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Ti Ngoc;109492 wrote:Merci Dông Phong pour ces précisions historiques et linguistiques.Dông Phong;109483 wrote:De même on peut lire dans l’Histoire du Royaume de Tunquin (1651) du même P. Alexandre de Rhodes, p 4 : « Et celui [royaume de] la Cochinchine tellement resserré dans une enceinte de montagnes, qu’à peine trouve-t-on vingt-et-une lieues Françoises à l’endroit le plus rétréci, qui prend depuis le rivage jusqu’aux montagnes qui sont aujourd’hui habitées de peuples sauvages, qu’ils nomment Remoy I]rợ mọi[/I, noirs de teint, et différents de langage d’avec le reste des peuples du Royaume d’Annam ».
Dông Phong
Oui bon ben , y a plus intérêt à raconter n’importe quelle » c******e « maintenant !Justement justement ce passage de Dông Phong m’intéresse à un double titre :
– primo : on y parle de la « Cochinchine » en 1651 ..
Et ben selon moi, c’est pas du tout la « Cochinchine de papa », au dessous de Prey No Kor dans le delta ; c’est certainement « la Cochinchine n°2 », celle qui était limitrophe, voire chevauchait le royaume du Champa .
– secundo : « noirs de teint et différents de langage d’avec le reste des peuples du royaume d’Annam »
Et ben vous savez : « que ceux qui ne veulent pas relier les groupes ethniques aux groupes et familles linguistiques lèvent le doigt ! »Nous sommes en plein dans la région de notre ambassadrice EDE où étaient implantés les quatre ethnies déjà citées:
– les JORAï
– les EDE
– les RAGLAI
– les CHURUqui toutes font partie de la famille linguistique Austronésienne ..
Toutes les autres ethnies appartiennent :
– soit a la famille linguistique austro-asiatique
où l’on retrouve les groupes des Viet-Muong, mais aussi celui des Mon-Khmers
– soit aux Thai-Kadaï (Thaï et Kadai)
– soit à la famille Sino-tibétaine (les Han et les tibeto-birmans
-soit à la famille HMONG Yao(voir le lien déjà cité sur matonkinoise : çà correspond bien)
julien83330;109465 wrote:Le ton y est bon et les gens symphatiques!
Si en plus d’être aussi poli et gentil avec tout le monde , vous êtes « bien propre sur Vous » , Forum-Vietnam va se cotîser pour vous offrir une » prime à la naissance » en cadeau de bienvenue …Mais « faut jamais mettre la charrue devant les boeufs « , dit un proverbe franco-vietnamien
yen;109482 wrote:c ‘ était tout simplement pour savoir si l ‘on pouvait établir un parallele , trouver des ressemblances dans les modes de vie , entre les MoÏs et les Muongs ? certaines populations des hauts plateaux , des montagnes.
Ou savoir si les Moïs sont des Muongs?
merci, avec un grand soleil de mon Languedoc! yenVous regardiez encore « Plus belle la vie« , mon enfant !!!
Vous avez donc rater un épisode de ce passionnant feuilleton ethnique
– d’après moi (mais c’est pas une garantie!!!), vaut mieux ne pas utiliser le mot » Moï » qui n’est pas le nom d’une ethnie, mais un terme générique (vocabulaire » ethnie Viet » je présume ) signifiant « sauvage « .
– selon moi, accolé en premier par l’ethnie majoritaire Viet-Muong aux ethnies minoritaires refoulées là-haut sur la montagne !
– selon Agemon, même sens péjoratif, mais « terme colonial français «
Probablement les 2 hypothèses, mais successivement dans le temps et l’Histoire .
( de toute façon, « Moï « ne figure pas dans mes ROBERT!!)
yen;109479 wrote:C est encore yen , si un de vous pouvait répondre à ma question , ce serait sympa .
bonne journée yen:bye:Bonjour Yen
Oui mais ressemblance entre qui et qui svp ?
– Les Muong de CUA-RAO
– et, et ……
(fait pas chaud chez vous ? C’est plutôt sec dans les jardins !!!)
julien83330;109461 wrote:Bravo!! Très content pour vous! le notre est enrouteAaaaarrrgggghhhh !!!!
mais vous n’êtes même pas mariés !
(cf autre post!!)
Buuhoa;109471 wrote:D’expérience, je peux vous dire que, même avec les livres, il est très difficile de déterminer les ethnies d’après les costumes des femmes… Justement parce que nous ne savons pas décrypter les petites particularités qui déterminent leur appartenance à une « tribu » ou à une autre ! :wink2:Effectivement, c’est pas de la tarte !!!
D’après un de mes copains(sur un autre forum ), qui semble s’y connaitre vu son job universitaire, mais qui fait plein de » fotes d’ortograf »!!!, un des critères principaux pour s’y retrouver, serait l’appartenance à un même groupe linguistique .julien83330;109467 wrote:Eh oui, nous commençons le « parcours du combattant »!Bonjour à vous
-oui mais le chemin est déjà défriché !!!
– au fait , c’est quoi votre « parcours du combattant ?
° un mariage- mixte franco-vietnamien ?
° célébré au Vietnam, devant l’état-civil vietnamien ?Y a déjà tout le mode opératoire très complet sur ce forum, en je ne sais pas combien d éditions revues et corrigées, et de mises à jour perpétuelles !!
Agemon;109458 wrote:
Si l’ethnie un tel appelait ainsi eux même Möi, c’est parce qu’on les a éduqué ainsi. Combien de fois j’ai entendu des blancs appelaient les minorités rhadê à l’école de Dalat les » Moï. Exemple : ils disaient à un supplétif viet :… » Va me chercher encore des moï » …. pour une quelconque corvée. Ils sont très costaud pour porter du poids. Ils avaient une résitance hors du commun. Quand quelqu’un est fort en France, on dit qu’il est fort comme un « turc ». A Dalat, on disait comme un « moï » ils sortent des critères des viet ou des tai chez nous, ils sont super costauds Le corps des MOÏ à l’école de Dalat se composait que des muscles.
Ne nous fâchons pas mon cher Agemon !
– Or donc les textes officiels vietnamiens disent bien que les Viets-Muong se sont installés majoritairement dans les deltas, les côtes maritimes et les bas plateaux depuis le début du 1er millénaire (parce qu’ils venaient d’ailleurs et suivez mon regard !!!) …
CQFD : ils ont poussé un peu, et même beaucoup- n’ayons pas peur des mots- » les ethnies aborigènes du crû » vers le fond du pays et les hauteurs qui leur ont servi de refuge ; ayant cédé le terrain, elles sont devenues d’office minoritaires !!!(la loi du vainqueur!!!)
Et je vous mets ma main au feu que ce ne sont pas les Français qui les ont appelé Moî les premiers !!!(*)
( que les Français aient utilisé eux-m^mes ce mot est une autre histoire :
pour les non-initiés d’ailleurs, les Moï étaient même devenus une ethnie comme les autres !!)(*) ne serait-ce que parce que, dans les deux pays d’à-coté, le phénomène fut à peu près identique entre l’ethnie dominante et les ethnies minoritaires refoulées, dont la plupart sont sur les » hauteurs », à cheval sur les « frontières actuelles « du coin ( notion liée à l’héritage colonial : ok) , ces ethnies minoritaires ne connaissant pas la notion de frontières.
kimsang;109440 wrote:Bonjour tout le monde,Comme me l’a précisé RDB dans une autre discussion, je suis donc l’héritière car étant la dernière d’une famille et aussi parce que mon papa est de l’ethnie E De. :wink2:
Kim Sang
Oui mais j’ai comme le pressentiment que vous n’habitez pas dans une maison qui fait 40 m de long !!!
Dommage , tout F-V aurait pu s’y donner RDV !
brimaz;109415 wrote:Oui, passionnant !
Il existe aussi quelques sociétés matrilinéaires en Chine, aux Comores…
Que dit votre livre sur les EDE à ce sujet svp RdB ?J’ai déjà donné une partie du texte sur F-V, je ne sais pas trop où, lors d’un échange avec Kimsang .
Sur les EDE je vous le taperai plus tard, mais c’est très succinct, extrait de la « Brochure » du Musée d’Hanoï.Par ailleurs, les termes matrilinéaire et matriarcat, matrimonial, etc ne recouvrent pas des signification similaires, même s’ il y a des interférences entre eux .
Dans ma compréhension des mots :
– matrilinéaire concerne une transmission assez longue dans le temps, qui s’inscrit donc dans la durée
du nom de famille et des biens familiaux , donc tout ce qui touche au patrimoine .
Certains disent – mais j’aurais tendance à penser qu’il y a du vrai – que le régime matrilinéaire vient du fait que l’on est toujours sur qu’un enfant vient d’une mère bien précise (et pour cause).. mais qu’on n’est jamais sûr du père ( l’acte de procréation -et du coït donc – étant mal connu à une certaine époque !!).
D’ailleurs dans certaines lignées royales – dont le royaume Khmer-, les héritiers au trône( toujours mâles) étaient choisis parmi les enfants des seules femmes de sang royal (vu que les gugusses avaient de sacrés harems et des foultitudes de gosses !!! !)– matriarcat : ce serait plutôt la photographie, à un moment donné , d’une société où les femmes auraient au mieux le même statut que les bons hommes !!!
Ceci n’est que » mon interprétation non scientifique » …etc
à plus
réédition : vous avez ce lien ( texte en pdf à ouvrir) aurour d’une expo intitulée
« Nous avons mangé la forêt », titre qui vient d’un livre de Georges Condaminas (donc c’est du costaud!!)
http://www.aafv.org/IMG/pdf/Tai_lieu_bao_chi_G._Condominas.pdf
On y parle des ethnies , du Vietnam, du musée du quai Branly ….
que vous faut-il de plus ?
brimaz;109412 wrote:Bonjour Robin des bois
Depuis le temps que je cherchais les ethnies matrilinéaires du Vietnam ! EDE donc. Est-ce qu’il y en a d’autres ? Merci !Voui, M dame …. bien d’autres en effet
Et c’est effectivement passionnant , surtout dans un monde asiatique moderne où le rôle et le statut de la femme et des filles ne sont pas au top niveau !
» Les groupes ethniques minoritaires : des « sauvages » ???
Selon ma conviction, ils étaient bel et bien en avance sur leur temps -et même au XXIe siècle- au plan social(dont statut de la femme) …. et même écologique !!!
Agemon;109398 wrote:Salut Robin !
1° – Je pense que quand on dit viet, on veut dire aussi vietnamien ( les habitants du Viêt Nam ).
Alors je vois sur l’image de l’ethnie viet (Kinh) et les autres seulement le nom de l’ethnie, pas de mention viet. Moi, j’aurais écrit Kinh ( Viet ) et puis toujours à mon avis c’est complètement idiot car les autres sont aussi viet.
Deuxième remarque. Pourquoi la majorité des ethnies ont des pieds nus sur les images ? Ils ne sont plus certainement des sauvages. Quand j’allais sur les hauts plateaux du Lang bian au village des Lat, ils ont des chaussures,quelques uns seulement sont pieds nus mais pas tous. Sur les images, certains ont encore des armes (lances ). Et pourquoi pas les poignards entre les dents.Je sais, je chinoise mais ce qui m’a frappé au premier regard.
Je n’aime pas non plus quand on représente le français en béret avec la baguette et le litron de rouge. C’est tellement démodé.
Je déteste Joséphine Baker. Pas……. parce qu’elle est noire mais parce qu’elle chante ma tonki ki, ma tonkinoise. J’étranglerai le compositeur et je le balancerai dans le chari pour que les poissons ou crocos le bouffent.Bonjour Agemon
Je comprends ta réaction mais je pense qu’ elle est sans doute liée à une « certaine sensibilité » aux termes utilisés …et aussi au fait que pour bon nombre de personnes » l’approche ethnique » les fait penser à un retour aux « bons et aux mauvais sauvages d’autrefois » !!!
Perso, je dirais en vrac que :
– l’existence de ces Ethnies est à situer au niveau culturel ; leur survivance au XXI siècle est plutôt » un phénomène incroyable et extarordinaire », rare au niveau mondial . Pour combien de temps ?
La plupart du temps ces ethnies asiatiques ont d’ailleurs des statuts sociaux originaux et très évolués (notamment pour la femme !!!)– ethniquement, l’ethnie Viet ou Kinh existe bien ; elle est recensée officiellement par les autorités Vietnamiennes, qui la chiffre à environ 87 % de la population vietnamienne totale.
On les localisait essentiellement sur les côtes et les deltas ; et les plus anciennes forme d’organisation du groupe ethnique Viet-Muong remonteraient au début du 1er millénaire de notre ère ; donc rien à voir avec l’appellation citoyenne de Viets, diminutif de « Vietnamiens » (HCM et 1946)– Pour vous, cette jolie petite phrase tirée du guide officiel du musée de Hanoï :
[ » Les « Viets » ont su fédérer autour d’eux les ethnies soeurs pour construire et défendre la nation vietnamienne « ]
– Quant à la notion de « sauvages », autant que je me souvienne le groupe Viet-Muong, donc majoritaire , appellait lui-même gentiment les groupes ethniques minoritaires des hauts plateaux du terme générique « les moï « , équivalent du mot « sauvages « ( à verifier svp)
– Pour Kimsang , « notre ambassadrice EDE » internationale :
» la maison longue des Edé », du musée de plein-air (musée d’ethnographie du Vietnam à Hanoï)Uploaded with ImageShack.us
avec cet extrait du commentaire officiel, tiré d’un encart inséré dans la brochure :[… .. Réalisée d’après une maison du village de KY, à proximité de BUON MA THUOT, cette maison de plus de 40 mètres accueillait les familles des filles et petites-filles d’une grande famille matrilinéaire.
Dans les années 80, ce type d’habitat et d’organisation de vie en commun a très rapidement disparu des Hauts plateaux du Centre… … ]carlos phan;109394 wrote:ps musée ethnographique de hanoi est tres sympa a voir surtout pour les maisonOui, et faut pas louper sa brochure (payée 252 000 dongs – ou 17,40 dollars- je crois, en 2006 donc) ; elle a été rééditée depuis mon passage .
Dans la librairie du musée y a un tas de reproductions de vieux bouquins, en français .. mais souvent avec des tirages de mauvaise qualité .
Ils ne se donnent pas !!!Désolé : la mise en page du tableau a sauté dans le copier/coller ;
vous reporter svp au lien indiqué pour retrouver l’original, nettement plus lisibleSur la brochure du « Musée d’Ethnographie du Vietnam »‘ sont citées, dans le groupe des « Austronésiens montagnards », des Hauts plateaux du Centre quatre ethnies :
– les Joraï
– les Edê
– les Raglai
– les ChuruAucun chiffrage démographique du groupe, ou de chacune des 4 ethnies .
Mais l’évaluation donnée, sur cette même brochure, pour les « Chams » (100 000) ou les « Khmers » (900 000) correspond exactement aux chiffres données sur le lien que je vous ai indiqué.
sur celien vous avez une présentation des groupes ethniques pas trop mal faite visuellement .
Le groupe E-De est recensé pour 5 000 personnes .. ce qui fait très peu
et contredit certains chiffres que je viens de lire ..
maintenant quelle est la valeur de ces données ? No say
sur ce lien
cet extrait
Les Ethnies
Les Kinh, ethnie majoritaire qui représente quelque 87 % de la population totale, habitent dans les plaines de delta ou côtières. Plus de 54 minorités ethniques cohabitent essentiellement dans les montagnes qui couvrent presque les deux tiers du territoire et sont, à la différence des plaines, sous-peuplées. On ne compte approximativement que 7 millions d’hectares cultivés.
Au IV e siècle avant J.C., les Yue, tribus originaires de la basse vallée du Yang-tseu-kiang en Chine, émigrent vers le sud, le long des côtes, sous la pression des Han. Ils parvinrent au delta du Fleuve Rouge, au Nord-Vietnam, où ils se mêlèrent aux populations locales d’origine mélano-indonésienne. Ce brassage ethnique aboutit à la formation du peupLe Vietnamien, peuple laborieux et prolifique de cultivateurs. Les Viet, ou Kinh, qui ne sont donc pas des Chinois et parlent d’ailleurs une langue très différente, descendirent vers le Sud au cours des siècles : ils atteignirent le golfe de Thaïlande en 1714, et livrèrent bataille au peuple cham.
Les Cham, localisés dans le centre du Vietnam, formèrent autrefois un puissant royaume, qui fût fondé à la fin du II e siècle après J.C. : le Champa. Mais ce royaume, qui subit une très forte influence indienne, fût vaincu par les Vietnamiens au XV e siècle et les Cham furent massacrés en grand nombre, assimilés de gré ou de force. Il en resterait aujourd’hui seulement une vingtaine de mille, entre Nha Trang et Phan Thiet, dans une région particulièrement pauvre du pays.
Le haut pays est occupé par des ethnies très diverses, proto-indochinoises ou d’arrivée plus récente, qui détestent autant la plaine que les Viet la montagne. Au nord du Vietnam on rencontre d’abord, en remontant le Fleuve Rouge et ses affluents, les Thais, dont l’implantation serait la plus ancienne. Ils occupent les fonds des hautes vallées et pratiquent la riziculture. Ils se divisent en Thais blancs et Thais noirs, apparentés aux Thais du Laos, en Tay et en Nung. Plus haut, entre 300 et 800 m d’altitude, vivent les Dao, puis entre 900 et 1800 m les Hmong (ou Meo), tous venus de Chine, mais à des périodes de plus en plus tardives. Les premiers pratiquent la riziculture sur brûlis, les seconds l’élevage.
Enfin, sur les arêtes des plateaux et les crêtes élevées, on trouve les Lolo, vivant de façon très rudimentaire.
Les minorités du Centre et du Sud vivent sur les hauts plateaux. Ce sont les Moï, eux-mêmes divisés en populations de type malayo-polynésien, comme les Jarai ou les Edé, et en populations de type môn-khmer, comme les Bahnar ou les Sedang. A citer également les Muong, dont la langue est proche du vietnamien. Ces tribus, qui vivent sous un régime matriarcal, cultivent le riz sur brûlis et pratiquent la chasse. On retrouve certaines de ces tribus également au Cambodge et au Laos.
Il est une autre minorité importante au Vietnam, objet de maintes tensions dans l’histoire récente : celle des Hoa, les Vietnamiens d’origine chinoise. Ils seraient encore 900 000 dans l’ensemble du pays, dont 700 000 à Cholon, qu’ils fondèrent en 1778 aux portes de l’ex-Saigon. Un grand nombre d’entre eux, qui vivaient à Hanoi, à Haiphong ou au sud, ont fui Le Vietnam lors de la tension sino-vietnamienne en 1978-1979. Les Hoa sont essentiellement des commerçants de gros et de détail, peu intégrés en général, malgré une politique d’assimilation forcée au sud à partir de 1956, puis de marginalisation jusqu’à la fin des années 80. Leur exode en 1978-1979 a pendant un certain temps déstabilisé de nombreux secteurs de l’économie vietnamienne. Aujourd’hui, le Sud mène vis-à-vis d’eux une politique d’intégration et d’utilisation de leurs compétences.
Dans le sud du Vietnam, se trouvent également 895 000 Vietnamiens d’origine cambodgienne, les Kho-me ou khmers krom, l’ex-Cochinchine (actuel Nam Bo) ayant été en grande partie une terre khmère.les 54 ethnies du Vietnam
(classification en 8 groupes linguistiques appartenant aux 5 langues)
1- Langues autro-asiatiques
a)Groupe viet-muong
Viet (Kinh)
155.900.000
Muong2914.000
Tho351.000
Chut42.400
b)Groupe mon-khmer
Khmers
53
895 000
Kho Mú
22
43 000
Xinh Mun
23
11 000
Kháng
24
4 000
Mang
25
2 300
O Ðu
26
100
Vân Kieu
33
40 000
Co-Tu
34
37 000
Tà Ôi
35
26 000
Ba Na
36
137 000
Sédang
37
97 000
Hrê
38
94 000
Co
39
23 000
GiéTriêng
40
27 000
Ro Mam
41
250
Brâu
42
250
Mnông
45
67 000
Co-Ho
46
92 000
Xtiêng
47
50 000
Ma
48
25 000
Cho Ro
49
15 0002- Langues austronésiennes
Groupe malayo-polynésien
Ê Ðê435 000
Gia Rai44242 000
Cham5099 000
Ra Glai5172 000
Chu Ru5211 000
CARTE DU VIETNAMCARTE DE REPARTITION DES GROUPES ETHNIQUES
( selon l’espace culturel )
3- Langues thai-kadai
a)Groupe thai
Tày51 190 000
Nùng6705 000
Sán Chay7114 000
Giáy838 000
Thái191 040 000
Bo Y91 450
Lào2010 000
Lu213 700
b)Groupe kadai
La Chí
12
8 000
Co Lao
13
1 500
Pu Péo
14
400
La Ha
27
1 4004-Langues sino-tibétaines
a)Groupe Han
Chinois
54
900 000
Sán Dìu
10
94 630
Ngái
11
1 200b)Groupe tibéto-birman
Lô Lô
18
3 200
Hà Nhi
28
12 500
PhùLá
29
6 500
La Hu
30
5 400
Cong
31
1 300
Si La
32
6005- Langues hmong-dao
Hmong
15
558 000
Dao (Zao)
16
474 000
Pà Then
17
3 7001- Langues autro-asiatiquesa) Groupe viet-muongViet (Kinh) 1

55.900.000
Muong 2

914 000
Tho 3

51 000
Chut4

2 400
b) Groupe mon-khmerKhmers 53
895 000Kho Mú 22
43 000Xinh Mun 23
11 000Kháng 24
4 000Mang 25
2 300
O Ðu 26
100
Bru (Vân Kieu) 33
40 000
Co-Tu 34
37 000
Tà Ôi (Paco) 35
26 000Ba Na (Bahna) 36
137 000Sédang 37
97 000Hrê (Sré) 38
94 000Co 39
23 000Gié Triêng 40
27 000Ro Mam 41
250Brâu (Brau) 42
250Mnông 45
67 000Co-Ho 46
92 000Xtiêng 47
50 000Ma 48
25 000Cho Ro 49
15 0002 – Langues austronésiennesGroup malayo-polynésienÊ Ðê (Edé) 43
5 000Gia Rai (Zarai) 44
242 000Cham 50
99 000Ra Glai 51
72 000Chu Ru 52
11 0003-Langues thai-kadaia) Groupe thaiTày 5
1 190 000Nùng 6
705 000Sán Chay 7
114 000Giáy 8
38 000Bo Y 9
1 450Thái 19
1 040 000Lào 20
10 000Lu 21
3 700b) Groupe kadaiLa Chí 12
8 000Co Lao 13

1 500
Pu Péo 14
400
La Ha 27
1 4004-Langues sino-tibétaines a) Groupe HanChinois 54
900 000Sán Dìu 10
94 630Ngái 11
1 200b) Groupe tibéto-birmanLô Lô 18

3 200Hà Nhi 28
12 500PhùLá 29
6 500La Hu 30
5 400Cong 31
1 300Si La 32
6005- Hmong-daoHmong 15

558 000Dao (Zao) 16
474 000Pà Then 17
3 7000
… je vais essayer de recouper avec la brochure du musée ethnographiqued’Hanoï
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