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3 décembre 2011 à 21h18 en réponse à : Courts poèmes de la vie qui passe – Thơ Ngắn cho cuộc đời đang trôi #144546han viët;141000 wrote:oui , si vous pourriez fournir directement les mots japonais en vn au lieu d’être dépendant des transcriptions alphabetiques , les lecteurs vn apprécieraient mieux
[/size]
[/quote]
??????????
3 décembre 2011 à 20h30 en réponse à : Courts poèmes de la vie qui passe – Thơ Ngắn cho cuộc đời đang trôi #144676@HAN VIËT 140992 wrote:
Il y a un site qui transcrit les mots latins japonais en caractères chinois
Free Chinese Character, Japanese Kanji, Asian Symbol Dictionary. Après on peut consulter le dictionnaire Thiêù Chuu et déduire le sens VN .
Comme cela , les lecteurs peuvent apprécier mieux les posts .
_ hai ku = 排 bài ( bày ) 句 cú, câu
_ sha =寫 tả ( viết, sao chép ;phỏng theo nét bút ; vẽ ; chụp ảnh )
_ ga = 畫 họa ; manga=漫 mạn( libre ) họaBonsoir Han Viet et TLM,
Non, le hai de haiku s’écrit [FONT=&]俳[/FONT]( avec le radical homme [FONT=&]亻[/FONT]= comédie, distraction, pour faire rire [FONT=&][/FONT]; bài en vietnamien ) et non pas 排 (avec le radical main [FONT=&]扌[/FONT]= disposer, placer [FONT=&][/FONT]; bày en vietnamien).
Certains textes qu’on trouve rapidement sur Internet commettent cette erreur.
Courtoisement.
Dông Phong@DédéHeo 140982 wrote:
Je trouve que cette émission est bien observé, ils ne racontent pas n’importe quoi. Le réalisateur est lui même chinois et il a fait des dizaines de pays mais pas encore le Vietnam. Pour la Chine, il soulignait le gout des Chinois de 18 à 35 ans pours les T shirt avec des grosses lettres anglaise. Ils trouve ça sexy. Trop jeune, c’est interdit par le lycée et les sénior ne sont pas intéressés ; eux ont du chinois. Bien sûr, ces grosse lettres là, c’est de la contrefaçon d’adidas mais le réalisateur donnait une 1/2 douzaine d’exemple. il y a vait aussi un groupe de jeune bobo qui payaient très cher leusr vêtements de marque : Ja mais de lettre chinoise
Les tatouages, c’est amusant aussi : Jamais de chinois : Pas sexy, pas exotique. Les tatouages de caractères chinois, c’est vraiment un truc de Tay et en plus, ca passe de mode : Maintenant les branchés ont des personnages trash.
Bref réfléchisez 2 fois avant de vous faire tatouer en chinois ; c’est surtout pas pour faire plaisir aux compatriotes du VietnamBonjour DédéHeo et TLM,
Voilà ce que m’a envoyé aujourd’hui un correspondant français qui est parti depuis trois semaines au VN, dans la famille de sa femme vietnamienne : » Depuis près de 20 jours je n’ai pas trouvé un seul café dans Biền Hòa qui passe de la musique vietnamienne. Ils se sont tous mis à la musique américaine, ou pire, à la musique coréenne« .
En France on dit « nul n’est prophète dans son pays », et au VN « bụt nhà không thiêng » (le bouddha de la maison ne fait pas de miracule). C’est vrai partout, sauf pour quelques fanatiques qui s’accrochent aux vieilles lunes !
Cordialement.
Dông Phong@abgech 140967 wrote:
…
Téléphone, radio, à la poubelle. Etc, etc.
…
Bonjour abgech,
Non, non et non !
La poubelle est l’invention diabolique d’un Français nommé Eugène Poubelle en 1883 ! Or Français = colonialiste, quelle horreur !!!
On voit que vous êtes Suisse pour nous donner de pareilles recommandations !
Bien cordialement.
Dông Phong2 décembre 2011 à 15h49 en réponse à : Courts poèmes de la vie qui passe – Thơ Ngắn cho cuộc đời đang trôi #144889@Ti Ngoc 140955 wrote:
Bonjour anh Dong Phong
merci beaucoup!
mais pouvez vous m’en dire un peu plus sur le haïsha?
Ti Ngoc
Bonjour Ti Ngoc,
Les Japonais appellent haïsha la combinaison d’un haïku et d’une photo (et haïga quand il s’agit d’une peinture).
Mais il ne faut pas que le haïku soit la légende de l’image, ni que celle-ci soit simplement l’illustration du poème, car il y aurait alors redondance ; le dialogue entre ces deux éléments doit nous envoyer vers une troisième idée, une autre pensée.
Ainsi, la Voie que que j’ai mentionnée dans mon texte est le Tao (Đạo en vietnamien) de Lao Tseu, qui est difficilement pénétrable (les mortels que nous sommes ne la voient pas toujours, étant dans la brume).
Bonne soirée,
Bien amicalement.
Dông Phong2 décembre 2011 à 14h04 en réponse à : Courts poèmes de la vie qui passe – Thơ Ngắn cho cuộc đời đang trôi #144884
Bonjour Thanh Ba.ch et TLM,
Permettez-moi de vous offrir ce haïsha bilingue.
Bien cordialement.
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@frère Singe 140918 wrote:
Bien que les mots soient présents dans le vocabulaire de l’époque, c’est parfois l’utilisation qui change avec le temps. Puisque vous avez le bouquin, pouvez-vous nous donner des exemples de l’utilisation qu’en faisait Alexandre de Rhodes, afin de comparer avec l’utilisation moderne?
Không est aujourd’hui utilisé soit comme mot-outil de négation, soit comme mot-outil d’interrogation, mais il en était peut-être différent autrefois, où le mot chăng était davantage utilisé qu’aujourd’hui. Je crois qu’il n’était utilisé que comme mot-outil d’interrogation :
Mình về mình nhớ ta chăng?
On le retrouve encore aujourd’hui dans l’expression lexicalisée Phải chăng. Sinon ça se dit encore en tournures interrogatives?
Sinon on a un mot qui est peut-être une variante de chăng, c’est chẳng (chảng à l’époque d’Alexandre de Rhodes) qui est quant à lui utilisé comme mot-outil de négation. J’ai cru remarquer que certaines personnes l’utilisent beaucoup plus que d’autres, mais sans savoir si c’est un phénomène régional.De même pour les autres termes comme đâu, chả, chưa, chi, chứ, etc… leur utilisation est flottante, selon les époques et les régions. Ca mériterait un travail de cartographie/chronologie…
Bonsoir Frère Singe,
C’est sûr, une langue évolue avec le temps, quel que soit le pays (du moins pour les langues vivantes).
Ainsi, par exemple, les livres en français du XVIIe siècle sont très difficiles à comprendre. De même, j’ai du mal à comprendre certains néologismes qu’on voit dans les journaux actuels au Vietnam.Comme vous l’avez demandé, voici quelques extraits du Dictionarium d’Alexandre de Rhodes, avec leurs traductions en portugais et en latin (et mes traductions en français) :
· Pour khoũ (không) : vasio [actuel : vazio], vacuus (vide)
– làm việc không : trabalhar de groca, sine praemio laborare (travailler pour rien, sans salaire)
– không chảng (chẳng) có bạn : não he cazade, solutus est ab uxore, non coviagatus (ne pas être marié)
· Pour chảng (chẳng) : não, minimè (non, pas, ne pas) ;
pas d’exemple, mais comme (alij) chả
· Pour chang (chăng) : tem ou não, estne ? (oui ou non ?) ; pas d’exemple
Cordialement.
Dông PhongPS : le portugais et le latin du Dictionarium sont aussi parfois difficiles à lire pour les Européens d’aujourd’hui (une latiniste agrégée m’a même dit que c’est du latin d’église ou de cuisine qu’elle ne comprend pas!).
@DédéHeo 140904 wrote:
Mais on voit aussi que le mot chăng est employé à la place de không
Philiphê Binh employait « ddau », je crois…
Est ce qu’à l’époque, không (vide, rien) n’avait pas le sens NÉGATION ?@frère Singe 140906 wrote:
Oui, de même qu’en français le mot « pas » s’est substitué à « point » et « guère ».
Bonjour DédéHeo et Frère Singe,
Không (écrit khoũ) et chăng existent tous les deux dans le Dictionarium trilingue d’Alexandre de Rhodes (1651), avec les mêmes sens qu’actuellement.
Cependant, il est précisé que chăng, có chăng veut dire tem ou não (portugais) et estne ? (latin), ce qui signifie en français oui ou non ? (ce qui correspond bien au texte de Cristoforo Borri que j’ai cité).
Cordialement.
Dông Phong@DédéHeo 140904 wrote:
Très drôle : le sens direct : Veux-tu monter sur les genoux du curé ?
Sens figuré : Veux-tu rentrer dans la religion catholiqueMais on voit aussi que le mot chăng est employé à la place de không
Philiphê Binh employait « ddau »
Bonjour DédéHeo,
Apparemment tu n’as pas vu mon post ci-dessous qui raconte le contexte de cette histoire.
Cordialement.
Dông Phong
@Dông Phong 140875 wrote:
Bonsoir Dannyboy,
Les premiers missionnaires jésuites qui arrivaient au Việt Nam à partir de 1615 avaient beaucoup de mal avec la langue locale.
D’où des anecdotes cocasses, comme celle que vous avez citée, dont voici le texte complet :[FONT=&]« [/FONT]Ils [les indigènes] ne comprenaient pas, en effet, ce que signifiait le nom de chrétien, et cela à cause de la phrase que les interprètes employaient pour leur demander s’ils voulaient se faire chrétiens, car leurs paroles dont ils se servaient ne signifiaient rien, sinon s’ils voulaient devenir Portugais [appelés Hoa Lang à cause de leurs vêtements bariolés, note de DP]. Le P. Buzome s’en aperçut dans les circonstances suivantes : On représentait une comédie sur la place publique et le Père vit que, comme intermède, on introduisait sur la scène un personnage en habit de Portugais, avec une panse faite avec un tel artifice qu’un enfant s’y cachait. Le personnage, sur la scène et en face de tous, le faisait sortir de son ventre, puis il lui demandait s’il voulait entrer dans la panse du Portugais par ces paroles : Con gnoo muon bau tlom laom Hoa laom chiam [Con nhỏ muốn vào trong lòng Hoa Lang chăng], qui veulent dire : Petit fils, voulez-vous entrer dans le ventre du Portugais, ou non ? L’enfant répondait : Oui, et il le remettait de nouveau dans son ventre, puis de nouveau il l’en ressortait, lui faisant la même demande, répétant plusieurs fois ce jeu pour l’amusement des spectateurs. Le Père se rendant compte que cette phrase répétée tant de fois par le comédien : Muon bau tlom laom Hoa laom chiam, était la même dont les interprètes se servaient quand ils demandaient à quelqu’un s’il voulait se faire chrétien, comprit l’erreur qui courait parmi les Cochinchinois : ils croyaient que se faire chrétien n’était autre chose que de cesser d’être Cochinchinois pour devenir Portugais, ce qui s’exprimait, dans le jeu de la comédie, en faisant entrer l’enfant dans le ventre de celui qui représentais un Portugais[FONT=&] » [/FONT][FONT=&](Cristoforo Borri, Relation de la nouvelle mission des Pères de la Compagnie de Jésus au royaume de la Cochinchine (1631), Traduit et annoté par le Lt-Colonel Bonifaci, Bulletin des Amis du Vieux Huê, 1931, Nos 3-4, pp. 339-340).[/FONT]
[FONT=&]D’autres anecdotes sont rapportées par le missionnaire Alexandre de Rhodes :[/FONT]
[FONT=&]« [/FONT]De là, il arrive que ceux qui ne sont point versés en la connaissance de ces tons, ou de ces accents, se trompent lourdement, et prennent un sens ridicule, ou impertinent, pour un autre. Il arriva ainsi un jour à l’un de nos Pères qui, ayant voulu commander à un valet du pays d’acheter des poissons, il dit bien le mot ca, mais il le prononça avec un accent grave I]cà[/I alors qu’il devait le prononcer avec un accent aigu I]cá[/I, ce qui fut la cause qu’au lieu de poissons, qu’il avait l’intention de faire acheter, le valet lui apporta un panier plein de pommes sauvages [aubergines], et le Père dut s’excuser sur le commandement qu’il lui avait fait. Une autre fois un autre Père, en commandant à un domestique de couper quelques bambous, prononça le mot le I]tre[/I avec l’accent d’interrogation qui signifie des enfants I]trẻ[/I au lieu de le prononcer avec un accent égal, avec lequel il signifie des bambous. Tous les enfants qui étaient dans la maison, ayant entendu ce commandement, prirent la fuite, se figurant qu’on voulait les maltraiter. Et l’on ne pouvait les faire rentrer qu’après qu’ils eurent été instruits de l’intention de celui qui avait fait le commandement et de l’équivoque qu’il avait fait par l’ignorance des accents. Il peut même arriver que, cette différence d’accents étant ignorée, il y aura une telle méprise du sens que l’on exprimera quelque saleté en voulant signifier quelque chose sainte. À quoi ceux qui prêchent la parole de Dieu doivent prendre garde pour ne point la rendre ridicule et méprisable auprès de ces peuples.[FONT=&]» [/FONT][FONT=&](Alexandre de Rhodes, Histoire du royaume de Tunquin (1651), pp. 111-112, texte remis en français actuel par votre serviteur, à paraître).[/FONT]
[FONT=&]Ainsi les Jésuites avaient vite compris la nécessité de bien connaître la langue du pays pour réussir leur évangélisation : ils envoyèrent par la suite au Việt Nam de très grands savants linguistes qu’étaient les PP. Francisco de Pina, Gaspar de Amaral, Antoni Barbosa et Alexandre de Rhodes.[/FONT]
[FONT=&]Bien cordialement.[/FONT]
[FONT=&]Dông PhongPS: je ne suis point chrétien mais simplement curieux.
[/FONT]
@frère Singe 140876 wrote:
Extrait d’un texte écrit par Alexandre de Rhodes en 1651, avec son adaptation en quoc ngu moderne, que j’ai trouvé dans l’ouvrage Chữ quốc ngũ de Hoàng Tiến (2002)

Bonsoir Frère Singe,
Voici la couverture du livre bilingue latin-vietnamien d’Alexandre de Rhodes que vous avez cité.
Bien cordialement.
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@dannyboy 140871 wrote:
Bonjour Dông Phong,
En effet, on trouve ce texte dans plusieurs sites sur Internet. Je viens de dénicher un truc encore plus rigolo :
L’action se passe entre 1618 et 1621 dans le Sud (Đàng Trong), un missionnaire demande quelque chose à une petite fille vietnamienne. Quand on lui demande d’écrire en quôc ngu ce qu’il vient de dire, il écrira ceci :
» Con gno muon bau tlom laom Hoalaom chian « .
C’est l’encodage quôc ngu en 1618-21, personne d’entre nous n’arrive à le lire. Transformé en du quôc ngu moderne, ça donne ceci :
Con nhỏ muốn vào trong lòng Hoa Lang chăng ?
Il faut savoir qu’à l’époque, Hoa Lang désigne les missionnaires européens. Alors s’agit-il d’un missionnaire pédophile essayant de faire des avances à une petite fille ? Hé bien non, cette phrase veut simplement dire :
Con nhỏ muốn vào đạo Thiên chúa chăng ?
Il fallait savoir hein ?

Cette histoire a été racontée dans un livre de Christoforo Borris édité en 1631 à Rome
Bonsoir Dannyboy,
Les premiers missionnaires jésuites qui arrivaient au Việt Nam à partir de 1615 avaient beaucoup de mal avec la langue locale.
D’où des anecdotes cocasses, comme celle que vous avez citée, dont voici le texte complet :[FONT=&]« [/FONT]Ils [les indigènes] ne comprenaient pas, en effet, ce que signifiait le nom de chrétien, et cela à cause de la phrase que les interprètes employaient pour leur demander s’ils voulaient se faire chrétiens, car leurs paroles dont ils se servaient ne signifiaient rien, sinon s’ils voulaient devenir Portugais [appelés Hoa Lang à cause de leurs vêtements bariolés, note de DP]. Le P. Buzome s’en aperçut dans les circonstances suivantes : On représentait une comédie sur la place publique et le Père vit que, comme intermède, on introduisait sur la scène un personnage en habit de Portugais, avec une panse faite avec un tel artifice qu’un enfant s’y cachait. Le personnage, sur la scène et en face de tous, le faisait sortir de son ventre, puis il lui demandait s’il voulait entrer dans la panse du Portugais par ces paroles : Con gnoo muon bau tlom laom Hoa laom chiam [Con nhỏ muốn vào trong lòng Hoa Lang chăng], qui veulent dire : Petit fils, voulez-vous entrer dans le ventre du Portugais, ou non ? L’enfant répondait : Oui, et il le remettait de nouveau dans son ventre, puis de nouveau il l’en ressortait, lui faisant la même demande, répétant plusieurs fois ce jeu pour l’amusement des spectateurs. Le Père se rendant compte que cette phrase répétée tant de fois par le comédien : Muon bau tlom laom Hoa laom chiam, était la même dont les interprètes se servaient quand ils demandaient à quelqu’un s’il voulait se faire chrétien, comprit l’erreur qui courait parmi les Cochinchinois : ils croyaient que se faire chrétien n’était autre chose que de cesser d’être Cochinchinois pour devenir Portugais, ce qui s’exprimait, dans le jeu de la comédie, en faisant entrer l’enfant dans le ventre de celui qui représentais un Portugais[FONT=&] » [/FONT][FONT=&](Cristoforo Borri, Relation de la nouvelle mission des Pères de la Compagnie de Jésus au royaume de la Cochinchine (1631), Traduit et annoté par le Lt-Colonel Bonifaci, Bulletin des Amis du Vieux Huê, 1931, Nos 3-4, pp. 339-340).[/FONT]
[FONT=&]D’autres anecdotes sont rapportées par le missionnaire Alexandre de Rhodes :[/FONT]
[FONT=&]« [/FONT]De là, il arrive que ceux qui ne sont point versés en la connaissance de ces tons, ou de ces accents, se trompent lourdement, et prennent un sens ridicule, ou impertinent, pour un autre. Il arriva ainsi un jour à l’un de nos Pères qui, ayant voulu commander à un valet du pays d’acheter des poissons, il dit bien le mot ca, mais il le prononça avec un accent grave I]cà[/I alors qu’il devait le prononcer avec un accent aigu I]cá[/I, ce qui fut la cause qu’au lieu de poissons, qu’il avait l’intention de faire acheter, le valet lui apporta un panier plein de pommes sauvages [aubergines], et le Père dut s’excuser sur le commandement qu’il lui avait fait. Une autre fois un autre Père, en commandant à un domestique de couper quelques bambous, prononça le mot le I]tre[/I avec l’accent d’interrogation qui signifie des enfants I]trẻ[/I au lieu de le prononcer avec un accent égal, avec lequel il signifie des bambous. Tous les enfants qui étaient dans la maison, ayant entendu ce commandement, prirent la fuite, se figurant qu’on voulait les maltraiter. Et l’on ne pouvait les faire rentrer qu’après qu’ils eurent été instruits de l’intention de celui qui avait fait le commandement et de l’équivoque qu’il avait fait par l’ignorance des accents. Il peut même arriver que, cette différence d’accents étant ignorée, il y aura une telle méprise du sens que l’on exprimera quelque saleté en voulant signifier quelque chose sainte. À quoi ceux qui prêchent la parole de Dieu doivent prendre garde pour ne point la rendre ridicule et méprisable auprès de ces peuples.[FONT=&]» [/FONT][FONT=&](Alexandre de Rhodes, Histoire du royaume de Tunquin (1651), pp. 111-112, texte remis en français actuel par votre serviteur, à paraître).[/FONT]
[FONT=&]Ainsi les Jésuites avaient vite compris la nécessité de bien connaître la langue du pays pour réussir leur évangélisation : ils envoyèrent par la suite au Việt Nam de très grands savants linguistes qu’étaient les PP. Francisco de Pina, Gaspar de Amaral, Antoni Barbosa et Alexandre de Rhodes.[/FONT]
[FONT=&]Bien cordialement.[/FONT]
[FONT=&]Dông PhongPS: je ne suis point chrétien mais simplement curieux.
[/FONT]
@Dông Phong 140854 wrote:
– Su-phi-ri-to-sang-to = traduction phonétique de Spirito Santo = Saint Esprit ; les catholiques vietnamiens disent maintenant « Đức Thánh Thần ».Dông Phong
Avec mes excuses, veuillez lire Spirito Sancto.
DP@Ti Ngoc 140856 wrote:
Dépêches Lundi dernier à 21h45
Top 14: François Trinh-Duc élu meilleur joueur de la saison 2010-2011
[IMG]http://q.liberation.fr/photo/356296/?modified_at=1322513434&ratio_x=03&ratio_y=02&width=460[/IMG] Le demi d’ouverture international de Montpellier François Trinh-Duc a été élu par ses pairs meilleur joueur de la saison 2010/2011 lors de la Nuit du rugby, lundi soir, au pavillon d’Armenonville, à Paris ( © AFP Franck Fife)
PARIS (AFP) – Le demi d’ouverture international de Montpellier François Trinh-Duc a été élu par ses pairs meilleur joueur de la saison 2010/2011 lors de la Nuit du rugby, lundi soir, au pavillon d’Armenonville, à Paris.
Avec l’équipe héraultaise, l’ouvreur de 25 ans a atteint la première finale de Top 14 de l’histoire de Montpellier, perdue (15-10) face au Stade Toulousain.
Trinh-Duc succède notamment au demi de mêlée clermontois Morgan Parra (2010), à l’ailier fidjien Napolioni Nalaga (2009) et au demi de mêlée Byron Kelleher (2008).
Le bon parcours de Montpellier a été également récompensé par le titre de meilleur encadrement du Top 14 attribué à Fabien Galthié, Eric Béchu et Didier Bès.
Le titre de révélation a été attribué au demi de mêlée ou d’ouverture du Stade Toulousain, Jean-Marc Doussain, qui a disputé la demi-finale de la Coupe d’Europe face au Leinster et remporté le titre de champion de France. Il a ensuite connu sa première sélection avec le XV de France lors de la finale de la Coupe du monde perdue (8-7) contre la Nouvelle-Zélande.
L’ailier de Mont-de-Marsan Timoci Matanavou, passé au Stade Toulousain à l’intersaison, a été élu meilleur joueur de Pro D2. L’encadrement de l’Union Bordeaux-Bègles, promu en Top 14 cette saison, a été récompensé du titre de meilleur encadrement de Pro D2.
Le titre de meilleur arbitre a été décerné à Romain Poite, qui a notamment arbitré la finale de la Coupe d’Europe.
© 2011 AFPBonjour Ti Ngoc,
Vous devez être doublement contente : Montpellier est à la tête du championnat de foot !
Amicalement.
Dông Phong@dannyboy 140839 wrote:
Il y a aussi un « morceau de texte » en quôc ngu écrit déjà en 1645
tài liệu của 14 giáo dân Việt Nam ghi bằng chữ Quốc ngữ, về việc họ xác nhận tán đồng ý nghĩa mô thức rửa tội, do 31 linh mục Dòng Tên thảo luận ở Viện Thần Học tại Áo Môn năm 1645
Tài liệu nầy là một bản La văn do các linh mục Dòng Tên soạn, để trả lời cho Linh mục Sebastião de Jonaya, nhan đề: » Cirra formam Baptismi Annamico Idiomate prolatam’ ( Chung quanh mô thức rửa tội bằng thổ ngữ An Nam). Phần chữ Quốc ngữ của 14 giáo dân Việt Nam ghi như sau:» Nhin danh Cha uà con uà Su-phi-ri-to-sang-to í nài An-nam các bỏn đạo thì tin ràng ra ba danh ví bàng muốn í làm một thì phải nói nhin nhít danh cha etc.- tôy là Giu ão câi trâm cũ nghi bậi – tôy là An re Sen cũ nghi bậi – tôy là Ben tò vẫn triền cũ nghi bậi – tôy là Phe ro uẫn nhit cũ nghi bậi – tôy là An jo uẫn tãu cũ nghi bậi – tôy là Gi-ro-ni-mo cũ nghi bậi – tôy là I-na sô cũ nghi bậi – tôy là tho-me cũ nghi bậi – tôy là Gi-le cũ nghi bậi – tôy là lu-i-si cũ nghi bậi – tôy là Phi-lip cũ nghi bậi – tôy là Do-minh cũ nghi bậi – tôy là An-ton cũ nghi bậi – tôy là Giu ão cũ nghi bậi »
Quelqu’un est capable de comprendre ce que ce texte veut dire ?
C’est censé d’être ceci :
nhân danh Cha và con và Su-phi-ri-to Sang-to Spirito Santo ý nầy An nam các bổn đạo thì tin rằng ra ba danh. Ví rằng muốn ý làm mộy thì phải nói : nhân danh Cha vân vân. Tôi là Giu an Cai (?) Trâm cũng nghĩ vậy – Tôi là An rê Sen cũng nghĩ vậy – Tôi là Ben tô Văn Triều cũng nghĩ vậy – Tôi là Phê rô Văn Nhất cũng nghĩ vậy – Tôi là An gio Văn Tang cũng nghĩ vậy – Tôi là Gi-rô-i-mô cũng nghĩ vậy – Tôi là Gi le cũng nghĩ vậy – Tôi là lu-i-si cũng nghĩ vậy – Tôi là Phi líp cũng nghĩ vậy – Tôi là Đô Minh cũng nghĩ vậy – Tôi là An ton cũng nghĩ vậy – Tôi là Giu an cũng nghĩ vậy
Je pense que le problème de ces missionnaires est qu’ils étaient incapables de prononcer correctement la langue locale. Ce n’était pas uniquement un problème de codification des sons mais surtout de leur perception par le codificateur. La participation des « indigènes » dans l’amélioration de cette écriture me semble évidente (et déterminante).Bonjour Dannyboy et TLM,
Ce petit texte révèle les âpres discussions qui avaient lieu au Centre des Jésuites de Macao concernant la théologie catholique pendant cette période de la Contre-Réforme*. Il s’ensuivait de longues discussions pour traduire « Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit » : » Nhin danh Cha uà con uà Su-phi-ri-to-sang-to« .
A noter :
– nhin = nhân (prononciation vietnamienne de l’époque, d’après le Dictionarium d’Alexandre de Rhodes)
– uà = au XVIIe siècle, les Européens ne distinguaient pas le v du u
– Su-phi-ri-to-sang-to = traduction phonétique de Spirito Santo = Saint Esprit ; les catholiques vietnamiens disent maintenant « Đức Thánh Thần ».Dông Phong
* Certains théologiens « puristes » voulaient rester uniquement au « In nomine Patris » = « Au nom du Père ».
PS : pour celles/ceux qui s’intéressent au sujet, un très bon ouvrage : Alain Forest, Les missionnaires français au Tonkin et au Siam, XVIIe-XVIIIe siècles, Ed. L’Harmattan, 1998, 3 tomes.
@dannyboy 140839 wrote:
Il y a aussi un « morceau de texte » en quôc ngu écrit déjà en 1645
tài liệu của 14 giáo dân Việt Nam ghi bằng chữ Quốc ngữ, về việc họ xác nhận tán đồng ý nghĩa mô thức rửa tội, do 31 linh mục Dòng Tên thảo luận ở Viện Thần Học tại Áo Môn năm 1645
Tài liệu nầy là một bản La văn do các linh mục Dòng Tên soạn, để trả lời cho Linh mục Sebastião de Jonaya, nhan đề: » Cirra formam Baptismi Annamico Idiomate prolatam’ ( Chung quanh mô thức rửa tội bằng thổ ngữ An Nam). Phần chữ Quốc ngữ của 14 giáo dân Việt Nam ghi như sau:» Nhin danh Cha uà con uà Su-phi-ri-to-sang-to í nài An-nam các bỏn đạo thì tin ràng ra ba danh ví bàng muốn í làm một thì phải nói nhin nhít danh cha etc.- tôy là Giu ão câi trâm cũ nghi bậi – tôy là An re Sen cũ nghi bậi – tôy là Ben tò vẫn triền cũ nghi bậi – tôy là Phe ro uẫn nhit cũ nghi bậi – tôy là An jo uẫn tãu cũ nghi bậi – tôy là Gi-ro-ni-mo cũ nghi bậi – tôy là I-na sô cũ nghi bậi – tôy là tho-me cũ nghi bậi – tôy là Gi-le cũ nghi bậi – tôy là lu-i-si cũ nghi bậi – tôy là Phi-lip cũ nghi bậi – tôy là Do-minh cũ nghi bậi – tôy là An-ton cũ nghi bậi – tôy là Giu ão cũ nghi bậi »
Quelqu’un est capable de comprendre ce que ce texte veut dire ?
C’est censé d’être ceci :
nhân danh Cha và con và Su-phi-ri-to Sang-to Spirito Santo ý nầy An nam các bổn đạo thì tin rằng ra ba danh. Ví rằng muốn ý làm mộy thì phải nói : nhân danh Cha vân vân. Tôi là Giu an Cai (?) Trâm cũng nghĩ vậy – Tôi là An rê Sen cũng nghĩ vậy – Tôi là Ben tô Văn Triều cũng nghĩ vậy – Tôi là Phê rô Văn Nhất cũng nghĩ vậy – Tôi là An gio Văn Tang cũng nghĩ vậy – Tôi là Gi-rô-i-mô cũng nghĩ vậy – Tôi là Gi le cũng nghĩ vậy – Tôi là lu-i-si cũng nghĩ vậy – Tôi là Phi líp cũng nghĩ vậy – Tôi là Đô Minh cũng nghĩ vậy – Tôi là An ton cũng nghĩ vậy – Tôi là Giu an cũng nghĩ vậy
…Bonsoir Dannyboy,
Excellent.
Pouvez-vous, SVP, m’indiquer la référence de ce « morceau de texte » pour que je complète ma bibliographie ?
Merci d’avance,
Bien cordialement.
Dông PhongPS : çà y est, j’ai trouvé la référence : http://www.taybacuniversity.edu.vn/fhg/index.php?view=article&id=242%3As-xam-nhp-ca-o-gia-to-va-s-xut-hin-ca-ch-quoc-ng&option=com_content&Itemid=101
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