Toutes mes réponses sur les forums
-
AuteurMessages
-
9 juillet 2012 à 16h21 en réponse à : 20 Juin 1894, Yersin découvrit la bacille de la peste. #150038
@robin des bois 147789 wrote:
On dirait que vous parlez « ex-cathedra « … comme un curé qui monte en chaire .. Y a plus qu’à écouter religieusement !!!
Votre « super- Varenne » (bon ok pour le journal de « La montagne ») – a été, à part çà, gouverneur général de l’Indochine de 1925 à 1927 ; ce n’est quand même pas rien !
S’il avait semble-t-il d’excellentes idées, il aurait pu les mettre lui-même en pratique ..sans oublier de taper du poing sur la table, notamment avec les « gros colons de catégorie I » et les « super-financiers » ….. qui ont finalement eu sa peau …(c’est pas bien)
Le « colonialisme de papa » : c’est avant tout de la « finance et du pognon » pour un petit nombre d’élus :
je suis heureux de constater que les dirigeants des principaux pays d’Asie, dont le Vietnam, se sont désormais ralliés à cette théorie complètement démodée… en s’asseyant allègrement sur « le bonheur des petits peuples asiatiques », si cher à Mao et à l’oncle Hô.AMEN
Bonsoir RdB et TLM,
Comme je ne connais rien sur ce Monsieur Alexandre Varenne, et que je n’ai aucun bouquin sur cette époque, je suis allé sur Wikipedia (si, si, çà m’arrive).
Ce paragraphe m’a fait bien rire :Après la Première Guerre mondiale, il est ré-élu, toujours à la SFIO, puis en tant qu’indépendant de gauche dès 1928 et au Parti socialiste français à partir de 1932. En 1920, il se permet des propos antisémites douteux attaquant Georges Mandel, qui défend le rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Vatican, en l’accusant d’être un Rothschild et d’être né à Francfort1.
Élu vice-président de la Chambre le 4 juin 1924, il est question un temps de l’envoyer comme ambassadeur en Union soviétique. Après l’abandon de ce projet, il est réélu vice-président de la Chambre le 13 janvier 1925. Le 28 juillet 1925, il est nommé gouverneur général de l’Indochine, poste qu’il occupe jusqu’en octobre 1927. Sa politique en faveur des indigènes (construction d’écoles, vaccination, accès aux emplois, inspection du travail) contrarie cependant les colons qui obtiennent son départ.
Toutefois, ces fonctions lui valent d’être exclu de la SFIO, opposée à la politique coloniale de la France. Réintégré, il quitte définitivement ce mouvement lors de la crise néo-socialiste, en 1932, opposé qu’il est au refus des socialistes de participer à un gouvernement « bourgeois ». Un temps proche de Philippe Marcombes, il se rallie au Front populaire. Après son échec aux élections législatives de 1936, les colons duTonkin le choisissent fin octobre comme représentant au Conseil supérieur de l’Indochine.
(Source : Alexandre Varenne – Wikipédia).Tous dans le même sac, ces s… de Français !
Il y a un curé qui va s’étrangler avec son catéchisme !
C’est drôle, non ?
Dông Phong
9 juillet 2012 à 12h20 en réponse à : 20 Juin 1894, Yersin découvrit la bacille de la peste. #150029@abgech 147771 wrote:
Ce qui me navre un peu dans cette discussion, c’est de voir juger des hommes du 19em siècle avec les paradigmes du 21em siècle. C’est franchement navrant et démontre une absence de raisonnement.
…
Alors, vouloir juger, et spécialement les gens du groupe 2), dont Yersin faisait indubitablement partie, avec les yeux de 2012 me parait un manque de réflexion sociale et politique.
…
Oui abgech, de profiter d’une discussion sur l’anniversaire de la découverte du bacille de la peste par Alexander Yersin, le bienfaiteur des Vietnamiens et de l’humanité entière, pour déverser de fumeuses élucubrations anticolonialistes, c’est navrant et… ridicule.
Mais le ridicule, contrairement à la peste et autres fléaux, n’a jamais tué personne.J’ai bien aimé votre analyse.
Cordialement.
Dông Phong@dannyboy 147769 wrote:
…
2. Le Vietnam Quôc Dân Dang est méconnu de l’historiographie vietnamienne
…
Bien que jeune, vous confondez encore une fois le Viêt Nam Quôc Dân Dang et le Đại Việt !
Dông Phong (un vieux c…)
@DédéHeo 147766 wrote:
A l’autre bout à gauche, il y a une autre institut (pas sur la foto)


Bonjour Dédé et TLM,
Nha Trang abrite aussi la fameuse Université de la Pêche :La production poissonière est non seulement naturelle (pêche) mais résulte également de la main de l’homme
(aquaculture). Nul n’est alors étonné que l’Université des Produits de la Mer (TRƯỜNG ĐẠI HỌC THUỶ SẢN) mais
plus connue sous le vocable d’Université de la Pêche se soit installée au nord de la ville, largement aidée
dans son fonctionnement par le fonds des études de l’Institut Océanographique de Câu Da légué par les
Français et rénové depuis, et par l’Institut Pasteur local. Les étudiants peuvent par ailleurs y trouver une petite
cité universitaire où se loger.
Chose très mal connue en France, l’Université de la Pêche est également un débouché pour la filière
secondaire francophone actuelle au Vietnam (près de 20 000 lycéens concernés dans le pays) : cette
université abrite en effet la filière universitaire francophone halieutique (c’est-à-dire spécialisée pêche et
aquaculture) ouverte depuis 2002 sous l’égide de l’AUF (Agence Universitaire de la Francophonie). D’autre
part, le Centre Français de Nha Trang relevant du Service d’action Culturelle du Consulat Gl de France à
Saigon y est très actif : créé en 1995 au sein de l’Ecole Normale Supérieure de Nha Trang, il est le centre local
d’examens du DELF (diplôme d’études de langue française) depuis mai 2003 et accueille de 100 à 150
candidats par session, avec l’existence de très nombreuses classes francophones dans le secondaire local. 3
Le Centre est également actif dans le domaine de l’enseignement du français médical. Des cours sont
dispensés à l’Hôpital provincial, à l’Hôpital de dermatologie de Khanh Hoa et à l’École de Médecine de Nha
Trang. Des liens de partenariat sont établis entre l’Hôpital provincial et deux établissements hospitaliers
français, qui se traduisent par des stages de formation, et des envois de matériel. Enfin, et grâce à l’action de
ce Centre Français, la Baie de Nha Trang a été admise en 2003 au sein du « Club des Plus Belles Baies du
Monde », et un Colloque international rassemblant les 30 baies membres de ce club y a eu lieu en mars 2005.
(Source : http://aejjrsite.free.fr/goodmorning/gm63/gm63_NhaTrang.pdf)Par ailleurs, beaucoup de ces activités ont été soutenues par la « coopération décentralisée » entre la province de Khánh Hòa et le département du Morbihan où je vis, et le « Club des Plus Belles Baies du Monde » a été fondé par mes amis Vannetais.
Mais malheureusement, avec les restrictions budgétaires, les autorités françaises négligent de plus en plus la Francophonie.
Dông PhongPS : voir le Club des Plus Belles Baies de Monde sur son site : http://www.world-bays.com/fr/ ; le Festival de la Mer de Nha Trang est issu de cette coopération franco-vietnamienne.
8 juillet 2012 à 19h37 en réponse à : 20 Juin 1894, Yersin découvrit la bacille de la peste. #150009@robin des bois 147761 wrote:
Sur le fonds du dossier , la question qui m’intéresse est de savoir si nous pouvons « échanger intelligemment et honnêtement » sur un forum public francophone .. et à la rigueur « francophile «
…A un de ces jours peut-être !!!!
Of course, my dear RdB !
« Les chiens aboient mais la caravane passe ».
J’espère que ce ne sont pas les aboiements de quelques roquets qui vous font … rebrousser chemin !
A très bientôt donc !
Dông PhongPS : j’ai écrit antérieurement que j’arrête mes interventions dans cette discussion, mais je suis obligé d’y revenir…force majeure, poussé par la vis comica !
Et je continuerai à informer le Forum de la parution de nouveaux livres sur l’histoire et la culture du Viêt Nam.8 juillet 2012 à 17h48 en réponse à : 20 Juin 1894, Yersin découvrit la bacille de la peste. #150014@ngjm95 147755 wrote:
La colonie n’était pas un roman à l’eau de rose ! pour les Vietnamiens c’était une époque à oublier. mais certains français ou vietnamiens reviennent sans cesse à la charge pour prouver le contraire !
Pour cela, ils postent à foison des livres à lire ! Des directeurs de conscience , des ayatollahs !
On n’a que faire des chercheurs, des historiens etc…On ne veut qu’une chose ,arrêter de parler de la colonie.Dame oui, c’est ben vrai çà !
Qu’attend donc la Công An (Sécurité Publique) pour débarrasser F-V de ces dangereux individus et de ceux qui en parlent ?
Sûrement, la Công An n’a pas eu connaissance des méthodes très efficaces utilisées antérieurement par :
– Tần Thủy Hoàng (Qin Shi Huangti) qui a fait enterrer vivants les lettrés et brûler les livres de Confucius,
– et plus récemment les nazis, les Khmers Rouges, le talibans, etc…qui ont brûlé les livres contraires à leurs idéologies…et éliminé leurs auteurs !
Dommage, vraiment !!!!! :horse:
Dông PhongInformation sur le Pr. Maurice Vaïsse qui a supervisé la thèse de Jean-Marc Le Page.
Dông PhongProfesseur d’histoire des relations internationales à l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris, après avoir été professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Reims, directeur du Centre Arpège, Maurice Vaïsse est agrégé d’histoire. Il a été président du groupe d’études d’histoire de l’armement nucléaire (1986-1996), puis directeur du Centre d’études d’histoire de la Défense (CEHD, 1995-2001) et président du conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle (1995-2001).
Membre de nombreux comités scientifiques de rédaction français et étrangers, dont ceux des revues Relations internationales, Politique étrangère, Défense nationale, Cold War History Review, de la collection « Retour aux textes » de la Documentation française, Maurice Vaïsse co-dirige depuis 1991 laRevue d’histoire diplomatique, et dirige depuis 1996 la collection « Histoires » des éditions Bruylant. Il est aussi conseiller littéraire de différentes maisons d’éditions françaises et de comités éditoriaux étrangers.
Domaines d’expertise
· Histoire de la défense
Publications
Maurice Vaïsse est l’auteur de nombreux ouvrages de politique étrangère, de défense et de relations internationales, dont :
Sécurité d’abord, la politique française en matière de désarmement entre les deux guerres, Pédone, 1987
Diplomatie et outil militaire 1871-1991, Le Seuil, 1992
La Grandeur, politique étrangère du général de Gaulle, Fayard, 1998
Les Relations internationales depuis 1945, Colin, 11e éd., 2008
La Guerre au XXe siècle, Hachette, 2e édition, 2003
La Paix au XXe siècle, Belin, 2004.
(Source : Maurice Vaïsse)PS @ DédéHeo : je suppose que tes « copains » Antoine Savani et Edward Lansdale doivent être mentionnés dans le bouquin de Jean-Marc Le Page. DP
@maman94100 147739 wrote:
Il n’ya qu ‘une seule mosquée et elle se trouve sur l’ilot cù lao Chàm.
A ne pas confondre avec Cù Lao Chàm qui se trouve au large de Hội An, au Centre Viêt Nam !
En effet, à Châu Dôc la plupart des noms chàm des sites célèbres commencent par Koh = cù lao = îlot.
Madame maman94100, si vous voulez bien lire l’article d’Agnès de Féo que j’ai mentionné précédemment, vous verrez qu’il y a maintenant plusieurs mosquées d’obédiences rivales.
Dông Phong
@loveasia 147737 wrote:
Merci Dông Phong pour ces infos. Oui, si je veux faire un « arrêt » d’une journée et demie à Chau Doc (au lieu de la demi-journée proposée par les agences) c’est pour aller faire un tour au moins dans un village cham et visiter une ou plusieurs mosquées. Quel endroit me conseillez-vous?
Avez-vous un ou plusieurs restaurants à conseiller pour la fondue? C’est sûr que nous avons envie d’y goûter.
Je vais lire l’article. A bientôt.Bonsoir Loveasia,
Cà fait plus de 10 ans que je ne suis pas allé à Châu Dôc, je n’ai plus les adresses à jour.Cependant, lisez l’article d’Agnès de Féo, et choisissez une mosquée traditionnelle chàm et non pas une des intégristes salafistes : çà se voit aux vêtements traditionnels des imans. Ceux-ci sont très accueillants, et n’oubliez pas de faire un don dans un tronc de bienfaisance lors de la visite (100 000 dông = environ 3 €, ce sera très apprécié).
Les soieries peuvent s’acheter chez les productrices dans les villages (moins chères qu’en ville, et meilleur gain pour les villageoises).
Pour manger la fondue locale : il y en a partout, les meilleurs informateurs en sont les chauffeurs de taxi.
Dông Phong
@loveasia 147734 wrote:
Merci
Et pour aller de Can Tho à Chau Doc, ce sont les mêmes compagnies? Où se trouve l’arrêt du bus à Can Tho?
Bonjour Lovasia,
Si vous allez à Châu Dôc, je me permets de vous conseiller1) de goûter à la fondue locale, qu’on appelle « lẩu mắm » ; son goût fort de poissons confits est très spécial, mais pour moi, originaire de Hanoi, c’est la meilleure fondue du Viêt Nam ;
2) de vous intéresser à la minorité ethnique chàm islamisée ; en effet la région de Châu Dôc abrite la plus grande communauté chàm musulmane du Viêt Nam.
Pour en faire connaissance, vous pouvez lire un article d’Agnès de Féo, « la » spécialiste du sujet, sur http://www.chamstudies.com/articles/Moussons_DeFeo.pdf
Bon voyage,
Cordialement.
Dông PhongPS : si vous aimez les soieries (vêtements, foulards, etc…), les Chàm de Châu Dôc en produisent de très belles et très bon marché.
@thuong19 147699 wrote:
bon ben,… le stress est passé, Julia est reçue au Bac S, pas de mention à cause d’un 6 en math ; pour le bac S c’était presqu’ irrattapable pour la mention.
aujourd’hui, le papy est heureux.:panda: :dance3:
Toutes mes félicitations à Julia !
Après des années de soucis pour leurs enfants, les papys et mamies s’inquiètent maintenant pour leurs petits-enfants !
Ah, « l’art d’être grand-père » !
Amicalement.
Dông Phong@dannyboy 147682 wrote:
Merci DP, on est donc bien d’accord que Nguyen Truong Tô avait bel et bien soumis des plans de réforme à Tu Duc. On a vos documents disant que ces propositions ont été balayées d’un revers de main. Et on a wiki qui affirme que Tu Duc avait accepté ces réformes. Qu’il avait même y alloué un budget et avait envoyé une délégation en France pour acheter des machines, des livres scientifiques et recruter des experts ainsi que projeter de construire une école pour que ces experts puissent y enseigner leur savoir-faire aux vietnamiens.
On est ici dans le même cas que quand DP affirmait que les Français armaient et soutenaient le Binh Xuyên en 1955. Il y a eu des textes qui vont dans les 2 sens. Il fallait faire le tri pour retenir ce qui nous semble le plus plausible.
Alors j’ai une question à DP qui est un des savants de FV: Entre vos deux textes, et celui de wiki qui affirme ceci :
–
in January 1867. Tô, Gauthier, and a number of Nguyên officials were sent to France to procure modern machinery and textbooks and to hire French experts to travel to Vietnam as instructors. Tự Đức planned to open a school for studying Western technology, which would have represented a victory for the reforms that Tộ had advocated. However, the project never materialised due to rising tensions between the two countries. In June 1867, Tộ’s delegation was still in Europe, French forces seized the three Western provinces of southern Vietnam, causing a recurrent escalation in anti-French and anti-Catholic agitation among the Vietnamese elite. As a result, the Huế court ordered the delegation to cap its purchases and return to Vietnam as early as possible
–
Avec ceci pour référence : McLeod, Mark (September 1994). « Nguyen Truong To: a Catholic reformer at Emperor Tu-duc’s court ». Journal of Southeast Asian Studies 24 (1): 313–331.Qu’est ce qui est à votre avis le plus plausible? Les réformes n’ont pas pu être réalisées à cause du refus de Tu Duc ou à cause de l’invasion française ?
Mais Monsieur dannyboy, vous avez déjà la réponse à votre question dans le wiki que vous avez cité (très partiellement) et que j’ai retrouvé grâce à tonton Google (Nguyen Truong To – Wikipedia, the free encyclopedia) :
With the mission aborted, Tộ returned to Vietnam, arriving in the spring of 1868 with some of the machinery and textbooks. However, but the products were placed in storage and the school was never opened. After his return to Vietnam, Tộ was well treated by the Huế court but was not assigned further work. He spent his last years in his native province of Nghe An, predominantly working on the construction and repair of Catholic religious edifices in cooperation with Gauthier. Tộ continued to send Tự Đức proposals containing his plans for reform and advice on diplomatic strategy until his death on November 22, 1871. Only one of these had any notable impact in Huế, however. In Spring 1871, learning of France’s defeat by Prussia in the Franco-Prussian War, Tộ urged the Tự Đức to launch a counteroffensive against French positions in the colony of Cochinchina, hoping that the politicians in Paris would be distracted with battles in Europe. Tộ personally volunteered to lead Vietnamese troops, and although he was briefly called to Huế to discuss the European political situation with the emperor, Tự Đức stuck to his status quo policy of biding time and refused to order any attack.Despite indications of imperial confidence in Tộ himself, his ideas and proposals for reform were for the large part rejected or ignored by the mandarin political elite, including Tự Đức. Such reforms were implemented piecemeal or not at all. What little reforms that were instituted had no positive influence in impeding the inevitable extension of French domination over all of Vietnam by the end of the 19th century. The reasons for Tự Đức’s ultimate rejection of Tộ’s proposals have long been a subject of speculation among historians. These range from suggestions that the emperor and his court were so inflexible in their Confucianism that any thought of Western-influenced reforms was anathema to a more moderate explanation that while not denying the existence of an anti-reform consensus among high-level officials, painted Tự Đức as a « frustrated reformer » initially favourable to Tộ’s proposals for nation building through Westernization but prevented from implementing them by Huế mandarins who feared losing their privileges and powers by abolishing the system which nourished them.
Primary sources from the Nguyễn court’s records suggest that Tự Đức’s non-implementation of Tộ’s proposals was due to a rigid Confucianism. …Ce n’est pas bien de faire des citations tronquées en fonction de vos besoins !
Et je pèse mes mots !
Dông Phong
PS :
1) Dans l’affaire Binh Xuyên, c’étaient des événements que j’ai vécus. Ici, je ne fais que citer des documents.2) J’arrête ici mes interventions dans cette discussion qui oublie son sujet initial : YERSIN.
5 juillet 2012 à 16h19 en réponse à : 20 Juin 1894, Yersin découvrit la bacille de la peste. #149944@dannyboy 147682 wrote:
Merci DP, on est donc bien d’accord que Nguyen Truong Tô avait bel et bien soumis des plans de réforme à Tu Duc. On a vos documents disant que ces propositions ont été balayées d’un revers de main. Et on a wiki qui affirme que Tu Duc avait accepté ces réformes. Qu’il avait même y alloué un budget et avait envoyé une délégation en France pour acheter des machines, des livres scientifiques et recruter des experts ainsi que projeter de construire une école pour que ces experts puissent y enseigner leur savoir-faire aux vietnamiens.
On est ici dans le même cas que quand DP affirmait que les Français armaient et soutenaient le Binh Xuyên en 1955. Il y a eu des textes qui vont dans les 2 sens. Il fallait faire le tri pour retenir ce qui nous semble le plus plausible.
Alors j’ai une question à DP qui est un des savants de FV: Entre vos deux textes, et celui de wiki qui affirme ceci :
–
in January 1867. Tô, Gauthier, and a number of Nguyên officials were sent to France to procure modern machinery and textbooks and to hire French experts to travel to Vietnam as instructors. Tự Đức planned to open a school for studying Western technology, which would have represented a victory for the reforms that Tộ had advocated. However, the project never materialised due to rising tensions between the two countries. In June 1867, Tộ’s delegation was still in Europe, French forces seized the three Western provinces of southern Vietnam, causing a recurrent escalation in anti-French and anti-Catholic agitation among the Vietnamese elite. As a result, the Huế court ordered the delegation to cap its purchases and return to Vietnam as early as possible
–
Avec ceci pour référence : McLeod, Mark (September 1994). « Nguyen Truong To: a Catholic reformer at Emperor Tu-duc’s court ». Journal of Southeast Asian Studies 24 (1): 313–331.Qu’est ce qui est à votre avis le plus plausible? Les réformes n’ont pas pu être réalisées à cause du refus de Tu Duc ou à cause de l’invasion française ?
Bonjour dannyboy,
Merci du compliment.
Mais je ne sais pas et ne peux pas répondre à votre question : je ne connais pas bien l’histoire du VN de cette époque, mes modestes thèmes de recherche ne concernent que le XVIIe siècle (histoire, législation, langue, écriture et société).En outre, je n’ai pas pu ouvrir le lien que vous indiquez, mais je peux affirmer que le Journal of Southeast Asian Studies publie des études sérieuses. Mais est-ce que le wiki que vous citez a repris intégralement la publication de Mark Mc Leod ? Qui est l’auteur de ce wiki ? Un historien connu ou un militant d’une cause quelconque ?
Par ailleurs, j’ai signalé hier un livre récent, que je n’ai pas lu, et qui semble aller dans le sens de Trân Trong Kim :
@Dông Phong 147673 wrote:
Concernant Nguyễn Trường Tộ et Tự Đức, Bùi Kha (l’intellectuel qui a accusé violemment Alexandre de Rhodes, dans les années 2006 et +, d’avoir ouvert la voie à la colonisation française) a publié l’année dernière un ouvrage intitulé « Nguyễn Trường Tộ và vấn đề canh tân » (Nguyễn Trường Tộ et les problèmes de rénovation), édité par Nhà Xuất bản Văn học, en 05/2011.
Je n’ai pas lu ce livre, mais en voici la présentation :
LỜI GIỚI THIỆU
Một cái nhìn khác và mới về Nguyễn Trường Tộ…
Traduction :
Présentation
Un autre nouveau regard sur Nguyễn Trường Tộ…
Le travail de l’historien est difficile devant la masse de documents contradictoires.
Son rôle consiste à les présenter tous, loyalement, sans juger ni prendre partie pour ou contre les faits du passé.
C’est ce que j’essaie de faire ici et ailleurs.
Dông Phong@dannyboy 147664 wrote:
…
TTK a tout à fait raison de dire que la gestion de Tu Duc dans son ensemble était désastreuse. Mais la confiance qu’il avait accordée dans Nguyên Truong Tô et ses propositions de réforme était bien réelle. C’était dans les livres scolaires au VN, je m’en souviens très bien.Alors je vous propose respectueusement de relire votre livre. Il y a surement un passage concernant ces réformes sous le règne de Tu Duc.
…
Oui, dannyboy, dans le livre de Trần Trọng Kim, il y a un petit passage sur Nguyễn Trường Tộ et Tự Đức, aux pages 239-240, vol. II. Le voici, pour vous faire plaisir :
« …những người giữ trách nhiệm chính trị nước mình chỉ chăm việc văn chương, khéo nghề nghiên bút, bàn đến quốc sự thi phi Nghiêu, Thuấn lại Hạ, Thương, Chu, việc mấy nghìn năm trước cứ đem làm gương , rồi cứ nghễu ngạo tự xưng mình hơn người, cho thiên hạ là dã man.
…
nhà vua thường có hỏi đến việc phú quốc cường binh, các quan bàn hết lẽ nọ lẽ kia, nào chiến, nào thủ, mà chẳng thấy làm được việc gì. Vả thời bấy giờ, cũng có người hiểu rõ thời thế, chịu đi du học và muốn thay đổi chính trị. Như năm bính dần (1866) là năm Tự-đức thứ 19, có mấy người ở Nghệ-an là Nguyễn đức Hậu, Nguyễn trường Tộ, Nguyễn Điều đi du học phương tây. Sau Nguyễn trường Tộ về làm mấy điều trần, kể hết cái tình thế nước mình, và các cảnh tượng các nước, rồi xin nhà vua phải mau mau cải cách mọi việc, không thì mất nước. Vua giao tờ điều trần ấy cho các quan duyệt nghị. Đình thấn đều lấy làm sự nói càn, không ai chịu nghe ».
Traduction :« …ceux qui détenaient les responsabilités politiques de notre pays ne se préoccupaient que de littérature, de l’adresse dans l’art de l’encrier et du pinceau, et quand ils discutaient des affaires d’État, s’ils ne citaient pas de Nghiêu, Thuấn c’était encore Hạ, Thương, Chu [empereurs et dynasties antiques de la Chine], prenant des affaires vieilles de plusieurs milliers d’années comme modèles, puis avec arrogance se déclaraient meilleurs que les autres, considérant les autres comme des barbares.
…
l’empereur avait l’habitude de les interroger sur les moyens d’enrichir le royaume et de renforcer l’armée, alors les mandarins [de la cour] discutaient sans fin de telle raison et de telle autre, et ceci pour l’offensive et cela pour la défense, et ne réalisaient rien du tout. Pourtant en ce temps-là, il y avait des gens qui comprenaient clairement la situation, faisaient l’effort d’aller étudier à l’étranger, et voulaient changer la politique. En l’an du Tigre (1866), l’année 19 du règne Tự-đức, plusieurs personne originaires de Nghệ-an, Nguyễn đức Hậu, Nguyễn trường Tộ, Nguyễn Điều sont partis étudier en Occident. Ultérieurement, Nguyễn trường Tộ à son retour présenta plusieurs placets, décrivant la situation de notre pays, et celle des autres, pour supplier l’empereur de rapidement réformer tous les domaines, sinon le pays sera perdu. L’empereur remit ces placets aux mandarins pour examen et proposition. L’ensemble des mandarins de la Cour les considéraient comme des bêtises, personne ne voulait les écouter ».Dông Phong
@dannyboy 147664 wrote:
Yersin n’est plus là non plus pour écrire son bio sur wiki. Pourtant on y trouve que des éloges. Comme quoi il n’y a pas de fumée sans feu. TTK a tout à fait raison de dire que la gestion de Tu Duc dans son ensemble était désastreuse. Mais la confiance qu’il avait accordée dans Nguyên Truong Tô et ses propositions de réforme était bien réelle. C’était dans les livres scolaires au VN, je m’en souviens très bien.
Alors je vous propose respectueusement de relire votre livre. Il y a surement un passage concernant ces réformes sous le règne de Tu Duc.
Il est pour moi assez clair que si les Français n’avaient pas attaqué la Cochinchine en 1858, Les viets seraient parfaitement capables de faire la même chose que les japonais en 1868.
@HAN VIËT 147666 wrote:
…
_ comme invention, les colonialistes ont cherché à diaboliser les Nguyên pour se venger des persécutions anti chrétiennes ; ils nous serinent depuis le temps , les empereurs Nguyên ont bêtement imité le modèle archaïque chinois .Ils oublient de se rappeler qu’à cette époque , l’empire manchu était le plus étendu et le plus riche du monde ; grâce à cette imitation archaïque , Minh Mang avait annexé la moitié du Laos et le tiers du Cambodge ( on a été repoussés sur les frontières actuelles , merci à qui ?) .
_ autre invention : les empereurs Nguyên ou Manchus ont refusé obstinément toute modernisation . Mais comme le dit Danny boy ,Tu Duc a commencé l’effort de modernisation ( de même que Tseu Hi en Chine )
…Concernant Nguyễn Trường Tộ et Tự Đức, Bùi Kha (l’intellectuel qui a accusé violemment Alexandre de Rhodes, dans les années 2006 et +, d’avoir ouvert la voie à la colonisation française) a publié l’année dernière un ouvrage intitulé « Nguyễn Trường Tộ và vấn đề canh tân » (Nguyễn Trường Tộ et les problèmes de rénovation), édité par Nhà Xuất bản Văn học, en 05/2011.
Je n’ai pas lu ce livre, mais en voici la présentation :
LỜI GIỚI THIỆU
Một cái nhìn khác và mới về Nguyễn Trường TộNguyễn Trường Tộ (1828-1871) là một tên tuổi mà có lẽ không người Việt Nam có học nào trong thế kỷ XX và cả ngày nay chưa từng được một lần nghe đến. Trong học đường và trong học giới, người ta biết đến ông như một trí thức tân tiến của thế kỷ XIX, có tư tưởng canh tân, có tấm lòng yêu nước, đã từng dâng lên triều đình vua Tự Đức lúc bấy giờ nhiều đề nghị cải cách để làm cho dân giàu nước mạnh theo con đường văn minh của châu Âu.
Song tiếc thay, dân ta lạc hậu, vua ta ngu tối, không nghe theo các điều trần đó. Cho nên khác với Nhật Bản, Việt Nam ta nước yếu, dân hèn, bị nước Pháp chinh phục và đô hộ. Có mấy câu ca tôi được dạy từ hồi còn học sơ học: « Nếu vua nghe lời/ Biết đường cải tổ/ Kén mặt dĩnh ngộ/ Trong bọn trẻ trai/ Đi học nước ngoài/ Thì đâu đến nỗi/ Dân ta tài giỏi/ Giàu mạnh bằng người/ Chắc rằng nước ngoài/ Hết nghề dòm dỏ…« .
Mất nước vào tay người Pháp là vì vậy. Ở đời, mạnh được yếu thua, ngu hèn thì mình chịu, lỗi đâu tại người.
Traduction :
Présentation
Un autre nouveau regard sur Nguyễn Trường TộNguyễn Trường Tộ (1828-1871) est un nom dont probablement aucun Vietnamien ayant reçu quelque instruction au XXe siècle et même aujourd’hui n’ait pas entendu parler. Dans les écoles et dans les milieux de l’enseignement, on le connait comme un intellectuel progressiste du XIXe siècle, qui avait des idées réformistes, qui avait du patriotisme, et qui avait présenté à la cour d’alors de l’empereur Tu Duc plusieurs propositions de réforme pour rendre le peuple plus riche et le pays plus puissant en suivant la voie civilisée de l’Europe.
Cependant, quel regret, notre peuple arriéré, notre roi stupide et ignorant, n’écoutaient pas ces placets. C’est pourquoi, contrairement au Japon, notre Viêt Nam faible, avec le peuple humble, a été conquis et dominé par la France. Il y a quelque paroles de chanson que j’ai apprises quand j’étais à l’école primaire : « Si le roi avait écouté / Pour connaître la voie de la rénovation / Pour choisir les vraies valeurs / Parmi les jeunes gens / Certains pourraient partir étudier à l’étranger / Réussir les examens / Rendre notre peuple talentueux / Aussi puissant et riche que les étrangers / Alors c’est sûr les pays étrangers / Ne nous convoiteraient plus ».
C’est cela la raison pour quoi notre pays est tombé dans les mains des Français. Dans la vie, le fort gagne et le faible perd, stupide et lâche, il faut en accepter les conséquences, la faute n’est nullement des autres.
Excusez-moi de citer la présentation d’un livre que je n’ai pas encore lu. Je ne peux pas en faire une critique objective.
Si quelqu’un(e) l’a lu, qu’il/elle veuille bien nous en faire part. Merci d’avance.
Dông PhongPS : nous nous éloignons encore du sujet de ce topic : Yersin !!!
-
AuteurMessages