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l’expo va à Périgueux. annonce de P. DAUM
Très chers amis,
L’exposition sur Les Travailleurs indochinois de la Seconde guerre mondiale continue son tour de France.
Du 1er février au 30 mars 2012, elle sera montrée dans le très beau bâtiment des Archives départementales de Dordogne, à PERIGUEUX.
L’inauguration aura lieu lundi 6 février 2012 à 18h30.
Elle sera précédée de la projection du documentaire de Dzù LÊ LIÊU, Les hommes des 3 KY, en présence de la réalisatrice, à 17h30.
Adresse : Archives départementales de la Dordogne
9 rue Littré
Périgueux
Pour tout renseignement : 05 53 03 33 33.
Nota Bene : les 20 panneaux de l’exposition seront accompagnés de très nombreux documents originaux concernant la présence des travailleurs indochinois en Dordogne.Très amicalement,
Pierre
pas de Têt sans enfants…qui chantenthttp://www.youtube.com/watch?v=iojzuOlfGAA&feature=related
11 janvier 2012 à 5h45 en réponse à : Marc Zuckerberg et sa fiancée en vacances de Noël à Sapa #145743salut Thu Huong, ça fait du bien de te revoir sur le Forum, meilleurs voeux pour toi et ton pays de résidence qui a décidément beaucoup morflé cette année.
@nono32 141687 wrote:Seulement qu’il a loge dans une « eco-lodge » et qu’il s’est rendu a Sapa en helicoptere. Facebook est bloque mais il est assez facile d’y avoir acces de toute facon.
illustrations:
Facebook CEO enjoys riding buffalo in Sapa
Facebook boss Mark Zuckerberg visited some Tay ethnic villages in Thanh Phu and Ban Ho communes, Sapa district, Lao Cai province on December 26.He and his girlfriend enjoyed crossing the wooden bridge over a spring, riding buffaloes and tasting traditional dishes offered by ethnic people.
The Facebook CEO left Sapa for Hanoi by helicopter at noon, December 27 to continue his journey to Ho Chi Minh City.

Zuckerberg walks on a bridge in Ban Ho.

Zuckerberg and his group in Ban Ho.
Zuckerberg and his friends in Thanh Phu village.
Zuckerberg rides on a buffaloe.

The four-star Topas Ecolodge resort in Sapa, where the Facebook CEO stays.



déjà des commentaires à France-Info
Le Vietnam vient de lancer un jeu vidéo qui devrait provoquer pas mal de commentaires…
Il s’appelle 7-5-54, le 7 mai 1954… Cette date marque la fin de la bataille de Dien Bien Phu et la victoire des communistes vietnamiens sur l’armée française. Tout un symbole : pour cette date historique pour le Vietnam moderne, c’est le jeu vidéo le plus ambitieux jamais conçu et réalisé dans le pays… Dien Bien Phu comme si vous y étiez, tout y est, la cuvette, les tranchées, les paras français, les combattants vietnamiens…
Une « fierté nationale » selon le directeur de la société Emobigames. Il a demandé trois ans de travail à une vingtaine de personnes et coûté plus de 600 000 euros. Un jeu tout ce qu’il y a de plus classique, un jeu de tir, où il faut tuer le plus d’adversaires possibles.
Tout à fait classique, sauf que le but de ce jeu-là est de tuer le maximum de Français. On pourra s’en offusquer, mais pour Jean-Dominique Merchet qui signale l’arrivée de ce jeu sur son blog « secret défense » sur marianne2.fr, il vaudrait mieux y réfléchir à deux fois.
Car ce jeu est un signe de plus que notre monde est en train de changer et de basculer vers l’Asie. Jusqu’à présent, dans les jeux vidéos, les « méchants » étaient le plus souvent des Allemands de l’époque nazie, des Russes de l’époque soviétique ou des Islamistes façon Ben Laden, parce que « nous », et surtout les Américains, nous étions évidemment les « bons »…
Avec ce jeu vidéo, les Vietnamiens remportent sans doute une nouvelle victoire, toute symbolique… Un jeu qui sera en vente sur le marché américain le mois prochain, on ne sait pas encore si ce jeu 100 pour cent « made in Vietnam » sera vendu en France.
et le mien. le commentaire de France info est conforme à l’idéologie dominante des médias occidentaux . on se croirait encore en pleine guerre froide. Ce n’est pas une société privée vietnamienne (EmobiGame) qui a lancé le jeu vidéo, mais le Viêtnam. à quand les commentaires du genre les Etats Unis ont lancé un jeu video sur la guerre du Viêtnam, la Grande Bretagne a lancé un jeu vidéo sur la chasse aux espions du KGB, la FRance a lancé un jeu vidéo sur la pacification pendant la guerre d’Algérie.
et ce regret de France infoCar ce jeu est un signe de plus que notre monde est en train de changer et de basculer vers l’Asie
.
décidément la guerre froide n’est toujours pas terminée pour les médias du monde occidental. »la propagande continue…. »et pas de Têt sans banh chung
anh chung makers hurry to welcome Tet VietNamNet Bridge – As the lunar New Year (Tet) approaches, some suburban villages of Hanoi are very busy making banh chung (square glutinous rice cake) to serve the market.
Banh chung (steamed cake) is a traditional Vietnamese cake which is made from glutinous rice, mung bean, pork and other ingredients. Its origin is told by the legend of Lang Lieu, a prince of the sixth Hung Vuong, who became Hung Vuong’s successor thank to his creation of banh chung and banh day, which symbolized respectively the Earth and the Sky.
Considered an essential element of the family altar on the occasion of Tet, the making and eating banh chung during this time is a well-preserved tradition of Vietnamese people. Beside the Tet holiday, banh chung is also tasted all year round as a delicacy of Vietnamese cuisine and one of the national dishes of Vietnam besides nem ran and pho.
Tranh Khuc village in Duyen Ha commune, Thanh Tri district, Hanoi, produces more than 10,000 banh chung a day.
Most of families in the village produce banh chung to serve the Hanoi market. Normally, each family makes around 300 banh chung a day but for Tet, they have to hire additional workers.
Children are also involved in this traditional trade. They wash edible canna leaves and strip off the ribs.
In cold weather, this woman has to wear gloves to work. She said her family has pursued this trade for several generations.
Banh chung is the symbol of Tet.
At the age of 90, Mrs. Ty still works very hard during these busy days. She said she has done her whole life. “I love this trade very much. I hope my descendants will continue this tradition forever,” Mrs. Ty said.
Tranh Khuc villagers have measured materials very carefully to have up-to-standard banh chung.
Professional banh chung makers don’t need moulds but their cakes are very square and regular.
They can make one banh chung in a minute.
Mrs. Nhan, 73, has also been a banh chung maker since she was a little girl.
Banh chung are boiled by industrial boilers.
TVA
@oanhmatth 142111 wrote:
les enfants ont toujours joué à la guerre et les hommes ont pas attendu les jeux vidéos pour se taper dessus, encore aujourd’hui ceux qui décident des guerres n’ont jamais joué aux jeux videos, alors ça vient d’ou cette idee que les jeux videos rendent mauvais ?
salut oanmatth,
je ne dis pas que les jeux vidéos rendent mauvais.
L’enseignant que j’étais, n’a jamais approuvé tout ce qui lui semblait banaliser la violence qu’elle soit justifiée ou non. maintenant à la retraite ce même enseignant continue a avoir la même opinion.la guerre n’a jamais été pour moi un jeu encore moins à banaliser en jeu vidéo. il est au contraire un sujet sérieux sur lequel tout individu se doit d’avoir une profonde réflexion afin d’en comprendre les différentes causes pour les éviter.Tu me trouveras sûrement rétrograde , mais malheureusement l’actualité ne manque pas d’évoquer les drames perpétrés par des esprits faibles qui continuent à jouer dans la vie réelle ce qu’ils ont tant de fois vécu dans la virtualité de leur jeu vidéo.et pour étayer mes craintes, sache qu’à l’ENAC de Toulouse les pilotes de ligne s’entrainent d’abord à piloter un avion sur des simulateurs de vols qui ne sont pas autre chose que des jeux vidéos très perfectionnés.le virtuel rejoint souvent la réalité.
D’autres sujets servent des causes plus nobles où on peut dépenser toute cette énergie de création et cet argent au lieu de plagier des combats guerriers même si pour une fois, le mauvais n’est pas le viêt, et le bon le soldat français.Ce n’est pas parce qu’un enfant joue à la guerre qu’il faille le conforter à y jouer à l’age de raison ou même de la faire.ce n’est pas parce qu’étant enfant on se tape dessus qu’il faille banaliser la violence à l’age adulte.salut tchain,
on a déjà traité ce sujet dans ce topic ivci :http://www.forumvietnam.fr/forum-vietnam/vivre-et-sinstaller-au-vietnam-cu-c-s-ng-t-i-vi-t-nam/131-auto-moto-permis-de-conduire-12.html#post59050pas deTêt sans branches fleuries (abricotiers pêchers, cerisiers).
Nhat Tan apricot village prepares for Tet holiday
VietNamNet Bridge – Gardeners in Hanoi’s famous flower and apricot village of Nhat Tan are in a hurry to cultivate trees to prepare for the lunar New Year (Tet holiday), which is coming in over a month.

A gardener is pruning to urge the tree to have buds early.
This year the winter is not very cold so some trees have blossomed.
Apricot is the symbol of spring and apricot trees is a must-to-have thing in each Vietnamese
family during the Tet holiday. Some gardeners are worried as apricot trees blossom early this year.


Some gardeners have to cut apricot trees to sell early.

A small branch of apricot is priced VND40,000 ($2).
Wild apricot trees do not have buds yet.

Gardeners are always worried because apricot trees blossom early in warm
weather and do not yield flowers in cold weather.8 janvier 2012 à 7h57 en réponse à : "Saïgon- Marseille aller simple" récit de Nguyen Van Than #145633remerciements à toi Thi Ngoc pour l’info, et remerciements à P. DAUM qui persévère tout azimuth pour nous faire connaître cette page d’histoire de nos 2 pays. pour assumer notre passé, mieux vaut le connaître y compris les pages sombres. ce topic pourrait très bien compléter ouvert sur la celui ouvert sur la colonisation.http://www.forumvietnam.fr/forum-vietnam/le-vietnam-son-passe-son-histoire-vi-t-nam-qua-kh-va-l-ch-s/10900-les-colonisations-imposees-et-subies-par-le-vietnam.html#post139336,
mais pour en revenir au livre, un article sur Rue 89, concernant sa sortie.Mémoire 07/01/2012 à 15h55
Saïgon-Marseille aller simple : le récit d’une page d’histoire oubliéePierre Daum
JournalisteNguyen Van Thanh est l’un des 20000 Vietnamiens emmenés en France au début de la seconde guerre mondiale. Agé de 90 ans, resté en France pour fonder une famille, il raconte son histoire. Pierre Daum, le journaliste qui a découvert son manuscrit et a aidé à le publier, raconte dans la préface son émotion face à cette page d’histoire oubliée.

Couverture de Saïgon-MarseilleSaïgon-Marseille aller simple est un livre qui faillit ne jamais exister. Son auteur, un vieil homme de quatre-vingt-dix ans, est un ancien ouvrier d’une usine de peinture de la banlieue parisienne venu prendre sa retraite dans un modeste appartement à Lattes, dans l’Hérault, village autrefois paysan dont sa femme Juliette est native. Le couple eut deux enfants, qui se marièrent, et qui devinrent eux-mêmes pères et grands-pères.
Il y a dix ans, Nguyen Van Thanh acheta un ordinateur, et commença à inscrire sur l’écran les souvenirs de sa vie restés intacts dans sa mémoire. Il écrivit pour ses enfants et ses petits-enfants, afin que ceux-ci le connaissent mieux, et gardent une trace de son histoire, et donc aussi de la leur. Démarche banale d’un homme au soir de sa vie ? Assurément. A aucun moment, l’idée de publier « en vrai » un tel texte ne traversa l’esprit du vieil ouvrier, doté de surcroît d’une modestie presque maladive.
Sauf que la vie que vécue Nguyen Van Thanh n’a rien à voir avec celle, souvent « banale », de ses anciens camarades d’usine. Comme tous ces Français venus d’ailleurs, il eut la chance et le courage de s’extirper de ses origines, et de connaître ainsi d’autres mondes, d’autres peuples, et un autre lui-même.
Nguyen Van Thanh est né en 1921 à Hué, l’ancienne capitale impériale du Viêt-Nam. Son père, issu d’une famille de lettrés pauvres, avait accompli de brillantes études de français. Reçu aux concours les plus élevés de la fonction publique « indigène », il avait acquis le titre de mandarin, et exerçait la fonction de sous-préfet de la région de Vinh, à trois cents kilomètres de Hué. Un sous-préfet « indigène », placé sous l’autorité d’un fonctionnaire français, le Résident supérieur, représentant de l’administration coloniale en Indochine.
Depuis l’expédition du Tonkin, dans les années 1880, et l’occupation du Viêt-Nam par l’armée française, les autorités coloniales avaient su exercer leur puissance en s’appuyant sur un réseau d’élites vietnamiennes – les riches propriétaires terriens, les dignitaires de la cour, les mandarins, les maires, et les membres de conseils de village.
Adolescent, Thanh ne supporte pas cette ambiance familiale, mélange de sentiments de supériorité, de rigidité, et de soumission. En juillet 1939, lorsqu’il entend dire qu’on recrute des jeunes Vietnamiens sachant parler français afin d’encadrer des milliers de paysans destinés à travailler dans les usines d’armement de la métropole, il ne réfléchit pas, il s’engage ! Il n’a alors que dix-sept ans.
Nguyen Van Thanh fait partie de ces 20000 Vietnamiens appelés Travailleurs indochinois de la Seconde guerre mondiale (ou ONS, pour Ouvriers non spécialisés), emmenés pour la plupart de force en France, parqués dans des camps, et utilisés entre septembre 1939 et juin 1940 pour manipuler la poudre des munitions et explosifs destinés à l’armée française.
Puis vint la Débâcle, 5000 d’entre eux purent regagner tant bien que mal leur pays, mais 15000 restèrent bloqués sur le sol français jusqu’à la fin de la guerre, et même un peu au-delà. Toujours enfermés dans des camps dans le Sud de la France, cette main-d’œuvre fut utilisée dans tous les secteurs de l’économie nationale, sans que jamais ces hommes ne perçoivent de salaire.
Certains furent envoyés en Camargue afin de participer à la relance d’un riz dont la France avait bien besoin pour se nourrir.
En 1948, l’Etat français commença enfin à organiser leur rapatriement. Ce n’est qu’en 1952 que les derniers purent enfin revoir leur patrie, après douze années d’exil forcé. Environ un millier d’entre eux firent le choix de rester en France, le plus souvent parce qu’ils avaient rencontré une femme, et fondé une famille. Tel est le cas de Nguyen Van Thanh.
Pendant presque soixante-dix ans, l’histoire de ces 20000 hommes est restée oubliée. Une thèse de droit fut écrite sur eux en 1946, puis un mémoire d’histoire à l’université de Nanterre, quarante ans plus tard. En 1996, la réalisatrice Dzu Le Lieu, fille d’un ancien travailleur indochinois, réalisa un film documentaire sur le passé de son père et de ses anciens camarades : Les Hommes des trois Ky.
Puis deux anciens publièrent leurs mémoires. Lê Huu Tho, aux éditions L’Harmattan, Itinéraire d’un petit mandarin, en 1997. Et Thieu Van Muu, Un enfant loin de son pays, en 2003.
Au même moment apparaissait sur Internet un site très riche consacré à la mémoire de ces hommes, construit par Joël Pham, le fils de l’un d’entre eux : http://www.travailleurs-indochinois.org.
Quelque temps après, journaliste à Libération, j’entendis par hasard parler « d’Indochinois » ayant servis à la relance de la riziculture en Camargue, en 1942. J’enquêtai et découvris des fils, que je remontai en France, puis au Viêt-Nam. Je réussis ainsi à retrouver encore en vie vingt-cinq de ces anciens témoins d’une histoire si longtemps enfouie. En 2009, mêlant témoignages et documents d’archives, je publiai l’histoire de ces hommes aux éditions Actes Sud : Immigrés de force, les travailleurs indochinois en France (1939-1952).
A ce moment-là, il restait quelques anciens travailleurs indochinois que je n’avais pas encore eu la possibilité de rencontrer, dont Nguyen Van Thanh. Six mois plus tard, à l’occasion d’une émouvante journée d’hommage que la municipalité d’Arles organisa en leur honneur, le 10 décembre 2009, je fis la connaissance du vieil homme, toujours très discret.
Je découvris que nous habitions à proximité l’un de l’autre. Nous nous revîmes souvent. Mais il fallut que j’attende encore de très longs mois avant que Thanh me glisse qu’il avait entrepris d’écrire ses mémoires et que, au bout de dix ans, son travail était maintenant achevé. Je lui demandai la permission de lire son texte. Il accepta.
En parcourant les lignes rédigées par ce vieux monsieur, mon émotion fut immense. Non seulement je recueillais de très nombreuses informations que je ne connaissais pas, mais la façon de raconter de ce jeune auteur de quatre-vingt-dix ans, à la fois tellement sincère et passionnante, rendait la lecture absolument captivante.
Nguyen Van Thanh possède en effet une capacité innée à placer avec intelligence son histoire individuelle dans celle, plus vaste, du Viêt-Nam et de l’immigration asiatique en France.
Au-delà des tribulations romanesques de ce fils de l’élite vietnamienne à travers le XXe siècle, Saïgon-Marseille aller simple permet au lecteur une plongée passionnante dans l’Indochine des années 20 et 30, dans la France des camps des années 40, puis dans la vie des ouvriers de banlieue parisienne au cours des Trente glorieuses.
Avec, en toile de fond, les terribles violences subies par le peuple vietnamien, au cours de ses deux guerres d’indépendance, contre les Français (1946-1954), puis contre les Américains (1959-1975).
Mais le livre de Nguyen Van Thanh possède un intérêt supplémentaire : tous ces chapitres d’histoire nous sont racontés, pour une fois, à travers l’autre regard, celui de l’ancien colonisé. Que nous sommes loin, dès lors, de ces récits nostalgiques d’une Indochine soi-disant si belle et envoûtante, et aujourd’hui disparue !
Convaincu que ce récit possédait une immense valeur de témoignage historique et humain, je demandai à Thanh la permission d’essayer de trouver un éditeur susceptible de diffuser son texte. Un seul essai suffit. Touché lui aussi par la force que dégagent les mots de Thanh, le directeur des éditions Elytis accepta immédiatement de publier ce manuscrit.
Un manuscrit que j’ai relu, et dont je n’ai quasiment pas changé un seul mot. Mes seules interventions consistèrent, avec l’autorisation de Thanh, à supprimer certains passages décrivant des péripéties familiales trop anecdotiques pour un large public. Et à faire passer de nombreux verbes de l’imparfait au passé simple, et inversement. Personne n’en voudra à un vieil homme de quatre-vingt-dix ans, de langue maternelle vietnamienne, d’éprouver quelques difficultés à maîtriser l’emploi différencié de ces deux temps dans la langue française…
Ce texte est maintenant imprimé. Il est devenu un livre. Je sais d’avance qu’il touchera immédiatement le cœur de tous les enfants et petits-enfants des anciens travailleurs indochinois, qui auront l’impression troublante, en écoutant la voix de Thanh, de reconnaître celle de leur père ou grand-père.
Car presque aucun d’entre eux n’a eu la chance de recevoir un tel texte en héritage. Ni un texte, ni même un récit oral : par un processus propre à la fois aux relations familiales vietnamiennes, et aux personnes victimes de certaines souffrances, les anciens travailleurs indochinois ont très peu raconté leur histoire à leurs enfants.
Mais au-delà, à l’heure où la société française s’interroge sur son passé colonial et sur ses éventuels « aspects positifs », le livre de Nguyen Van Thanh montre de façon concrète et détaillée, loin de toute polémique, les conséquences de cette présence étrangère dans son pays.
En plus d’être un formidable outil de transmission de mémoire, Saïgon-Marseille aller simple constitue, de la part de Nguyen Van Thanh, un magnifique hommage à ses 20000 anciens compagnons, ses compatriotes, ses frères.@lalune 142073 wrote:
Bonjour à tous,
Je suis un nouveau membre et étudiante vietnamienne. Je viens de m’inscrire à ce forum. Ce forum m’étonne. Il est très intéressé et utile pour les gens qui veulent découvrir le Vietnam (culture, gastronomie, les hommes…).
salut lalune ,et:bienv:, tu as bien fait de t’inscrire, ton statut d’étudiante vietnamienne est intéressant dans la mesure où tu vas mieux nous faire connaître les étudiants viêtnamiens qui viennent en France faire leurs études.en retour, tu apprendras certainement beaucoup sur les viêtkieus de France, l’ histoire de leurs parents et ancêtres qui sont venus sur territoire qu’est la France faire leur vie , histoire souvent méconnue de nos compatriotes qui vivent au pays.
En ce qui concerne ce que tu disais dans un autre topicPeut -etre, je n’ai pas encore la chance de rencontrer les francais vraiment gentils
, ouvre mieux les yeux ,la chance te souriras, et les français vraiment gentils , tu les rencontras, comme je les ai rencontrés. Et tu verras qu’ici , c’est comme au Viêtnam, des gentils , il y en a partout. il suffit de croiser leurs chemins:wink2:. Pour en revenir à toi, et à l’ensemble des étudiants vietnamiens en général, bénéficies-tu d’une bourse ou bien ce sont tes parents qui financent tes études. ou alors as-tu facilement trouvé un travail pour financer tes études?comptes-tu retourner au pays à la fin de tes études?
c’était y pas si longtemps:
The beauty of Hanoi’s women in the old time
VietNamNet Bridge would like to introduce some photos of Hanoi’s women in the past.









DV
pas de Têt sans fleurs, c’est dans VietNamNet ;
Tet spirit in flower village
VietNamNet Bridge – Many kinds of flowers are blossoming at Hanoi’s Nhat Tan village. Young people flock to the village every afternoon to take pictures with flowers.










VNE6 janvier 2012 à 7h27 en réponse à : Mực một nắng – Tôm mẹ – Tôm khô – Tôm tích – Ốc hương – Đặc sản Phan Rang #145544@DédéHeo 141986 wrote:
on devrait la garder pour ceux qui veullent avoir une idée des prix
@dédéhèo, on garde, mais seulement ton message (pour l’indication des prix), pas le message publicitaire de rfimtour.
le billet de Gérard, dans sa rubrique « tranche de vie du Courrier du Viêtnam à l’occasion du Têt:
[TABLE= »width: 460″]
[TR]
[TD= »width: 100% »]Tranches de vie : bouquet de vœux – 02/01/2012
[/TD]
[/TR]
[TR]
[TD] [TABLE= »align: left »]
[TR]
[TD= »align: center »] [IMG]http://lecourrier.vnagency.com.vn/news/Image/2012/01/Vietnam/Societe/Vie/5516.f01as.JPG[/IMG][/TD]
[/TR]
[TR]
[TD= »align: center »][/TD]
[/TR]
[/TABLE]
Pour ce dernier jour de l’année 2011, le Courrier du Vietnam vous offre un « collector » : le dernier numéro de la version quotidienne… À partir de demain, donc l’année solaire prochaine,il devient hebdomadaire.Alors,évidemment en ce moment de vœux, on ne peut que lui souhaiter de voyager longtemps et loin…
Et à propos de vœux, les Vietnamiens sont gâtés pour ce mois de janvier 2012, car ils vont pouvoir échanger des souhaits de bonne santé, bonheur, amour et mille autres félicités, deux fois dans le même mois : à l’occasion du Têt Tây (le Nouvel An occidental) et en suite à l’occasion du Têt Ta (le Nouvel An vietnamien). Si avec ça l’an à venir n’est pas magnifique, alors à quel saint se vouer?
En ce qui me concerne, je ne peux que sacrifier à ce charmant rituel qui consiste à souhaiter à son prochain une bonne année prochaine, en reprenant quelques vœux déjà anciens, mais toujours d’actualité…
Mes vœux pour 2012 !
Je souhaite toujours que les compagnies aériennes se dotent de logiciels capables d’identifier la morphologie de chaque voyageur, pour qu’on puisse alterner les larges et les minces, les gros et les maigres, les petits et les grands dans les avions ; et que l’on voyage enfin sans être écrasé entre deux piliers de rugby et cesser de recevoir dans les côtes les coups de coude des grands abatis de ses voisins!
Je souhaite toujours que toutes les jeunes filles et autres femmes accortes, qui me disent que je suis beau, jeune et fort, soient sincères et cessent de considérer que comme étranger, je dois avoir envie d’entendre cela. Ou alors, qu’elles s’équipent de lunettes à double foyer pour me renvoyer une image plus conforme à ce que me montre mon miroir!
Je souhaite toujours que, après l’obligation du port du casque, on oblige les garde-boue arrière non relevés, ce qui évitera les projections de boue sur mon visage, pas si laid que ça après tout, lorsque je roule derrière une moto par temps de pluie!
Je souhaite toujours, pour nos vertèbres et les suspensions de nos motos, que disparaissent de nos roues les nids de poules, de buffles ou d’éléphants qui parsèment les routes. Ils n’ont qu’à aller vivre ailleurs ces animaux-là!
Je souhaite toujours que les bus, camions et autres véhicules à moteur apprennent ce qu’est le pot catalytique pour ne plus m’empoisonner l’atmosphère quand je circule derrière eux!
Je souhaite toujours cesser de livrer mes articles pour le Courrier du Vietnam à la dernière minute, ce qui évitera un infarctus ou une dépression nerveuse à la journaliste responsable de ma rubrique ! Mais en même temps, je souhaite être accueilli toujours avec autant de sourires quand je passe dans la salle de rédaction en rasant les murs!
Je souhaite toujours que ma marchande de fruits cesse de me vendre des mandarines amères plus chères que les mandarines sucrées qu’elle vend à ma femme, tout en me faisant goûter la seule mandarine sucrée qu’elle garde dans un coin pour que j’aie l’air totalement ridicule en rentrant chez moi!
Je souhaite toujours que les personnes qui sont à côté de moi lorsque je fais le plein d’essence, cessent de téléphoner avec leurs portables, surtout s’ils ont des déclarations enflammées à faire!
Je souhaite toujours qu’il y ait moins de crème sur les gâteaux d’anniversaire : entre mes amis et ma famille, j’en souhaite à peu près 80 par an, et c’est profondément indigeste (la crème, pas les amis)!
Je souhaite que les Vietnamiens restent toujours aussi imperturbables dans les innombrables « tac duong » (embouteillages) qui envahissent matin et soir les rues de Hanoi. J’admire leur « apparente sérénité », alors qu’en Occident le moindre bouchon transforme inéluctablement les conducteurs en des bêtes fauves éructantes et écumantes, aux yeux injectés de sang!
Je souhaite toujours que les passagers de bus et de cars cessent de jeter par les fenêtres les restes de leur repas ou les sacs contenant ce que justement leur estomac n’a pas supporté, et qui viennent s’écraser sur la visière de mon casque! C’est à vomir!
Je souhaite toujours que certains touristes et expatriés, qui s’adressent en français à des Vietnamiens francophones, apprennent qu’il existe, ici aussi, le vous de politesse, et que le tutoiement avec des personnes que l’on ne connaît pas est, ici aussi, une forme d’irrespect!
Je souhaite toujours que le facteur cesse de jeter mes lettres par-dessus la grille, surtout par temps de pluie, quand les égouts débordent!
Je souhaite que les enfants et les jeunes passent plus de temps à étudier qu’à aller jouer dans les cybercafés. Ça me permettra de disposer plus souvent et plus rapidement d’un poste Internet lors de mes déplacements.
Je souhaite que le livreur d’eau minérale, de gaz ou de riz cesse de venir pendant ma sieste de l’après-midi, juste au moment où je m’endors. S’ils savaient alors, combien c’est insupportable de s’entendre dire : « Quelqu’un sonne, est-ce que tu peux descendre mon chéri? »
Je souhaite que tous les « anh yêu » (chéris) et les « em yêu » (chéries) du Vietnam et d’ailleurs puissent
s’aimer éternellement, en portant toujours un regard amusé sur les petites vicissitudes de la vie.
Je souhaite que tous les enfants aient droit au bonheur, à la joie de vivre et au plaisir de jouer.Je souhaite à mes petits malades que la science permette de soigner leurs handicaps, afin qu’ils bénéficient d’une vie meilleure pour le bonheur de leurs parents.
Je souhaite que pour les fêtes du Têt, les prix n’augmentent pas trop, sinon je serai obligé de vendre l’argenterie de mon arrière-grand-mère vietnamienne et je ne pense pas qu’elle apprécierait!
Je souhaite que les typhons qui assaillent le « quê » (village natal) de ma femme se calment un peu, parce que ça fait trois fois que je dois reconstruire la maison de mes beaux-parents ! Je souhaite surtout que les calamités naturelles qui s’abattent sur le Vietnam, surtout depuis ces dernières années, cessent pour épargner la vie de centaines de personnes et la misère pour des milliers d’autres !
Je souhaite toujours pouvoir vivre encore longtemps dans ce pays surprenant où la pensée confucéenne flirte avec un romantisme suranné, où la science avance à pas de géant alors que l’on croit toujours aux « ma » (fantômes), où les épreuves des siècles passés ont forgé un mental d’acier et un optimisme à toute épreuve.
Et enfin, je souhaite vous retrouver en pleine forme pour le premier hebdomadaire du Courrier du Vietnam, en espérant que ces tranches de vie impertinentes vous donneront envie de mieux connaître encore ce pays…
Gérard BONNAFONT/CVN
31/12/2011 [/TD]
[/TR]
[/TABLE]on notera que le quotidien CVN deviendra désormais hebdo. sa « formule « papier « n’avait pas assez d’acheteurs.FV adresse ses meilleurs voeux de réussite au CVN dans sa nouvelle version
on reparle du virus H5N1 dans le sud du pays:un article de Actualité des sciences et de l’environnement avec Maxisciences
Jeudi, les autorités vietnamiennes ont indiqué que des foyers de grippe aviaire avaient été détectés dans le sud du pays. Plus de 2.500 poulets ont été abattus dans le delta du Mékong.
La semaine dernière, la Chine a annoncé qu’un homme était décédé des suites de la grippe aviaire, près de 18 mois après que le dernier cas ait été identifié. Si le pays avait alors appelé la population à ne pas céder à la panique, il semblerait que la maladie fasse peu à peu son apparition. En effet, des foyers de grippe aviaire auraient été identifiés dans le sud du Vietnam, notamment dans la région du delta du Mékong où les autorités ont déjà abattu près de 2.500 volailles.
« Les tests ont été effectués par les autorités vétérinaires d’Ho Chi Minh-Ville (sud)« , a affirmé Thai Quoc Hieu, directeur adjoint du Département de la Santé animale de la province de Tien Giang, où elle a touché un élevage. Cité par l’AFP, celui-ci a également précisé : « Nous avons examiné la santé de tous les habitants vivant dans un rayon de trois kilomètres du foyer« . Selon ce responsable, la réapparition du virus H5N1 serait en fait favorisée par des températures plus froides en cette saison.
Depuis fin 2003, le Vietnam est l’un des pays d’Asie du sud-est les plus touchés par le H5N1. Néanmoins, il était parvenu à contrôler l’épidémie en 2006 mais a tout de même enregistré au total 59 décès dus au virus, dont le dernier remonte à avril 2010, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Or, si les contaminations par le virus H5 se sont jusqu’ici déroulées de l’animal vers l’homme, les scientifiques redoutent qu’une mutation ne permette des contaminations d’homme à homme, déclenchant une pandémie potentiellement meurtrière. -
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