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Ti Ngoc

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15 sujets de 1,741 à 1,755 (sur un total de 5,899)
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  • en réponse à : Poésie et poèmes chantés #130506
    Ti Ngoc
    Participant
      Femmes damnées (1)

      Comme un bétail pensif sur le sable couchées,
      Elles tournent leurs yeux vers l’horizon des mers,
      Et leurs pieds se cherchant et leurs mains rapprochées
      Ont de douces langueurs et des frissons amers.

      Les unes, coeurs épris des longues confidences,
      Dans le fond des bosquets où jasent les ruisseaux,
      Vont épelant l’amour des craintives enfances
      Et creusent le bois vert des jeunes arbrisseaux ;

      D’autres, comme des soeurs, marchent lentes et graves
      A travers les rochers pleins d’apparitions,
      Où saint Antoine a vu surgir comme des laves
      Les seins nus et pourprés de ses tentations ;

      Il en est, aux lueurs des résines croulantes,
      Qui dans le creux muet des vieux antres païens
      T’appellent au secours de leurs fièvres hurlantes,
      Ô Bacchus, endormeur des remords anciens !

      Et d’autres, dont la gorge aime les scapulaires,
      Qui, recélant un fouet sous leurs longs vêtements,
      Mêlent, dans le bois sombre et les nuits solitaires,
      L’écume du plaisir aux larmes des tourments.

      Ô vierges, ô démons, ô monstres, ô martyres,
      De la réalité grands esprits contempteurs,
      Chercheuses d’infini, dévotes et satyres,
      Tantôt pleines de cris, tantôt pleines de pleurs,

      Vous que dans votre enfer mon âme a poursuivies,
      Pauvres soeurs, je vous aime autant que je vous plains,
      Pour vos mornes douleurs, vos soifs inassouvies,
      Et les urnes d’amour dont vos grands coeurs sont pleins !

      Charles Baudelaire

      en réponse à : Poésie et poèmes chantés #130498
      Ti Ngoc
      Participant

        YouTube – L’albatros | Charles Baudelaire

        L’albatros

        Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
        Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
        Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
        Le navire glissant sur les gouffres amers.

        A peine les ont-ils déposés sur les planches,
        Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
        Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
        Comme des avirons traîner à côté d’eux.

        Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
        Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
        L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
        L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !

        Le Poète est semblable au prince des nuées
        Qui hante la tempête et se rit de l’archer
        Exilé sur le sol au milieu des huées,
        Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

        Charles Baudelaire, les Fleurs du Mal

        en réponse à : Poésie et poèmes chantés #130480
        Ti Ngoc
        Participant

          YouTube – Il pleut – Apollinaire

          Il pleut

          Il pleut des voix de femmes comme si elles étaient mortes même dans le souvenir
          c’est vous aussi qu’il pleut merveilleuses rencontres de ma vie ô gouttelettes
          et ces nuages cabrés se prennent à hennir tout un univers de villes auriculaires
          écoute s’il pleut tandis que le regret et le dédain pleurent une ancienne musique
          écoute tomber les liens qui te retiennent en haut et en bas

          Guillaume Apollinaire ( Recueil: « Calligrammes »)

          en réponse à : Poésie et poèmes chantés #130448
          Ti Ngoc
          Participant

            Ma bohême

            Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées;
            Mon paletot aussi devenait idéal;
            J’allais sous le ciel, Muse, et j’étais ton féal;
            Oh! là là! que d’amours splendides j’ai rêvées!

            Mon unique culotte avait un large trou.
            Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
            Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
            Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

            Et je les écoutais, assis au bord des routes,
            Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
            De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;

            Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
            Comme des lyres, je tirais les élastiques
            De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur!

            Arthur Rimbaud

            en réponse à : Poésie et poèmes chantés #130425
            Ti Ngoc
            Participant

              YouTube – On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans

              Roman

              On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
              − Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
              Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
              − On va sous les tilleuls verts de la promenade.
              Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
              L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière ;
              Le vent chargé de bruits, − la ville n’est pas loin,
              A des parfums de vigne et des parfums de bière…

              − Voilà qu’on aperçoit un tout petit chiffon
              D’azur sombre, encadré d’une petite branche,
              Piqué d’une mauvaise étoile, qui se fond
              Avec de doux frissons, petite et toute blanche…
              Nuit de juin ! Dix-sept ans ! – On se laisse griser.
              La sève est du champagne et vous monte à la tête…
              On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
              Qui palpite là, comme une petite bête…

              Le cœur fou Robinsonne à travers les romans,
              − Lorsque, dans la clarté d’un pâle réverbère,
              Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
              Sous l’ombre du faux-col effrayant de son père…
              Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
              Tout en faisant trotter ses petites bottines,
              Elle se tourne, alerte et d’un mouvement vif…
              − Sur vos lèvres alors meurent les cavatines…

              Vous êtes amoureux. Loué jusqu’au mois d’août.
              Vous êtes amoureux. − Vos sonnets La font rire.
              Tous vos amis s’en vont, vous êtes mauvais goût.
              − Puis l’adorée, un soir, a daigné vous écrire… !
              − Ce soir-là,… − vous rentrez aux cafés éclatants,
              Vous demandez des bocks ou de la limonade…
              − On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
              Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade.

              Arthur Rimbaud

              en réponse à : [Lemonde.fr]Le géant Vinashin prend l’eau #130403
              Ti Ngoc
              Participant

                Bonjour Bao Nhân, Pierre, ngjm,

                A propos de l’affaire du directeur de prison, pour généraliser dans toute institution, qu’elle soit de santé ou d’éducation (hôpitaux, écoles, prisons etc…) la première des règles qu’on apprend c’est de garder la distance, qui peut être bienveillante, mais toujours distance pour pouvoir rester professionnel.
                des « dérapages » dans d’autres milieux professionnels n’auront pas autant d’impact sur les personnes concernées.
                dans le cas de rapport soignant/soigné, enseignant/élève, gardien/prisonnier,… etc…, il faut impérativement garder une distance, car le soignant, enseignant, gardien etc… sont là en tant que référents et tracent des limites, s’ils sont trop proches, ils n’ont plus d’objectivité dans leurs domaines.
                C’est rassurant et structurant pour la personne concernée (élève, malade, détenu etc…) mais aussi plus difficile comme attitude à tenir.
                Bien sur personne n’est à l’abri des dérapages, on travaille ici avec de l’humain, en étant soi même humain. C’est pour cela qu’il faut être d’autant plus vigilant.

                en réponse à : Poésie et poèmes chantés #130397
                Ti Ngoc
                Participant

                  YouTube – Charles Baudelaire – Enivrez-vous (par S.Reggiani)

                  [FONT=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif]ENIVREZ- Vous[/FONT]

                  [FONT=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif]Il faut être toujours ivre, tout est là ; c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.[/FONT]
                  [FONT=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif]Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous![/FONT]
                  [FONT=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif]Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront, il est l’heure de s’enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.[/FONT]

                  [FONT=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif]Charles Baudelaire (In Les petits poèmes en prose)[/FONT]

                  en réponse à : Poésie et poèmes chantés #130396
                  Ti Ngoc
                  Participant

                    YouTube – Il pleure dans mon coeur – Paul Verlaine (Mon cahier de poésies – vol.1)

                    Il pleure dans mon coeur

                    Il pleure dans mon coeur
                    Comme il pleut sur la ville ;
                    Quelle est cette langueur
                    Qui pénètre mon coeur ?

                    Ô bruit doux de la pluie
                    Par terre et sur les toits !
                    Pour un coeur qui s’ennuie,
                    Ô le chant de la pluie !

                    Il pleure sans raison
                    Dans ce coeur qui s’écoeure.
                    Quoi ! nulle trahison ?…
                    Ce deuil est sans raison.

                    C’est bien la pire peine
                    De ne savoir pourquoi
                    Sans amour et sans haine
                    Mon coeur a tant de peine !

                    Paul Verlaine (1844-1896)

                    en réponse à : Poésie et poèmes chantés #130382
                    Ti Ngoc
                    Participant

                      YouTube – Françoise Hardy- Il N’Y A Pas D’Amour Heureux

                      Il n’y a pas d’amour heureux

                      Rien n’est jamais acquis à l’homme, ni sa force
                      Ni sa faiblesse, ni son coeur. Et quand il croit
                      Ouvrir ses bras, son ombre est celle d’une croix
                      Et quand il croit serrer son bonheur, il le broie
                      Sa vie est un étrange et douloureux divorce

                      Il n’y a pas d’amour heureux

                      Sa vie, elle ressemble à ces soldats sans armes
                      Qu’on avait habillés pour un autre destin
                      A quoi peut leur servir de se lever matin
                      Eux qui ‘on retrouve au soir désoeuvrés incertains
                      Dites ces mots  » Ma vie  » et retenez vos larmes

                      Il n’y a pas d’amour heureux

                      Mon bel amour, mon cher amour, ma déchirure
                      Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
                      Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
                      Répétant après moi les mots que j’ai tressés
                      Et qui, pour tes grands yeux, tout aussitôt moururent

                      Il n’y a pas d’amour heureux

                      Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard
                      Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l’unisson
                      Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson
                      Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson
                      Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare

                      Il n’y a pas d’amour heureux

                      Il n’y a pas d’amour qui ne soit à douleur
                      Il n’y a pas d’amour dont on ne soit meurtri
                      Il n’y a pas d’amour dont on ne soit flétri
                      Et pas plus que de toi l’amour de la patrie
                      Il n’y a pas d’amour qui ne vive de pleurs

                      Il n’y a pas d’amour heureux
                      Mais c’est notre amour à tous deux

                      Aragon (la Diane française 1946)

                      Ti Ngoc
                      Participant

                        Cours d’eau souterrain

                        « En avril 2009, une équipe de britanniques et de vietnamiens a commencé à explorer Hang Son Doong .
                        Dans la forêt puviale à la frontière lao-vietnamienne, ils ont découvert une grotte-tunnel traversant le calcaire sur plus de 4km, haute par endroit de 180m. UNe rivière souterraine l’a creusée , voilà 2 à 5 millions d’années.
                        Plus de 150 grottes ont été recensées dans la région depuis 1990, et plus de 140 km de galeries cartographiées. » (p 78 Natonal geographic janvier 2011)

                        merci Bao Nhân pour ton topic,
                        grâce à tes infos,
                        j’ai acheté le National Géographic, et Géo pour l’article sur Hâ Noï.

                        en réponse à : Poésie et poèmes chantés #130378
                        Ti Ngoc
                        Participant

                          YouTube – PRÉVERT, Jacques – Pour toi mon amour.

                          Pour toi mon amour

                           » Je suis allé au marché aux oiseaux
                          Et j’ai acheté des oiseaux
                          Pour toi
                          mon amour
                          Je suis allé au marché aux fleurs
                          Et j’ai acheté des fleurs
                          Pour toi
                          mon amour
                          Je suis allé au marché à la ferraille
                          Et j’ai acheté des chaînes
                          De lourdes chaînes
                          Pour toi
                          mon amour
                          Et puis je suis allé au marché aux esclaves
                          Et je t’ai cherchée
                          Mais je ne t’ai pas trouvée
                          mon amour « 

                          Jacques Prévert, Paroles (1949)

                          en réponse à : Poésie et poèmes chantés #130377
                          Ti Ngoc
                          Participant

                            merci NVTL.

                            Le Dernier poème

                            J’ai rêvé tellement fort de toi,
                            J’ai tellement marché, tellement parlé,
                            Tellement aimé ton ombre,
                            Qu’il ne me reste plus rien de toi.
                            Il me reste d’être l’ombre parmi les ombres
                            D’être cent fois plus ombre que l’ombre
                            D’être l’ombre qui viendra et reviendra
                            Dans ta vie ensoleillée.

                            Robert Desnos (1900-1945)

                            en réponse à : Statut de la femme vietnamienne #130376
                            Ti Ngoc
                            Participant

                              Merci NVTL,
                              ça me rassure de pouvoir compter sur toi:bigsmile::friends:

                              c’est vrai qu’il faut prendre les choses de la vie avec humour et philosophie…

                              @ngjm 95,

                              t’as de la chance, de n’être que derrière ton ordi, je suis petite mais je cogne, :lol::friends:

                              en réponse à : Statut de la femme vietnamienne #130368
                              Ti Ngoc
                              Participant
                                Bao Nhân;125103 wrote:
                                Que ce soit une Française ou Vietnamienne du Nord, du Centre ou du Sud, je te conseille d’éviter celles qui ont fait leur classe dans des marchés populaires. icon10.gif
                                PHT

                                le problème c’est que ce n’est pas moi qui vais choisir les épouses de mes fils,
                                je n’ai pas mon mot à dire sur leurs choix.

                                (soupir) que la vie est mal faite!:bigsmile:

                                je brûle une baguette d’encens et je prie Bouddha pour que mon futur statut de belle mère soit le meilleur possible 😆

                                en réponse à : Les anniversaires des membres #130367
                                Ti Ngoc
                                Participant

                                  ,feliz cumpleaños,

                                  お誕生日おめでとうございます,

                                  sretan rođendan,

                                  daudz laimes dzimšanas dienā,

                                  buon compleanno,

                                  selamat hari ulang tahun

                                  Joyeux anniversaire Bao Nhân!

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