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Bao Nhan

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15 sujets de 3,271 à 3,285 (sur un total de 5,069)
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    Messages
  • en réponse à : [VENDU] A vendre des Chaussures WAFFLE RACER II de NIKE #50293
    helios75;40759 wrote:
    Mesh (terme anglais signifiant maille ou filet), qualifie les réseaux (filaires ou non)

    J’ai les même. Donc je peux te confirmer que ce sont les chaussures très légères et confortables.

    Concernant son nom « Mesh » : alors là, ça n’a rien à voir avec le filet de tennis mais plutôt, c’est parce qu’elles sont fait de tissu-maille qui les rend plus respirantes que les autres modèles. C’est pour cette raison que je pense qu’elles sont destinées pour être portées en été.

    Bao Nhân

    en réponse à : Madame De Fontenay à Nahtrang en 2008… #50292
    duc;40769 wrote:
    J’espere trouver des photos des finalistes .

    Les « Kinh » sont une ethnie aussi ,
    mais le concours precise 52 ethnies ( et non 54 ! )
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_groupes_ethniques_du_Vi%C3%AAt_Nam

    Sinon mes recherches sur les « Chut » ont ete infructueuses ,
    je n’ai trouvé aucune photo digne de ce nom
    http://www.voyagevietnam.net/frpophtml/chut.htm

    chut.jpg

    Vu sur cette photo, une femme Chut porte une longue jupe qui est presque identique à celle des Laos et des Thaïes mais pourtant dans le texte, il est précisé que leur langue appartient au groupe viet-muong.

    en réponse à : [Ecriture vietnamienne] Le chữ nôm #50291
    khiflo;40734 wrote:
    Bizarre, je n’arrive pas à éditer mon message, peut-être qu’il y a une limite de temps

    On a deux heures pour éditer notre message, après ça tu ne peux le faire qu’en demandant à Mike d’ajouter ou de corriger le texte en question.

    Dans les anciennes versions, on a en permanent le bouton « éditer » qui nous permet d’éditer notre message quand on veut ou des qu’on y découvre la boulette. C’est pratique pour quelqu’un, comme moi, qui ne maîtrise pas encore à la perfection la langue de Molière.

    Là, je viens d’apercevoir une faute dans mon message adressé à Mai. Mais il est déjà trop tard pour l’éditer : au lieu de « façon de noter » j’ai tapé « façon de notation ». Quelle horreur ! :bigsmile:

    Bao Nhân;40713 wrote:
    Pour infos : le monde de la musique occidentale, a aussi connu plusieurs révolutions concernant la façon de notation
    en réponse à : [Tabac au Vietnam]Respect …pour les non fumeurs ! #50236
    khiflo;40699 wrote:
    Il faut se tenir à jour. Des femmes vietnamiennes qui fument, ce n’est quand-même plus extrêmement rare (je ne parle pas des prostituées, éternel cliché…). Elles sont encore très loin derrière les Françaises, mais en un an il n’a pas du se passer un jour sans que j’en croise une ou deux quelque part. Bah, des gens normaux, pas coincés, c’est sûr. Surtout des ados mais aussi des femmes d’âge mûr (mais pour ces dernières, moins en public, c’est vrai).

    En effet, les femmes appartenantes à certaines ethnies originaires des Haut-Plateaux (Tay Nguyen) sont de grosses fumeuses de pipe.

    en réponse à : [Ecriture vietnamienne] Le chữ nôm #50235
    mai;40564 wrote:
    une vision utilitariste que je reproche aux intellectuels vietnamiens et qui fait qu’à mes oreilles l’excellence culturelle du viet nam existe surtout au niveau de la musique (allez romaniser la musique..)

    Comme j’ai déjà dit dans mon précédent message que le « quốc ngữ  » n’est pas une langue ou un dialècte mais juste un sytème de notation qui n’a altéré nullement la substance de la langue vietnamienne. D’aileurs, malgré un siècle de la colonisation, le Vietnam fait encore partie parmi de rares pays du continent asiatique qui possède son propre lexique scientifique en langue nationale. Et pour cela, il faut remercier le mathématicien Hoàng Xuân Hành, un ancien normalien, qui a grandement contribué à l’élaboration de ce lexique.

    Concernant la musique vietnamienne que ce soit d’inspiration populaire, ethnique ou traditionnelle, elle-aussi a adopté le système de notation moderne (solfège). Par conséquence, les musiciens sortis des conservatoires qui jouent sur les instruments traditionnels tout en lisant la partition comme leurs collègues, pianistes, violonistes et d’autres.

    Pour infos : le monde de la musique occidentale, a aussi connu plusieurs révolutions concernant la façon de notation, donc la tablature a dû laisser la place à d’autres systèmes de représentation graphique. Alors pourquoi la musique vietnamienne doit s’y écharpper?

    en réponse à : 2 roues au Vietnam:l’habit peut faire le moine parfois… #50233

    Mais où étais-tu Sieutom ? On a faillit de lancer l’avis de recherche.

    en réponse à : [Ecriture vietnamienne] Le chữ nôm #50232
    khiflo;40685 wrote:
    Ce qu’on peut au moins dire, c’est que c’est une écriture morte, et qu’elle suscite beaucoup d’intérêt chez les chercheurs (la population, elle, s’en fiche).

    Malgré que son rôle dans l’évolution de la culture vietnamienne que certains considèrent comme peu important, mais pour moi, le nôm reste un grand vestige et une importante relique du Vietnam ancien, sans lequel, l’histoire du Vietnam d’aujourd’hui sera incomplète, comme un corp sans bras ou sans tête.

    Je suis très heureux d’avoir appris qu’il existe à Hanoi le « Viện nghiên cứu hán nôm » ou l’institut de recherche sur le hán nôm qui regorge de nombreux textes et documents originaux ainsi que rapports et données, fuits des travaux effectués par des chercheurs vietnamiens et étrangers…

    en réponse à : [Ecriture vietnamienne] Le chữ nôm #50231
    khiflo;40685 wrote:
    C’est vrai, mais si une très large majorité de la population ne savait ni lire ni écrire, ce n’était pas parce le Nôm était trop compliqué mais plutôt parce qu’il n’était pas largement enseigné.

    Admettons que le nôm a été largement enseigné, alors crois-tu que le niveau d’alphabétisation puisse atteindre celui qu’on connait avec le quốc ngữ ?

    khiflo;40685 wrote:
    Ceux qui passaient la première étape des concours mandarinaux n’étaient pas nombreux, et c’était déjà après une première sélection à laquelle pas tant de monde se présentait.

    C’est comme passer le concours pour être admis dans certaines grandes écoles de nos jours qui promet un avenir certain pour les futures diplômés mais pourtant ce n’est pas la raison que tout le monde veut tenter leur chance.

    khiflo;40685 wrote:
    Quand on le faisait, ce n’était pas pour apprendre à lire ou à écrire (aucune utilité), mais pour devenir mandarin! Les études représentaient une très lourde charge, pour une famille de paysans, et une énorme pression pour les candidats. Bref, il ne s’agissait pas du tout d’apprendre à lire pour savoir lire, il y avait bien plus important à faire dans les champs. C’est l’école gratuite qui a permis d’alphabétiser (une partie de) la population.

    Je crois qu’on a parlé du hán nôm et du quốc ngữ en tant que sytème de notation, et qui n’a rien à voir avec le hán văn (littérature chinoise) que étudiaient autrefois les futures candidats des concours mandarinaux, pour qui avec ou sans l’invention du hán nôm ça ne change rien, car de toute manière, ils doivent étudier le hán văn dans sa version originale. D’ailleurs, l’invention du hán nôm avait pour vocation de se servir comme système de notation destiné pour la masse populaire non pour les élites dont, une partie d’entre eux affichent même une certaine méprise vis-à-vis du hán nôm.

    A ma connaissance : le concours mandarinal qui ouvre ses portes tous les trois ans aux candidats venus de tout le pays et issus des milieux sociaux les plus divers, parmi lesquels se trouvent même de nombreux autodidactes (à mon avis, on l’aurait considéré comme une forme de démocratie avant l’heure).

    Concernant le hán ngữ ou chữ nho (l’idéogramme chinois), alors, ce n’est pas uniquement les futures mandarins seul qui le pratiquent, mais Les thầy thuốc (médecins + pharmacien), thầy cúng (chaman + nécromancien + astrologue), les poètes et les religieux bouddhistes ou taoïstes etc. eux-aussi, doivent en avoir la connaissance pour pouvoir pratiquer leurs activités.

    Bao Nhân.

    Quote:
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Récit du voyage de Gérard et Tuân : 2.500 km en moto de Hanoi à HCM-Ville, par le Tây Nguyên [/FONT][FONT=Arial, Helvetica, sans-serif][IMG]http://lecourrier.vnagency.com.vn/uploaded/2007/11/Vietnam/Culture/default/4243.f01as.JPG[/IMG][/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Onzième journée : Dà Lat-Hô Chi Minh-Ville [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Le 30 juillet. À 08h00. Aujourd’hui, c’est mon anniversaire, et nous allons faire une longue étape de 300 km entre Dà Lat et Hô Chi Minh-Ville. Hier soir, mon père m’a appelé de France pour me souhaiter un bon anniversaire. Depuis mes 20 ans, il est toujours en avance d’une journée, mais je ne lui en veux pas ! Lorsque je lui ai dit que j’étais à Dà Lat et que j’allais rejoindre Saigon de son enfance en moto, il m’a donné une belle leçon d’humilité en me disant que lorsqu’il avait 15 ans et qu’il était élève au lycée Alexandre Yersin à Dà Lat, il faisait la route en vélo une fois par trimestre ! « À l’époque, on mettait 2 jours pour descendre et 3 jours pour remonter. Et il y avait des éléphants sauvages sur la piste. Quand ils étaient endormis, on attendait qu’ils se réveillent pour passer ! ». Soixante-quatre ans après, je refais la même route, mais en moto. D’éléphants sauvages point, en revanche beaucoup de bus et de camions, éléphants modernes, avec lesquels il s’agit de ne pas s’endormir ! [/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Petite séparation… [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Le départ de Dà Lat se fait dans un cadre idyllique : les pinèdes qui bordent la route exhalent un frais parfum de résine, les sapins et les mélèzes strient de vert sombre, le vert tendre des feuillus et l’on entend, derrière le souffle du vent, le bruit des cascades qui s’écoulent dans les vallons. Le paysage est tellement beau que nous nous arrêtons pour le contempler. Pendant que Tuân prend des photos, je me rapproche d’un point de vue. Mal m’en prends ! Masqué par un bus à l’arrêt, je ne vois pas Tuân repartir et j’attends quelques minutes, espérant qu’il me rejoigne. Après 5 minutes, un doute me prend et je retourne à l’endroit où j’avais laissé Tuân derrière son appareil photo. Plus de Tuân ! Il est devant, me dis-je, et dans quelques kilomètres, ne me voyant ni devant lui, ni dans son rétroviseur, il va s’arrêter et m’attendre. Je reprends donc la route avec tout de même une curieuse impression de solitude ! Non que j’ai peur d’être seul sur la route, mais depuis toujours, Tuân et moi faisons équipe dans nos randonnées. [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Dans ce long voyage particulièrement, nous veillons l’un sur l’autre. Par des codes de phares, de coups de freins, de clignotants, de coups de klaxons, de gestes de la main, connus de nous seuls, nous nous avertissons mutuellement des dangers de la route que l’autre n’aurait pas vu. Chacun à tour de rôle, nous jouons le rôle d’ouvreur ou de suiveur. Celui qui est devant ouvre la route, prévient des obstacles, signale dans les virages l’intrus qui se déporte trop, cherche les haltes propices… Celui qui est derrière vérifie le chargement du précédent, prévient de l’arrivée inopinée d’un véhicule sans avertisseur… En cas de pépin mécanique ou corporel, nous savons que nous pouvons compter l’un sur l’autre. L’autre matin, c’est moi qui a pansé le pied de Tuân, légèrement blessé par une béquille récalcitrante, et l’après-midi, c’est lui qui a soigné, sur le bord de la route, un démarreur fatigué ! Grâce à cette solidarité sans faille, nous nous sentons toujours en sécurité. Et j’ajouterai que sans Tuân, surtout dans le Sud, ma capacité à échanger en vietnamien avec les gens du cru est sérieusement édulcorée ! [/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Bref, je me sens un peu orphelin, mais me rassérène rapidement en me disant que nous sommes encore reliés par téléphones portables. Lien que je fais fonctionner après une dizaine de kilomètres parcourus à allure soutenue, sans voir de Tuân à l’horizon. Las ! Pas de réponse ! Je réitère plusieurs fois ! Rien… Je recommence quelques kilomètres plus loin. Toujours rien ! Une sourde inquiétude me fais penser que, peut-être, il a pu lui arriver quelque chose. Optimiste par nature, je n’envisage pas le pire, mais j’aimerai bien quand même avoir de ses nouvelles. À la troisième tentative, j’entends sa voix à travers des crachotements : « Où es-tu ? ». Je regarde la bannière d’un magasin devant lequel je suis arrêté : « Liên Nghia ! » « J’arrive, attends moi ! » Moto sur la béquille, je prends la position du xe ôm au repos et j’attends mon Tuân pendant une demi-heure. Retrouvailles, explications : Tuân me croyait devant lui, puis ne me voyant pas il a fait machine arrière, et en voulant téléphoner, il a fait tomber son téléphone qui s’est éparpillé sur la chaussée. Il a réussi à ramasser les morceaux et à reconstituer un appareil… potable ! Sans nous voir, nous nous sommes croisés, et il était presque revenu à Dà Lat quand nous avons réussi à nous joindre ! Il aura fait 60 km de plus que moi pendant notre voyage ! L’équipe ressoudée, nous repartons en direction de Hô Chi Minh-[/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Ville…[/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Gros coup de fatigue ! [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Après la ville de Bao Lôc, nous apercevons quelques membres de la minorité Ma, portant leurs corbeilles sur le dos au milieu de vastes plantations de thé et de culture de mûriers, destinés à l’élevage de ver à soie. C’est entre Bao Lôc et Dinh Quan qu’arrivent coup sur coup 3 incidents qu’il nous faut prendre aux sérieux. Lors d’une halte à un poste à essence, ma moto se penche sur le côté et je me laisse emporter. La chute est sans gravité, car je me rattrape à temps pour éviter de toucher le sol, mais pour moi c’est un signe de fatigue. [/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Cinquante kilomètres plus loin pris dans un violent orage, nous décidons de nous abriter sous l’auvent d’un vendeur de hamburger. En montant une légère déclivité qui mène sur un sol de ciment, je dérape et je chute lourdement, heurtant le sol avec mon genou, moto couchée sur moi. Les dégâts sont minimes et vite réparés : rétroviseur redressé, et poche de glace puis arnica sur le genou. Une heure plus tard, je n’aurais plus mal ! Cependant, ceci est un avertissement : une fatigue insidieuse s’installe après plus de 2.000 km en moto et nos réflexes diminuent. Je dis nous, parce que Tuân à évité, de justesse, une chute de débutant, quelques kilomètres auparavant, en glissant sur le bas-côté de la route ! [/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Il est temps que nous arrivions ! Passés les étranges formations volcaniques de Dinh Quan sur le bord de la route, nous traversons l’embouchure de la La Nga qui se jette dans le gigantesque lac Tri An, et nous retrouvons, une fois encore, la route nationale 1 qui nous conduit vers Hô Chi Minh-Ville, sous une pluie fine et persistante. Très vite la circulation devient infernale, les motos se frôlent, les camions et les bus dressent de véritables murs d’acier qui nous encadrent dangereusement. Cinquante kilomètres avant la ville, c’est déjà la ville ! Zones industrielles, immeubles, centres commerciaux, usines, entrepôts… Nous sommes bien loin de la sérénité de la vallée de l’Amour, là-haut, à Dà Lat, ou de la sauvage solitude de la piste Hô Chí Minh, là-bas, sur les hauts plateaux du Centre ! C’est dans un monde de tôle, de gaz d’échappement et de klaxons tonitruants que nous arrivons trempés, couverts de boue, et éreintés dans la plus grande ville du Vietnam ! [/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Un ami de Tuân nous attend à l’entrée de la ville. Il nous pilote jusqu’à une guest house dans une petite impasse de la rue Lê Thánh Tông. La logeuse doit se demander de quelle jungle viennent ces 2 aventuriers qui dégoulinent sur la moquette de la réception ! La douche brûlante est un véritable délice ! J’ai à peine le temps d’apprécier le buffet dans un restaurant gastronomique voisin que la fatigue me tombe dessus. Fourbu, je rentre à l’hôtel. Sur mon chemin, devant un « café », de très charmantes personnes me proposent les plus doux moments ! Je décline leur offre. De toute façon, même si je le voulais, dans l’état où je suis, je donnerais une bien piètre opinion du « latin-lover » ! Je vais dormir… Demain est un autre jour ![/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif](À suivre)[/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Gérard Bonnafont/CVN[/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif](11/11/2007) [/FONT]

    Source : http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?CATEGORY_ID=16&NEWSPAPER_ID=39&TOPIC_ID=50&REPLY_ID=48261

    Quote:
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Récit du voyage de Gérard et Tuân : 2.500 km en moto de Hanoi à Hô Chi Minh-Ville, par le Tây Nguyên [/FONT][FONT=Arial, Helvetica, sans-serif][IMG]http://lecourrier.vnagency.com.vn/uploaded/2007/11/Vietnam/Culture/default/4249.f01as.JPG[/IMG][/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Douzième journée : HCMV – My Tho – HCMV [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Le 31 juillet. Une bonne nuit de repos, et nous sommes d’humeur à prolonger un peu notre voyage, en faisant une incursion dans le delta du Mékong. Entre 2 « baguettées » de pho, nous décidons que My Tho est une excellente destination qui nous permettra de rentrer à Hô Chi Minh-Ville le soir. Cette fois, nous ferons la route sans nos bagages qui resteront à l’hôtel. J’avais tellement l’habitude de sentir, dans mon dos, mon sac qui me servait de dossier à l’occasion, que je me sens un peu orphelin, quand j’enfourche ma moto. Par contre, faire le plein d’essence sera un plaisir. [/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]En effet, pendant tout notre périple, tous les 150 km à 200 km, nous avons dû répéter inlassablement la même opération : détacher les tendeurs, descendre le sac, ouvrir la selle pour accéder au réservoir, refermer la selle, remonter le sac, retendre les tendeurs, et de plus, je devais enlever et remettre mes sacoches à cheval sur ma selle. Et bien aujourd’hui, voyageons légers ! Autre avantage à cet allègement, nous gagnons en maniabilité de la moto à vitesse lente, et cela nous est fort utile dans les embouteillages de la trépidante Hô Chi Minh-Ville.[/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]En route vers le Mékong… [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]En effet, dès que nous plongeons dans la circulation, ce ne sont que ralentissements, coups de freins, accélérations, décélérations… Nous devons, tels des thons dans un banc entier de poissons, suivre impérativement les flux, reflux et méandres inopinées du flot de véhicules, sous peine d’être rejetés impitoyablement sur les côtés. C’est dans cette ambiance de sardines en boîte que nous arrivons à nous extraire de la ville pour retrouver notre toujours vieille compagne : la route nationale 1. Il nous faudra cependant faire encore 50 km sur les 70 km qui nous séparent de My Tho pour être vraiment « à la campagne », et rouler sur une route à peu près calme. Nous pouvons enfin profiter un peu plus du paysage que nous offre la luxuriance du delta du Mékong : cocotiers, bananiers, mangoustaniers s’alignent en ribambelle le long des rizières opulentes. Il fait beau, et l’air embaume de senteurs fruitées. Curieusement, les bus et les camions se font rares et nous pouvons goûter amplement cet air vivifiant. Les poumons oxygénés et l’âme cham-pêtre, nous arrivons à My Tho. [/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]À l’entrée de la ville, petit arrêt dans un temple caodaïste dont je ne connais la religion que par les lectures que j’ai pu en faire. Au premier abord, j’ai l’impression d’être dans une pagode, et il faut détailler le statuaire, les peintures et les symboles pour en comprendre la spécificité. En outre, nous avons la chance d’assister en partie à un office religieux, ce qui, pour le sociologue que je suis, est une aubaine intellectuelle ! Après cette pause spirituelle, nous atteignons les rives de « Monsieur » le Mékong ! Majestueux, conscient de sa force puisée aux confins de l’Himalaya, il achève ici le long, très long voyage qui lui a fait traverser la moitié de l’Asie. Moins rouge que son frère du Nord, il charrie cependant les mêmes arbrisseaux tombés de ses rives et roule la même écume vers la mer toute proche. Et pourtant, nous ne sommes que sur un de ses bras, le Tiên Giang ! Respect « Monsieur » le Mékong. [/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]C’est donc respectueusement que nous affrétons un bateau de transport local pour traverser le fleuve, en direction de l’île Thoi Son. Les rives déroulent le spectacle de villages sur pilotis, de péniches et bateaux de commerce, dont les coques couvertes de coquillages, laissent imaginer qu’ils sont amarrés là pour l’éternité ! Notre embarcation se faufile entre les nombreuses dragues qui oeuvrent dans le lit du fleuve, évite prestement quelques énormes transporteurs cornant à pleine sirène, flirte avec les piles du pont en construction qui doit relier prochainement les 2 rives du Tiên Giang, et atteint le rivage de l’île. À peine le pied posé à terre, nous nous retrouvons en pleine forêt tropicale : moiteur, touffeur, senteurs, bruits étouffés… On s’attend presque à voir surgir un tigre ! Mais, après quelques pas, en fait de fauves, nous sommes accueillis par le sourire agréable et séduisant des serveuses du restaurant de plein air, situé à proximité du débarcadère. [/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Supplice tropical ! [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Entre bananiers et manguiers installés dans des chaises en osiers, dégustant des poissons aux oreilles d’éléphants suivis d’une fondue vietnamienne aux fruits de mer, et de bananes fraîches, bercé par le gazouillis des serveuses qui veulent absolument m’entendre parler vietnamien, et conforté par la chaleureuse amitié de Tuân, je sais maintenant ce qu’est le Paradis Terrestre, ou le Nirvâna, selon…! Ce que je ne sais pas, c’est que l’Enfer, c’est la porte à côté ! Et pour moi, ce jour-là, l’Enfer, c’est le supplice des fruits tropicaux ! En effet, ce que Tuân et moi ignorions, c’est que, en prenant notre billet de traversée, nous avions acheté : la traversée, une dégustation de fruits tropicaux et une balade guidée dans l’île et ses mangroves. Et dès la fin du repas, la jeune femme, qui nous avait accompagnés dans le bateau lors de la traversée, réapparaît et nous conduit à un second restaurant situé à 20 m. Là, elle nous intime l’ordre de nous asseoir à une table, sur laquelle arrive, avant que nous ayons pu reprendre notre souffle, une somptueuse assiette de fruits : mangues, fruits du dragon, ramboutans, mangoustans, papayes, ananas, pastèques…! [/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Si vous avez lu les lignes précédentes, vous savez ce que contient déjà notre estomac ! Si vous vivez au Vietnam, vous savez ce qu’est la politesse et l’insulte que vous faites lorsque vous refusez ce que l’on vous offre ! Mais si vous n’avez jamais été à ma place, alors vous ne savez pas quel supplice, Tuân et moi avons dû subir, à ingurgiter, au détriment de notre équilibre gastro-intestinal, autant de fruits, forts succulents par ailleurs ! Front en sueur, estomac ballonné, achevés par une copieuse tasse de thé vert, nous nous remettons entre les mains ou plutôt les pas de notre guide qui décide de nous faire visiter l’île. Très vite, cette promenade se transforme en une visite de tous les vendeurs de souvenirs, bonbons et autres gourmandises, judicieusement répartis sur le parcours ! Mon côté rebelle finit par se manifester, et gentiment mais fermement, j’exprime ma forte envie de prendre des sentiers bordés de pruniers, de manguiers et de longaniers qui s’ouvrent à nous mais que notre charmant guide semble ignorer ! D’ailleurs, je n’attends pas sa permission pour m’y engager. Après quelques secondes d’expectative vis-à-vis de ce curieux étranger qui parle sa langue et qui ne veut pas se promener comme les autres, notre guide, résignée, m’emboîte le pas en priant ses ancêtres que je n’aie pas trop d’idées originales pour ne pas la mettre dans l’embarras ! [/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Quelle merveilleuse flânerie entre les arbres fruitiers centenaires, les maisons aux toits de tuiles et de chaume, les jardins de bonsaïs hors des chemins battus, et les sourires de notre guide avec qui Tuân et moi plaisantons pour détendre l’atmosphère ! Pour me réconcilier définitivement avec elle, j’accepte une promenade en barque dans les mangroves. Mini croisière hors du temps, glissant silencieusement sur l’eau calme des canaux sous la voûte végétale. Tout est si paisible que nous nous taisons naturellement pour ne pas troubler la sérénité de l’instant… La traversée vers My Tho se fait comme dans un nuage, encore pénétrés que nous sommes de ces instants magiques. Mais la route nationale 1 se charge de nous en faire payer le prix : nous retournons vers Hô Chi Minh-Ville comme nous en sommes venus : murs de tôles en mouvement, mufles de camions, gaz des pots d’échappements, flot inte-nse de motos, klaxons… Ouf ! Voici l’hôtel ! Repas au grand marché de Saigon, à 2 pas, puis au lit… Demain on rentre à la maison ![/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif](À suivre)[/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Gérard Bonnafont/CVN[/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif](18/11/2007) [/FONT]

    Source : http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?CATEGORY_ID=16&NEWSPAPER_ID=39&TOPIC_ID=50&REPLY_ID=48437

    Quote:
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Récit du voyage de Gérard et Tuân : 2.500 km en moto de Hanoi à Hô Chi Minh-Ville, par le Tây Nguyên [/FONT][FONT=Arial, Helvetica, sans-serif][IMG]http://lecourrier.vnagency.com.vn/uploaded/2007/11/Vietnam/Culture/default/4255.f01as.JPG[/IMG][/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Treizième journée : HCM-Ville – Hanoi… par avion [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Le 1er août. Aujourd’hui nous retournons à la maison en… avion ! Nous aurions bien refait le trajet en sens inverse, mais nous ne disposons pas du temps nécessaire. Alors, pour la première fois depuis 12 jours, nous nous séparons de nos fidèles motos et nous leur offrons le train pour rentrer chez elles ! Leurs vaillants petits moteurs de 110-120 cm3 ne nous ont jamais lâchés, et pourtant nous les avons fait souffrir : chaleur, nids de poules ou d’éléphants, pluie, boue, sable… Pas une seule fois nous n’avons crevés, et hormis ma courroie, nous n’avons eu que des incidents mécaniques mineurs qui auraient aussi bien pu nous arriver à Hanoi, à 2 pas de la maison. Alors vous pensez bien qu’on les chouchoute, les cocottes ! On les emmène à la gare de Saigon pour les confier aux chemins de fer nationaux qui cette fois les acceptent. Réservoir entièrement vidé, soigneusement emmaillotées dans du papier et du carton, nos précieuses motos mettront 3 jours pour rentrer au bercail. [/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Querelle au marché…! [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Elles ne seront pas seules à faire le voyage, puisque le matin même, Tuân et moi, nous sommes rendus au grand marché pour y remplir un plein carton de ramboutins et mangoustans, qui part également par le train. À cette occasion, j’ai, pour la première fois depuis que je vis au Vietnam, eu la possibilité d’expérimenter mon flegme face à la vindicte sauvage d’une marchande. En effet, pendant que Tuân négociait les prix de quelques dizaines de kilos de fruits, je déambulais entre les éventaires, m’arrêtant pour contempler la profusion de fruits de tous genres. Une marchande me hèle et me propose de me vendre tour à tour, pommes, ramboutins, mangues… Moi de mon côté, je lui explique que je n’est pas l’intention d’acheter puisque mon ami s’en charge ailleurs. Dès lors cette dame, apparemment normale, se transforme en une mégère qui me dit, dans une langue verte (que je manie aussi, grâce aux leçons de Tuân !), d’aller me faire voir ailleurs, de ne pas rester devant son étalage, ajoutant même qu’un étranger n’a rien à faire ici, le tout agrémenté de quelques remarques bien senties sur ma santé et mes ancêtres ! L’algarade attire l’attention des autres marchandes, aussitôt prises à témoins par la mégère pas du tout apprivoisée ! Moi, profitant de ce qu’elle me tourne le dos pour s’adresser à son public, je fais des mimiques et des gestes montrant que je comprends ce qu’elle dit, que je m’en fiche totalement, et que si je n’achète pas de mangues, c’est parce que je suis fourni en la matière, laissant planer le doute sur le genre d’organes dont je dispose et qui peut se comparer à des mangues !!! [/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Humour vietnamien typiquement populaire qui met les rieuses de mon côté, et qui, très vite quand elles s’aperçoivent que je parle vietnamien, interviennent pour prendre ma défense. Ne voulant pas troubler l’ordre public, j’assure que tout cela n’est rien, qu’il est inutile de s’envoyer des papayes à la figure, et je m’éclipse sous les applaudissements pour rejoindre Tuân, ignorant tout de cet incident. Mon moral n’a pas été entamé par tout ceci, et c’est de bon appétit que je partage avec Tuân le dernier repas de notre voyage. Lequel Tuân, me prouve encore l’esprit d’à-propos des Vietnamiens : depuis une heure je suis inquiet quant aux délais nécessaires pour traverser Hô Chi Minh-Ville, et arriver à l’aéroport. Tuân m’assurant qu’il est inutile de s’inquiéter, que l’aéroport est beaucoup plus près de la ville que celui de Hanoi, je tente de me décontracter. [/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Quarante-cinq minutes avant le vol, nous prenons un taxi qui met 40 minutes pour parcourir quelques kilomètres au milieu d’embouteillages monstrueux ! Je vois déjà l’avion partir et nous contraints de prendre le suivant… Tuân manifeste quand même un peu d’inquiétude en me disant : « Vraiment à Hô Chi Minh-Ville, il y a plus de voitures qu’à Hanoi, n’est-ce-pas ! » Ça oui, on s’en était déjà aperçu ! En 10 minutes, on s’éjecte du taxi, on se précipite à l’enregistrement, alors que nos noms sont appelés au haut-parleur, on traverse les rayons X, on se propulse dans le tunnel d’embarquement, et on s’installe dans nos sièges au moment où l’avion commence son trajet sur le tarmac ! Et Tuân me dit simplement : « Tu vois, je t’avais dit de ne pas t’inquiéter ! ». Que voulez-vous répondre à cela ?[/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Retour à la maison ! [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Pendant le vol, nous regardons par le hublot et nous voyons défiler, en 2 heures, les 2.500 km que nous avons fait en 11 jours. À travers la brume, nous devinons le littoral qui s’étire face à la mer, au loin les montagnes des hauts plateaux du Centre nous paraissent minuscules. Nous reconnaissons Nha Trang et ses plages, puis Dà Nang et ses montagnes de Marbre, Huê l’impériale, et là le promontoire du Hoàng Son, entre Tonkin et Annam, voici le delta et ses rizières, et au loin Hanoi qui se dresse fièrement le long du fleuve Rouge. Dans mon siège, je repense à tout ce voyage à travers le Vietnam. Outre des épaules de déménageur et un bronzage de routier, j’en rapporte une extraordinaire histoire d’amour avec ce pays. Mes souvenirs déjà s’entremêlent pour former une fresque d’images et de sensations : sympathie des personnes rencontrées sur notre chemin, sincère intérêt pour l’étranger que je suis, sourires enchanteurs de ces femmes magnifiques que sont les Vietnamiennes, regards fiers et chaleureux d’hommes courageux qui construisent le pays jour après jour, paysages splendides et sauvages des hauts plateaux du Centre, vie intense et trépidante du littoral… Dans ce voyage, j’ai senti l’âme de ce pays qui m’a adopté et que j’aime intensément. Seule ombre à ce tableau, le comportement des Vietnamiens sur la route qui souvent confondent fierté et inconscience. Combien faudra-t-il de morts pour que la route soit toujours belle au Vietnam ?[/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Pour lors mes pensées vont ailleurs… Je suis dans le bus qui me ramène à la maison. Le sac sur l’épaule, je pénètre dans ma ruelle. Les voisins me saluent, les ouvriers du chantier proche m’interpellent. Un signe de la main, un sourire, et déjà je suis devant chez moi. J’ouvre la grille et aussitôt une tornade de 2 ans et demi se rue sur moi : « Papa oi ! Papa oi ! » Mon sac est au sol, ma fille m’escalade, me monte sur les épaules, me couvre de bisous… Sa mère apparaît. Je les regarde toutes 2 : leurs yeux ont la couleur des nuits des hauts plateaux, leurs sourires ont la blancheur des plages du littoral… Elles ont la grâce et la légèreté des filles de ce pays, elles en ont aussi la force et la volonté ! Je sais qu’au même instant, Tuân vit la même chose avec sa femme et ses 2 filles… La fatigue me tombe dessus, je me laisse dorloter ![/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Il y a bien longtemps que le Vietnam a pris mon cœur ![/FONT]

    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]PS : Nous irons chercher nos motos à la gare de Hanoi, 3 jours plus tard, ce qui me permettra de vérifier le fameux concept d’adaptation dont je vous ai fait part lors de mon départ : à Hô Chi Minh-Ville, pour des raisons de sécurité, la gare avait vidangé nos réservoirs et nous devions obtenir de l’essence à la gare de Hanoi pour ressortir nos motos. À la gare de Hanoi, d’essence point : il n’y en aura plus ! Le seul vendeur à quelques mètres de la gare n’aura pas envie de nous en vendre ! Nous nous adapterons en poussant nos motos sur 200 m, avant de trouver une bouteille sur le trottoir ![/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Vietnam je t’adore ! [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Gérard Bonnafont/CVN[/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif](25/11/2007) [/FONT]

    Source : http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?CATEGORY_ID=16&NEWSPAPER_ID=39&TOPIC_ID=50&REPLY_ID=48610

    en réponse à : [Ecriture vietnamienne] Le chữ nôm #50147
    khiflo;40615 wrote:
    Ensuite, ce que j’entendais pas démocratisation de l’écriture c’est avant tout son enseignement à grande échelle, à travers le système éducatif mis en place par la colonie (l’enseignement franco-indigène) et poursuivi par le nouveau régime. On ne peut quand-même pas nier que la romanisation du quốc ngữ a facilité cette démocratisation. Le quốc ngữ étant une écriture phonétique, il s’apprend facilement (pour un adulte, quelques semaines suffisent à le maîtriser complètement) et permettait rapidement de diffuser un savoir général de type occidental (maths, SVT, Histoire, géo, etc) donc moderne… par opposition au savoir des lettrés traditionnels, transmis sur le modèle confucéen, par l’étude acharnée des textes classiques chinois, et de peu d’utilité dans la vie courante (à part pour lire les inscriptions dans les pagodes, mais c’est assez limité).

    Reconaissons que le han-nôm est un peu trop hardu pour être l’utile de transmission du savoir d’une manière plus généralisée. On disait même que, avant la généralisation du quốc ngữ, une très large majorité de la population vietnamienne ne savait ni lire ni écrire, donc analphabète.

    en réponse à : actu culturelle Novembre-Decembre 07 #50142

    Merci pour les programmes Duc, mais c’est dommage que « Cercle des sables » ne va pas passer à Paris.

    en réponse à : Photo de la semaine #50118

    Mais tu ne peux pas tenir compte de ce que tu vois sur ces images, car peut-être au moment où le photographe les a pris en photo le feu est déjà redevenu vert.

    en réponse à : Photo de la semaine #50114

    Pour ceux qui ne comprennent pas le viet : Venant de griller feu-rouge, le taxi tombe sur un agent de police mais au lieu de s’arrêter il continue de rouler et sans hésiter de foncer sur le flic qui tente de le stopper. En voyant la scène, certains autres usager interviennent pour sauver le malheureux flic. Et justement, un des membres du forum otofun se trouve dans le coin avec son appareil de photo ce qui lui a permit d’immortaliser le scénario.

    en réponse à : Photo de la semaine #50104

    Mais, qu’est-ce qui s’est passé ? Expliques nous. Il me semble qu’il transporte des dissidents politique qui tentent de quitter le pays en louant ce taxi pour se rendre à l’aéroport.

    en réponse à : [Ecriture vietnamienne] Le chữ nôm #50043
    khiflo;40505 wrote:
    Si des âneries se sont glissées dans mon brouillon, merci de le signaler.

    Des âneries? Non, je n’en y ai vue aucune, et pense d’ailleurs que c’est une analyse assez logique même.

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