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acte 1: « Toi, mon cochon, » quel cul » : viens par ici !«
Et voici l’article complet intitulé
TRAFIC D’ÊTRES HUMAINS • Au marché aux enfants de Dongguan
Un journaliste chinois d’un quotidien de Canton a mis au jour un trafic d’enfants loués comme bêtes de somme pour les usines du delta de la rivière des Perles, au Guangdong – que l’on appelle en Occident « l’usine du monde ». Extraits.



Des enfants chinois dans une briqueterie, en 2006
DR

Me faisant passer pour le dirigeant d’une entreprise textile à la recherche d’enfants pour travailler comme ouvriers dans son usine, je suis tout de suite entouré par des « contremaîtres ». L’un d’eux, qui se présente sous le nom de Pan Ajie, fait venir devant moi plusieurs enfants : « Ils sont en très bonne santé. On peut leur faire faire sans problème les travaux les plus durs ! » Et de me saisir la main pour que je frappe les enfants, comme preuve que ce qu’il avance est bien vrai. Les enfants, tels des élèves dociles châtiés par leur maître, ne bronchent pas, la tête baissée.Après marchandage, Pan Ajie donne finalement son accord pour un taux horaire de 3,50 yuans [environ 30 centimes d’euros] par enfant. Il m’explique que les enfants sont tous originaires de la région des Liangshan, au Sichuan. Les frais de transport et l’argent nécessaire à leurs dépenses quotidiennes leur ont été avancés. Les parents des enfants leur ont rédigé une attestation, officialisée par le sceau du comité du village. « Ils sont mis sous notre tutelle et nous pouvons prendre toutes les mesures. Il suffit pour vous de signer un accord d’embauche avec nous. »
Cet accord ne comporte aucune disposition concernant des droits sociaux comme les congés, la protection sociale ou le remboursement des soins médicaux. « C’est notre gros plus ! » explique Pan Ajie. « Avec nos employés, vous n’avez pas de soucis, vous pouvez les faire travailler le nombre d’heures que vous voulez chaque jour et leur donner à faire les tâches les plus pénibles sans que cela ne pose de problème. S’ils tombent malades, c’est nous qui nous en occupons. En cas d’accident du travail, il suffit que l’usine propose un dédommagement correct et on n’en parle plus ! »
La zone de plusieurs kilomètres de long qui s’étend entre le marché et l’école primaire de la ville de Shipai est devenue le lieu d’un vaste marché du travail clandestin. Des intermédiaires professionnels y amènent chaque jour des dirigeants d’usines pour leur faire choisir la main-d’œuvre dont ils ont besoin, puis d’autres personnes arrivent au volant de camions ou de minibus, qu’ils bourrent d’enfants avant de s’en retourner. J’aborde un homme d’âge moyen, particulièrement actif, Lei Sheng : « Le travail à faire dans notre usine n’est pas très pénible ; il s’agit d’enlever des fils ou d’autres petites tâches de ce genre. Je recherche cinquante ouvriers âgés de 14 ou 15 ans, pour que ce soit plus facile à gérer. »
Tout d’abord sur ses gardes, Lei Sheng finit par m’assurer avec professionnalisme qu’il pourra me fournir le nombre de personnes voulu. Il me garantit l’obéissance absolue de ces jeunes et leur soumission à n’importe quel encadrement, en disant que, dans le cas contraire, il suffit de lui téléphoner pour qu’il envoie quelqu’un faire entendre raison aux fortes têtes. Lei Sheng est en fait le chef de la bande des contremaîtres des Liangshan à Shipai. Il a sous ses ordres 18 contremaîtres, qui supervisent eux-mêmes chacun de 50 à 100 ouvriers âgés en moyenne de 13 à 15 ans. Rien que dans la municipalité de Dongguan, il existe au moins trois ou quatre autres grands contremaîtres comme lui.
J’ai par la suite eu confirmation auprès de ces enfants que la plupart d’entre eux n’avaient pas 16 ans quand ils étaient partis travailler en ville. Ils ont été trompés par les « contremaîtres », qui leur avaient promis une bonne rémunération dans les usines du Guangdong (jusqu’à 20 000 yuans par an [1 850 euros]) et la prise en charge de leurs frais de transport et d’entretien.
Quelques jours plus tard, pour me rassurer sur la qualité du travail fourni par les ouvriers enfants, Lei Sheng demande à un de ses subalternes, un certain monsieur Chen, de m’emmener dans une société de matériel audio de la zone industrielle de Shipai. M. Chen m’explique qu’environ 200 enfants originaires des Liangshan travaillent ici sous ses ordres (une centaine de filles pour un peu plus de 90 garçons). Je découvre là le plus jeune enfant ouvrier jamais rencontré lors de toute mon enquête : il n’a même pas encore 9 ans !
Devant mon étonnement, le contremaître Chen éclate de rire, affirmant que c’est tout à fait normal. Il me montre des photocopies de livrets de résidence, m’expliquant que, faute de carte d’identité, les enfants des Liangshan emportent leur livret de résidence quand ils partent de chez eux. Il est très facile de falsifier les photocopies de ce document en indiquant des âges supérieurs à 18 ans, ce qui permet d’être en règle en cas de contrôle. Et, au dire de nombreux enfants ouvriers rencontrés lors de mon enquête, les patrons de leur usine savent pertinemment qu’ils ne sont pas majeurs, mais ferment les yeux pour diminuer les coûts et respecter leur planning.
Rao Dehong

édifiant n’est-il pas?
Si vous considérez le périodique « Courrier International » comme un support d’infos très sérieux, je vous recommande son dernier numéro contenant un dossier sur :
le Trafic des Etres humains
Plusieurs « encarts » réservés plus spécialement aux plaques tournantes de ce trafic, en Europe et en Asie
Courrier international, n°917*Femmes à vendre : Enquête sur l’essor du trafic d’êtres humains
Femmes à vendre : Enquête sur l’essor du trafic d’êtres humains
En couverture



L’essor du trafic d’êtres humains
TRAFIC D’ÊTRES HUMAINS• Au marché aux enfants de Dongguan

CONTROVERSE• Un phénomène grossi ?
CHINE • Une plaque tournante en Asie

THAÏLANDE • Autant victimes que bourreaux

Roumaines et Moldaves livrées à l’Ouest

Travail forcé « sous contrat » 

ASIE DU SUD • L’émigration « sous contrat », souvent une forme cachée d’esclavage
robin des bois;55925 wrote:J’ai pris plusieurs photos de scènes du marché de Bac Ha que j’aime assez ( « les petits métiers « .. )
Si çà vous intéressePar exemple ces deux-là prises à Bac Ha
– « Le mireur de charrue » (ou d’araire!!! j’aime beaucoup celle-là):
– « L’enclume aux deux forgerons »
oliviersapa;55924 wrote:j’ai la chance de pouvoir aller a Can Cau tous les samedis (lorsqu’il ne pleut pas hihihi) et je vous degoterai quelques bonnes photos a l’occasion.LA photo de la mere avec son bebe est geniale ! J’en avais pris une un peu du meme genre a Bac Ha l’an dernier

Inconsciemment j’avais déjà pris la photo de la carte (et oublié depuis!!!) ; sans doute pour y retourner en votre compagnie et celle de Madame.
J’ai pris plusieurs photos de scènes du marché de Bac Ha que j’aime assez ( « les petits métiers « .. )
Si çà vous intéresseoliviersapa;55863 wrote:Je viens juste de retourner du marché de Can Cau qui se tient tous les samedi. Si vous cherchez un peu de calme loin de l’agitation de Sapa ou de Bac Ha alors cet endroit est fait pour vous !J’en remettrai d’autres des que j’aurai le temps de les réduire…
Merci Olivier
Personnellment je considère que le marché du dimanche de Bac Ha a été le summum de notre voyage de 3 semaines fait en mars 2006
Et si vous me dites que Can Cau c’est encore mieux que Bac Ha , je vous crois.. et j’ai envie d’y aller voir..
(ps ; à Bac Ha, j’avais flanqué plus d’une heure de retard à notre petit groupe .. avec une femme en pleurs, morte de confusion !!! Et moi j’étais aux anges !!!
Voir les Hmong- fleur vivre au naturel, c’est quelque chose d’incroyable !)En hommage à cette Ethnie superbe, mon portrait de » Mère à l’enfant »
chantalngoc;55856 wrote:ni avec ce que vous exposez sur la virginité de l’une ou des deux personnes
vous rendez vous compte de la régression,…à l’heure où l’on autorise des pacs, des mariages homosexuels, il faudrait accepter cette loi débile
Il y aurait en France 2 catégories de femmes,
et pourquoi ne mettrions nous pas le drap souillé à la fenêtre?Attention Chantalngoc : il y a 2 choses très importantes à bien distinguer.
Et ce que je pense et souhaitais dire, c’est ceci:– l’article 180 ne dit pas du tout de classer la virginité d’une femme (en ignorant de plus celle de l’Homme) parmi les valeurs essentielles d’une personne nécessaires pour un mariage.
– Non, c’est la décision personnelle d’un seul juge en 2008, qui malheureusement risque de faire jurisprudence, si ce jugement là n’est pas cassé.
D’ailleurs l’astuce de ce juge, qui contribue à ajouter à la confusion, a été d’avoir utilisé non le motif de la virginité , mais celui du mensonge!!
( Et je continue de penser que c’est ce que voulait dire Rachida Dati)
Sans avoir de sympathie particulière pour Mme Rachida Dati, je pense que sur ce coup là, elle a une réaction assez intéressante.(liée sans doute au fait que, elle, elle a eu vraiment besoin de cet article 180. Donc, s’agissant de cet article 180, je pense qu’il faudra y regarder à deux fois avant de le démolir.
Ou le bât blesse, c’est lorsqu’il s’agit de classer la virginité d’une seule des deux personnes (car l’article 180 concerne bien les 2 personnes du couple !!!), parmi les « qualités essentielles » de la personne : dans ce cas, encore une fois où classe-t-on svp la virginité du mari ?
Par ailleurs, selon moi, il conviendrait plutôt de s’intéresser de beaucoup plus près à la personnalité du juge qui a rendu une telle sentence: références morales de cette personne, son code des valeurs , voire même sa vie privée…
Parce que si c’est un « mal baisé ou un cocu » qui va à la messe tous les dimanches matins, y a déjà un début d’explications !!!
Il parait qu’on a besoin d e moi sur le topic » C’ici les copines » !!!
« Encore eut-il fallu que je le susse «
Donc la réponse à la question qu’on m’a posée par une autre voie est celle-ci:
[-Chapitre IV : Des demandes en nullité de mariage
Article 180
(Loi du 17 mars 1803 promulguée le 27 mars 1803))(Loi nº 75-617 du 11 juillet 1975 art. 5 Journal Officiel du 12 juillet 1975 en vigueur le 1er juillet 1976)
(Loi nº 2006-399 du 4 avril 2006 art. 5 Journal Officiel du 5 avril 2006)
Le mariage qui a été contracté sans le consentement libre des deux époux, ou de l’un d’eux, ne peut être attaqué que par les époux, ou par celui des deux dont le consentement n’a pas été libre, ou par le ministère public. L’exercice d’une contrainte sur les époux ou l’un d’eux, y compris par crainte révérencielle envers un ascendant, constitue un cas de nullité du mariage.
S’il y a eu erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l’autre époux peut demander la nullité du mariage.]et vous trouverez le texte complet du « Code Civil sur le mariage « sur ce site:
Code civil – Mariage : les textes de lois
Par ailleurs su le même sujet vous avez un lien très interessant ici:
France 24 | L'annulation d'un mariage soulève un concert de protestations | France 24
Voilà voilà .. et vive la liberté des femmes.. On dirait que çà donne des idées à pas mal de monde!!!
(ps : comment vérifier svp qu’un jeune marié est toujours puceau??)
Y a pas photo (et ben si justement!) : la plus belle pagode de l’Ouest et même de France, c’est chez nous, dans l’agglomération nantaise, à Saint herblain plus précisément.
ouest-france.fr – La plus belle pagode de l’Ouest est Ã* Nantes
Pays de la Loire
vendredi 30 mai 2008
La plus belle pagode de l’Ouest est à Nantes

Le révérend Thich Nguyên Lôc se partage entre son activité de moine et l’usage de la truelle à la pagode de Nantes.
Elle est arrivée d’Asie par… cargo. Après quatre ans de travaux, la communauté vietnamienne ouvre le plus beau temple bouddhiste de l’Ouest. Avant la venue du Dalaï-lama.La foi peut transporter des montagnes. Ou voguer au gré des flots. Pragmatique, la communauté vietnamienne de Nantes a ainsi fait venir sa pagode par cargo, depuis l’Asie du Sud-Est. Elle ne mesure pas plus de quelques mètres de haut mais abrite un bouddha de granit qui, lui aussi, était du long voyage.
Discrètement niché entre les méandres d’une bretelle du périphérique, à Saint-Herblain, dans la périphérie nantaise, c’est une extraordinaire petite parcelle d’Asie sereine qui se révèle aux rares curieux.
Dans moins de deux semaines, la diaspora vietnamienne va inaugurer à cet endroit la pagode Van Hanh, l’une des plus belles de France. On en compte en effet un peu plus d’une vingtaine dans le pays, en particulier dans la région parisienne et à Marseille. Un évènement pour les pratiquants bouddhistes de la région, plus de 550 familles surtout vietnamiennes, mais aussi cambodgiennes, laotiennes et… européennes.
Des sculptures réalisées sur mesure au Vietnam
« Des religieux vont venir du monde entier, des États-Unis, du Canada ou d’Australie », se réjouit le révérend Thich Nguyên Lôc, seul moine du lieu, qui se partage entre sa mission religieuse et le maniement de la truelle et du pinceau. Déjà, des nonnes ont fait spécialement le voyage pour l’aider à préparer les cérémonies qui vont durer trois jours, les 6, 7 et 8 juin. « Ce sera la fête du Vesak, pour le 2552e anniversaire du Bouddha. Beaucoup de bénévoles viennent nous aider pour que nous soyons prêts à temps. »
Cette pagode est aussi un symbole d’unité pour une communauté aux solidarités actives, dont beaucoup de membres sont les enfants d’une migration remontant aux années de guerre, en 1975. « Nous voulions un lieu de mémoire, de culte et de culture. »
Le terrain est acheté et le permis de construire déposé en 2004. Les travaux commencent, financés par la communauté nantaise, mais aussi internationale. « Il a quand même fallu faire un emprunt à la banque… » Bois de qualité, ardoises d’Angers, la pagode s’habille d’ocres traditionnels, mais la plupart des décorations et des statues taillées dans le granit ont été réalisées sur mesure au Vietnam. « Il n’y a pas beaucoup d’artisans qui peuvent faire ce travail. »
Tout le monde s’active pour que les finitions soient effectuéesdans les temps, et il y a urgence. La grande cloche de bronze attend encore d’être installée dans son pavillon et les fontaines ne laissent pas encore couler d’eau. Dans la cour, les sculptures attendent leur heure, à côté des bonsaïs. « Nous accueillerons plus de cinq cents personnes. Nous aurons des expositions, avec notamment un très beau soutra du lotus, un texte sacré vieux de trois cents ans. »
L’inauguration, programmée depuis très longtemps, précède de seulement quelques semaines la venue du Dalaï-lama au Zénith de Nantes, le 15 août. « Nous l’avons évidemment invité, mais il a un emploi du temps très chargé. » Il y a peut-être aussi des subtilités diplomatiques à ménager.Camille GUILLEMOIS.
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