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Bao Nhan

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15 sujets de 3,376 à 3,390 (sur un total de 5,069)
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  • A lire également « La civilisation ancienne du Vietnam » qui fait partie de quelques ouvrages de très haute valeur qu’a été écrits Nguyen Van Huyen, originaire de la province de Hà Tây, il a fait ses études supérieurs en Fance durant 1926-1935. Docteur es-lettres et licencié en droit sorti de la Sorbonne.

    Rentré au pays en 1935, il enseigne au Lycée du Protectorat avant de se consacrer entièrement aux recherches ethnographiques. Membre de l’Ecole Française d’Extrème-Orient.

    Voilà, les quelques ouvrages écrits par Nguyen Van Huyen que je conseille vivement à tous les passionés du Vietnam en particulier et de l’Asie du Sud-Est en général :

    – Les chants alternés des garçons et des filles en Annam (1934).

    – Introduction à l’étude de l’habitation sur pilotis de l’Asie du Sud-Est
    (1934).
    – Le problème de paysannerie au tonkin (1939).

    – La civilisation ancienne du Vietnam (1944).

    Quote:
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif][IMG]http://lecourrier.vnagency.com.vn/uploaded/2007/10/Vietnam/Culture/default/4219.f01as.JPG[/IMG][/FONT]

    Récit du voyage de Gérard et Tuân : 2.500 km en moto de Hanoi à Hô Chi Minh-Ville, par le Tây Nguyên

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Septième journée : Hôi An-Kon Tum ! [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Le 26 juillet. À 07h00. Aujourd’hui, nous quittons l’agitation et le bruit de la route nationale 1 pour rejoindre les hauts plateaux du Centre par la route 14B et la piste Hô Chí Minh. Au revoir le littoral, ses plages et ses rizières ; à nous les montagnes, les forêts et les plantations de thé et de café. En pleine forme après leur repos de la veille, nos motos alignent allègrement les bornes. La mienne arbore fièrement ses sacoches neuves qui lui donnent l’air d’une grosse cylindrée ! Cependant il ne s’agit pas de laisser nos montures se griser de l’air venu de la Cordillère annamitique, au contraire nous devons les maîtriser plus que jamais ! [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]En effet, les 50 premiers kilomètres sur la route 14B sont encore plus terrifiants que les 800 parcourus depuis Hanoi sur la nationale 1. Sur cette dernière, nous disposions de larges bandes de roulement pour nous rabattre face aux camions et bus déferlants. Sur notre nouvelle route, plus étroite et plus sinueuse, il n’y a que des bas-côtés herbeux. Et, curieusement, alors que dans quelques heures nous serons seuls sur la route, le trafic est intense. Bien souvent, nous sommes avertis par un klaxon impératif et tonitruant de l’arrivée des bus, camions et autres voitures, mais parfois nous sommes surpris au dernier moment, lorsqu’ils nous doublent en nous frôlant sans prévenir. Ça serait dommage d’abîmer mes belles sacoches dans un accrochage avec un de ces monstres, aussi redoublons-nous de vigilance ! L’œil sur le rétroviseur gauche, la main légère sur la poignée des gaz, nous rasons les bas-côtés, prêts à s’y réfugier au cas où il nous faudrait choisir entre la route ou la vie ! L’attention que nous devons porter à la circulation nous empêche d’apprécier à sa juste valeur la beauté d’un paysage qui devient de plus en plus sauvage. Les rizières laissent progressivement la place à une végétation plus tropicale. [/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Après Tân An, nous franchissons le Thu Bôn qui fera tant de dégât 15 jours plus tard, lors de la tempête tropicale d’août ! Pour le moment, il est calme et s’écoule paresseusement entre les 2 rives de sable blanc, bordées d’arbres qui se mirent dans son eau. La route devient à la fois plus calme et plus sinueuse. Elle part à l’assaut des hauts plateaux, en serpentant dans une jungle de plus en plus dense, laissant apparaître de-ci de-là quelques espaces où les paysans pratiquent la culture de riz et de maïs sur brûlis. Les villages se raréfient, et brusquement une inquiétude nous étreint : n’aurions nous pas été trop optimistes sur la question de l’essence ? En effet, la rareté des habitations étant proportionnelle à l’insuffisance de postes à essence, la pénurie nous guette ! [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]À chaque virage, nos regards scrutent l’horizon pour tenter d’apercevoir la pompe salvatrice qui nous éviterait la honte absolue : la panne d’essence en rase campagne, à 900 km de Hanoi ! Enfin, après une demi-heure de suée, pas seulement due à la chaleur, nous découvrons, au détour d’un petit col, la plus belle, la plus merveilleuse, la plus splendide des pompes à essence que j’ai connu ! Elle ne paie pas de mine avec son petit bonnet pointu, cette modeste pompe à main, mais elle offre à nos réservoirs éperdus de reconnaissance le liquide verdâtre qui nous évitera de sombrer dans le ridicule ! Et qu’importe que le prix soit 2 fois plus élevé que d’habitude ! [/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Nous repartons le cœur léger, mais bien décidé à refaire le plein à la première occasion… qui se présentera 150 km plus loin ! La route escalade la montagne dans une forêt de plus en plus touffue. Nous traversons 2 grands chantiers qui ouvrent les flancs des plateaux pour faciliter la circulation. La poussière rouge soulevée par les engins de terrassement nous aveugle et nous encombre les poumons, mais elle ne nous empêche pas de recevoir les signes d’encouragement des ouvriers qui, en voyant passer un étranger, s’arrêtent quelques instants de travailler pour le saluer. Je me demande d’ailleurs comment ils arrivent à distinguer mon visage, masqué par une visière couverte d’insectes écrasés et de poussière ! Des essuie-glaces me seraient fort utiles ! Avec quel plaisir, nous retrouvons à chaque fois l’air pur et l’ombre fraîche de la forêt ! [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]À 10h30 : nous roulons depuis 3 heures, et l’eau de nos bouteilles est chaude ! Il est temps de marquer une pause réhydratation et de faire refroidir les moteurs, un peu fatigués par la longue montée. Nous nous abritons du soleil dans un petit café situé à l’intersection de 2 routes 14B et 14, la piste Hô Chí Minh, juste avant Khâm Duc. En fait, nous sommes dans un hameau provisoire qui sert aux ouvriers qui travaillent à l’aménagement d’une centrale hydraulique un peu plus loin. D’ailleurs quelques ingénieurs et militaires sont présents, et très vite la conversation s’engage. Comme d’habitude nos interlocuteurs sont surpris par 2 faits qui leur paraissent curieux : un étranger qui parlent leur langue et notre périple à 2 en moto depuis Hanoi. Et comme d’habitude, je ne sais si je dois me vexer ou être fier quand je reçois des compliments sur la santé et l’énergie dont je fais preuve, à mon âge, pour effectuer un tel voyage ! Nous prenons congé par de chaleureuses poignées de mains et nous virons plein Sud par la piste Hô Chí Minh. [/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Pendant plus de 5 heures, Tuân et moi serons presque seuls sur cette route, croisant plus de bœufs et de chèvres que de motos ou de camions ! La province de Kon Tum mérite bien son rang de région la moins peuplée du Vietnam : 18 habitants au km2 ! La piste, qui est aujourd’hui une belle route en béton, ondule entre monts et vallons, au milieu d’un paysage d’une extraordinaire beauté. La jungle épaisse et sombre s’étend jusqu’au bord de la route. Parfois, une clairière laisse apparaître de modestes cultures sur brûlis. Le lit bleuté des torrents perce de temps à autre la muraille végétale, et c’est un véritable plaisir de s’arrêter au pied d’une cascade pour se rafraîchir le visage… et humidifier nos casques ! [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Le long de la route, quelques maisons typiques des minorités ethniques locales apportent une note pittoresque. Les plus spectaculaires sont les maisons communales des Ba Na qui surplombent les hameaux de leurs toits majestueux ! Nous apercevons quelques rares villages en contrebas de la piste, et une fois ou 2, nous quittons la route pour y pénétrer. Manifestement, les habitants n’ont pas l’habitude de voir des étrangers, et je ne parle pas que de moi. Ici, Tuân, avec sa moto immatriculée à Hanoi, fait autant allochtone (oui, ça existe en français, ce mot !) que moi ! Les enfants se précipitent dans les bras des mères qui restent prudemment sur le pas de leurs maisons en bois, et quelques hommes qui ne sont pas aux travaux des champs nous saluent aimablement, mais nous ne nous attardons pas. [/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Un arrêt à Dak Giai pour le repas…, le plein d’essence, et nous continuons notre route, en fuyant devant un orage ! En effet, le ciel est devenu menaçant et a pris une teinte noire du plus mauvais présage. Pour éviter les trombes d’eau, nous décidons d’aller plus vite que le vent, et pour une fois, nous roulons à plus de 80 km/h pendant presque une heure sur une route heureusement dégagée et en parfait état. Nous sommes maintenant sur le plateau de Kon Tum et nous voyons défiler Dak To et ses plantations de thé vert, Dak Ha et ses plantations de café, et enfin les immenses plantations d’hévéas qui annoncent Kon Tum ! [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Quand nous arrivons à l’hôtel, l’orage éclate ! Sauvés ! Et fatigués… Nous avons parcouru plus de 250 km depuis ce matin, sous un soleil impitoyable, qui, malgré nos précautions, nous vaudra de splendides coups de soleil sur le nez et les bras ! Il est grand temps de se reposer ! [/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif](À suivre) [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Gérard Bonnafont/CVN[/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif](14/10/2007) [/FONT]

    Source : http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?CATEGORY_ID=16&NEWSPAPER_ID=39&TOPIC_ID=50&REPLY_ID=47575

    en réponse à : le rugby au Vietnam #47205
    teqpaf;37369 wrote:
    mais avec une vraie volonté (et un peu de patience), je vois pas pourquoi une équipe vietnamienne n’arriverait pas à voir le jour.

    Puisqu’aux USA, il y a déjà un Nguyen dans le championnat du football américain, et deux autres dans la boxe anglais et dans le combat libre en case, alors pourquoi pas d’autres que ce soit dans le foot ou dans le ruby ?

    [youtube]F1RfO9ziLS0[/youtube]

    [youtube]g9sKrYslZuQ[/youtube]

    [youtube]ASIHuWEDNZQ[/youtube]

    [youtube]rUmdlOQNw6w[/youtube]

    en réponse à : Inauguration de l’Institut de football "HAGL-Arsenal JMG" #47082
    BEBE;37320 wrote:
    Bel exemple de cooperation, de transfert de connaisance et d’aide au developpement.
    Je verrais au moins un vietnamien dans les championnats europeens comme ce fut le cas de BUNG CHUNG CHA, le coreen dans les annees 80

    Et c’est pas encore fini, car le club de Barcelogne signera avec celui de la capitale et Lyon avec Da Nang.

    en réponse à : [Gilles] Forumvietnam.fr – Forum Vietnam en deuil… #47072

    Quatre disparitions depuis le début de l’année, c’est quand-même beaucoup. D’abord, Raymond, ensuite Léon, ensuite… et Gilles.

    en réponse à : [Gilles] Forumvietnam.fr – Forum Vietnam en deuil… #47071
    helios75;37312 wrote:
    Il y a aussi la disparation d’effets personnels, entre autre , ainsi que de l’argent que Gilles avait avec lui .

    Cela ne m’étonne pas. Car même lorsqu’on est encore vivant et bien portant ils cherchent déjà à prendre notre argent et tout ce qui nous appartient. Et alors est-ce que c’est lorsqu’on est dans un état de blessure ou sans vie que ça va les dissuader de le faire.

    Mais, pour le don, je préfère le faire passer par UGVF.

    en réponse à : Bonjour FV! #47034
    Le Caméléon;37240 wrote:
    Là, je suis complètement perdu! Chi Thu Huong que Bao Nhan parle, c’est peut être pour loyd342 ou quelqu’un d’ici chez FV! Pas mal nouveau ici pour connaitre tout le monde mais ça viendra! .

    Oh excuse me. Vraiment une grosse erreur de ma part. Mais en effet, c’est dû au fait que, dans le post en question, pour écrire ton message, tu as utilisé la même couleur que Thu Huong. Et comme cette couleur est déjà devenue en quelque sort sa signature, à tel point que parfois avant de lui répondre, on a même oublié de voir que si c’est bien elle qui a posté tel message.

    en réponse à : Pédophilie – L’affaire du britanique Gary Glitter #47033
    HUYARD Pierre;37274 wrote:
    Le plus inquietant, c’est qu’il n’a pas du tout l’air antipathtique.
    Comme quoi, avec le delit de sale gueule, on a souvent tout faux!

    On m’a également accusé de pédophilie. Mais j’attends depuis plus de dix ans pour que ces conards et conasses en trouvent la preuve.

    en réponse à : [Gilles] Forumvietnam.fr – Forum Vietnam en deuil… #47031

    Gille et moi, on était parmi les premiers membres de FV. Ensuite, on faisait ensemble partie de l’équipe modo. Gille est profondément amoureux du Vietnam, ce qui était souvent l’origine de nos coup de gueule parce qu’il ne supporte pas que je critique ce pays. La première fois que je l’ai vu en os et en chaire, c’était lors de la rencontre des membres sur Paris au printemp de cette année-même, où j’étais surpris parce que Gille n’était pas du tout quelqu’un d’agressif, il avait même l’air d’un homme timide et réservé. Ce jour-là, on a parlé un peu de tout et biensûr de son imminent départ pour le Vietnam.

    Bref, depuis quelques semaines, intrigué par sa longue absence, je voulais demander à Mike pour avoir de ses nouvelles. Mais finalement, je me suis dit que peut-être Gille est encore parmi nous et sous un autre pseudo.

    Voilà enfin, Mike a annoncé cette terrible nouvelle que, je pense, personne d’entre nous s’en est douté.

    Gille a définitivement rejoint le pays de sa passion. Une passion pure, une passion sans raison, une passion sans filiation, une passion sans historique…

    Que son âme se repose en paix.

    Bao Nhân.

    en réponse à : Bonjour FV! #46983
    Le Caméléon;37171 wrote:
    J’avais oublié de mentionner une autre place que j’aime beaucoup en France. C’est Annecy! Le tour en bateau sur le lac d’Annecy permet découvrir plus en détail la beauté de la montagne qui l’entoure et voir aussi les bel chalets au bord de l’eau. En plus la promenade au centre ville est inévitable. Une ambiance de vie très spéciale. J’ai l’impression que le temps semble s’arrêter à chaque fois que je revienne à cette place. Puis, Lausanne et Genève n’est pas très loin aussi!

    Bonjour Chi Thu Huong,

    Alors comme ça tu dois faire un tour au Nord Vietnam, surtout dans des régions montageuses où il y a des pacts nationaux avec lac à l’entour.

    Bonne journée.

    Bao Nhân.

    en réponse à : [livre] Terre des oublis de Duong Thu Huong #46979
    thuong19;37216 wrote:
    Mais je crois Robin , qu’elle vit au Viêtnam mais est assignée à résidence.
    Je te dirais la ville quand j’aurai vérifié.

    Je confirme ce qu’a dit Robin. En effet, suite à l’invitation de son éditeur lors de la sortie de son livre il y a un peu plus d’un an : elle a reçu l’aurisation de sortir du pays pour venir en France, ensuite elle a décidé d’y rester mais sans avoir tout de même demandé l’asile politique.

    Répondant à la question sur cette décision, elle a dit : c’est juste pour pouvoir travailler dans la tranquilité.

    en réponse à : Commémoration du 40e anniversaire de la mort de Che Guevara #46948
    DédéHeo;37172 wrote:
    2-Che.jpg
    Ils sont fou ces Saigonnais !
    Il me semble que Che Guevara était pratiquement inconnu des Vietnamiens. Je n’ai jamais vu au Vietnam le fameux portrait qui a pourtant été reproduit a 1000 millions d’exemplaires de part le monde :bigsmile:
    Sérieux ! Quelqu’un l’a t’il vu autrefois au VN ?
    Evidement, pour avoir critiqué l’Union Soviétique dans son discours d’Alger en février 1965 et pour avoir rencontré le Chinois Mao sans l’accord de Fidel, les Vietnamiens l’avaient bani de leur iconographie officielle !

    Dédé, mais ce temps-là est déjà révolu, on n’est plus dans le même contexte. Et saches que dans le monde politique, seuls ceux qui savent comment s’adapter à la tendance du moment survivront.
    Pour certains grands politiciens : un idéaliste est bien un borné, n’étant pas fait pour ce milieu qui demande souplesse et intelligence…

    Quote:
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Récit du voyage de Gérard et Tuân : 2.500 km en moto de Hanoi à Hô Chi Minh-Ville, par le Tây Nguyên[/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif][/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif][/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif][/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif][/FONT][FONT=Arial, Helvetica, sans-serif][IMG]http://lecourrier.vnagency.com.vn/uploaded/2007/10/Vietnam/Culture/default/4213.f01as.JPG[/IMG][/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif][/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Sixième journée : la ville antique de Hôi An ! [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Le 25 juillet. À 07h00. Ce matin, le tableau idyllique de notre soirée de la veille en prend un coup ! Ma moto estime que 800 km ça suffit ! Donc, elle manifeste sa mauvaise humeur mécanique : elle refuse de démarrer, puis après traitement énergique au démarreur à pied, elle hoquette, cale, tousse… bref, il faut la soigner ! Tuân ira visiter seul les îles de Chàm, tandis que je m’occuperai de ma moto récalcitrante. Alors que Tuân prend le bateau pour les îles dont il rapportera des photos sublimes, je pars à la recherche d’un mécanicien. Au Vietnam, cette opération est bien plus aisée qu’en France. À la ville comme à la campagne, on rencontre des réparateurs de moto tous les 100 m ! Donc, comme prévu, à quelques pas de l’hôtel, je trouve un artiste de la mécanique qui s’empresse de délaisser le moteur sur lequel il travaille pour se pencher sur celui de ma moto. Depuis que j’habite au Vietnam, je suis toujours surpris de voir que, lorsque j’arrive chez un mécanicien pour faire une révision ou une réparation sur mes motos, il y a toujours quelqu’un de disponible pour me prendre en charge. Et ce, même si l’atelier est déjà encombré d’autres machines en réparation ! Je n’ose pas imaginer que dans chaque atelier du Vietnam (et il y en a des milliers), il y a une personne qui attend que j’arrive pour s’occuper de moi ! Est-ce ma qualité d’étranger qui me vaut cet honneur ? Quel savoir-vivre alors, si c’était le cas ! Mais n’est-ce pas plutôt parce que je représente une intervention peut-être plus lucrative que celle d’un habitué !? Je ne suis pas dupe, et je sais que souvent les prix sont un peu plus… majorés quand ils me concernent ! Quand ma femme, qui est Vietnamienne, va au marché, elle paie le kilo d’oranges un certain prix ; quand j’y vais avec elle, le prix est un peu plus élevé ; quand j’y vais seul, le prix est encore plus élevé ; par contre si j’y vais avec ma fille, le prix est plus bas… Habitué à ce tarif fluctuant selon le cours de la nationalité, je laisse donc ce mécanicien opérer ma machine à moteur ouvert ! Le diagnostic tombe : bougie calaminée, filtre à air encrassé, contacts empoussiérés… Bref moteur dégoûtant ! Tous les ouvriers de l’atelier s’agglutinent autour de ma moto pour contempler le triste spectacle. J’ai honte devant les regards réprobateurs qui accompagnent ce verdict, comme si j’étais un parent indigne qui maltraite son enfant ! Pour me dédouaner, je montre ma plaque d’immatriculation et explique que je réalise, avec un ami, le trajet Hanoi – Hô Chi Minh-Ville, en passant par les hauts plateaux du Centre, et que après 800 km de route, il est normal que… J’ai à peine le temps de finir ma phrase que les yeux s’éclairent, les sourires apparaissent sur les visages, on appelle les voisins, on me serre vigoureusement la main. J’étais un paria, je deviens un héros ! Héros un peu vexé, parce que ce qui paraît surtout admirable à toutes ces personnes qui m’entourent, c’est que je puisse oser faire ça… à mon âge ! Bon, c’est vrai, j’ai quelques cheveux gris qui apparaissent aux tempes, et ma barbe laisse apparaître des filets blancs, mais quand même…! Mais baste ! Peu importe mon ego, puisque ma moto est soignée aux petits oignons ! Je peux aller me promener, je reviens dans 2 heures et j’aurais un moteur aussi propre que le jour de sa naissance ! Sur ces promesses, je laisse ma machine à la clinique des motos, et j’en profite pour réaliser une idée qui me titille depuis plusieurs jours. Pour faire ce voyage, Tuân et moi avions choisi de nous munir d’un sac de voyage posé en travers de notre selle, à l’arrière, et maintenu par un savant entrelacs de tendeur. Cela convient parfaitement à Tuân dont le sac est peu chargé, mais le mien qui pèse une vingtaine de kilos a toujours tendance à glisser d’un côté ou de l’autre, et nécessite une meilleure stabilité. Je paye là mes habitudes de confort ! Quand Tuân prend 2 chemises, j’en emporte 4 ! Quand Tuân emporte un pantalon, j’en prends 3 ! Ajoutons-y l’ordinateur, le fer à repasser de voyage, les bouquins, la trousse de secours, les médicaments d’urgence et de fond au cas où… Je préfère être équipé pour faire face non seulement à nos propres incidents, mais aussi pour éventuellement pouvoir intervenir auprès d’accidentés ou de personnes nécessitant des soins au cours du voyage… Le Serment d’Hippocrate engage le médecin toute sa vie ! Pour maintenir cette petite pharmacie de campagne en équilibre, et surtout la protéger des rayons directs du soleil, je décide de me faire fabriquer des sacoches en toiles plastifiées. À quelques pas de mon mécanicien, je trouve un vendeur de sacs de sports qui accepte de relever le défi : fabriquer en une journée 2 sacoches de selle pour une motocyclette de 120 cm3. Nous dessinons les plans, tombons d’accord sur un prix et je le laisse à ses ciseaux et ses aiguilles. Ma moto est sous anesthésie, mes sacoches sont en gestation, Tuân (je l’apprendrai plus tard) a été reçu royalement par les habitants de Cù Lao Chàm, le ciel est bleu et je déambule le cœur léger dans les rues de Hôi An, admirant au passage le pittoresque pont couvert japonais. La vie est belle ![/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Les villages de métier [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Je retrouve ma moto et Tuân en début d’après-midi. L’un et l’autre sont en pleine forme, et nous décidons d’aller visiter les villages de céramiques et du bronze à proximité de Hôi An. C’est à toute petite vitesse pour rôder ma moto convalescente que nous atteignons Thanh Hà, le village des potiers. Le premier artisan chez qui nous allons nous accueille avec beaucoup de sympathie et nous prenons beaucoup de plaisir à rester un long moment en compagnie de sa famille. C’est la grand-mère qui forme les pots à partir d’une motte de glaise, tandis que sa bru active le tour à potier avec le pied ! En quelques instants, la motte devient coupe, vase ou pot, prête à être cuite ! Travail extraordinaire de patience et de savoir-faire ancestral ! Pendant ce temps, le grand-père polit les pots et objets cuits que sa petite-fille propose à la vente. Nous nous souviendrons longtemps, Tuân et moi, des moments passés en compagnie de cette famille, simple et accueillante, à parler de leur métier, de leur vie, du Vietnam… Nous quittons le village des céramiques, en longeant la rivière Vu Gia par un petit chemin creux, bordés de haies de bambous. Ici tout est calme. Il n’y a personne sur la route, qui serpente entre eucalyptus, bananiers, filaos et bambous… Les larges feuilles ondulent sous le vent qui moire de verts changeants les rizières que nous traversons. De petits villages révèlent de magnifiques maisons communales chinoises. Seuls quel-ques rires d’enfants résonnent derrière les haies. Nous sommes presque gênés de troubler ce calme par le ronronnement de nos motos que nous menons au pas ! Tout a une fin, et nous quittons ce paysage bucolique pour retrouver la route nationale 1, notre vieille compagne, en arrivant au village du bronze. Il est déjà tard, et malheureusement nous en pourrons pas assister au coulage et au moulage d’objets en bronze, mais nous prenons quand même l’occasion de discuter un long moment avec un artisan, fabriquant de gong depuis plusieurs générations, qui nous fait partager l’amour de son art. [/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]La nuit tombe, il est temps de rentrer et de récupérer mes sacoches ! Demain nous effectuons une des plus longues étapes de notre voyage : Hôi An-Kon Tum ! Je m’endors en pensant à tous ces artisans que nous avons rencontrés : mécanicien, potier, tailleur, fabricant de gongs… Quelle richesse et quelle dignité dans leur simplicité ! Bonne nuit à vous! [/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif](À suivre)[/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Gérard Bonnafont/CVN[/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif](07/10/2007) [/FONT]

    Source : http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?CATEGORY_ID=16&NEWSPAPER_ID=39&TOPIC_ID=50&REPLY_ID=47402

    en réponse à : Bouddha et Disney : mélange osé mais GENIAL #46845
    VNlover;37034 wrote:
    c’est telement osé que l’on ne sait quoi en penser, un melange des genres tres surprenant.

    peut etre plus sain finalement que c’est temple boudhiste epié par les vagues de touriste en short et appreil photo en guise de mirette mais quand meme, boudha en oncle picsou, quel audace;D.

    Mais c’est tout de même admirable comme projet, parce qu’on voit bien qu’ils essayent de garder des empreints architecturaux vietnamiens.

15 sujets de 3,376 à 3,390 (sur un total de 5,069)