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robin des bois

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15 sujets de 466 à 480 (sur un total de 4,797)
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    Messages
  • en réponse à : Le règne de Ngo Dinh Diem #149125

    à )QUOTE=Dông Phong;146642]Bonjour RdB,
    8 septembre de quelle année, SVP ? 1954 ?
    L’exode vers le Sud a commencé immédiatement après la signature de l’Accord de Genève (21 juillet).
    Merci,
    Bien cordialement.
    Dông Phong

    Tout çà c’est 1954 effectivement
    ( dont le traité de Manille le 8 septembre 54,
    -qui voit la France capituler devant les USA en ASEAN :
    – ce que HCM ne pardonnera pas aux Français ,
    – notamment les élections générales sur tout le Vietnam prévues en 1956 par genève, vont alors passer à la trappe
    – pour HCM , à partir de cette date , il lui parait évident que » les USA veulent faire la guerre au régime communiste du Vietnam « )

    Je crois que les accords de Genève avaient fixé un délai de 100 jours- ou 6 mois ?- pour les transferts de population

    ps : j’ai découvert par hasard :

    – que la promulgation officielle de la « réforme agraire par HCM » a été faite le 19 décembre 1954 .. même si je sais pertinemment que le dossier avait été ouvert dès décembre 1953 – juste avant DBP .
    – que DIEM pour le Sud a promulgué également une réforme agraire en janvier 1955 (je n’en connais pas le contenu .. mais je suppose que ce n’était pas le même !!!)

    ps par réédition

    vous avez cet extrait numérque (pages 569 à 604)

    ww.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/polit_0032-342x_1967_num_32_6_6045

    d’un bouquin de Phillipe Devillers qui s’intitule :

    favicon.gif000_txt-dispo.gif 01_right.gif La politique française et la seconde guerre du Viet Nam [article]
    Philippe Devillers

    en réponse à : Le règne de Ngo Dinh Diem #149121

    @thuong19 146635 wrote:

    salut Phuc, ta façon d »intervenir dans ce débat délicat ne te mènera nulle part aussi. nous avons nos convictions forgées par nos vécus, étayées par nos lectures et, comme tu le constates sont diverses.Tu as les tiennes induites par tes lectures et ta sensibilité politique. tu ne convaincras personne d’autre que toi même. Reste donc dans le débat en proposant tes références et éventuellement, celles et ceux qui voudront lire les ouvrages le feront en toute liberté .Il est inutile ,à bout d’argument,de ramener cette discussion sur l’état d’agressivité que tu sembles percevoir chez certains.

    Il ya en effet une façon de se comporter honnêtement dans les échanges qui relèvent de certaines règles de politesse et de bienséance …

    Lorsqu’elles ne le sont pas, je romps l’échange … sauf « si on vient me re- chercher « 

    Pour en revenir à DIEM , il est dit aussi ceci :

    …..La signature des accords de Manille (8 septembre) ainsi que l’arrivée dans le Sud des partisans nordistes dévoués à DIEM , semblèrent en quelque sorte donner le feu vert pour l’action……

    s’ensuit une liste des actions menées par DIEM et les Américains contre :
    – le général NGUYEN VAN HINH
    – les 3 sectes : Cao Dai,
    Binh Xuyen(liée à la police) et Hoa Hao

    et tout un paragraphe sur l’entrée en lice de Lansdale

    en réponse à : Forum-Vietnam : portail d’entrée du forum F-V #149119

    @thuong19 146636 wrote:

    salut Robin, rien n’a changé pour moi.

    – J’ai bien un probleme pour mon 1er contact avec F-V, uniquement « lorsque je ne suis pas encore identifié »
    S’affiche pleine page, sur des lignes horizontales assez grosses , et sans aucun en- tête, la mention en bleu  » Bulletin « , vbulletin-logo.png

    suivie des rubriques de posts des forumeurs

    – Je retrouve en bas la rubrique « identification » ; une fois identfié, apparait un panneau « Redirection » qui me ramène en effet vers les présentations habituelles ..

    – si je me deconnecte et repasse de la rubrique Messages à celle de FORUM .. rebelote

    Curieux

    en réponse à : Le règne de Ngo Dinh Diem #149113

    @Phúc_44 146624 wrote:

    Robin des Bois l’a écrit et votre emploi de l’adverbe « uniquement » démontre que vous pensez aussi que voter Diêm était l’un des buts de cet exode. En somme vous nous restituez purement et simplement la propagande communiste des années 50 qui avait bien du trouver des explications pour légitimer un exode aussi massif.
    On est en 2012, il faut se réveiller.

    D’une part je ne l’ai pas écrit comme celà … ou alors citez exactement le passage SVP ;
    d’autre part, oui, Diem est bien allé faire sa tournée dans Le NORD pour inciter les Catholiques à descendre au SUD ;
    il existe dans ce bouquin encore plusieurs pages qui décrivent assez précisément l’exploitation politique faite par DIEM et par les Américains sur cet exode massif vers le SUD .
    cf ce petit passage …..
    [ L’opération qui émouvait profondément l’opinion américaine et réveillait la pugnacité des catholiques du monde entier , qui mobilisait ( à l’appel du cardinal Spellman, archevêque de New York et du vicaire apostolique, Mgr DOOLEY ) la charité des catholiques américains, provoquait l’arrivée au Vietnam d’une mission de l’international Rescue Committee, s’avérait de portée immense et durable, et se soldait par un succès de prestige considérable pour le régime diemiste, à qui il allait néanmoins poser des problemes pratiques diffciles .]


    Par ailleurs, des noms sont cités dans ce livre sur des personnages vietnamiens catholiques du Nord qui on travaillé pour DIEM : vous le « Surdoué de la Politique Française « , ces noms vietnamiens sont-ils fictifs ou ces personnages nommément cités et désignés ont-ils existé SVP ?

    ( à noter que le copain de DédéHéo, le colonel Lansdale est cité à de nombreuses reprises )

    DEVILLERS, c’est une autre paire de manches que vous, s’agissant de l’Histoire du Vietnam. !!!

    en réponse à : Le règne de Ngo Dinh Diem #149106

    @HAN VIËT 146619 wrote:

    Le titre du post de Robin des bois est pertinent « De la guerre française à la guerre américaine « est pertinent . Il ne faut pas oublier le contexte historique global .Les évènements de 1954 , Dien bien phu et l’exode ne sont que d’importantes péripéties d’une longue histoire .En effet , la guerre française a commencé en 1858 avec la chute de Hué ; depuis les VN luttent sans relâche pour obéir au mandat du ciel , chasser les colonialistes .
    .

    Ce livre- chiné par le plus grand des hasards- contient un tas de choses fort intéressantes (pour moi en tout cas) sur cette période de 10 ans, assez peu étudiée je pense (1954/1964)

    Je terminerai volontairement ma participation à cet échange, par la citation d’une partie de l’avant-propos accompagnant la réédition de ce livre profondément remanié en 1969 :

    ….[On ne peut certes assimiler tout à fait les deux conflits ( rdb : guerre d’Indochine et guerre du Vietnam ). Mais la continuité profonde, en quelque sorte historique, entre la guerre faite par la France pour maintenir son influence au Viet nam par le truchement d’une classe dirigeante liée à ses intérêts, et l’expédition déclenchée par Washington pour assurer le succès de la contre-révolution et démontrer à l’ensemble du Tiers-monde que le choix de la voie de développement marxiste attirerait sur le coupable les foudres de l’Apocalypse, apparait chaque jour davantage.

    La situation de la France dans le monde de 1954 et celle des Etas-Unis dans celle de1969 sont bien différentes : et probablement aussi la consciece de M. Dean RUSK et celle de M. Georges BIDAULT, les intérêts des producteurs d’hévéas français et ceux de l’industrie de guerre américaine, la carte de guerre du général Navarre et celle du général Abrams.

    Mais d’un conflit à l’autre, les éléments communs sont les plus forts :

    a) Dans l’un et l’autre cas, la puissance occidentale prétend convaincre le peuple vietnamien du régime, du groupe dirigeant et du mode de développement qui lui convient . En vain .

    b) Dans l’un et l’autre cas, la puissance occidentale prétend ne pas reconnaitre l’unité profonde, fondamentale, biologique du peuple vietnamien, et s’acharne à maintenir des frontières géographiques ou idéologiques que la majorité des intéressés récusent.

    c) Dans l’un et l’autre cas , les Occidentaux prétendent combattre une invasion communiste plus ou moinjs fomentée par Moscou ou Pékin, et refusent de constater le caractère essentiellement vietnamien de la cause du Viet Minh ou du « Vietcong ».

    d) Dans l’un et l’autre cas, le corps expéditionnaire occidental- plus largeent épaulé en 1969, certes, qu’en 1954, par ses alliés locaux- apparait vite come un corps étranger , contre lequel se liguent la grande majorité des masses populaires et la totalité des forces naturelles- sol, climat, végétation .

    Le paysage se bat toujours contre l’assaillant ]…

    etc etc

    en réponse à : rediffusion de l’emission enterre inconue #149103

    @AnhTruc 146613 wrote:

    Bonjour TLM
    Bonjour carlos phan
    Plutôt à 15,45 H
    France 5
    Rendez-vous en terre inconnue.
    Frédéric Michalak chez les Lolo noirs

    cordialement
    AnhTruc

    Vu la première diffusion

    Frappé par le sens de l’hospitalité de toute cette communauté ,
    leurs règles de vie communautaires ,
    et la façon dont les pères s’occupent bien de leurs enfants !!!

    en réponse à : Le règne de Ngo Dinh Diem #149100

    [TABLE]
    [TR]
    [TD= »colspan: 3″][IMG]http://www.terrevie.net/etudes/OUVRAGE/Galerie.de.livre/maroc/maro.po.eco.so.cultu/ph.devil.et.j.lacouture.htm[/IMG]Viet Nam de la gerre française à la gerre américaine

    [/TD]
    [/TR]
    [TR]
    [TD= »colspan: 3″]Note des Editions du Seuil :

    – Les chapitres I à XIV (sauf les chapitres VIII et XIII) et de XXIV à XXIX sont de Philippe DEVILLERS

    Les chapitres VIII, XIII, et de XV à XXIII sont de Jean LACOUTURE

    les textes que j’ai cités sont tous extraits du chapitre XXV , et donc sont de Philippe DEVILLERS

    [/TD]
    [/TR]
    [/TABLE]

    en réponse à : Le règne de Ngo Dinh Diem #149096

    et puisque c’est férié et dans ma « grande bonté »,

    voici le texte des deux paragraphes manquants, offerts généreusement aux feux de la critique F-V :

    … [ Depuis 1950-1951(proconsulat du maréchal de Lattre de Tassigny), les Français, par l’occupation des évêchés de Bui Chu et de Phat Diem, par toute une politique de séduction, avaient réussi à « compromettre » de leur côté une grande partie des catholiques tonkinois, à les rallier à la rebellion baodaiste. Il ne fut pas difficile de faire croire à ces malheureuses populations que leur attitude pro-française et anticommuniste leur vaudrait d’impitoyables représailles de la part des nouvelles autorités, de provoquer ainsi, dans des conditions lamentables, leur départ précipité en direction de la côte ou de la zone d’Haiphong encore tenue par les Français.

    Chauffés à blanc par des propagandistes « intégristes » auxquels se mêlaient des agents spéciaux, les curés tonkinois furent aussi facilement persuadés que le rétablissement du régime communiste signifierait, comme en Chine, la fin de la liberté du culte, la persécution religieuse, les jugements des prêtres par des tribunaux populaires, etc., et qu’ils ne devaient donc pas, eux et leurs ouailles, demeurer en régime communiste. Ils devaient, leur fut-il démontré, profiter des facilités offertes par les accords, partir, gagner la zone sud où ils seraient traités avantageusement (grâce à l’aide américaine) par un gouvernement présidé par un catholique (8). Ainsi persuadés, des villages entiers, derrière leurs curés, abandonnèrent leurs terres et leurs maisons pour ganer la côte. ]….

     
     
    (renvoi n°8) : Dans son livre, Au Nord du 17eme parallèle (Hanoï, 1955), Wilfried Burchett a donné la reproduction de certains tracts distribués à ce moment aux populations du Nord pour les inciter à émigrer au Sud

    en réponse à : Le règne de Ngo Dinh Diem #149095

    Désolé : je ne suis pas horloger .. et donc « je ne remets pas les pendules à l’heure « 

    Je suis sincèrement re-désolé de « décevoir ceux qui se disent mes amis du forum F-V« 

    Je ne « commets rien d’insultant vis à vis de n’importe quel Vietnamien » : c’est très mal élevé !!
    Et contrairement à d’autres, j ‘évite même de traiter gratuitement certaines personnes de « malhonnêtes« : çà la fout mal, je trouve !!

    J’accepte de me tromper .. mais je cherche, je « chine » je lis et je trouve…. (même hors Wikipédia !)

    Ci dessous ce texte instructif dont je donnerai les références ultérieurement :

    ….[C’est dans cet esprit, et avec un tel objectif politique, que les équipes diemistes surent efficacement travailler, aidées du reste par certains étrangers, dans les régions du Nord où avançait l’armée populaire.
    Dès le 30 juin, Diem s’était rendu à Hanoî et il y avait mis sur pied un « comité de défense du Nord » dont la direction avait été confiée à un catholique, Hoang Co Binh.

    Une semaine aprés les accords de Genève, tandis que le maire de Hanoï, Do Quang Giai, jugé trp francophile était congédié, Diem exortait la population à se replier vers le Sud (30 juillet). Cependant une forte opposition à cet exode se faisait déjà sentir et la manifestation présidée par Diem le 2 août à Hanoï n’obtint qu’un faible succès. Il apparaissait que le nombre de volontaires pour partir vers le Sud serait beaucoup plus faible que prévu. Hong Co Binh fut alors limogé et remplacé par un autre catholique, Le Quang Luat, qui reçut instruction d’organiser une évacuation massive .
    On mit à sa disposition un personnel assez nombreux et souvent d’origine suspecte .

    Le rôle du Dr Tran Kim Tuyen, un autre représentant de Diem à Hanöï, catholique nordiste lui-même, fut dans cette même période aussi important que discret. Il s’agissait de provoquer un exode massif des catholiques , et d’autres éléments économiquent importants si possible , en développazt le complexe de peur d’abord, en recourant à divers arguments ensuite .
    Les diemistes virent parfois leur tâche facilitée par le comportement des communistes .

    (……… suivent deux paragraphes fort intéressants .. puis celui-ci )
    Le mouvement se trouva encore amplifié par des rumeurs, systématiquement diffusées, destinées à faire croire, non pas ( comme on l’a dit) , que la Vierge Marie quittait le Nord pour le Sud, mais qu’il ne resterait plus au Nord ni images pieuses, ni tabernacles, ni prêtres, que les sacrements ne pourraient donc plus être distribués, et que les catholiques qui resteraient seraient ainsi abandonnés

    etc etc

    cqfd : pas de Vierge Marie dans la Marche vers le Sud – dont acte de la part de Rdb – mais pour le reste (notamment les Cathos et Diem )… en voulez-vous d’autres SVP !!!!

    Est-ce que les noms cités vous disent quelque chose svp ?

    en réponse à : Le règne de Ngo Dinh Diem #149093

    1234567890

    en réponse à : Le règne de Ngo Dinh Diem #149092

    @Dông Phong 146595 wrote:


    Cher RdB,
    Vous, en qui j’ai beaucoup d’estime, vous me décevez beaucoup en contribuant à colporter cette fable ridicule.
    Veuillez voir mon post précédent adressé à Phuc_44 dans ce même topic.
    Dông Phong

    Cette « version « , je l’ai lu dans au moins un bouquin que je possède … mais lequel !!!

    Elle a un rapport direct avec :
    – un voyage ou pélerinage de NGO DINH DIEM à ND de LA VANG, durant les mois de délai qui ont précédé la partition du Vietnam autour du 17eùme parallèle
    – et le « réferendum truqué » qui a permis à NGO DINH DIEM de faire chuter Bao Dai, de s’emparer du pouvoir et créer la Républqiue du Sud-Vietnam

    ps : olivier TODD , dans les repères chronologiques de son bouquin  » Cruel avril », indique :

    – Août 1954 : 1 million de réfugiés, la plupart catholiques, fuient le Nord.

    et je vais chasser dans mes rayons de livres !!!

    voici la « version Wikipédia » .. mais je confirme que ce n’est pas « ma tasse de thé »

    [ En 1950, le Viêt Minh a le soutien de L’Union soviétique et de la République populaire de Chine. En octobre 1950, la France subit sa première défaite avec la bataille de la RC 4. Les États-Unis soutiennent la France. Le 7 mai 1954, la France perd la bataille de Diên Biên Phu. Le 21 septembre, Pierre Mendès France signe les accords de Genève avec Pham Van Dong : le pays est coupé en 2 au 17° parallèle de façon temporaire pour le regroupement militaire des forces françaises au sud avant son évacuation complète du Viêt Nam, Cambodge et Laos. Au cours des deux années suivantes, un référendum devra être organisé pour choisir un régime unique au Viêt Nam. La population a cent jours pour choisir entre le régime communiste du Nord et nationaliste du Sud : un million de « Nordistes », pour la plupart catholiques, émigrent au Sud avec leurs curés par paroisses entières sur le thème de « suivre la Vierge partie pour le Sud » pour éviter d’être liquidés par le nouveau pouvoir, qui élimine toute opposition, alors que 100000 « sudistes » de l’Armée populaire vietnamienne rejoignent le Nord, selon les termes des « Accords de Genève » sur le regroupement militaire. La France se retire définitivement de l’Indochine, suivant ces mêmes termes des Accords de Genève. En 1955, l’État du Viêt Nam laisse la place à la République du Viêt Nam (ou Sud du Viêt Nam), qui fait toujours face à la République démocratique du Viêt Nam (ou Nord du Viêt Nam).

    en réponse à : Le règne de Ngo Dinh Diem #149082

    @thuong19 146168 wrote:

    salut Bao Nhan
    je suis allé sur le site de La Vang,je ne crois pas qu’il y ait eu une pagode en cet endroit avant l’église . ce site a une histoire très particulière. c’est un peu « Lourdes » dans la province de Quang Tri pour les catholiques..
    je poste quelques photos de ma visite:

    Anecdote célèbre : Notre Dame de LA VANG , selon NGO DINH DIEM venu « prêcher là « en 54 (au moment de la partition Nord-Sud ), « aurait décidé d ‘entreprendre elle aussi sa Marche vers le Sud » pour ne pas tomber aux mains du régime communiste de HCM !!
    D’où un exode massif des Chrétiens du futur Nord-Vietnam vers le Sud-Vietnam ..(. pour aussi voter pour lui ..)

    en réponse à : La Franc-Maçonnerie mère du colonialisme #149080

    Question «  Traces francophones en ASEAN « 

    sur ce lien :

    http://asie-info.fr/2012/04/15/labsence-de-la-france-52430.html

    – cet excellent article de J-C POMONTI , ex-« vieux de la vieille » du journal Le Monde en ASEAN

    L’absence de la France

    15 avril 2012 | | Rédigé par: Jean-Claude Pomonti
    asie_info_drapeau_français_dr-300x199.jpgLa France en Asie du sud-est ? Question déplacée, en pleine campagne électorale. C’est vrai. Ce qui l’est également : à quoi sert-il encore de la poser ?

    Les internautes français inscrits dans un consulat à l’étranger reçoivent une avalanche de courriels envoyés par les équipes des principaux candidats à l’élection présidentielle du 22 avril. A Singapour, à Bangkok ou à Hanoï, tant de sollicitude invite à la mélancolie… Jamais les résidents français, jamais les touristes français n’ont été si nombreux en Asie du sud-est. Et jamais leur pays – et ce qu’il représente à leurs yeux de culture, de foi et, pourquoi pas, d’intelligence – n’a été si absent.
    Certes, en 2012, Alain Juppé s’est rendu à Rangoon pour y saluer Aung San Suu Kyi et Ségolène Royal a assisté à l’ouverture du festival franco-vietnamien de Hué. Certes, les enjeux d’une campagne électorale – présidentielle, puis parlementaire – sont prioritaires et, de toute manière, l’Asie du sud-est ne l’est pas aux côtés, par exemple, de l’Extrême Orient. Certes, avec les contraintes de l’austérité, les budgets, notamment culturels, fondent.
    Toutefois, la préoccupation essentielle est autre : c’est la courbe régulièrement ascendante du désintérêt français pour des relations substantielless avec cette région qui compte 600 millions d’habitants, dont l’économie est l’une des plus dynamiques de la planète et avec laquelle la France entretient des liens non-négligeables, ceux qui survivent à la fin des empires et qui sont d’estime.

    La relance dans les années 90

    Quand il était chef de l’Etat et en dépit de son manque d’atomes crochus avec la région, François Mitterrand s’était rendu à deux reprises en Asie du sud-est. En 1986, il avait visité l’Indonésie. En 1993, en dépit de la maladie qui devait l’emporter deux ans plus tard, il s’était rendu au Viêtnam. Il avait fait saut à Diên Biên Phu («une erreur», avait-il dit), s’était promené dans les rues de Hanoi et avait qualifié d’ «anachronisme» un embargo économique américain encore vigueur (il sera levé en 1994). Dans la foulée, il avait visité le Cambodge. Surtout, c’est sous la présidence de Mitterrand que la coopération française avec les anciens États d’Indochine a été relancée.
    Cet effort a été poursuivi par Jacques Chirac qui, lui, était un mordu de l’Asie de l’est. Dès 1996, il s’est rendu à Singapour pour y dire son message à l’Asie et, à Bangkok, pour y créer l’Asem, le forum de dialogue entre l’Europe et l’Asie (également présent, le chancelier allemand Helmut Kohl lui a laissé la vedette). En 1997, Chirac est retourné à Hanoï, pour la énième fois, à l’occasion d’un sommet de la francophonie. Et Chirac s’est rendu une dernière fois à Bangkok, en 2006, à l’invitation du roi Bhumibol.
    Il reste que la volonté de rétablir des liens avec l’Asie du sud-est, sensible dans les années 90, s’est émiettée au tournant du siècle. Elle est devenue quasi-inexistante sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Des visites ministérielles ont lieu de temps à autre, rapides et sans passion. Et pourtant ! Quelque dix mille ressortissants français sont aujourd’hui installés à Singapour. Il y en a autant en Thaïlande.

    Une image floue

    L’Ecole française d’Extrême Orient, présente de Hanoï à Jakarta, de Chiang Mai à Angkor, de Bangkok à Phnom Penh – et demain, pour la première fois depuis 1975, à Hô-Chi-Minh-Ville –, conserve un rôle culturel important dans la région. La France demeure, à l’étranger, le principal centre de diffusion d’une littérature contemporaine vietnamienne de qualité. Les Français sont considérés, en Asie du sud-est, comme les meilleurs financiers, les meilleurs voyagistes. Les produits de luxe français connaissent, comme ailleurs, un franc succès auprès des élites enrichies de la région.

    Au lieu de stimuler ces efforts, les pouvoirs publics français semblent s’en désintéresser comme si l’Asie du sud-est ne figurait plus dans leur champ d’optique. Huit ans après la débâcle de Diên Biên Phu, de Gaulle avait renoué avec l’Asie en rétablissant le lien avec Pékin. Au lendemain de la chute du Mur de Berlin, Paris avait joué un rôle dans l’ouverture des ex-Etats indochinois. Qu’en reste-t-il ? C’est difficile à dire. Peut-être, une image floue. De plus en plus floue ?

    Jean-Claude Pomonti

    [h=1]Horst Faas, photojournaliste, mémoire de la guerre du Vietnam[/h]LE MONDE | 15.05.2012 à 13h13
    Par Claire Guillot

    Mémoire de la guerre du Vietnam, Horst Faas a couvert ce conflit pendant plus de dix ans, d’abord comme photographe puis comme charismatique directeur de la photographie au bureau de l’agence américaine Associated Press (AP) à Saigon. Il est mort le 10 mai 2012 à Munich, à l’âge de 79 ans.
    Quand on évoque les photographies emblématiques de la guerre du Vietnam, ce n’est pas son nom qui vient en premier. Horst Faas était pourtant un photographe accompli – il a publié des photos terribles de soldats mourants ou de civils vietnamiens paniqués par les bombardements, et il est le seul photographe à avoir remporté deux prix Pulitzer au cours de sa carrière. Mais c’est surtout en tant que directeur de la photographie, à la tête du bureau d’AP, qu’il va laisser une empreinte majeure sur ce conflit.
    Images plus crues
    A Saigon, ce photographe à l’allure massive, à la voix forte et à l’accent allemand prononcé, donne sa chance aux débutants bien avant qu’ils soient connus – Henri Huet, Christine Spengler, Nick Ut… un groupe de jeunes passionnés qu’on finit par appeler à Saigon  » l’armée de Faas « . C’est lui qui impose à sa hiérarchie, et par là même à l’ensemble de la presse américaine, des images tragiques et violentes, plus crues que celles auxquelles les journaux sont habitués.
    Encore aujourd’hui, ces images restent dans les mémoires : la petite fille brûlée au Napalm et hurlant de douleur sur la route, réalisée par Ut en 1972, n’aurait pas dû être publiée car elle était contraire aux règles d’AP sur la nudité. C’est aussi Horst Faas qui insiste pour mettre en avant une image polémique et célèbre d’Eddie Adams : elle montre en 1968 un officier sud-vietnamien abattant froidement un soldat vietcong à bout portant.
    Né à Berlin en 1933, Horst Faas grandit pendant la guerre, entre les évacuations, le manque de nourriture et les bombardements. Après le conflit, alors que sa famille a fui à l’Ouest, il s’installe à Munich où il devient photographe pour l’agence Keystone, avant d’intégrer AP en 1956. Après avoir travaillé en Algérie et au Congo, il déploie au Vietnam à partir de 1962 un redoutable sens de l’organisation, guidé par la volonté de faire plus vite et mieux que l’agence concurrente, UPI (United press international). Il donne sa chance à de jeunes recrues, vietnamiennes et occidentales et se lie ainsi avec Huynh Thanh My, un acteur vietnamien devenu photographe permanent à AP. Ce dernier mourra en 1965, avant que son frère,  » Nick «  Ut, soit recruté à son tour par l’agence.
    Lourdes pertes
    Horst Faas lui-même réalise des images fortes : un homme accusateur, qui tend le corps de son enfant à des soldats sud-vietnamiens. Ou bien le regard pur et hébété d’un GI dont le casque dit  » la guerre c’est l’enfer « . A l’époque, l’armée américaine accueille sans méfiance les photographes, et lui permet de faire des images au plus près des combats – ce qui lui vaut un prix Pulitzer en 1965.  » J’allais voir les conducteurs d’hélicoptère et j’essayais de les convaincre de m’emmener, racontait Horst Faas au Monde en 2008. Je leur disais que j’avais ma propre nourriture, mon casque, et en général ça marchait. «  Mais la rançon est élevée : les pertes sont lourdes parmi les journalistes. En 1967, Horst Faas est blessé par une grenade, ce qui ne l’empêchera pas de couvrir le conflit jusqu’en 1974.
    Par la suite, Horst Faas suivra des sujets très divers, comme les Jeux Olympiques de 1972, les combats de Mohammed Ali ou les troubles au Bengladesh en 1972, qui lui rapportent un second prix Pulitzer. Mais c’est le Vietnam qui reste  » sa «  guerre. En 1997, il publie, avec un autre vétéran du Vietnam, Tim Page, Requiem qui rend hommage aux photographes tués sur le terrain, 135 en comptant les deux côtés. Suivra en 2003 Lost over Laos, avec le journaliste Richard Pyle, qui raconte l’expédition pour retrouver les corps de quatre photographes tués en 1971, dans le même hélicoptère pendant la guerre du Vietnam : Larry Burrows, Henri Huet, Kent Potter et Keisaburo Shimamoto.
    Diminué par un accident vasculaire en 2005, Horst Faas n’en continuait pas moins de témoigner, depuis sa chaise roulante, sur la guerre du Vietnam et sur le photojournalisme. Un  » âge d’or «  où les images comptaient pour le public, et où les photographes étaient moins nombreux, plus libres de leurs mouvements.

    Claire Guillot

    en réponse à : La Franc-Maçonnerie mère du colonialisme #149056

    @Dông Phong 146552 wrote:

    Bonjour RdB,
    Oui, vous avez raison de citer Per Jakez Helias, qui a tellement parlé des bienfaits de l’école française en Bretagne et aussi de ses méthodes humiliantes (port de la « vache » au cou…) pour imposer le français aux Bretons et « assimiler les indigènes ».
    Je regrette de ne pas avoir « Le cheval d’orgueil » sous la main pour citer exactement ces passages, ayant prêté mon exemplaire à quelqu’un qui a oublié de me le rendre.
    Néanmoins, j’ai retrouvé la pratique de la « vache » (et d’autres symboles humiliants, et dans d’autres pays) dans cet article : Symbole (enseignement) – Wikipédia
    Bien cordialement.
    Dông Phong

    J’ai le Cheval d’orgueil collection  » Terre des hommes  » ; je m’attendais a votre réaction ….

    Héliaz ayant été un des « chantres de la renaissance de la Culture bretonne  » , je ne suis pas du tout choqué par ses écrits …

    Ceci dit M.P.J HELIAZ, grâce à l’intelligence de ses instits et à son sang bigouden,a fait une magnifique carrière universitaire .

    Et bon nombre de bigoudens , issus de milieux archi-pauvres mais ayant appris le français de gré ou de force et obtenu divers « dîplômes républicains « , ont pu faire de brillantes s carrières dans les administrations, la marine l’armée et que sais-je encore !.

    -J’ai un petit-fils bigouden 100% côté paternel ( Tréméoc, si çà vous dit ) : et comme les Bigoudens se disent « l’aristocratie de la race bretonne  » les autres Bretons ne les apprécient pas outre mesure sous cet aspect là !!!

    – y aussi la « statue d’une bigoudenne  » dressée fièrement à Pors Poulhan en PLOZEVET pour « marquer la frontière entre le pays bigouden et la pointe du Raz » : c’est important non !!

    [IMG]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/ac/Statue_de_la_Bigoud%C3%A8ne.JPG/220px-Statue_de_la_Bigoud%C3%A8ne.JPG[/IMG]

    (chez moi j’ai les TRI YANN, et Gilles SERVAT !!!!)

    ps par réédition : j’apprécie beaucoup le Cheval d’Orgueil et PJ Héliaz, écrivain et conteur ;mais il y a eu depuis un magnifique bouquin que vous connaissez peut-être

    Mémoires d’un paysan Bas-Breton

    de Jean-Marie Déguignet (1834-1905)

    Ce sont ses propres mémoires , publiées seulement en1998 aux éditionws An Here . C’est superbement écrit

    http://www.deguignet.eu/index.php/editions/30-memoires-paysan-bas-breton-jean-marie-deguignet

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