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Bao Nhan

Toutes mes réponses sur les forums

15 sujets de 2,686 à 2,700 (sur un total de 5,069)
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  • en réponse à : Hanoi #70923

    Oh zut ! J’ai oublié de vous réciter ce que des personnes âgés nous répétaient souvent :

    Hà Nội đẹp như mơ và Hà Nộ đẹp như thơ.

    Donc, on peut le traduire ainsi : Oh, hanoi, tu parait à la fois beau comme un rêve et belle comme une poésie.

    BN

    en réponse à : Hanoi #70922
    guillaume67;59587 wrote:
    Voici quelques impressions sur TP Hanoi…

    au risque de blesser certain(e)s, c’est vrai que HANOI, c’est quand même un peu :

    j’ai passé 5 jours sur place, à découvrir la ville, très sympa mais comparé à SGN, c’est encore le jour et la nuit…

    parole de saigonnais : Ha noi xau qua !!!!
    (ce n’est pas moi qui l’ai dit, hein), moi, je ne suis qu’un vilain touriste qui a fait le tour de la ville et qui s’est fait accoster tous les mètres par un cyclo ou un xe om…

    quelques photos autour du lac (à dire vrai, c’est ce que j’ai apprécié le plus) :

    Mais pour nous, le prestige d’un peuple, d’une nation ou celui d’une ville n’a rien à voir avec des hauts buidings et des grosses voitures ou sa ressemblance avec d’autres villes. Mais cela se caractérise par son ancienté et la pérénité de sa culture et de ses traditions.

    Bref, quoiqu’on dise sur Hanoi, cela n’en enlève rien en ce qui concerne la fierté et l’affection qu’on a pour cette ville. Et enfin, ça reste et restera éternellement intact.

    BN

    en réponse à : BenP travaille sur HCM #70921
    Buuhoa;59397 wrote:
    Bonjour BenP,

    Je suis sûre que tous les Forumeurs (?) sont contents avec moi de voir que tu t’éclates dans ton job ! Profites-en bien et continue de nous donner des nouvelles que j’ai, pour ma part, toujours du plaisir à lire ! :friends:

    Oui, moi-aussi, j’en suis content pour lui.

    BenP, l’essentiel pour toi c’est d’avoir trouvé un travail par lequel tu t’accumules au fil de temps des expériences necessaires, et une fois lorsque tu connais bien tous les fiselles là tu pourras négocier avec ton patron sur le salaire et les conditions de travail etc.

    Bonne chance !

    en réponse à : c,est ici les copines . #70916
    Minh;59759 wrote:
    sauf que tu es d’origine du Centre Vietnam.

    Oui Minh, ça sonne un peu comme l’accent de Huế.

    BN

    en réponse à : Ancien Bo doi #70913
    DédéHeo;59724 wrote:
    Alors BN, te rappelles-tu où tu as lu ça ?

    C’était dans une revue dont je ne me souviens plus le nom, parce que ça fait déjà plus de dix ans et à noter également que les hommes du côté de mon père souffraient d’une espèce de maladie d’alzheimer, et puis aussi à l’époque j’étais très malade (d’ordre psychologique), c’est pour ça qu’on m’a passé tout ce qui concerne le pays de mes ancêtres, dont cette revue, en espérant que cela pourra améliorer mon état de santé mentale.

    Effectivement, c’étaitt un scoop qui a été fait juste après sa disparition et dans lequel on parle de son retour au Vietnam où il est né et a passé sa jeunesse. Et lors de ce retour, il a même retrouvé son ex-petite amie et la ruine de sa maison où il aimait venir passer ses vacances qui ne restait pas grande chose que les parties en dur. On y voyait aussi Bernard Toissier en tenue de paysans vietnamiens avec un chapeau conique sur la tête. Bref, c’était son dernier voyage : rongé par une maladie et éprouvé par le remorts d’avoir tué un ami de ses amis qu’il avait appelé frères et soeur (các anh chị em), avant de mourir, il avait une forte envie de revoir ces gens qu’il a côtoyés et ces lieux où il a vécu.

    PS : je crois que son ex petite s’appelle SAO.

    BN

    en réponse à : Ancien Bo doi #70876
    trinhdung;59705 wrote:
    Bonjour Bao Nhan,
    Je suis en peu déçu d’avoir appris que Bernard Moitessier fut un criminel ,quelqu’en soit la raison.Peux-tu me dire en peu plus à ce sujet? .J’ai quelques livres de lui dont le « Tamata et l’Alliance »
    Bien cordialement à toi. Trinhdung 14.7.08

    Bernard Moitessier qui est né à Hanoi mais a passé son enfance à Saigon, où son père était importateur de vin. Et comme la plupart de riches colons, il était coutume qu’on possède une résidence secondaire où les enfants passeront leurs week-end et vacances. Et c’est là que Bernard a fait la connaissance de nouveaux ami(e)s parmi des indigènes. Puis, un jour, la tensions inter-ethniques règne, le dispute entre amis s’éclate. Bernard s’est fait rouer de coups. Ensuite, il est allé chercher une fusil dans sa maison de campagne et tue un de se copins. Et pour ne pas avoir à passer sa vie derrière des bareaux, il a pris la fuite à bord d’un bateau pour aller aux Philippines en passant par le Mékon avant de joindre la mer. Et je crois que c’est à partir de ce voyage qu’il a pris goût pour la navigation.

    BN

    en réponse à : Ancien Bo doi #70860
    trinhdung;59693 wrote:
    De toute ma vie je n’ai croisé qu’un seul Français qui parle un vietnamien compréhensible mais il l’écrivait assez bien,c’était Bernard Moitessier connu de tous les navigateurs.

    Bonjour trinhdung,

    C’est normal parce qu’il (Bernard Moitessier) est né et a grandi au Vietnam. Mais il a dû quitter le pays suite à un meurtre. D’ailleurs, il y a un peu plus de dix ans, avant sa disparition, il y est retourné. J’ai même lu son interview dans lequel il a raconté avec beaucoup d’émotion sa retrouvaille avec ses anciens amis. Il disait qu’avant de partir il a eu peur que les gens ne soient pas prêts à lui pardonner pour le meurtre qu’il avait commis. En effet, la victime était un de ses amis.

    En fait, Bernard Moitessier était navigateur et écrivain.

    BN

    en réponse à : Miss Univers 2008 attirerait un milliard de téléspectateurs #70824
    chantalngoc;59471 wrote:
    bonjour Bao Nhân
    la femme a aussi la forme d’une guitare
    quand on touche à ses cordes on peut avoir de la très belle musique…
    il y a chaque année à Montpellier un festival de guitare classique
    je crois qu’il se passe en automne
    si ça t’intéresse je te donnerai les dates:bye:

    Salut Chantalngoc,

    Oui, souvent on compare la forme de la femme à celle de la guitare ou du violoncelle. Mais, une femme se monterait mécontente si on dit qu’elle a la forme d’une flute. :wink2:

    Un vestival de guitare en automne quelle idée !

    BN

    en réponse à : Ancien Bo doi #70820
    Quote:
    La honte pèse toujours sur les enfants de soldats allemands
    Quand l’amour déclenche les haines

    Il est des hontes qui ne disparaissent jamais. Même le temps n’efface pas celle des enfants nés d’une maman française et d’un soldat allemand. L’an dernier, Jeanine Nivoix qui habite à Mesnières-en-Bray a créé l’ANEG, l’Amicale nationale des enfants de la guerre. Elle était née en 1941 de l’union interdite de sa mère française avec un soldat de l’armée allemande. Il n’y a que trois ans qu’elle ose raconter son histoire.
    La douleur a été trop profonde, la honte aussi. Alors pendant des mois, Jeanine Nivoix n’a pas parlé « pas parce que je ne voulais pas, mais parce que je ne pouvais pas ». Dans son petit cœur de 13 ans et demi, la nouvelle a fait l’effet d’une bombe : « Une amie m’a expliquée pourquoi c’était noté « née de père inconnu » sur la fiche d’identité que j’ai été chercher en mairie pour passer mon certificat d’études » se souvient Jeanine.

    Et à l’époque, les deux informations que cachent ces simples mots sont rejetées : « Ma mère était une fille-mère, et je savais que ce n’était pas bien, et mon père était allemand. J’ai tout de suite pensé que c’était un assassin » affirme cette habitante de Mesnières-en-Bray. Jeanine comprend alors pourquoi son grand-père la déteste et lui inflige de mauvais traitements. Mais elle souffre, comme beaucoup d’autres enfants nés dans les mêmes circonstances. Alors, elle ne parlera jamais de ce secret de famille, connu de tous dans son village du Calvados.
    Pendant quelques mois, son corps a réagi, bloquant tout dialogue, et la chape de plomb s’est fermée pour plusieurs années. Il n’y a que trois ans qu’elle parle. Timidement, d’abord, puis avec force, dans les médias, pour que soixante ans après, ces enfants nés de papa allemand pendant la Seconde Guerre mondiale ne soient plus ceux de la honte.
    Pour Jeanine, tout a commencé en 1940 lorsque Léontine Sevestre, jeune fille de 17 ans, recontre un soldat de l’armée allemande dans le restaurant où elle travaille. Dans la chaleur de cet amour, grandit Jeanine, un bébé évidemment pas désiré : « Nous sommes tous des accidents, lâche Jeanine. A l’époque, les moyens contraceptifs n’existaient pas comme aujourd’hui ». Apprenant que sa fille est enceinte, le père de Léontine la chasse de chez lui. Heureusement prise en charge par une assistante sociale, elle est accueillie à la maternité de Canteleu à partir de juillet 1941. Jeanine y naîtra en décembre. Placée chez une nourrice à Caen, la fillette verra sa mère aussi souvent que son métier de bonne à tout faire le lui permet. Mais la jeune maman attrape la tuberculose et est hospitalisée. Comme les soixante autres malades du même service, elle sera carbonisée dans les bombardements alliés de 1944 sur Caen. Considérant qu’il n’a plus de fille, le grand-père de Jeanine ne viendra même pas reconnaître le corps. Jeanine n’a que deux ans et demi.
    Aimante, sa nourrice de 60 ans la soigne comme sa fille aussi longtemps qu’elle le peut. « Mais une après-midi, dans l’année de mes 6 ans, mon grand-père est venu me chercher pour me mettre en pension ». Une pension gérée par deux vieilles filles réunissant une cinquantaine de petites, « toutes orphelines et beaucoup de petites blondes ! » indique Jeanine qui assure : « On ne peut pas dire que j’y étais maltraitée, puisque je n’y étais pas traitée du tout ». Une grande solidarité régne entre les petites filles : les plus âgées préparent à manger pour les plus jeunes, qui se chargent d’aller chaparder le nécessaire.

    18 kg à 9 ans

    L’année de ses 9 ans, Jeanine reçoit la visite de son plus jeune oncle. Choqué par ses 18 kg, il reprend la petite fille chez lui malgré les réticences de son frère. Commencent alors trois ans de bonheur pour Jeanine, juste hachurés par quelques périodes de vacances passées chez son grand-père : « Il obligeait mon oncle à me laisser venir, parce qu’il touchait une petite pension tous les mois pour ma mère, victime civile ». Maltraitée, elle fugue régulièrement sans comprendre pourquoi ce grand-père ne l’aime pas.
    Il la reprend définitivement pour son entrée en sixième. Jusqu’à ce jour où elle découvre ce que tout le monde cherche à cacher.
    Dès le lendemain, la petite fille, désespérée, ne parle plus. Son grand-père la fait alors interner en hôpital psychiatrique. Elle sort pourtant première du canton au certificat d’études. La nuit, Jeanine pleure ; le jour, elle s’occupe des autres enfants, mais elle ne parle toujours pas. L’internement complet demandé par son grand-père est refusé. Il doit donc reprendre Jeanine au bout de deux mois et demi. Aussitôt, il l’inscrit en pension chez les sœurs pour passer un CAP de couture. Un soulagement pour la jeune fille qui commence à retrouver très progressivement l’usage de la parole. Elle n’expliquera pourtant jamais à personne les raisons exactes de son traumatisme.
    Pour éviter le retour chez son grand-père chaque dimanche et pendant les vacances, elle devient grossière en fin de semaine pour que les sœurs la punissent. Jusqu’à ce que l’une d’entre elles se rende compte du manège. Les sœurs l’inscrivent donc à la chorale du dimanche et lui trouve un petit boulot de nourrice chez un couple de restaurateurs.
    Finalement, c’est la mort qui la délivrera de son grand-père, décédé aprés être tombé d’une meule de foin : « Au cimetière, j’ai été prise d’un tel fou rire qu’on a été obligé de me faire sortir », se souvient Jeanine, qui comprend bien vite qu’elle peut attirer les convoitises de ses oncles et tantes « parce que pour me garder, ils touchaient une petite pension et les allocations ». Trop jeune, son oncle préféré était d’office écarté. Elle demande donc à ce que son tuteur ne soit pas un membre de la famille.

    Vacances en Allemagne

    Elle poursuit son CAP de couture et passe toutes ses vacances en colonies de vacances en Allemagne : « Je choisissais toujours cette destination mais personne ne savait pourquoi » assure Jeanine.
    Et pour cause : il lui faudra attendre 62 ans pour oser parler de ses origines. Non contente d’en parler, elle a également entrepris des recherches pour retrouver ce père d’outre-Rhin.
    Progressivement, elle collecte des informations. Elle en connaît sa description, sait qu’il était très gentil et sans doute autrichien. Et il n’était pas nazi : « Les restaurateurs chez qui ma mère travaillait étaient juifs. Ils les a prévenus, et ils se sont cachés quand il a su que l’armée allemande allait les priver de leur commerce et les emprisonner. Pour ne pas attirer les regards, c’est lui qui leur apportait à manger » annonce fièrement Jeanine.
    Elle ne connaît que le prénom de cet homme : Werner, mais a récemment appris qu’en Autriche, c’était plus souvent un nom de famille. Une nouvelle qui lui redonne espoir. Parce que tant qu’elle n’aura pas comblé ce manque, Jeanine n’arrêtera pas de chercher…

    Sandra Beaufils
    « Née d’amours interdites… » de Josiane Kruger
    « Mon père était un homme bien »

    « Faites l’amour pas la guerre ». Ce slogan des années 60 pourrait donner à certaines femmes de la Seconde Guerre mondiale un statut de visionnaires. Pourtant, dès la fin de la guerre, elles ont été nombreuses à subir l’humiliation en place publique. Tonte des cheveux ou même condamnation à plusieurs années de prison et à l’indignité nationale, rien n’a été épargné à ces femmes, ni même aux enfants qui naissaient de ces unions interdites.
    Et même si la honte étreint encore les cœurs soixante ans après, certains décident de parler. Ainsi, dans son livre « Née d’amours interdites… », Josiane Kruger raconte son histoire et comment, à 7 ans, elle a été confrontée à la différence lorsque dans la cour de l’école, une élève lui lâche un « fille de boche » scélérat.
    Pendant toute son enfance, la petite fille a souffert de solitude, de rejet et de mépris et s’est donc retranchée dans un monde où son père est une sorte de héros ou de demi-dieu : « Il me fallait ça pour survivre » assure l’auteur.
    A 13 ans, après avoir trouvé une lettre et écrit en cachette à ce père allemand, elle le rencontre. Un bonheur de courte durée, parce que le temps, la barrière de la langue et la difficulté des communications avec l’Allemagne empêcheront de nouvelles rencontres. Jusqu’à tout récemment, où l’enfant de la honte a retrouvé la chaleur d’une famille, en reprenant contact avec l’épouse de son père aujourd’hui décédé et ses deux demi-frères.
    Ecrite et autoéditée en 1997 sous le titre « Les embryons de la guerre », l’histoire de Josiane a intéressé les éditions Perrin qui ont réédité l’ouvrage sous le titre « Née d’amours interdites… ». Sorti le 24 août, il est vendu dans toutes les librairies au prix de 15 euros.

    200 000 enfants de la guerre

    Chaque enfant de la guerre a vécu ses jeunes années dans la solitude et les quolibets. Pourtant, au total, ils sont 200 000 enfants nés de ces unions « illégitimes » avec l’ennemi. 200 000 sans compter tous les enfants nés sous X que la loi de décembre 1942 rendait possible, ni tous ceux qui ont été abandonnés à la naissance.
    Condamnés au silence, ces « enfants de la honte » n’ont commencé à parler qu’en 2002 : « France 3 a fait un reportage sur le sujet. C’était la première fois, et ça a été un élément déclencheur parce que chaque enfant de la guerre pensait qu’il était seul », indique Jeanine Nivoix.
    Timidement d’abord puis de plus en plus fort, ces enfants qui ont grandi avec le poids du secret de famille ont parlé. Trop habitués au silence imposé par la honte, la culpabilité et la peur du regard des autres, ils sont encore nombreux aujourd’hui à ne pas oser mettre des mots sur leur naissance. Même les mamans, encore vivantes, sans doute trop habituées à se taire ou effrayées par le qu’en dira-t-on, refusent parfois encore d’aborder le sujet.
    Il faut dire que certaines ont détesté cet enfant, et que beaucoup ont subi l’humiliation de la tonte ou de la prison dès la sortie de la guerre.
    Pour aider ces enfants venus de toute la France et qui portent une histoire commune, Jeanine Nivoix a créé, en juillet 2005, l’Amicale nationale des enfants de la guerre basée à Mesnières-en-Bray. A ce jour, l’association compte 173 adhérents.
    Pour tout renseignement vous pouvez contacter la présidente au 02.35.93.25.04 ou par mail : [email protected] ou le vice-président au 05.46.30.28.95 ou par mail [email protected]. L’association possède également un site internet : ANEG : AMICALE NATIONALE DES ENFANTS DE LA GUERRE – ACCUEIL

    Source : Fille de soldat allemand, Jeanine témoigne

    BEBE;59643 wrote:
    robin des bois, je suis assez surpris de voir que le sujet t’a échappé, toi qui nous postes les meilleurs articles du monde en ligne; a moins que le sujet suivant soit tabou sur notre forum ou alors tu es en vacances (peut être au :Vietnam:)

    http://www.viettan.org/www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-36094525@7-60,0.html

    Mais ne penses-tu pas que le SMILEY à l’effigie d’un petit homme avec un drapaeu rouge à l’étoile jaune dans la main soit trop contrasté avec le site VIETTAN qui a publié cette info.

    BN

    en réponse à : Ancien Bo doi #70818
    Buuhoa;59626 wrote:
    Je ne suis pas fâchée, au contraire, ce que tu me dis m’ouvre un peu plus l’esprit ! C’est ta façon de voir et elle me semble sensée. Mais, je reste fière d’être Française, parce que je suis reconnaissante aux Français de m’avoir acceptée en tant que « métisse », alors que les Vietnamiens de mon enfance n’ont pas eu la même attitude… et ce sentiment ne relève pas de la raison ! :bye:

    Mais malheureusement, tu n’es pas la seule, moi-aussi, né de parents originaires du Vietnam, et il faut dire que durant la guerre, être vietnamien et vivant dans l’un de ces pays de l’Asie du Sud-Est n’est pas du tout une source de fierté mais au contraire, ça nous a causé beaucoup d’ennuis, c’est pour ça que j’ai décidé de quitter mon pays pour venir en France où j’allait avoir à subir de nouveau d’autres épreuves aussi humiliantes.

    Parait-il que les enfants germano-français ont eux-aussi subi cette même attitude. Et d’ailleurs, ce n’est qu’après 60 ans plutard qu’ils ont osé témoigner de leur calvaire.

    J’ai lu il y a quelques années un livre intitulé [URL= »http://javascript%3cb%3e%3c/b%3E:; »]LES ENFANTS MAUDITS[/URL] que je trouve bouleversant et dérangeant.

    Voilà quelques commentaires concernant le sujet :

    Quote:
    [URL= »http://javascript%3Cb%3E%3C/b%3E:; »]Commentaire sur le livre LES ENFANTS MAUDITS[/URL]

    « Ce qui est terrible chez un enfant, ce n’est pas tellement de savoir qu’il n’est pas aimé, et pourtant c’est important, mais c’est de ne pas pouvoir aimer parce que ce noble sentiment est rejeté des autres. » Ces mots bouleversants sont ceux de Daniel, un de ces « fils de Boches », de ces « enfants de la honte », ou de la « collaboration horizontale », comme les qualifiaient les patriotes zélés de 1945, les premiers à prendre la tondeuse pour stigmatiser le comportement des mères qui, aujourd’hui encore, se terrent dans la souffrance. Ces enfants maudits, niés avant même leur naissance, mis au ban la société, seraient aujourd’hui 200 000, estime-t-on à l’Institut d’histoire du temps présent. Nés de liaisons clandestines entre des jeunes appelés de la Wehrmacht, l’ennemi, et des femmes d’un pays qui les accueillait malgré lui, ces petits êtres indésirables ont grandi dans la honte, portant au plus profond de leur âme une double filiation qui a laissé chez nombre d’entre eux une plaie jamais refermée. Mis au rancard de l’Histoire, les enfants oubliés du pacte d’amitié et de réconciliation franco-allemand veulent rompre le silence. Soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, ils témoignent ici pour la première fois. Beaucoup se sont lancés sur les traces du père disparu. Certains ont retrouvé leur famille allemande en recourant aux services d’information des Archives de la Wehrmacht à Berlin, la WASt, qui submergée de demandes, a décidé d’apporter son aide en éditant un petit formulaire que nous avons encarté dans cet ouvrage. D’autres « enfants » poursuivent inlassablement leur quête. Ce livre est pour eux un espoir. Puisse-t-il trouver un écho… et leur permettre de vivre leur singularité avec plus de sérénité.

    Source : Livre: LES ENFANTS MAUDITS, Jean-Paul Picaper, Ludwig Norz

    Quote:
    François est né en 1944 de mère française et de père allemand. Un enfant de guerre? un enfant maudit.
    1x1.gif Ma vie a commencé à sept ans. Une vie de fils de Boche – ça sonne comme vie de chien.
    François est né pendant l’Occupation en mai 1944 de la liaison éphémère d’une jeune Française avec un Allemand. C’est un « fils de Boche », comme l’appelent ceux qui après guerre croient que ces enfants nés maudits sont responsables de la mort de Résistants. Abandonné par sa mère, le petit garçon est élevé par sa grand-mère Faustine, femme cruelle, qui exècre les origines allemandes de son petit-fils, le punit pour un rien, le bat, l’enferme dans la cave… Bientôt, à la maison comme à l’école, la vie de François n’est faite que d’insultes et d’exclusion, de coups et d’accusation. D’abord soumis, François finit par se rebeller et rêve de vengeance. Mais, lorsque vient la mort sa grand-mère haïe, il est confié à son grand-oncle, homme bon et généreux auprès duquel il s’épanouit enfin et apprend à oublier ce rejet qui l’a tant fait souffrir. Hanté par le spectre de ses origines, il part alors à la recherche de son père, qui vient de mourir, puis à celle de sa mère, entraînant ainsi de bouleversantes retrouvailles…

    Source : Né maudit – Éditions NATHAN

    en réponse à : Ancien Bo doi #70817
    thuong19;59584 wrote:
    Salut Buuhoa, salut Trinhdung
    le mouvement scout a été inventé par Baden Powel. C’est un mouvement de jeunesse souvent à caractère confessionnel.Scout de France (catho), Eclaireurs Unionistes (parpaillot), Eclaireurs Israélites (comme son nom l’indique), Scouts musulmans (idem), et Eclaireurs de France (laïque), il existe même les Scouts Vietnamiens (confession ?) qui datent des années 40, né à Hanoï et transféré ensuite à Saïgon.Leur caractéristique est qu’ils ont tous un uniforme dont les couleurs des foulards sont propres à chaque troupe dans chaque mouvement scout.
    Tous ces mouvements font partie du scoutisme mondial.
    Dans les années 40, l’union soviétique et les différentes démocraties populaires ont créé à l’image du scoutisme occidental leur propre mouvement de jeunesse : les pionniers, dont l’uniforme était commun à tous les pays, chemise blanche et foulard rouge.
    Voila brièvement résumé le pourquoi du foulard rouge, et le pourquoi du mouvement pionnier.J’ai été Nhi Dong viêtnamien , puis Eclaireur Unioniste en France.

    A la différence des « Thanh Niên Tình Nguyện » qui ont comme uniforme chemise bleue et pantalon de couleur sombre, effectivement le Nhi Đồng est la jeunesse communiste, dont les membres sont les jeunes écoliers, et si je ne me trompe pas, pour le foulard rouge, y a que que ceux étant excellents dans des activités scolaires qui le portent comme un insigne témoignant de leur titre…

    BN

    en réponse à : Ancien Bo doi #70724
    Buuhoa;59552 wrote:
    Les interventions des uns et des autres montrent l’intérêt que nous portons à cette discussion induite par la présentation de notre ami « BO DOI », mais je dois vous avouer, à toi et aux autres, mon ignorance du sens du mot « Nhi Dong ». J’espère que vous me pardonnerez cette ignorance, due au fait qu’il n’y a pas très longtemps encore, (dans ma longue vie !) je ne voulais pas entendre parler du Vietnam et des Vietnamiens…

    Salut Buuhoa,

    Nhi đồng = jeunesse ou enfant

    en réponse à : Vietnam : crise ? #70709
    mike;59491 wrote:
    la corruption est « l’un des plus grands défis pour le progrès du Vietnam » et exhorte le gouvernement à protéger, et non pas pénaliser, les informateurs et les journalistes qui enquêtent sur les affaires de corruption.
    Le mois dernier, les autorités vietnamiennes ont arrêté deux journalistes qui ont enquêté sur un scandale impliquant des fonctionnaires du ministère des transports, qui pariaient sur des matches de football européens avec l’argent alloué pour le développement des infrastructures.

    Sur ce point, je suis tout à fait d’accord avec lui. Car la corruption nuit non seulement à l’économie nationnale mais aussi à l’image du pays même, et ça démontre aussi que le régime est incapable de former un peuple digne.

    Anecdote : lors de mes vacances, dans l’avion, juste à côté de ma place, une voyageuse belge me racontait que son fils avait travaillé pour une ONG au Vietnam, ulcéré par le détournement de l’argent destiné à des projets en faveur des handicapés, il a démissionné après avoir déposé de nombreuses plaintes qui n’avait abouti à rien.

    BN

    en réponse à : Les NGUYỄN – Origine du nom ? #70707

    Concernant le nom Nguyen : à savoir qu’il n’y a pas que des Vietnamiens mais également beaucoup de Chinois du Sud qui le portent eux-aussi. En revanche, la prononciation et la transcription de ce nom se diffèrent, et que dans sa version originale ou idéographique qu’il reste identique et sera tout de suite reconnu par les uns ainsi que par les autres.
    Bref, le fait qu’il reste encore beaucoup de gens vivant au Sud de la Chine qui portent ce nom nous rappelle qu’à l’opposé de Nam Viet ou pays des Viets du Sud, cette vaste région qui se trouve actuellement au Sud de la Chine était en fait le Bắc Việt (en chinois : běi yuè ), signifiant pays des Viets du Nord, conqui et sinisée par les Hans.

    Enfin, je vous rappelle ce passé non pas pour rallumer la haine contre qui que ce soit, mais juste pour dire que si l’on remonte dans les temps anciens, on découvre alors que chaque peuple a subi plus ou moins ce qu’on appelle la lois du plus fort.

    BN

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