. Jinhee a 9 ans. Centrées sur son mètre trente (elle n’est pas bien grande), les premières images reflètent le bonheur absolu de la gamine à être avec son père : assise sur sa bicyclette, face à lui au restaurant. Ounie Lecomte ne montre pas l’adulte, elle filme un état d’âme, un sentiment d’exaltation enfantine. Elle va procéder ainsi jusqu’à la fin. S’attacher avec une infinie pudeur à figurer ce que ressent Jinhee de l’intérieur, rester à sa hauteur. Très vite, elle suggère le drame qui guette Jinhee en la faisant chantonner ce refrain dont la petite fille ne mesure pas encore la portée intime et qui, pour nous, surgit de façon poignante : « Combien je t’ai aimé ! Tu regretteras un jour, quand le temps aura passé ! »

    [IMG]http://pubs.lemonde.fr/5/CULTURE-LEMONDE/index_cinema/exclu/sponsor/1466729523/Middle1/OasDefault/default/empty.gif/35613031653839333462343437656630[/IMG]Amoureuse éperdue
    Que se trame-t-il ? Pourquoi tous ces cadeaux, ces habits neufs, ces belles chaussures et ce gâteau trimbalé en autocar ? Jinhee ne veut pas comprendre, elle n’en revient pas, elle est tétanisée par ce qui lui arrive, et s’accroche désespérément à ce qu’elle croyait immuable. « Mon père n’est pas un menteur. Mon père va revenir. » Elle finira par se rendre à l’évidence. Son père l’a placée dans un orphelinat tenu par des soeurs catholiques. Une vie toute neuve retrace l’épreuve de la séparation, la vie dans ce lieu qui ne lui est pas hostile mais auquel elle ne veut pas s’adapter, l’attente d’être choisie par une famille étrangère.

    Il s’agit d’une histoire autobiographique. Née en 1966, Ounie Lecomte a vécu ce traumatisme de l’abandon, ces années à attendre son père comme une amoureuse éperdue, cette enfance synonyme de solitude, de silence, de mort, avant d’être adoptée par une famille protestante française. Elle a été comédienne, costumière pour le cinéma. Elle a réalisé ce film rare avec l’appui du cinéaste Lee Chang-dong qui est devenu son coproducteur. Sa façon de relater cette expérience en maintenant l’humain au coeur du récit, de se maintenir sur un plan plus charnel que cérébral, évoque (et revendique l’influence de) Maurice Pialat, son Enfance nue.

    L’épreuve de l’adoption est ici retracée du point de vue de l’enfant. Ounie Lecomte peint le réel, mais à la lumière des réactions émotionnelles de son héroïne. Son film est scandé par l’amitié que Jinhee noue avec Sookhee, ferment d’un autre déchirement, par son apprentissage de la vie collective, de l’insoumission au fatalisme, et trouve une grâce, une poésie discrète, dans le traitement d’événements qui renvoient sans cesse à sa douleur métaphysique. La visite médicale dénonce un monde où les adultes ne tiennent pas leurs promesses (du père à l’infirmière), en même temps qu’elle fait resurgir un souvenir dont Jinhee se sent coupable (la piqûre de vaccin rappelant l’aiguille qui blessa son demi-frère nouveau-né et dont on l’accusa). « La souffrance du Christ vient de son amour infini pour son Père », entend-elle à la messe.

    Dans cet environnement où planent l’obsédante tentation du péché et l’indispensable demande de pardon, le suicide d’une orpheline, la mort d’un oiseau tombé du nid et qui, comme elle, refuse de s’alimenter, illustrent le désir morbide de Jinhee qui tente de s’ensevelir dans un trou. Ces indices semés (le rôle des vêtements, le sang qu’il faut cacher, ce mot « father » qu’il faut apprendre si l’on veut être adopté par une famille d’Américains) sont autant de stations d’un calvaire dans un film quasiment sans musique, où la résurrection par l’adoption n’efface pas le chagrin d’un deuil éternel.

    en réponse à : l’identité française qu’est ce qu’on veut? #106746

    – Sur ce lien :

    L’identité nationale n’est pas une affaire de foulard, par Anna Moï – LeMonde.fr

    – cet article de Anna MOI :

    Point de vue

    L’identité nationale n’est pas une affaire de foulard, par Anna Moï

    LE MONDE | 04.01.10 | 12h52

    v.gif ers l’Occident compliqué, je vole avec des idées simples, mais pas simples au point d’adhésion à la tournure vestimentaire et biologique du débat sur l’identité de la France. Le textile, sous forme de drapeau ou de foulard, est présent dans les tribunes d’opinion en dépit de sa vulnérabilité.

    Au lendemain de la révolution vietnamienne, en 1975, des kilomètres de drapeaux de l’ancien régime furent détruits.
    L’hymne national, La Marche des jeunes devint La Marche vers le front. Pourtant, le Vietnam reste le Vietnam. Certains disent : « Le Vietnam est éternel. » D’autres : « Les régimes politiques passent, le Vietnam demeure. »

    [IMG]http://pubs.lemonde.fr/5/ANALYSES-LEMONDE/index_analyses/exclu/sponsor/1752027760/Middle1/OasDefault/default/empty.gif/35613031653839333462343433356330[/IMG]
    La France aussi est éternelle, avais-je pensé.
    Tel n’est pas l’avis des initiateurs du débat sur l’identité nationale, qui la datent de la Révolution française et lui associent ses symboles : Marianne, Marseillaise, drapeau tricolore, 14-Juillet. Mais alors, la France d’avant la Révolution n’était-elle pas française ? Voltaire était-il moins français que Lamartine ? Pourquoi réduire l’identité millénaire de la France à quelques siècles ?

    Une éternité aussi courte ne pouvait naître que de la vision énucléée des promoteurs du débat. Ecourter la perspective historique, c’est prendre le risque d’assimiler des épiphénomènes à des composantes indélébiles de l’identité nationale. L’utilisation des accessoires vestimentaires n’eut jamais de caractère permanent : le corset, dont une femme décente ne pouvait se passer autrefois, est à présent synonyme d’indécente perversité. Certaines Françaises se couvrirent la tête au cours des siècles passés ; d’autres le font au présent. Dans les deux cas, au motif de modestie. Le foulard n’a jamais rendu une femme plus ou moins française. Pour ce débat, je préfère les éternités longues, et même éternelles : sur un horizon illimité, les idées s’épurent et se simplifient.
    En voici quelques-unes.
    La biologie.
    Dans une perspective longue de plusieurs millénaires, l’identité d’une nation ne saurait se définir biologiquement : l’histoire du monde est une histoire de migrations. La France accueillit des migrations européennes, puis, en provenance de ses colonies, des migrations de travail et des migrations militaires qui formèrent des « lignes Maginot » humaines. Le sang versé n’a-t-il pas la même valeur que le sang biologique ?

    L’universalisme.
    Sans les tendances universalistes de la France, ses philosophes n’auraient pas cherché à ordonner le monde ; ses moines n’auraient pas créé le Quartier latin, les bibliothèques et les collèges ; ses aventuriers ne seraient pas partis à la découverte d’autres pays ; ses ethnologues n’auraient pas répertorié les rites et cultes d’autrui. A contrario, les Chinois n’eurent pas la volonté de comprendre scientifiquement le monde, ils le soumirent à leur entendement.

    La rébellion.
    Nulle part ailleurs qu’en France, un roi ne fut démis par une révolte populaire, à la suite d’un débat. Chez les Américains, pour qui la liberté individuelle est un sacerdoce, l’Etat, peu présent, n’est jamais remis en question. Le port de la burqa est libre aux Etats-Unis, bien que le pays soit en guerre contre des pays musulmans. La rébellion n’a pas lieu d’être, et d’ailleurs, elle peut seulement s’exercer contre un Etat fort, voire une dictature : il faut pouvoir s’arc-bouter. C’est le cas en France, pays de la contestation permanente d’un Etat honni et désiré.

    Le centralisme étatique.
    L’un des traits les plus robustes de l’identité française est la concentration du pouvoir. Le centralisme jacobin a remplacé le centralisme monarchique : les régimes politiques passent, mais la France éternise le centralisme. La régionalisation n’affaiblit pas le centre, étançonné par une religion d’Etat : la laïcité. Les fanatiques de la sécularité ont leurs propres rigidités, leurs excommunions et leur Inquisition dominée par un président qui fait passer son jugement personnel des tenues vestimentaires féminines pour des valeurs universelles. L’asservissement de la femme est un autre débat. Mais peut-être, à la décharge du président, la question était-elle mal posée…

    Anna Moï est écrivain, auteur d' »Espéranto, désespéranto » (Gallimard, 2006).

    Article paru dans l’édition du 05.01.10

    en réponse à : Bouddhisme (Ressources) #106733
    sôngdài;98360 wrote:
    Bonjour,
    … …
    *pt 1 : Et le chiffre 86400 qui sert le fil de l’histoire nous mène vers une question existentielle , la vie!!!
    L’histoire devient alors très belle comme un conte d’aldult.??…Que faire de notre temps qui nous reste??
    … …
    * pt 2 :
    J’ai peu de connaissance dans l’histoire du boudhisme et j’ai compris en gros que c’est une façon de traiter la souffrance interne, celle qui se trouve en nous!!

    Bonjour à vous

    Je reviens pour vous apporter les élements d’infos suivants :

    – Sur votre point 1 : (et les « 86 400 secondes journalières » de Dokuan), il faudrait poser la question aux mères de famille nombreuse asiatiques, qui passent au minimum 43 200 secondes journalieres à gratter les déchets des décharges publiques de Manille ou de Stung Mean Chey à Phnom Penh pour savoir ce qu’elles font des 43 200 secondes restantes.
    Je suppose qu’elles viennent sur ce forum pour se cultiver !!!

    – Sur votre point 2, voici quelques extraits d’un bouquin écrit dès 1934 par Alexandra DAVID-NEEL sur le Bouddhisme , et donc bien avant qu’il ne suscite autant d’intérêt en Occident :

    * page 7 :

    [  » Le Bouddha n’a point prétendu apporter une révélation d’ordre surnaturel, il n’a promulgué aucun dogme, il n’a pas fait appel à la foi.
    Il a simplement offert à l’examen des hommes une méthode qu’il leur appartient d’utiliser pour leur plus grand avantage et dont le but déclaré est la destruction de la souffrance .  » ]

    * pages 11, 14 et 15 : sur la doctrine bouddhique et la souffrance , Alexandra DAVID-NEEL résume volontairement ainsi la position bouddhique :

    [  » En présence de la souffrance, quatre attitudes sont possibles ; elles peuvent être brièvement décrites comme suit :

    1° : La négation, contre toute évidence, de l’existence de la souffrance.
    2° : La résignation passive, l’acceptation d’un état de choses que l’on considère comme inéluctable.
    3° : Le « camouflage  » de la souffrance à l’aide de sophismes pompeux, ou bien en lui prêtant, gratuitement, des vertus et des buts transcendants que l’on juge propres à lui conférer de la noblesse ou à en diminuer l’amertume.
    4° : La lutte contre la souffrance, accompagnée de la foi en la possibilité de la vaincre.
    C’est cette quatrième attitude que le bouddhisme préconise ]

    Et sur deux pleines pages ( 14 et 15), elle établit un
    tableau des « quatre vérités  » qu’elle qualifie d’un simple programme en quatre parties,
    ou  » les quatre vérités » enseignées par Bouddha lui-même ;
    et elle précise :

    [ » Nous avons devant nous un simple programme, le plan d’une sorte de combat intellectuel que l’homme doit soutenir seul et dont il est dit pouvoir sortir vainqueur par ses propres moyens »]

    – En voici la première colonne de ce tableau , intitulée : « Souffrance« :

    [ Elle peut être résumée en deux points :

    1° : Ëtre en contact avec ce pourquoi l’on éprouve de l’aversion.

    2° : Etre séparé de ce pourquoi l’on éprouve del’attraction, ou, en d’autres termes, ne pas posséder ce que l’on désire.]

    Les 3 autres colonnes s’intitulent :

    . Cause de la souffrance
    . Cessation de la souffrance
    . La voie qui conduit à la cessation de la souffrance

    ( beaucoup plus long à taper: désolé !!)

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