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Bao Nhan

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15 sujets de 2,821 à 2,835 (sur un total de 5,069)
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    Messages
  • en réponse à : Signature en vietnamien #66074
    Vampire;54213 wrote:
    Dans ce cas « Tầu » = La Chine

    Je crois avoir déjà expliqué dans FV même, concernant l’origine du mot « người tàu ou người tầu » comme vous voulez. En effet,người tàu ou ngươi tầu ne signifie pas peuple chinois mais peuple bateau. Et pourquoi au Vietnam, souvent on appelle người tàu en parlant des Chinois. D’après mes recherches : Lorsque les armées de l’empeur manchou descendent vers le Sud, une partie des généraux et aristocrates de la région qui restent encore fidèles à l’ancienne dynastie, organisent alors la résistance, qui sera ensuite écrasée par l’armées infernale des Manchous. Par conséquent, les rescapés s’enfuient par la mer et en direction du Sud. Arrivés en plusieurs groupes, ils ont jeté l’ancre au Centre-Sud. Leurs jonques se comptaient par des dixaines et sur lesques s’entassaient les membres de leurs familles, en attendant le vert des autorités vietnamiennes pour pouvoir s’installer sur la terre ferme.
    Finalement, l’empereur leur a accordé l’autorisation de pouvoir s’établir au Sud du Vietnam actuel qui, à l’époque, n’était que simple protectorat du Dai Viet. Ensuite, l’un de leurs chefs du nom de Mạc a été nommé comme premier gouverneur par l’empereur du Dai Viett. D’ailleurs, aujourd’hui, à HàTiên, il reste encore des édifices en hommage à la famille des Mac.

    Bref, puisqu’en attendant le feu vert des autorités vienamiennes, les Chinois restaient dans leurs bateaux regroupés en village flottant, aussi longtemps que les Vietnamiens les surnomment ensuite « người tầu » ou peuple bateau.

    Enfin, il ne faut pas oublié que ces Chinois étaien les premiers colons qui ont peuplé cette région du Sud avec l’aval de l’empereur du Dai Viet même avant l’arrivée des premiers colons vietnamiens, essentiellement originaires du Nord dont une grande partie n’étant que des drogués, paysans sans terre ou surendettés, repris de justices et criminels de droit commun graciés et exilés pour peupler cette région par l’empereur. Voilà, ce qui était à l’origine de l’évolution de l’accent dit du Sud, où aujourd’hui encore, le « V » se prononce toujours à la manière des Chinois. Ex : Việt nam = Yiết Nam, et Yué Nan en chinois.

    BN

    en réponse à : Bonjour, je me présente… #66015
    Jérôme;54144 wrote:
    Bonjour à tous,

    je vois qu’il arrive de jour en jour de nouveaux arrivants sur ce forum et c’est bien compréhensible, il a personnellement une grande importance dans ma vie, mais je vous expliquerez cela une autre fois si ça vous intéresse.

    Alors, je m’appelle Jérôme, ma mère est vietnamienne, elle a quitté le pays comme beaucoup cela va faire une trentaine d’année quand la guerre faisait
    ses ravages.. J’ai reçu une éducation tout ce qu’il y a de plus occidentale avec cependant des coutumes (repas, prières, conversations…) qui me rappelait que j’ai du sang viet.

    Comme tout le monde aussi ici, je suis tombé amoureux..d’un pays : le Vietnam. Avant de connaître ce forum j’avais même du mal à expliquer cette attirance, mais beaucoup d’entre vous l’avez tellement bien fait dans
    des posts que ça m’a « rassurer » de n’être pas tout seul.

    Donc voila, cela fait 3 fois que je passe des vacances là bas et la quatrième approche à grand pas puisque jai mon billet pour TP Hô chi minh le 12 juin et pour une durée de (seulement) un mois.

    Jérôme :Vietnam:

    Bonjour et :bienvenue: Jérom,

    Es-tu sûr de n’être tombé amoureux que du pays sans une de ses habitantes avec?

    BN

    en réponse à : Signature en vietnamien #66000
    Vampire;54131 wrote:
    Merci BN,

    En vietnamien, les 2 mots « tàu » et « tầu » sont presque pareils. Au Sud, on utilise souvent « tàu » et au Nord on utilise « tầu ». C’est comme le cas: sept = bảy ou bẩy.

    Tu peux chercher « tầu vũ trụ » par Google et trouver 4.030 résultats.

    Phonétiquement, les Nordistes le prononcent « tầu ». Mais dans tous les dictionnaires existant si tu tapes « tầu », alors là, ils indiquent tout de suite que ce mot n’existe pas. Et si tu enlèves l’accent circonflexe oui, tu auras la traduction en français.

    BN

    DédéHeo;54121 wrote:
    En fait les expat-expats toutes nationalités confondues se plaignent surtout du Vietnam, un pays réputé etre un des plus mauvais pour les expats:jap: Il faut dire que les prix pour eux sont élevés, les services sont mauvais, les tracasseries nombreuses et la tension très forte à cause du système politique mais surtout à cause des Vietnamiens eux-même qui travaillent très durement. Il faudrait vraiment qu’ils soient maso pour venir ici se faire réprimander par nos jeunes amoureux, nos patriotes de la diaspora et nos mamies MLF:bye:

    Ce que tu dis, même les Viet kieu le subissent eux-aussi.

    BN

    BEBE;54111 wrote:
    Quelque chose me dit que tu es entrain de me dessiner une solution:petard::D

    Salut BEBE,

    Tu as tout à fait raison. Comme j’habite juste à côté de Paris, et si tu voudrais, j’accepte volontairement de faire cette commission. Donc, maintenant, il reste à m’envoyer par MP la liste de ce que tu voudrais sans oublier tes coordonnées avec.

    BN

    en réponse à : Signature en vietnamien #65952
    Vampire;54076 wrote:
    Merci bien mais « tầu vũ trụ » et pas « tậu vũ trụ ».
    Pour la prochaine fois, si je veux changer ma signature (en vietnamien) , je te demande?

    Cuộc đời này cơ bản là buồn : buồn ngủ và buồn đi tầu vũ trụ.

    Chào Vampire,

    Mais c’est toujours mal orthographié. Normalement, il faut l’écrire sans accent circonflexe. Donc, tàu vũ trụ non tầu vũ trụ. D’ailleurs, « tàu » signifie bateau, navire ou vaisseau. Alors tàu vũ trụ = vaisseau spacial.

    BN

    BEBE;53715 wrote:
    me voila à chercher un collègue du PNUD qui a une mission sur l’Europe pour m’approvisionner en « Duong Thu Huong » [FONT=&quot](Au-delà des illusions, Les Paradis aveugles, Roman sans titre, Terre des oublis)[/FONT]
    J’ai lu des extraits et déjà je suis amoureux. Passer commande par le NET risque de mettre du temps avant que mes bouquins ne me parviennent. Il faut compter 1 à 2 mois.
    Si un foromeur est disponible du coté de France pour que je lui envoie de l’argent en western pour me les procurer….

    Salut BEBE,

    Je trouve un peu confus ton message. Car d’abord, tu as dit : « chercher un collègue du PNUD qui a une mission sur l’Europe pour m’approvisionner en « Duong Thu Huong » et puis vers la fin, tu y ajoutes  » Si un forumeur est disponible du coté de France pour que je lui envoie de l’argent en western pour me les procurer…. »
    Alors, que veux-tu exact? Tu voulais faire appel à ton collègue du PNUD ou à nous pour te faire parvenir ces trois bouquins?

    BN

    duc;53424 wrote:
    Chris Jennings est un bassiste de la scène parisienne que j’ai déja vu plusieurs fois en concert , je ne connais pas Rita MARCOTULLI et Danny GOTTLIEB

    Salut Duc,

    Danny Gottlieb est très connu, ayant joué, que ce soit sur scène ou en studio, avec des grands guitaristes comme John McLaughlin, Mike Stern et Jo Satriani etc. A noter également que ce n’est pas la pemière fois qu’il soit invité par Nguyen Le.

    BN

    en réponse à : Retour de BenP à Hô Chi Minh #65795
    BenP;53881 wrote:
    Ca y est… Ca y est ! CA Y EST !!! Cette fois, je suis là, et bien là !!!

    JE SUIS REVENU A HO CHI MINH !!!

    Oui, enfin, me voici arrivè, et pour longtemps, vous pouvez me croire !!!
    Rien ne me fera repartir, cette fois-ci !

    Tout est réglé en France, et je n’ai plus qu’à commencer ma vie ici…

    Ouf, enfin…

    C’est bon de retrouver son pays adoré, vous pouvez me croire…
    Je n’arrive pas à me faire à l’idée que je suis resté presque cinq mois en France et que j’y ai survécu…

    Résumé des épisodes précédents (parce que, comme je ne fais rien comme je veux, et qu’il y a toujours des trucs qui me retardent, j’ai des choses à dire…) :
    Je devais partis fin mars pour Hô Chi Minh… Peine perdue, j’ai encore été retardé…
    Je viens seulement d’arriver… Pas facile, mais je suis enfin là !

    Mon départ a été un peu précipité, mais il fallait que je le fasse, sinon les choses auraient encore traîné…
    Maintenant que je suis là, il va falloir assumer, et tout gérer au mieux…

    Je suis donc arrivé avec, en tout et pour tout, 500 euros en poche… Il faudra que je tienne avec le temps que je trouve du boulot (eh oui, j’ai des entretiens à passer, mais rien de concret pour le moment !).
    Je n’ai pas de moto, plus de téléphone, et je me suis logé à la barbare, chez une famille vietnamienne très sympa dans le district Phu Nhuân (bon, ce n’est même pas la peine d’organiser une foire là-bas, vu qu c’est « portes closes » dès 22 heures… et que je n’ai pas de clé !).

    Donc, voilà, en gros, ma situation. Assez précaire, c’est vrai… mais c’est tellement bon de retrouver MA ville !!!

    Cela a pas mal changé, mine de rien… Des boutiques ont disparu pour laisser place à d’autres… Le litre d’essence est passé à 15 000 vnd, voire plus… Le sinh tô dau a pris 2 000 vnd de plus… Cela construit de partout, comme toujours…

    J’aime cela !

    J’ai retrouvé la chaleur (et mon premier coup de soleil de l’année !!!), les bonnes odeurs caractéristiques des marchés, le bruit, les plats, les malades de la moto…

    Je suis bien, ici…

    Mais, pour le moment, pas question de rigoler ! Je dois trouver TRES VITE du boulot… 500 euros, pour un français (même si je suis un peu rôdé question tarifs…), ce n’est pas énorme…
    Donc, pas de photos pour le moment, pas de témoignages mordants et complètement inutiles (mais distrayants quand même, non ?), et pas de sorties jusqu’à 3 heures du matin (je ne fais plus ce que je veux, chez moi…).

    En fait, avec mon arrivée peu préparée, presque personne ne sait que je suis là, même parmi ma propre famille !!!
    Bah, coup de coeur ou coup de folie, je ne regrette jamais rien de toutes façons…

    Toujours est-il que cela fait du bien de rentrer chez soi…

    Je crois que je vais attendre de me stabiliser un peu avant de recontacter mes chères Nguyen… qui se languissent apparemment de moi, d’après leurs emails…

    Je me suis un peu baladé dans la ville, afin de me remémorer certains bons moments…
    J’ai croisé des anciennes connaissances…
    D’après ce que j’ai compris, je serais devenu une vraie légende, parmi les français… Du n’importe quoi ! La jeune génération, qui ne m’a même jamais rencontré, parle de moi comme s’ils me devaient tout !!! Il doit y avoir de l’exagération dans l’air…

    Mais bon, je vais bientôt revenir sur scène. Avec un bon boulot, je pourrai conquérir le pays tout entier.

    Heu, Kleb, pour répondre à ta question… Je ne vois pas ce que tu trouves de difficile à « nouer des relations » avec les expatriés… Ici, au Viêt Nam, cela se fait tout seul !!!
    Dès que tu rencontres quelqu’un, et que vous commencez à vous accrocher (cela peut aller très vite…), tu vas vite avoir accès à son réseau personnel… qui s’accroîtra encore avec le temps !!!

    Bon, en tout cas, je suis ici, maintenant…

    A moi de me (re)faire une petite place au soleil…

    Je suis bien, ici…

    Salut BenP,

    Content que tu sois de nouveau parmi nous. Comme tu as dit n’avoir plus de moto et ne disposant que de 500 euros pour survivre en attendant un éventuel entretien d’embauche, alors dans ce cas, je te conseille de trouver un vélo en location sinon tu risques dépenser tout ton argent en payant pou xe ôm. A propos de la famille qui te laisser squater sa barque, comment tu l’as connue? En tout cas, j’espère que tu aies quand-même droit à un minimum de confort, toilettes, salle-douche et cuisine etc.

    Enfin, je te souhaite de trouver un boulot le plus vite que possible, car 500 euros, ça part vite dans une ville comme HCV, et après tu seras dans la merde.

    Bonne journée :bye:

    en réponse à : Nhà lao An Nam ở Guyane #65758

    Salut BEBE,

    En relisant ma traduction, j’ai constaté qu’il y a trop de fautes grammaticales et orthographiques. Donc, finalement j’ai dû retravailler certains passages afin qu’ils soient plus compréhensifs.

    BN

    en réponse à : Nhà lao An Nam ở Guyane #65739
    BEBE;53839 wrote:
    Merci pour cette belle traduction BN. Je me suis permis de faire du « couper coller » des deux textes pour mes archives. Et je sais que tu refuseras que je paye des droits d’auteur;). C’est tellement bien restitué que je me suis posé la question de savoir si au cours de ta carrière, tu n’es pas passé par un service de traduction en vietnamien dans quelque ambassade ou autre organisation étrangère???:i-m_so_happy:

    Salut BEBE,

    Non, pas de droit d’auteur. Je me suis lancé dans la traduction en espérant que ça m’aide à entretenir et améliorer mon niveau de vietnamien et aussi celui de français. D’ailleurs, les épopées de ces bagnards sont tellement émouvant que ça m’a donné envie de les partager avec vous, et je suis heureux d’apprendre que tu le trouves interressant toi-aussi.

    Pour le titre, d’après un membre de FV qui maîtrise la langue mille fois mieux que moi, m’a conseillé d’opter pour « Les destins d’une vie errante » au lieu de « les destins loin du pays natal ». Personnellement, je trouve sa version (Les destins d’une vie errante) sonne plus poétique. Donc, finalement, je dois éditer le titre du deuxième partie.

    BN

    en réponse à : Nhà lao An Nam ở Guyane #65730
    Quote:
    Nhà lao An Nam ở Guyane – Kỳ 2: Những số phận lưu lạc

    [IMG]http://www.tuoitre.com.vn/Tianyon/ImageView.aspx?ThumbnailID=257176[/IMG] Sở Văn khố lưu trữ Guyane và những tài liệu về các tù nhân người Việt – Ảnh: D.Đức

    TT – Trong số 525 tù nhân người Việt bị đưa đi đày sang Guyane năm 1931 sau khởi nghĩa Yên Bái, ngoài những người bỏ mình trong thời gian bị giam giữ, còn có những người trong sổ ghi là được trả tự do, thậm chí có người ghi là được trả về VN như ông Vũ Văn Ninh.

    Cũng như số tù nhân bị đi đày sang Guyane trước họ, từ cuối thế kỷ 19. Họ là ai? Số phận họ ra sao? Tôi tìm Sở văn khố lưu trữ tỉnh Guyane, những tài liệu ở đó của các nhà nghiên cứu người Pháp nói lên nhiều điều.
    >> Kỳ 1: Con cháu các tù nhân biệt xứ

    Khai hoang

    Theo Danielle Donet-Vincent (Trung tâm nghiên cứu khoa học Pháp) trong « Nhà tù cho người Đông Dương tại Guyane » (Les bagnes des Indochinois en Guyane 1931-1963), tù nhân Đông Dương đến Cayenne (thủ phủ của Guyane) ngày 30-6-1931. Theo Daniel Ballof trong sách Hiện tượng đày biệt xứ tù nhân Đông Dương và các cơ sở lao tù (La deportation des Indochinois en Guyane et les etablissements penitentiaires), khi tàu cập bến có hai trường hợp tử vong trong chuyến hành trình dài 35 ngày. Ngay khi đến đó, có 30 tù nhân bị bệnh quai bị được phát hiện. Rồi các bệnh đường hô hấp, đường ruột khiến 137 người phải nhập viện, sáu người trong số họ không qua khỏi. Trong hai năm 1934-1936, 20 người đã chết vì bệnh, một số khác tự tử.

    Cũng theo Danielle Donet-Vincent, nghị định ngày 18-9-1936 ấn định việc cấp đất rừng cho tù nhân mãn hạn khai hoang canh tác. Qua năm sau, bảy tù nhân trại Crique Anguille (Suối Lươn) được trả tự do, được giao đất để phá rừng canh tác. Bốn tù nhân khác của trại Saut Tigre (Cọp Vó) cũng được cấp rừng để khai hoang canh tác. Một người được cho phép làm việc trong các mỏ vàng của Công ty Société Nouvelle de Saint-Élie (Guyane ngày nay cũng đang khai thác vàng). Bốn người khác đi làm thuê cho các đồn điền (nông trường) và làm nghề đánh cá.

    [IMG]http://www.tuoitre.com.vn/Tianyon/ImageView.aspx?ThumbnailID=257177[/IMG] [IMG]http://www.tuoitre.com.vn/Tianyon/ImageView.aspx?ThumbnailID=257178[/IMG] [IMG]http://www.tuoitre.com.vn/Tianyon/ImageView.aspx?ThumbnailID=257179[/IMG] Tuy được trả tự do song họ bị hạn chế di chuyển, tạo ra tâm lý bi quan về chương trình cấp đất rừng để khai hoang canh tác. Tôi đọc thấy trên một tấm biển trong trại Crique Anguille thông điệp đại ý như sau: Chương trình cấp đất rừng khai hoang là để cho các tù nhân có cơ hội làm lụng sinh nhai sau khi mãn hạn tù. Họ hi vọng sẽ có ngày hồi hương với chút ít của cải dành dụm. Nhưng do không thấy ngày về nên sau này họ bỏ bê việc canh tác.

    Danielle Donet-Vincent cho biết khi chính phủ Mặt trận Bình dân nắm quyền ở Pháp sau cuộc bầu cử năm 1936, 19 người được trả về nguyên quán. 19 trên tổng số gần 500 người còn lại là quá ít, khiến họ càng thêm thất vọng. Tuy vậy, trong thực tế đã chỉ có 15 người được về quê hương, qua ngả các cảng Saint-Nazaire và Marseilles của Pháp. Rồi Chiến tranh thế giới thứ hai nổ ra. Tình hình quản lý tù tại Guyane có phần khó khăn nên đây cũng là giai đoạn các tù nhân mọi quốc tịch trốn trại nhiều nhất. Chính quyền Pháp quyết định giải thể các nhà tù hải ngoại bằng nghị định ngày 4-5-1944. Các tù nhân trước kia được phân tán trong ba trại Crique Anguille, Saut Tigre và La Forestière sau đó được tập trung về Le Bagne (nhà lao An Nam).

    Khu người Đông Dương

    [IMG]http://www.tuoitre.com.vn/Tianyon/ImageView.aspx?ThumbnailID=257175[/IMG] Guyane (Pháp) – Ảnh: Wikipedia

    Guyane là một tỉnh hải ngoại của Pháp, nằm ở bờ bắc của Nam Mỹ. Nhà lao An Nam nay chỉ là một trong số 30 nhà lao rải rác trên lãnh thổ Guyane. Trong gần một thế kỷ, từ khi được thành lập vào năm 1854, các nhà lao ở Guyane đã chứa tổng cộng khoảng 70.000 người, đa số là người Pháp. Đến Thế chiến thứ hai, do chiến tranh và đường sá xa xôi không có tiếp tế nên công tác quản lý bị thả nổi. Nhiều tù nhân đã bỏ trốn qua nước láng giềng Surinam, lúc đó là thuộc địa Hà Lan. Năm 1953, không còn tù nhân biệt xứ nào ở Guyane nữa.

    Giám đốc Sở Văn khố lưu trữ tỉnh Guyane, ông Guyot, cho tôi biết: « Một số sau này ra trại, sống tập trung ở khu vực Saint-Laurent du Maroni, tạo thành khu gọi là Quartier chinois (khu người Hoa) mà thật ra là rút ngắn từ cụm từ quartier Indochinois nghĩa là khu người Đông Dương. Họ trồng trọt, chăn nuôi, trồng lúa… Họ lập gia đình với người bản xứ, thường là người da đen hay người lai. Lần hồi, khu người Đông Dương bị pha trộn dòng máu, không còn « nguyên thủy » nữa. Con cháu họ cứ mang tên họ cha ông mà không nhớ gì về cha ông. Hiện tại trong hội đồng thành phố có một người mang họ Việt ». Danielle Donet-Vincent viết về một đặc điểm của những người tù Đông Dương sau khi ra trại như sau: « Tại Guyane ngày nay, các phương pháp đánh cá của tù nhân Đông Dương vẫn còn được sử dụng ».

    Rồi thì tất cả cũng qua đời. Theo tác giả nêu trên, người tù của chuyến tàu năm 1931 cuối cùng sống cho đến đầu năm 2000. Sau khi ra tù, ông làm lụng vất vả trong các mỏ vàng và nhận Guyane là quê hương thứ hai. Năm 2006, các đài truyền hình ARTE – RFO và France 3 của Pháp có chiếu một bộ phim tư liệu tựa đề là Bóng tối của ngục tù (Les ombres du bagne) của Patrick Barberis và Tancrède Ramonet. Bộ phim nói về các trại tù ở Guyane qua số phận bốn tù nhân tên là Charles Hut (người Bỉ), René Belbenoit (người Pháp), Jassek Baron (người Ba Lan gốc Do Thái) và Tran Khac Man (người Việt). Đây có thể là tù nhân cuối cùng còn sống sót ở Guyane mà Danielle Donet-Vincent đã nêu ở trên.

    Bác Đinh Vũ, một chuyên viên nông nghiệp của Pháp sang Guyane sau khi về hưu, nói với tôi: « Có lẽ người Việt thuần túy ở Guyane là những người mới đến, còn con cháu các cụ thì dù mang họ tên Việt nhưng không còn nhớ nhiều về tổ tiên ». Chủ nhật, chúng tôi lên chợ Cacao. Một chị tuổi xấp xỉ 60 lặng lẽ bán bánh cuốn cho chúng tôi. Chợt nghe chị nói tiếng Việt với một ai đó, mới hay chị cũng là người Việt. Hỏi chuyện, chị cho biết chị từ Hà Nội sang Lào năm 1954, rồi sang Pháp, rồi sang đây phụ bán cho cô em vài tháng. Gần chợ có một ông thầy dạy võ Việt cổ truyền, miệng hô « Dam thang. Dam vong » không bỏ dấu cho nhóm trẻ ngoại quốc, nghe cũng ấm lòng khi thấy có VN ở nơi xa xôi này.

    Quả là những số phận lưu lạc!

    Source : .: Tuoi Tre Online :.

    La prison An Nam en Guyane – 2èmè partie : les destins d’une vie errante.

    TT – Sur le nombre de 525 prisonniers vietnamiens expulsés, à la suite de l’échec du soulèvement de Yên Bai, vers la Guyane en 1931, à part de ceux qui se sont suicidés durant l’internement, sur le rapport, il est noté qu’il y avait tout de même ceux qui furent libérés et rapatrié, voir le cas de Vu Van Ninh par exemple.

    Sinon, c’était comme dans la même situation que les autres prisonniers exilés en Guyane qui sont arrivés avant eux, à la fin du 19e siècle. C’est à dire : On ne sait vraiment pas qui étaient-ils ? Quelles étaient leurs situations ? Et c’est pour cela que j’ai dû me reférer aux archives conservées au Service Educatif des Archives, Archives départementales de Guyane. Mais les documents, fruits des travaux effectués par des chercheurs français conservés dans ce centre existent en plusieurs versions.

    Défrichage

    Théo Danielle Donet-Vincent (CNRS) dans « Les bagnes des Indochinois en Guyane. » Les prisonniers indochinois furent arrivés à Cayenne (chef-lieu de Guyane) le 30-06-1931. Théo Daniel Baloff, dans son traité « la déportation des Indochinois en Guyane et les établissements pénitentiaires » : Au cours de leur voyage qui a duré pendant 35 jours à compter de la date où le bateau a quitté son port, il y a eu deux morts. Et dès leur arrivée, 30 prisonniers étaient atteints des oreillons. Il y avait aussi des cas de maladie respiratoire et intestinale. 137 durent être hospitalisés, donc 6 d’entre eux n’en survivront pas. En deux ans, de 1934 à 1936, vingt prisonniers y ont laissé leur vie, et d’autres se sont suicidés.

    Toujours selon Théo Danielle Donet-Vincent (CNRS) : « Une décision, arrêtée le 18-9-1936, autorisant l’attribution au bénéfice des prisonniers ayant déjà purgé leurs peines, des terrains à défricher pour des travaux champêtres. Un an après, sept prisonniers du camp Crique Anguille furent libérés et se virent octroyer des terrains à défricher pour les transformer en champs cultivables. Quatre d’autres du camp Saut Tigre, furent également traité de la même manière. Et puis, il y en avait un qui fut embauché pour travailler dans une mine d’or gérée par la Société nouvelle de Saint-Elie (toujours en activité en Guyane). Et enfin, encore quatre qui ont trouvé du travail dans une société d’exploitation agricole et de la pêche.

    Mais même après leur libération, ils étaient toujours sous une liberté restreinte. Ce qui les a rendus pessimistes et doutaient du motif concernant l’attribution des terres à exploiter à leur disposition. Au camp Crique Amguille, j’ai pu lire sur un panneau dont les contenus : « Le programme d’attribution des terrains en friche, ce afin que les prisonniers aient l’opportunité de travailler en vue de pouvoir subvenir à leurs besoins après avoir purgé leurs peines. Donc, ils espéraient pouvoir ainsi constituer quelques biens pour le jour où ils reverront leur terre natale. Mais lorsqu’ils se sont réalisés que jamais ce jour « J » ne leur arrivera, ils abandonnèrent alors ces travaux des champs.

    Danielle Donet Vincent explique : après l’élection en 1936, lorsque le gouvernement du Front populaire ayant pris le pouvoir, 19 personnes furent rapatriées à leurs régions d’origine. Mais 19 sur près de 500 restants encore sur place paraissait trop peu. Ce qui leur a rendu encore désespérés. Mais, en effet, au total il n’y avait que 15 personnes qui soient rapatriées à bord d’un bateau qui devra faire escale au port de Saint-Nazaire et de Marseille. Et voilà, la deuxième Guerre mondiale s’éclate ! Donc, pour ce qui concernant la gestion des prisons en Guyane, la situation devint de plus en plus compliqués. D’ailleurs, l’établissement pénitentiaire a enregistré durant cette période un nombre élévé quant aux invasions des prisonniers de toutes les nationalités. Ce qui faisait que le gouvernement français a décidé de dissoudre les prisons d’outres-mers par l’arrêté signée le 4 mai 1944. Ainsi les autres prisonniers, éparpillés dans les camps Crique Anguille, Saut Tigre et La Forestière furent réunis au bagne An Nam.

    Guyane est un département français d’outre-mer, qui se situe sur la côte nord-est de l’Amérique du Sud. An Nam, est l’un des trente bagnes, éparpillés sur différentes régions de la Guyane. Durant près un siècle, à partir de la date de leur entrée en service, en 1854, les bagnes guyanais ont habrité au total 70,000 prisonniers, dont la majorité, étant de nationalité française. Les problèmes résultent de la deuxième guerre mondiale et la longue distance entre le métropole et ce territoire, ont fait que la communication soit interrompue. C’est ainsi que les tâches administratives soient laissées à la merci de…Par conséquent, un grand nombre de prisonniers, se sont fuis vers le pays voisin, en l’occurence, le Surinam, qui était encore à l’époque une colonie hollandaise. Enfin, à partir de 1953, il ne reste plus de prisonniers dans ces bagnes.

    Quartier des Indochinois

    Le directeur du Service Educatif des Archives, Archives départementales de Guyane, Monsieur Guyot, m’a appris que, après leur libération, une partie d’entre eux vinrent s’installer et se regrouper en région de Saint-Laurent du Maroni qui devint ensuite connu sous le nom de Quartier chinois. Mais en réalité, c’est la forme contractée du Quartier indochinois, qui signifie le Quartier des Indochinois. Ils cultivaient leurs potagers, élevaient des bêtes et plantaient du riz. Ils se sont mariés avec des femmes indigènes, en général, soit des femmes noires ou métisses. Et puis, quand les gens du quartier des Indochinois se sont fusionnés avec ceux d’autres races et ont perdu leur spécificité primitive, leurs descendants continuent de porter les noms de leurs ancêtres, mais sans pour autant pouvoir garder la mémoire de ceux-là. A présent, au conseil municipal, il y a un membre portant le nom vietnamien. Danille Donet-Vincent, a parlé également d’une particularité des Indochinois : « De nos jours, en Guyane, la méthode de pêche des Indochinois reste toujours en actualité. »

    Après quoi, tous furent disparus. Selon l’auteur cité ci-haut, le dernier des prisonniers arrivés à bord du bateau en 1931, a quand même vécu jusqu’au début de l’an 2000. Après sa libération, il a travaillé péniblement dans des mines d’or et adopté la Guyane comme sa deuxième patrie. En 2006, les chaîne ARTE – RFO et France 3 ont diffusé un film documentaire, intitulé « Les ombres du bagne » de Patrick Barberis et Tancrède Ramonet. Le documentaire raconte l’histoire des camps en Guyane à travers les testins vécus par ces quatre anciens prisonniers. Charles Hut (Belge), René Belbenoit (Français), Jassek Baron (Polonais d’origine juive) et Tran Khac Man (Vietnamien). C’aurait dû être le dernier prisonnier qui, à l’époque, restait encore vivant en Guyane dont Danielle Donet-Vincent a parlé ci-haut.

    Monsieur Ding Vu, un spécialiste en agronomie français, installé en Guyane après sa retraite, me fait savoir : « Il est possible que les Vietnamiens pur vivant en Guyane, y sont arrivé n’y a pas très longtemps. Quant aux descendants des aïeuls, même en ayant des noms vietnamiens, mais ils ne leur reste encore qu’un vague souvenir de leurs ancêtres. »

    Dimanche, nous sommes allés au marché Cacao, une dame d’une soixantaine d’année, peu bavarde, en nous vendant du bánh cuốn. Par hasard, on l’a entendue parler vietnamien avec quelqu’un. Ah ! elle-aussi, est Vietnamienne. Ainsi débutant notre conversation, elle nous a dit avoir quitté Hanoi en 1954, pour se rendre au Laos, et puis en France. Elle est venue en Guyane pour aider sa petite soeur en travaillant comme vendeuse pendant quelques mois. Non loin du marché, il y avait un maître qui enseigne l’art martial traditionnel vietnamien, en poussant de hautes voix « ambition démesurée. Désireux de réputations »(*) ne pas laisser de trace aux enfants étrangers. A l’entendre, ça fait chaud au coeur lorsqu’on voit des Vietnamiens sur une terre lointaine.

    Quelle destinée d’une vie errante !

    BN

    (*) formules technique dans jargon d’arts martial traditionnel vietnamien.

    en réponse à : Trombinoscope de Forum Vietnam #65704
    Philippe;53746 wrote:
    Bonjour,

    Je me permets un petit post depuis ben longtemps. Bao Nhân, tu es à 100 000 lieux de ce que j’imaginais. Ca m’aurait fait un choc de te rencontrer lors d’une réunion de forumeur… Tu es très… hum… comment dire… « moderne » ! :friends:

    Salut Philippe,

    C’est vrai que ça fait un bon moment qu’on ne t’a pas vu sur FV. Et alors, tu as imaginé que je devrais être comment? Un retraité? :wink2:

    BN

    Quote:
    Le Vietnam prêt pour les efforts de stabilisation du prix de vivres
    08/05/2008 — 8:05 PM

    Hanoi, 8 mai (AVI)
    – Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Vietnam, Le Dung, a déclaré que le Vietnam soutenait et était prêt à participer aux efforts de la communauté internationale pour stabiliser le prix des vivres et garantir l’intérêts des producteurs, des exportateurs et des consommateurs, notamment dans les pays en voie de développement.

    Répondant jeudi à Hanoi à la question posée sur l’initiative de création d’un cartel ou d’une organisation d’exportation de riz entre le Vietnam, la Thaïlande, le Myanmar, le Laos et le Cambodge, Le Dung a affirmé que la politique du Vietnam en terme de vivres était de garantir les intérêts du pays mais aussi de prendre sa responsabilité devant la communauté internationale.

    Il a déclaré notamment qu’il existait actuellement un mécanisme de coopération bilatérale dans l’exportation de riz entre le Vietnam et la Thaïlande ainsi qu’entre les cinq premiers exportateurs de riz dans le monde que sont la Thaïlande, le Vietnam, l’Inde, la Chine et le Pakistan.

    Dans le cadre de l’ACMECS, les pays discutent d’un mécanisme de coopération en ce domaine dans le but de partager des informations et de s’entraider techniquement, a-t-il ajouté.

    Le Dung a rappelé que la Thaïlande avait déclaré mardi annuler son projet de créer une telle organisation. – AVI

    Source : Vietnam News Agency (VNA)

    en réponse à : Nhà lao An Nam ở Guyane #65629
    BEBE;53712 wrote:
    Vivement la suite Bao Nhân.
    J’anticipe….Y a t il aujourd’hui parmi eux, qui ont fait le déplacement au Vietnam pour retrouver leurs lointaines origines??? Et j’imagine que ceux qui sont nés là bas sont « négrifiés » de teint et de coutumes mais doivent avoir garder le faciès asiatique avec les yeux bridés et certainement de petite taille????:jap: (anthropologiquement s’entend).

    Il y à peu près quinze ans, j’ai rencontré une étudiante guyanaise dont le grand-père faisait partie de ces bagnards, mais physiquement, elle est de taille moyenne et sa couleur de peau est plus marron que noir. En voyant son regard que je sens avoir quelque chose en partage avec elle. D’ailleurs, apparemment, elle avait l’air contente de voir un Vietnamien mais en restant tout de même assez discrète.

    BEBE;53712 wrote:
    J’ai appris aussi que du coté de YAN BAI vers la frontière chinoise vivent encore aujourd’hui beaucoup de non Vietnamiens d’origine dont les ascendants sont les étrangers venus combattre du temps des différentes guerres. En connais tu quelques histoires??? (aussi à préserver de l’oubli):jap:

    Un habitant de Hanoi qui connait un peu la région car son cousin y habite, m’a dit que pendant la guerre américaine au Vietnam, pour éviter le risque qu’ils soient victimes de probables dommages collatéraux, dus aux bombardements des Ricains, les autorités vietnamiennes ont décidé d’installer les raliers et leurs familles dans des fermes d’état à Yên Bai.

    En effet, ce sont les anciens soldats recrutés par la légion pour aller se battre en Indochine qui se sont ensuite raliés à la cause vietnamienne. Après la guerre beaucoup y restaient jusqu’au début des années 70, comme le cas des Marocains par exemple. A savoir que parmi eux, il n’y a pas que les indigènes des pays colnisés par la France, mais on y compte également des Grecs, Italiens, Allemands, Hongrois et même Français de souche etc. dont certains se sont mariés avec des femmes vietnamiennes et ont même travaillé pour le gouvernement vietnamien qui, ensuite n’a pas oublié non plus de décorer certains d’entre eux pour leur service rendu.

    Selon le mec de Hanoi, il y reste encore des métis, surtout ceux n’ayant jamais de contact avec leurs familles du côté paternel, mais tous se sont déjà complètement melés à la population locale. Sinon, la plupart des afro-viets sont déjà rentrés pour rejoindre leurs famille en Afrique. Mais parait-il que ça ne s’est pas toujours bien passé au niveau d’intégration d’ordre social, linguistique et culturel…

    BN

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