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30 mars 2011 à 22h06 en réponse à : Où sont passées les bonnes âmes si promptes à encourager les Lybiens à se débarrasser de leur dictateur? #133795
Le Kadhafi que je connais
Pour le président de la République d’Ouganda, le leader libyen n’est pas un saint. Mais l’Occident a eu tort d’intervenir dans les affaires africaines.
Omar el-Béchir, Mouammar Kadhafi et Yoweri Museveni, le 12 mai 2001. REUTERS/STR NewQuand le colonel Mouammar al-Kadhafi est arrivé au pouvoir en 1969, j’étais en troisième année à l’université de Dar es-Salaam, en Tanzanie. Nous regardions son ascension d’un bon œil, car c’était un dirigeant dans la tradition du colonel Gamal Abdel Nasser, en Égypte, à la position nationaliste et panarabe. Mais Kadhafi ne tarda pourtant pas à poser des problèmes à l’Ouganda et à l’Afrique noire.
Il soutenait Idi Amin Dada
Idi Amin Dada a accédé au pouvoir en Ouganda en 1971 avec l’aide de la Grande-Bretagne et d’Israël, qui le pensaient assez ignorant pour pouvoir le manipuler. Or, Amin se retourna contre ses sponsors quand ceux-ci refusèrent de lui vendre des fusils pour se battre contre la Tanzanie. Malheureusement, Kadhafi, sans se renseigner correctement au préalable sur l’Ouganda, vola au secours d’Idi Amin. Il le fit parce que ce dernier était un «musulman» et que l’Ouganda était un «pays musulman», où les musulmans étaient «opprimés» par les chrétiens. Amin Dada a tué beaucoup de gens de manière extrajudiciaire, et Kadhafi a été associé à ces erreurs.
En 1972 et 1979, Kadhafi a envoyé des troupes libyennes défendre Amin Dada quand nous (le Front national de libération d’Ouganda) l’avons attaqué. Je me souviens du Tupolev Tu-22 libyen qui essaya de nous bombarder à Mbarara en 1979. La bombe finit à Nyarubanga, au Burundi, car les pilotes avaient pris peur. Ils n’ont même pas réussi à approcher leur cible correctement. Nous avions déjà abattu beaucoup des MIG d’Amin Dada avec des missiles sol-air. C’étaient surtout nos frères et sœurs tanzaniens qui se battaient. Beaucoup de miliciens libyens furent capturés et rapatriés en Libye par la Tanzanie. Ce fut une grave erreur de Kadhafi et une agression directe contre le peuple ougandais et l’Afrique de l’Est.
Sa campagne pour des États-Unis d’Afrique
La deuxième grave erreur de Kadhafi a été sa position vis-à-vis de l’Union africaine (UA), où il a appelé à un gouvernement continental «tout de suite». Depuis 1999, il essaie d’imposer ce point de vue. Les noirs sont toujours polis, en règle générale, ils ne veulent pas offenser les autres. C’est ce que l’on appelle l’obufura dans la langue runyankore, ou mwolo en luo —le fait de traiter, surtout les étrangers, avec attention et respect. Il semble que certaines cultures non-africaines ne pratiquent pas l’obufura. On peut y voir quelqu’un parler à une personne âgée comme s’il s’adressait à un enfant de maternelle. «Il faut faire ci, il faut faire ça ; etc.» Nous avons essayé de montrer à Kadhafi qu’une gouvernance continentale serait difficile à court et moyen terme. Nous devrions plutôt viser la Communauté économique africaine et, quand c’est possible, viser également des Fédérations régionales.
Mais Kadhafi ne voulait rien savoir. Il ne respectait pas les règles de l’UA. Il exhumait les sujets ou les discussions abordés lors de précédentes réunions. Il était capable de «casser» une décision prise par tous les autres chefs d’État africains. Certains d’entre nous furent obligés d’intervenir et de s’opposer à sa position erronée, et, en travaillant à plusieurs, nous avons à plusieurs reprises eu raison de sa position illogique.
Il s’est proclamé «Roi des rois»
La troisième erreur de Kadhafi est sa tendance à l’ingérence dans les affaires internes de nombreux pays africains, en utilisant le peu d’argent dont la Libye dispose comparé à ces pays. Un exemple frappant a été son engagement auprès des dirigeants culturels d’Afrique noire (rois, chefs, etc.). Quand les dirigeants politiques africains ont refusé de soutenir son projet de gouvernement africain, Kadhafi, aussi incroyable que cela puisse paraître, a pensé qu’il pouvait les contourner et travailler avec ces rois pour mettre ses projets à exécution. J’ai averti Kadhafi à Addis-Abeba que des mesures seraient prises contre tout roi ougandais qui se mêlerait de politique, car notre Constitution ne le permettait pas. J’ai proposé une motion à Addis-Abeba visant à supprimer des registres de l’UA toutes les références aux rois (dirigeants culturels) qui avaient fait des discours à notre tribune, parce qu’ils y avaient été invités illégalement par le colonel Kadhafi.
Il a ignoré la situation critique du Sud-Soudan
La quatrième grave erreur a été commise par la plupart des dirigeants arabes, dont, dans une certaine mesure, Kadhafi. Elle est en relation avec le peuple du Sud-Soudan, qui souffre depuis longtemps. Beaucoup des dirigeants arabes ont soit encouragé, soit ignoré les souffrances du peuple noir de ce pays. Cette injustice a de tout temps suscité des tensions et des frictions entre nous et les Arabes. Cependant, je dois rendre hommage à Kadhafi et au président Hosni Moubarak qui se sont déplacés à Khartoum juste avant le référendum au Soudan, déplacement au cours duquel ils ont conseillé au président Omar el-Béchir de respecter l’issue de cet exercice.
Terrorisme
Parfois, Kadhafi et d’autres radicaux du Moyen-Orient ne se distancient pas assez du terrorisme, même lorsqu’ils luttent pour une juste cause. Le terrorisme est le recours à une violence indiscriminée —sans distinction entre cibles civiles et militaires. Les radicaux du Moyen-Orient, qui sont assez différents des révolutionnaires d’Afrique noire, semblent penser que tous les moyens sont bons pour combattre ses ennemis. C’est pourquoi ils détournent des avions, assassinent, mettent des bombes dans des bars, etc. Pourquoi faire sauter des bars? Les gens y vont normalement pour s’amuser, pas dans un but politique.
Nous étions aux côtés des Arabes dans la lutte anticolonialiste. Les mouvements de libération d’Afrique noire se sont cependant développés différemment des mouvements arabes. Quand nous prenions les armes, nous combattions des soldats ou sabotions des infrastructures, mais ne visions jamais des civils. Ces méthodes non-sélectives ont tendance à isoler les luttes du Moyen-Orient et du monde arabe. Il serait bon que les radicaux de ces régions puissent rationaliser leurs méthodes de travail dans ce domaine de recours systématique à la violence.
Ce sont là les points négatifs en relation avec Kadhafi aux yeux des patriotes ougandais dans les années passées. Chacune de ces positions adoptées par Kadhafi a été malheureuse et inutile. Toutefois, Kadhafi a objectivement eu de nombreux côtés positifs. Et ceux-ci ont œuvré pour le bien de l’Afrique, de la Libye et du tiers monde. Je les aborderai point par point.
Kadhafi est un nationaliste
Kadhafi a mené une politique étrangère indépendante et, naturellement, des politiques intérieures également indépendantes. Je ne suis pas capable de comprendre la position des pays occidentaux, qui semblent ne pas apprécier les leaders à la mentalité indépendante et leur préférer des marionnettes. Les marionnettes ne sont bonnes pour aucun pays. La plupart des pays qui sont passés du tiers monde au monde développé depuis 1945 ont eu des dirigeants à l’esprit indépendant: la Corée du Sud (Park Chung-hee), Singapour (Lee Kuan Yew), la République populaire de Chine (Mao Zedong, Chou En-lai, Deng Xiaoping, le maréchal Yang Shangkun, Li Peng, Jiang Zemin, Hu Jintao), la Malaisie (le Dr Mahthir Mohamad), le Brésil (Luis Inacio Lula da Silva), l’Iran (les ayatollahs Khomeiny et Khamenei), etc. Entre les deux Guerres mondiales, l’Union soviétique s’est transformée en pays industriel, propulsé par le dictatorial mais indépendant Joseph Staline. En Afrique, nous avons aussi eu notre bonne part de dirigeants à l’esprit indépendant: le colonel Nasser en Égypte, Mwalimu Nyerere en Tanzanie, Samora Machel au Mozambique, et d’autres encore. C’est comme ça que l’Afrique du Sud a été libérée. C’est comme ça que nous nous sommes débarrassés d’Idi Amin Dada. L’arrêt du génocide au Rwanda et la déposition de Mobutu Sese Seko en République démocratique du Congo ont été le fruit des efforts de dirigeants africains à l’esprit indépendant.
Kadhafi, quelles que soient ses fautes, est un vrai nationaliste. Je préfère les nationalistes aux marionnettes obéissant aux intérêts étrangers. Où des marionnettes ont-elles transformé leur pays? J’ai besoin pour le savoir de l’aide de ceux qui s’y connaissent en manipulation.
En revanche, Kadhafi, avec son esprit indépendant, a fait des contributions positives en Libye, je pense, ainsi qu’en Afrique et au tiers monde. Prenez juste un exemple: à l’époque où nous combattions les dictatures criminelles ici en Ouganda, nous avons rencontré un problème dû à une complication causée par notre échec à nous emparer de suffisamment d’armes à Kabamba, le 6 février 1981. Kadhafi nous a fait parvenir un petit envoi de 96 fusils, 100 mines antichars, etc., qui s’est avéré très utile. Il n’a pas consulté Washington ou Moscou avant de le faire. Et c’était bon pour la Libye, pour l’Afrique et pour le Moyen-Orient. Nous devrions aussi mettre au compte de son indépendance d’esprit le fait qu’il a chassé les bases militaires britanniques et américaines de Libye.
Il a fait monter le prix du pétrole
Avant que Kadhafi n’arrive au pouvoir en 1969, un baril de pétrole coûtait 40 cents américains (0,28 euros). Il a lancé une campagne de rétention du pétrole arabe pour obliger l’Occident à payer davantage. Je crois que le prix est alors monté à 20 dollars (14,18 euros) le baril. Quand la guerre israélo-arabe de 1973 a éclaté, le baril de pétrole a atteint 40 dollars (28,36 euros). Je suis par conséquent assez surpris d’entendre que de nombreux producteurs de pétrole du monde, notamment les pays du Golfe, n’apprécient pas le rôle historique joué par Kadhafi dans ce domaine. L’immense fortune dont jouissent nombre de ces producteurs de pétrole est en partie due aux efforts de Kadhafi. Et un pétrole plus cher n’a pas empêché les pays occidentaux de continuer à se développer. Ce qui signifie par conséquent que la situation pétrolière pré-Kadhafi était caractérisée par une surexploitation des pays producteurs de pétrole par les nations occidentales.
Kadhafi a construit la Libye
Je n’ai jamais pris le temps de me pencher sur les conditions socio-économiques qui prévalent en Libye. La dernière fois que j’y suis allé, j’ai pu voir, même de l’avion, qu’il y avait de bonnes routes. À la télévision, on voit les rebelles accompagnés par des journalistes occidentaux aller et venir dans des pickups sur de très bonnes routes. Qui les a construites? Qui a construit les raffineries de pétrole à Brega, et ces autres structures où ont eu lieu les combats de ces derniers semaines? Est-ce que ces installations ont été construites à l’époque du roi et de ses alliés britanniques et américains, ou par Kadhafi?
En Tunisie et en Égypte, des jeunes se sont immolés parce qu’ils n’arrivaient pas à trouver de travail. Est-ce que les Libyens n’ont pas de travail non plus? Dans ce cas, pourquoi y a-t-il en Libye des centaines de milliers de travailleurs étrangers? La politique de la Libye de fournir tant d’emplois aux travailleurs du tiers monde est-elle répréhensible? Est-ce que tous les enfants vont à l’école en Libye? Était-ce le cas autrefois —avant Kadhafi? Le conflit en Libye est-il économique, ou purement politique? La Libye aurait sans doute davantage évolué si elle avait plus encouragé le secteur privé. Ceci dit, ce sont les Libyens qui sont les mieux placés pour en juger. Aujourd’hui, la Libye est un pays aux revenus moyens, avec un PIB de 62 milliards de dollars (43,9 milliards d’euros).
C’est un modéré
Kadhafi est l’un des rares dirigeants laïques du monde arabe. Il ne croit pas au fondamentalisme islamique, c’est pourquoi les femmes libyennes peuvent aller à l’école, intégrer l’armée, etc. C’est un point positif à mettre au compte de Kadhafi.
Pour en venir à la crise actuelle, par conséquent, je dois souligner quelques problèmes.
Tout d’abord, il faut faire la distinction entre manifestation et insurrection. Les manifestations pacifiques ne doivent pas être réprimées avec des balles réelles. Naturellement, même les manifestations pacifiques doivent s’accorder avec la police pour s’assurer qu’elles n’entravent pas les droits des autres citoyens. Cependant, quand les émeutiers s’attaquent aux commissariats et aux baraquements de l’armée pour prendre le pouvoir, ce ne sont plus des manifestants; ce sont des insurgés. Et il faut les traiter comme tels. Un gouvernement responsable doit alors faire raisonnablement usage de la force pour les neutraliser.
Évidemment, le gouvernement responsable idéal devrait aussi être celui qui est élu par le peuple à intervalles réguliers. Si la légitimité d’un gouvernement soulève des doutes et que le peuple décide de lancer une insurrection, cela doit rester du ressort des forces internes. Ce ne sont pas à des forces extérieures de s’arroger ce rôle, elles n’ont souvent pas les connaissances nécessaires pour prendre les bonnes décisions.
Une implication extérieure excessive provoque toujours de terribles distorsions. En vertu de quoi des forces extérieures devraient-elles s’impliquer? C’est une motion de censure à l’égard du peuple lui-même. Une insurrection interne légitime, si c’est la stratégie choisie par les leaders de ce mouvement, peut réussir. Le shah d’Iran a été vaincu par une insurrection interne; la révolution russe de 1917 était une insurrection interne; la révolution à Zanzibar en 1964 était une insurrection interne; les changements en Ukraine, en Géorgie et ainsi de suite: des insurrections internes.
C’est aux leaders de la résistance d’un pays de décider de leur stratégie, et pas aux étrangers de sponsoriser des groupes d’insurgés dans des pays souverains. Je suis totalement allergique à toute ingérence étrangère, politique et militaire dans des pays souverains, surtout dans les pays d’Afrique. Si l’intervention étrangère était une bonne chose, alors les pays africains seraient les plus prospères du monde, car nous sommes ceux qui en ont reçu les plus grosses doses: le commerce des esclaves, le colonialisme, le néocolonialisme, l’impérialisme, etc. Mais tous ces phénomènes imposés par l’étranger ont été désastreux. L’Afrique n’a commencé que très récemment à s’en sortir, en partie parce que nous rejetons les ingérences étrangères.
L’ingérence étrangère et son acceptation par les Africains sont responsables de cette stagnation sur notre continent. La mauvaise définition des priorités dans beaucoup de pays africains est, dans de nombreux cas, imposée par des groupes extérieurs. Les échecs à établir des priorités en terme d’infrastructures, par exemple, tout particulièrement l’énergie, sont en partie dus à certaines de ces pressions. À la place, c’est la consommation qui est encouragée. J’ai été témoin de cette mauvaise définition des priorités même ici, en Ouganda. Les intérêts extérieurs s’allient, par exemple, avec de faux groupes internes pour s’opposer à des projets énergétiques pour de fausses raisons. Comment une économie peut-elle se développer sans énergie? Les collaborateurs et leurs soutiens étrangers ne s’en soucient pas.
Deuxièmement, si vous appuyez des insurrections soutenues par des étrangers dans de petits pays comme la Libye, que ferez-vous des grands pays comme la Chine, nation dont le système est différent de celui des pays occidentaux? Allez-vous imposer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Chine en cas d’insurrection, comme il est arrivé place Tiananmen, au Tibet ou à Ürümqi?
Troisièmement, les pays occidentaux utilisent toujours deux poids, deux mesures. En Libye, ils étaient pressés d’imposer une zone d’exclusion aérienne. À Bahreïn et dans d’autres régions où les régimes sont pro-occidentaux, des conditions identiques ou plus dramatiques encore les laissent de marbre. Nous avons demandé aux Nations unies d’imposer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Somalie —pour empêcher la libre circulation de terroristes liés à al-Qaida, qui a tué des Américains le 11 septembre 2001, des Ougandais en juillet dernier, et tant nui aux Somaliens— sans succès. Pourquoi? N’y a-t-il pas en Somalie des êtres humains au même titre qu’à Benghazi? Ou est-ce parce que la Somalie n’a pas de pétrole qui ne soit pas intégralement contrôlé par les compagnies pétrolières étrangères, contrairement à la Libye, grâce à la position nationaliste de Kadhafi?
Quatrièmement, les pays occidentaux sont toujours très prompts à commenter tous les problèmes du tiers monde —l’Égypte, la Tunisie, la Libye, etc. Et pourtant, certains d’entre eux ont entravé la croissance dans ces pays-là justement. En 1952, dans une Égypte peu évoluée, un coup d’État miliaire s’est lentement transformé en révolution. Le nouveau dirigeant, Nasser, ambitionnait de transformer l’Égypte. Il voulait construire un barrage non seulement pour générer de l’électricité, mais aussi pour améliorer l’ancien système d’irrigation égyptien. L’Occident lui a refusé de l’argent, car les occidentaux ne pensaient pas que les Égyptiens avaient besoin d’électricité. Nasser a alors décidé de lever des fonds en nationalisant le canal de Suez. Il a été attaqué par Israël, la France et la Grande-Bretagne. Il faut rendre justice aux États-Unis, et préciser que le président Eisenhower était alors opposé à cette agression. Naturellement il y avait aussi la ferme position de l’Union soviétique à l’époque. Quelle quantité d’électricité ce barrage était-il supposé produire? À peine 2.000 mégawatts —pour un pays comme l’Égypte! De quel droit moral de telles personnes commentent-elles donc les affaires de ces pays ?
Cinquièmement, l’habitude aujourd’hui bien enracinée des pays occidentaux d’abuser de leur supériorité technologique pour imposer la guerre aux sociétés moins développées, sans logique indéboulonnable, va déclencher une course à l’armement mondiale. Les actions des pays occidentaux en Irak et à présent en Libye font valoir que «la raison du plus fort est toujours la meilleure». Je suis convaincu que de nombreux pays qui en sont capables vont intensifier leur recherche militaire, et, dans quelques décennies, nous pourrions vivre dans un monde encore plus armé. La science de l’armement, ce n’est pas de la magie. Un petit pays comme Israël est aujourd’hui une superpuissance en terme de technologie militaire. Et pourtant, il y a 60 ans, Israël devait acheter des avions Fouga Magister d’occasion à la France. Plus d’un pays pourrait devenir un petit Israël si cette tendance de l’Occident à abuser des moyens militaires persistait.
Sixièmement, malgré tout cela, le colonel Kadhafi devrait être prêt à s’asseoir avec l’opposition, sous la médiation de l’UA, avec les groupes d’opposition qui incluent à présent des individus que nous connaissons bien. Je sais que Kadhafi a son système de comités élus qui se réunissent pour former le Congrès général du peuple. En réalité, Kadhafi estime qu’il est supérieur à notre système multipartite. Naturellement, je n’ai jamais eu le temps d’étudier tous ses avantages. Quoiqu’il en soit, même si ce système est avantageux, aujourd’hui, apparemment, le mode de gouvernement de leur pays pose un problème à un nombre significatif de Libyens. Étant donné qu’il n’y a pas eu en Libye d’élections soumises à une observation internationale, pas même par l’UA, nous sommes dans l’incapacité de dégager le vrai du faux. Par conséquent, la bonne méthode pour aller de l’avant, c’est le dialogue.
Septièmement, la mission de l’UA n’a pas pu entrer en Libye parce que les pays occidentaux ont commencé les bombardements la veille du jour où elle était censée arriver. Quoiqu’il en soit, la mission se poursuivra. À mon avis, outre ce qu’elle est en train d’accomplir, il pourrait être important de convoquer un sommet extraordinaire de l’UA à Addis-Abeba pour discuter de cette grave situation.
Huitièmement, en ce qui concerne l’opposition libyenne, moi je ne serais pas à l’aise si j’étais soutenu par des avions de guerre occidentaux. Les suppôts des intérêts étrangers n’ont jamais aidé l’Afrique. Nous en avons eu copieusement notre part au cours des 50 dernières années —Mobutu Sese Seko, Houphouët-Boigny, Kamuzu Banda, etc. Les occidentaux ont commis beaucoup d’erreurs en Afrique et au Moyen-Orient dans le passé. Outre le commerce d’esclaves et le colonialisme, ils ont participé au meurtre de Patrice Lumumba, qui fut jusqu’à une période récente le seul dirigeant élu de la République démocratique du Congo, à l’empoisonnement du leader politique camerounais Felix Moummie, et à l’assassinat du Premier ministre Bartholomew Boganda, de la République centrafricaine. L’Occident a soutenu l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola en Angola, Idi Amin Dada (au début de son régime) en Ouganda, et les contre-révolutionnaires en Iran en 1953. Récemment, il s’est produit une amélioration dans les attitudes arrogantes de certains de ces pays occidentaux. Certainement, les relations sont bonnes avec l’Afrique noire et tout particulièrement avec l’Ouganda depuis la position honnête qu’a adoptée l’Occident vis-à-vis des noirs du Sud-Soudan. Avec la démocratisation de l’Afrique du Sud et la liberté des noirs au Sud-Soudan, la différence entre les patriotes d’Ouganda et les gouvernements occidentaux a disparu. Malheureusement, les actes irréfléchis commis contre la Libye commencent à soulever de nouveaux problèmes. Il faut leur trouver rapidement une solution.
Neuvièmement, si les groupes d’opposition libyens sont des patriotes, ils doivent faire leur guerre tout seuls, et conduire leurs affaires tout seuls. Après tout, s’ils ont aisément réussi à s’emparer de tant d’équipements de l’armée libyenne, pourquoi auraient-ils besoin d’aide militaire étrangère? Moi, je n’avais que 27 fusils. Être des marionnettes, ce n’est pas bon.
Dixièmement, en ce qui concerne la communauté internationale, les membres africains du Conseil de sécurité ont voté pour cette résolution pour la Libye. Ce qui était contraire à ce qu’avait récemment décidé le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine à Addis-Abeba. C’est un problème que seul le sommet extraordinaire de l’UA peut résoudre. Il est positif que certains grands pays du Conseil de sécurité —la Russie, la Chine, le Brésil et l’Inde— se soient abstenus sur cette résolution. Cela montre qu’il y existe des forces équilibrées qui, avec davantage de consultation, évolueront vers des positions plus correctes.
Onzièmement, et pour finir, en tant que membres des Nations unies, nous sommes liés par la résolution votée, même si le processus a été précipité. Cependant, il existe un mécanisme de révision. Les pays occidentaux, spécialistes des actions précipitées, devraient envisager cette éventualité. Elle pourrait être un moyen de nous sortir tous de complications éventuellement dangereuses. Et si les Libyens fidèles à Kadhafi décidaient de continuer le combat? Utiliser des chars et des avions facilement abattus par les avions du président français Nicolas Sarkozy n’est pas l’unique moyen de se battre. Qui sera responsable d’une guerre aussi longue? Il est grand temps que nous réfléchissions avec davantage de prudence.
Yoweri Museveni, président de la République d’Ouganda
Traduit par Bérengère ViennotSource : ICI
@robin des bois 129005 wrote:
En 1975, Ils prétendirent avoir mis au jour à Wanjiaba, dans la province du Yunnan, un tambour « dongsonien », antérieur au plus ancien tambour vietnamien.
Mais de toute façon, autrefois le Yunnan faisait partie du Nam Viet ou Nan Yué (en chinois) qui ont été colonisé, ensuite annexé définitivement par les Hans, eux, étant originaires de l’Asie du Nord. Bref, même le riz, les Chinois prétendent que c’était eux qui l’ont découvert.

Merci pour l’article
L’épicerie – Banh-mi, le sandwich vietnamien
26 mars 2011 à 19h32 en réponse à : Où sont passées les bonnes âmes si promptes à encourager les Lybiens à se débarrasser de leur dictateur? #133659Lors d’un entretien à Tripoli avec François Delabarre – dont on peut lire le contenu dans Paris Match du Jeudi 7 Octobre 2010 -, en parlant de sa relation avec le président français, alors, le colonel Kadhafi disait que Nicolas Sarkosy est son ami.
PHT
Incroyable ! incroyable ! Même avec ce qui s’est passé récemment chez-eux, ils ont encore du coeur pour venir apporter leur aide au Vietnam.
Sacré peuple !
Le Japon soutient l’éducation au Vietnam
25/03/2011L’ambassadeur du Japon au Vietnam, Yasuaki Tanizaki, et le directeur de l’Ecole de formation professionnelle de l’industrie de Thanh Hoa (Nord), Nguyen Cao Thang, ont signé le 24 mars un contrat d’aide non-remboursable de 92.960 de dollars pour le projet consistant à founir des équipements à cette école.
Cette aide vise à acheter des équipements de soudure et de martelage, au service de la qualité de formation professionnelle dispensée dans cette école.
Le même jour, l’ambassadeur Yasuaki Tanizaki et le président du Comité populaire communal de My Son (district Do Luong, province de Nghe An) ont également signé un projet d’aide de 101.158 de dollars pour « la construction de l’école primaire de la commune de My Son ».
Cette somme servira à construire un nouvel immeuble de deux étages comportant huit salles de cours et de rénover les salles disponibles dans le but d’améliorer les conditions d’études et d’enseignement de cette école de 435 élèves. – AVI
Source : ICI
24 mars 2011 à 17h59 en réponse à : Où sont passées les bonnes âmes si promptes à encourager les Lybiens à se débarrasser de leur dictateur? #133552@Agemon 128817 wrote:
Ils ne savent pas que la Libye est composée de plusieurs tribus & qu’il ne faut jamais se mélanger dans les guerres tribales.
Et la tribu Warfalla, de laquelle fut issu le colonel Kadhafi, est majoritaire.
Backstreet Boys va donner leur premier concert au Vietnam dont le prix d’un billet coûte un million cinq cents à deux millions dongs.
Moi, je suis trop vieux pour connaître ce groupe, mais ça me fait quand-même plaisir de voir leurs fans hanoiens attendre cet événement avec tellement de joie.
YouTube – Flashmob Backstreet Boys – Fan BSB in Viet Nam
En regardant cette vidéo amateur, on constate combien le Vietnam a changé. Contrairement à leurs ainés, ces jeunes hanoiens ont l’air très gais et tellement sûrs d’eux.
Les Backstreet Boys prêts à mettre le feu au Sud
23/03/2011Selon les prévisions, avant son unique concert jeudi soir à Hô Chi Minh-Ville, le groupe américain Backstreet Boys participera à un échange avec ses fans vietnamiens demain après-midi au stade de la 7e zone militaire de la mégapole du Sud.
Durant ce concert, Backstreet Boys interprétera 26 chansons dont certaines tirées de son dernier album, This is us .
Pour préparer ce concert, deux des quatre membres du groupe ont débarqué le 21 mars à Hô Chi Minh-Ville, à la surprise des fans. Il s’agit de Nick Carters et Howie Dorough. Ils ont visité le marché Bên Thành et quelques sites historiques de la municipalité.
Ils sont accompagnés par une équipe de plus d’une vingtaine de personnes chargées de la lumière, du son, de la scène. Cette équipe suit le groupe dans sa tournée mondiale pour assurer une qualité optimale aux concerts.
Les deux autres chanteurs, Brian Littrell et A. J. McLean, arriveront au Vietnam le 23 mars pour participer à la conférence de presse prévue le même jour à l’hôtel Park Hyatt, où ils logeront durant leur séjour dans la ville.
Immédiatement après le concert de Hô Chi Minh-Ville, Backstreet Boys se rendra à Hanoi le 25 mars, participera à un dîner de gala avec de nombreux artistes vietnamiens. Le 26 mars, il se produira au stade national de My Dinh, clôturant du même coup sa tournée mondiale portant le même nom que son dernier album.
Le groupe Backstreet Boys a donné son premier concert en juillet 1997. Il a reçu les Grammy Awards, un prix américain prestigieux, et a vendu 130 millions d’albums dans le monde. Son 7e album, This is us, sorti en octobre 2009, est classé 9e place au classement US Billboard 200. Backstreet Boys a réalisé 122 concerts dans le cadre de sa tournée mondiale. -AVI
Source : ICI
24 mars 2011 à 6h04 en réponse à : Le jour où j’ai céssé de me demandais si j’étais assez française ou vietnamienne #133522Pour Agemon :
@oanhmatth 128683 wrote:
ah oui ces derniers jours gmail etait tres lent et j’ai vu sur un site anglais que pas mal de gens rencontraient des lenteurs aussi sur leurs boites mails. (thenewhanoian, des expat à hanoi)
ceci dit gmail est lent alors que facebook semble KO completement, il passe parfois simplement. et via les proxy etrangers ça passe mieux, je crois que les problemes facebook c’est un peu depuis tout le temps qu’il y’en a.Je le confirme : depuis déjà quelques semaines, dans la journée, se connecter à AVI est quasiment impossible.
PHT
@dokuan 128597 wrote:
Du nouveau à la douanne, avant cela j’ai été surpris car il n’y a plus de déclaration concernant les devis, l’adresse du séjour, …
On n’est plus besoin de déclarer … on amène de l’argent qu’on veut, on se promène où l’on veut … ça ne regarde plus les autorités vietnamiennes !
Mais c’est comme ça depuis plusieurs années déjà.
PHT
Tim est aussi très douée pour les langues. Dans ce reportage, on peut la voir donner son interview en un excellent anglais.
Quitter Tokyo ? « Je suis gêné pour mes amis japonais »
Par Denys Fontanarosa | Français vivant au Japon | 20/03/2011 | 12H01« L’inquiétude autour de la situation des Français de Tokyo me paraît indécente vis-à-vis de ceux qui, plus au nord, ont perdu leur famille, leur toit et leur travail », nous écrit Denys, qui vit et travaille à Tokyo.
« Les capitaines qui ont quitté le navire ne sont même pas rares », critique un autre, « et la cause de cette panique, il faut la rechercher dans les informations propagées par nos médias et nos responsables », poursuit Dominique Berthier, se faisant l’écho d’une polémique qui prendrait forme à Tokyo, selon les intervenants de Médiapolis (Europe 1), ce samedi matin.
Les autorités et les médias hexagonaux auraient dramatisé, évacuant leurs envoyés spéciaux au sud ou les rapatriant, fermant l’ambassade, tandis que les ressortissants des autres pays auraient fait preuve de plus de solidarité avec les Japonais.
Surtout, plutôt que d’évoquer les dégâts et les victimes du séisme et du tsunami, les souffrances des Japonais, les médias français ne se seraient intéressés qu’au débat « pour ou contre le nucléaire » chez eux.
Voici ce qu’en pense et dit notre riverain Denys Fontanarosa, 22 ans, rédacteur.
Un certain nombre de personnes a quitté Tokyo pour le sud mais pour ma part, j’ai fait le chemin inverse en déménageant d’Okinawa à la capitale le 15. C’était prévu depuis des semaines, et il m’aurait été difficile de faire marche arrière, mais je ne regrette pas mon choix et je reste optimiste quant à la suite des évènements.
La situation n’a pas beaucoup changé à Tokyo depuis vendredi, mais la population semble être plus sereine depuis que l’on évoque une stabilisation de la situation à Fukushima. A titre personnel, j’ai fini par céder à la pression de ma famille et de mon bureau (combien de mails et de coups de téléphone ai-je reçus par jour ! ) en me résolvant à aller cinq jours à Séoul la semaine prochaine.
Naturellement, je ressens une gêne envers mes amis japonais mais aussi et surtout envers les victimes directes du tsunami qui continuent de vivre péniblement dans le Tôhoku.
Acheter du riz ou de l’eau est devenu très difficile
Je ne sais pas vraiment quoi penser, perdu entre les médias français alarmistes et des Japonais très terre-à-terre, mais ce que je puis dire, c’est que si les habitants de Tokyo sont en apparence très calmes, les rayons des magasins n’en demeurent pas moins vides.Acheter du riz ou de l’eau, deux éléments indispensables dans l’hypothèse d’un confinement de plusieurs jours, est devenu très difficile, ce qui confirme que les habitants envisagent sérieusement de s’enfermer chez eux.
Il ne faut cependant pas tout mettre sur le compte de cette préparation (d’aucuns emploieraient le mot « panique ») : l’approvisionnement des magasins est aussi compliqué par les coupures d’électricité et le mauvais état des routes
Pour ce qui est de quitter Tokyo, c’est bien moins simple que ça ne le paraît.
D’abord, les patrons japonais ne sont pas tous enclins à laisser rentrer au pays leurs salariés, qui plus est pour une durée indéterminée !
Ensuite, tous les Français au Japon ne roulent pas sur l’or et qu’un aller-retour, surtout acheté au dernier moment, n’est pas le bienvenu dans un budget déjà serré. Autant dire que beaucoup attendront une menace sérieuse et avérée pour migrer vers le sud ou rentrer en France.
Je passe mes journées à répondre à des mails inquiets
Résultat du traitement alarmiste de l’information en France : je passe mes journées à répondre à des mails inquiets qui me conseillent de retourner à Okinawa ou en France… Les informations de base étant les mêmes, je ne saurais dire si les Français exagèrent ou si les Japonais prennent trop de distance.
Cela dit, j’ai – par expérience – tendance à accorder plus de crédit aux médias japonais, qui accèdent aux informations brutes en version originale. Je ne crois par ailleurs pas qu’ils cherchent à minimiser quoi que ce soit, j’ai davantage le sentiment qu’ils font leur travail avec raison et qu’ils ne cherchent ni le sensationnalisme, ni à lancer opportunément un débat sur le nucléaire.
Source : ICI
18 mars 2011 à 22h53 en réponse à : [Courrier du vietnam] Les Travailleurs Vietnamiens à l’étranger #133278Ils ont mis seulement quelques semaines pour rapatrier plus de dix milles personnes éparpillées dans différentes régions d’un pays gagné par le chaos.
Libye : 8.728 travailleurs ont été rapatriés au Vietnam – 10/03/2011
[IMG]http://lecourrier.vnagency.com.vn/news/Image/2011/03/Vietnam/Societe/Vie/5267.201as.JPG[/IMG]
«Le Vietnam est le premier pays à avoir achevé sa mission de rapatriement des travailleurs de Libye », a annoncé Mme. Nguyên Thi Kim Ngân, ministre du Travail, des Invalides de guerre et des Affaires sociales (MTIA), lors d’une conférence de presse tenue le 9 mars à Hanoi.Cette dernière a été organisée par le Comité de pilotage du règlement de la situation des citoyens vietnamiens en Libye, après l’accueil du dernier vol de Vietnam Airlines en partance de Tunisie, transportant 215 travailleurs, et atterri le 9 mars à l’aéroport international de Nôi Bài.
Au total, 8.728 travailleurs de Libye ont été rapatriés au Vietnam, sans compter plus de 1.000 autres retournent à leur pays natal par voie fluviale et arriveront dans les 6-7 jours à venir. Les 67 travailleurs, toujours en Égypte, seront tous rapatriés au Vietnam incessamment sous peu. L’ambassade du Vietnam en Algérie a également proposé le gouvernement d’envoyer un avion pour évacuer 292 travailleurs qui sont maintenant à la frontière Algérie-Libye.« L’assurance de la sécurité et les opérations de rapatriement des travailleurs a été couronnés de succès », a apprécié Mme Ngân en tant que chef adjointe du Comité de pilotage du règlement de la situation des citoyens vietnamiens en Libye. C’est la plus grande campagne de rapatriement de travailleurs jamais réalisée au Vietnam. Vietnam Airlines a emprunté un couloir aérien inédit et réalisé neuf vols pour évacuer quelque 3.000 travailleurs.
Pour sa part, le vice-ministre des Affaires étrangères, Doàn Xuân Hung, chef du groupe de travail en Tunisie, a ajouté que le groupe de travail du gouvernement avait bénéficié d’aides efficaces des habitants des pays amicaux et des associations internationales. Il a également accompagné 20 étudiants cambodgiens en Libye au Vietnam et a partagé la nourriture avec les travailleurs d’autres pays. « Tout cela exprime la solidarité et l’amitié entre le Vietnam et les autres nations ».
Concernant les travailleurs vietnamiens rapatriés de Libye, Mme Ngân a informé qu’après un temps de repos laissé aux travailleurs, le Département de gestion des travailleurs vietnamiens à l’étranger et les employeurs allaient examiner attentivement la situation pour trouver une solution adaptée à chaque cas, ce en se basant sur les contrats de travail et la Loi sur les travailleurs vietnamiens à l’étranger. Le MTIA a demandé à ce département de collaborer avec les entreprises qui souhaitent embaucher les travailleurs vietnamiens rapatriés de Libye et les exportateurs de travailleurs pour les aider à trouver un emploi sur d’autres marchés.
En particulier, le groupe Khang Thông avait décidé d’embaucher tous les travailleurs rapatriés de Libye à travailler pour le projet de construction du complexe de loisir Khang Thông (Happyland), dans la province de Long An. Le MTIA étudie aussi de nouveaux marchés et les personnes qui souhaitent travailler à l’étranger seront considérées comme prioritaires.
L’OIM félicite le VN pour le rapatriement de ses travailleurs de Libye
« Le gouvernement vietnamien a prestement et efficacement agi afin de rapatrier ses citoyens de Libye », a affirmé mardi Fernando Calado, chef de la Division Urgence et Post-crise de l’Office international des Migrations (OIM). Selon Fernando Calado, le gouvernement vietnamien a étroitement collaboré avec les organisations privées, les officiels gouvernementaux et l’OIM pour effectuer les procédures nécessaires.
Afin d’aider le Vietnam et d’autres pays à ramener leurs citoyens de Libye, l’OIM a établi un mécanisme de coordination avec le Haut-Commissariat aux réfugiés et envoyé des missions en Tunisie, en Égypte et au Nigéria pour assister les gouvernements dans le rapatriement de leurs citoyens. Avec ce mécanisme, l’OIM a permis au gouvernement vietnamien de faire revenir ses citoyens en toute sécurité.
L’OIM et le Vietnam, membre de cette organisation, entreprennent de bonnes relations, très actives. En 2010, le directeur général de l’OIM, William Lacy Swing, a effectué une visite au Vietnam durant laquelle il a rencontré plusieurs officiels du gouvernement vietnamien. Ces bonnes relations se sont également concrétisées par l’assistance efficace que l’OIM a accordée au gouvernement et au peuple vietnamiens.Hà Minh/CVN
10/3/2011Source : ICI
18 mars 2011 à 22h23 en réponse à : Où sont passées les bonnes âmes si promptes à encourager les Lybiens à se débarrasser de leur dictateur? #133276@kilian 128490 wrote:
Pour ma part je n’en suis pas tout à fait convaincu, il me semble possible que ce ne soient pas des manoeuvres politiciennes qui soient à l’origine des mouvements populaires dans le monde arabe mais que le succès du soulèvement en Tunisie les ait initiés.
Mais aussi, parce que ces peuples arabes s’ennuient de vivre ainsi depuis trop longtemps, alors, ils veulent changer un peu d’air et faire la fête.

PHT
18 mars 2011 à 22h11 en réponse à : Où sont passées les bonnes âmes si promptes à encourager les Lybiens à se débarrasser de leur dictateur? #133275@Agemon 128499 wrote:
Ce que j’avais dit concernant l’intervention en Libye, ce n’est pas que je suis pour Kadhafi mais je suis contre la guerre dans toutes ses formes. Je ne vais pas raconter ma vie mais ceux qui sont pour, ont-ils fait déjà une guerre ? Ou vu des camarades le matin même puis une demi-heure après, les membres déchiquetés en sautant sur une mine avec leur jeep ?
Chào Albert,
En effet, ils sont victimes d’exactions de la part des antikadhafistes qui ont tendance de prendre tous les noirs pour les mercenaires du régime en place.
PHT
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