Aller au contenu

ngjm95

Toutes mes réponses sur les forums

15 sujets de 421 à 435 (sur un total de 1,867)
  • Auteur
    Messages
  • en réponse à : TV: Un ou deux Viet Nam ? #155187

    @HAN VIËT 154400 wrote:

    Merci pour le lien . j’ai observé l’émission .
    J’ai remarqué deux erreurs :
    _ celle habituelle , Vietnam = Viet du sud
    _ erreur historique grave : il ne sait pas que les accords de Genève ( qui n’étaient que des accords de cessez-le-feu ) n’avaient pas prévu
    l’établissement de la république du sudVN de Diem ; ce régime n’avait aucune légitimité ni nationale ni internationale . Il a été établi par les arrogants Nord américains qui s’étaient donné le droit d’intervenir en Indochine ; ils avaient déjà à partir de 1948 financé massivement le CEFEO de 50%E en 1952 à 80% en 1954 et prolongé les souffrances du peuple VN .
    Comment écrire à ARTE et le DESSOUS des CARTES pour les informer ?

    Pour contacter Arte :

    [h=1]Service téléspectateurs[/h]INTERNET

    Pour nous contacter par internet :
    > Formulaire

    PAR COURRIER

    Pour les téléspectateurs français:
    ARTE G.E.I.E.
    Service Téléspectateurs
    4, Quai du Chanoine Winterer
    CS 20035
    F- 67080 Strasbourg Cedex

    Pour les téléspectateurs allemands:
    ARTE G.E.I.E.
    Service Téléspectateurs
    Postfach 1980
    D-77679 Kehl am Rhein

    PAR TELEPHONE:

    Téléspectateurs français : 03 88 14 22 55
    Téléspectateurs allemands : 0180 / 500 24 88 (0,14 euro TTC/min.)
    Téléspectateurs de pays tiers: +33 (0)3 88 14 22 55

    du lundi au vendredi de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00

    Par Fax: +33 (0)3 88 14 21 60

    Service téléspectateurs | Tout sur ARTE | ARTE Corporate | fr – ARTE

    en réponse à : TV: Un ou deux Viet Nam ? #155181

    @AnhTruc 154373 wrote:

    Bonjour TLM
    A votre attention
    C’est pour ce soir à 19h30, 1ère partie
    cordialement
    AnhTruc

    Pour ceux qui ont raté l’émission comme moi, voilà la 1ère partie:

    https://www.youtube.com/watch?v=nqVYydDLzg8

    en réponse à : le Tet vietnam Quy Ty 2013 #155174

    Chuc Mung Nam Moi Quy Ti aux membres du Forum.

    fleurs_cerisier.jpg

    en réponse à : Le mariage mixte dans les années 30-50 en Indochine #155129

    Bonjour Ti Ngoc
    @Ti Ngoc 154343 wrote:

    bonjour night 30

    c’est clair dès qu’il y a métissage,
    que ce soit en temps de guerre, en temps de paix,
    que ce soit de la part des blancs, de la part des jaunes, de la part des noirs…
    les mariages mixtes sont très mal vus en temps de guerre, mais encore maintenant.

    D’ailleurs faut voir comment sont considérés les enfants de ces mariages, d’un côté comme de l’autre.
    heureusement en France, ça se modifie, nous allons avoir le mariage pour tous
    D’un seul coup, la tolérance sera complète!(mdr)

    Les sociétés Vietnamienne et Française de la colonie avaient peu de considérations pour les enfants métis.Mais comment ce fait a été vécu dépendait très certainement du milieu familial et social .
    Mes souvenirs me disent que ma mère,jeune épouse était quand même sur ses gardes avec la famille de mon père mais elle avait su se constituer un petit réseau d’amies lui permettant d’être elle -même . Un trait commun à toutes ses amies était leur expérience étrangère. ( études à l’étranger ou mari travaillant avec les étrangers ). Ce n’est qu’avec le temps qu’elle avait imposé sa légitimité et je peux affirmer que c’était elle qui avait les clés du camion !

    en réponse à : Le mariage mixte dans les années 30-50 en Indochine #155090

    @DédéHeo 154196 wrote:

    J’ai vu plusieurs document qui prouvent que vers 1935, il était fortement déconseillé aux militaires d’épouser une vietnamienne.
    Pas interdit mais très mauvais pour la carrière.

    A notre époque, ces règlements nous semblent bien stupides. Je ne comprend pas bien la raison mais je vous assure que je les lu plusieurs fois dans des livres d’histoires et j’en ai entendu parlé.
    Etait-ce sur une certaine période ?

    Bien sûr, on ne peut pas interdire aux être humain d’être des mammifères et non des végétaux

    Peut-être comme toute règle,il y avait des exceptions:

    Les anciens des « enfants de la troupe de Dalat » portaient tous des noms de famille française.
    Il y avait encore suffisamment de Tay Lai en 1964 à Jean Jacques Rousseau pour remplir une 6ème (+ 40)section française, combien Marie Curie ? sans parler d’autres écoles.A partir de la seconde c’était plus difficile à les comptabilisés du fait des sections : C,D, L etc…
    Les pensionnaires du Cafi sans parler de familles qui étaient venues en France par leurs propres moyens.
    Mais des dizaines de milliers de Tay Lai c’étaient peut-être rien en rapport d’une population estimée entre 20 et 30 millions.

    en réponse à : Manger de la souris au Vietnam #155080

    Bonjour Anh Truc et TLM,

    @AnhTruc 154305 wrote:

    Sois pas stressée
    Tiens je te suggère d’acheter ces cinq fruits:
    12348052.jpg sungg.jpg 15363662.jpg 95081666.jpg xois.jpg

    pourquoi ?
    c’est symbolique

     » Mãng Cầu »  » Trái Sung » « dừa » « đu đủ »  » trái Xoài »

    Cầu sung vừa đủ xài (cầu=souhaiter) (sung túc=aisance) (vừa đủ= suffisamment) (Xài= dépenser)
    Que demander mieux ?

    Surtout pas de bananes : « chúi nhủi »

    Tu as vraiment de la chance

    Cordialement
    AnhTruc

    Pour le Têt j’ai ramené de la papaye, de la mangue et une noix de coco. Est ce ça le fait ? Xai , Vua , Du. J’ai du mal à trouver de la pomme de cannelle.

    @DédéHeo 154253 wrote:

    Je voulais dire : « il me semble qu’on ne paye PAS en fonction la surface construite (HABITABLE comme en France) mais EN FONCTION de la surface du terrain INSCRITE sur le cadastre (mesurée au laser en 1995-2000) et mentionnée sur le titre de propriété (SO DO)

    En France,on a la taxe foncière pour la surface du terrain détenue et la taxe d’habitation pour la surface habitable. Les locataires ne paient que la taxe d’habitation.

    L’administration vietnamienne tient compte de l’accessibilité du quartier (Boulevard, rue, ruelle, sous-ruelle (venelle)). On parle de Zone de qualité 1, 2, 3,4 etc

    Ca influence directement la possibilité et la rentabilité d’une boutique. Alors le loyer peut varier dans un rapport de 1 à 100 pour une même surface.

    Pour les entreprises commerciales, ça s’appelle des emplacements de 1 er ordre , 2ème ordre etc… qui déterminent les loyers. Une perception tout à fait privée des acteurs économiques. Le boulot des développeurs d’enseigne .

    Je peux affirmer que des emplacements avant et après les feux tricolores donnent des rendements très différents .:bye:

    en réponse à : Manger de la souris au Vietnam #155070

    Bonjour Ti Ngoc,
    @Ti Ngoc 154292 wrote:

    bonjour Anh Truc

    dans le fond peut être avez vous raison

    dans la forme, non

    le message initial de « echo » a disparu car sa signature n’était rien d’autre que de la pub

    je ne vois pas pourquoi on m’attribuerait ce topic.

    cordialement

    Ti Ngoc

    Usual suspect , parce que dès qu’on parle de cuisine Ti Ngoc refait surface.:wink2:

    @DédéHeo 154195 wrote:

    Les taxes foncières augmentent très rapidement aussi.
    Mais il me semble qu’on ne paye que sur la surface construite mais sur la surface du cadastre (mesurée au laser en 1995-2000)
    Peut-etre que l’administration Vina se méfie du déclaratif de ses concitoyens 😆

    Explication : les maisons de « moins de 4 étages » n’ont pas de permis de construire (pour les locaux) donc l’État ne connait pas votre surface bâtie.

    Inconvénient : vous avez un jardin, vous payez aussi cher que celui qui a une tour de 15 étages (info a vérifier)

    Oh là, les taxes d’habitation et foncières qui augmentent plus que l’inflation,c’est un refrain hélas bien connu ici.
    Un détail qui a son importance, le nombre de salle de bain est inclus dans le calcul de la taxe d’habitation.
    La Sécu devrait demander une défiscalisation du nombre des salles de bain pour favoriser la prise douche quotidienne !:lol:

    De plus en plus de français sont sans abri et les familles aménagent de plus en plus garages et annexes pour loger les enfants adultes qui sont en ménage car les loyers sont prohibitifs.

    Bonjour Thuong19,
    @thuong19 154186 wrote:

    Nostalgie, nostalgie,…….et la communauté viêtnamienne de France se rappelle, ….
    un article du CVN ;

    j’ajouterai pour que l’article soit complet, que bon nombre de Viêtkieus de France animaient ou adhéraient aux divers Comités Viêtnam de base,. je me souviens de la soirée 6 heures pour le VIêtnam, c’était à la Mutualité en février 1966 ; sur l’estrade, AlFred Kastler, prix nobel de physique,Laurent Schwartz, mathematicien, et mon prof de fac l’époque Roger Godement. soirée qui aboutira quelques temps plus tard à la création du Comité Vietnam National dont de nombreux universitaires étaient les éléments fondateurs ; sont venus les rejoindre le Philosophe JP Sartre, l’historien Vidal Naquet.On ne remerciera jamais assez ces personnes qui ont mis leur notoriété en avant pour servir la cause du Viêtnam en lutte contre l’occupant US. c’était l’époque du « US Go Home »! 2 années plus tard on retrouvait ces mêmes militants dans les meetings des Facultés parisiennes puis dans la rue;
    2 années plus tard c’était « Mai 68″, mais ça, c’est une autre histoire….

    Et cette communauté s’était donnée rendez- vous quelques jours plus tard pour fêter le Têt et évidemment l’arrêt des hostilités à la Mutualité. la seule fois où j’ai vu autant d’anciens des lycées français au Vietnam !
    Si durant l’hiver 72 ,tu passais quelques après _midi avec les étudiants de l’UVF sûr que que tu m’avais remarqué tellement je chantais faux!:blush:

    en réponse à : CONG BINH, la longue nuit indochinoise de Lam LÊ #154977

    Le Figaro 30/01/2013:

    Công Binh : des Indochinois dans la France occupée

    Le Figaro – Cinma : Cng Binh : des Indochinois dans la France occupe
    Par Marie-Noëlle Tranchant

    096d0c26-6a0e-11e2-96f3-73b5eeff1ffc-493x328.jpg
    Déracinés, quelque 20.000 travailleurs vietnamiens ont été réquisitionnés avant d’être abandonnés et méprisés par ceux qui en avaient la charge. Crédits photo : ADR Productions

    CULTURE f_tetrub.gif Cinéma

    Le documentaire de Lam Lê évoque l’amère expérience des Vietnamiens envoyés dans les usines d’armement en 1939.

    coeur-.gif En 1939, Georges Mandel, ministre des Colonies, lance la campagne de recrutement de la MOI, main-d’œuvre indigène (à ne pas confondre avec la main-d’œuvre immigrée, fondée en 1923), pour suppléer aux ouvriers français mobilisés et faire fonctionner les industries d’armement, notamment les poudreries. Quelque 20.000 travailleurs indochinois sont ainsi réquisitionnés: un fils dans chaque famille de trois enfants. Un petit nombre est volontaire, espérant une vie nouvelle. La plupart sont issus de familles paysannes. Quelques-uns, fils de mandarins, serviront d’interprètes.

    La bande annonce du film: PLAYER FIGARO ARTICLE

    e voyage vers cette France inconnue est terrible. On entasse les Vietnamiens dans les soutes des navires. Trois semaines sans voir le jour, à souffrir du mal de mer et du manque d’hygiène. Ce sera pire à l’arrivée à Marseille, où ils sont hébergés à la prison des Baumettes, récemment construite. Pas de meubles, pas de toilettes. Pas de médecins. Devenus des ONS (ouvriers non spécialisés), ils seront ensuite dispersés selon les besoins de l’industrie, principalement dans le Sud-Ouest et le Sud-Est, encadrés par des officiers et des fonctionnaires coloniaux.Avant les harkis

    En principe, la réquisition devait s’achever à la fin des hostilités. Quatre mille Vietnamiens furent rapatriés après l’armistice. Mais le blocus anglais empêchant les liaisons maritimes, les autres restèrent dans la France occupée, employés désormais dans le forestage, ou comme ouvriers agricoles (ils implantèrent la culture du riz en Camargue). Les rudes conditions de la guerre s’ajoutèrent pour eux à l’exil, aux mauvais traitements, au dénuement extrême où ils étaient laissés, volés souvent de leur maigre paie ou de leurs misérables rations.
    Dans Công Binh, la longue nuit indochinoise, le réalisateur vietnamien Lam Lê évoque cette épopée tragique de la MOI. Parti de l’ouvrage de Pierre Daum, Immigrés de force (Actes Sud), Lam Lê a retrouvé une vingtaine de survivants, aujourd’hui nonagénaires (certains ont disparu depuis le tournage). Leurs récits, même monocordes, et parfois répétitifs – mais comme le furent pour eux ces mornes jours sans fin – font le prix de ce documentaire.
    Pour l’étoffer, le réalisateur a introduit un liant un peu indigeste d’images fictives et de lectures anticolonialistes primaires. Loin d’élargir l’horizon historique, les citations d’Aimé Césaire le bouchent par des accusations générales et partisanes. Selon cette ignorance lyrique, les Français ne furent en Indochine que pillards et pirates…
    Reste que le douloureux épisode de la MOI ne peut qu’inspirer aux Français, surtout à ceux qui restent attachés au Vietnam, que tristesse et honte. Avant les harkis, ces hommes furent déracinés puis abandonnés et méprisés par ceux qui en avaient la charge. Il est juste de leur rendre une voix, une présence, un visage. C’est ce que le film fait de mieux. Il faut le voir pour partager avec eux ces souvenirs amers.
    À lire: Itinéraire d’un petit mandarin, témoignage émouvant de Lê Huu Tho (L’Harmattan).

    Le témoignage d’un lecteur:


    j’ai travaillé à la Poudrerie de Bergerac,
    Des milliers de soldats « annamites » y ont passés avant guerre, traité effectivement comme des prisonniers, enfermés la nuit dans des bâtiments contigus à la poudrerie, qui servent aujourd’hui de restaurant d’entreprise (un seul des deux bâtiments existe encore). Leur petit lieu de prière, mentionné sur des plans, a lui aussi disparu. Pour se distraire, ils ont peu de beaux dragons bleus sous les plafonds de leur dortoirs, masqués aujourd’hui par des faux-plafonds.
    Il reste donc peu de choses de leur présence, et une grande indifférence des responsables politiques locaux, à l’image de celle de la population de Bergerac.
    Le 30/01/2013 à 13:06 Alerter

    Accords de Paris ,Madeleine RUFFEAU raconte sur TV5Monde:

    Le 27 janvier 1973, les belligérants impliqués dans le conflit qui déchire le Vietnam depuis près de dix ans s’entendent sur un cessez-le-feu. Cet accord signé à Paris est le fruit de cinq années d’âpres négociations, entrecoupées de ruptures d’engagement et d’épisodes sanglants. Mais rien n’aura raison de la détermination des participants à mettre fin a une guerre qui n’avait jamais été officiellement déclarée. La grande reporter Madeleine Riffaud se souvient.

    217914_vignette_accordsalle.jpgTrois Vietnam et une Amérique autour d’une table au Centre de conférences internationales de l’avenue Kléber, à Paris

    La journaliste Madeleine Riffaud est une femme de terrain. Elle n’a pas couvert les négociations de paix au jour le jour. Des négociations pourtant très suivies par la presse internationale, entre Verrières-le-Buisson, où était herbergée la délégation du Sud, Choisy-le-Roi, où résidait celle du Nord, et l’avenue Kléber à Paris, où se tenaient les réunions.

    Tout au long de la guerre du Vietnam et des pourparlers de paix, elle est restée proche des Vietnamiens ; ses amis étaient de ceux qui, en 1973, signaient la paix. Sur le terrain, elle se trouvait aussi aux premières loges d’une guerre sans foi ni loi qui, à tout moment, risquait de mener les négociations de paix dans l’impasse. Car les Vietnamiens avaient été catégoriques dès le départ : les négociations ne commenceraient qu’à condition que les Etats-Unis cessent de bombarder les villes du Nord-Vietnam. Un engagement pris à l’issue des nombreux entretiens préliminaires menés avant 1968, mais rompu à plusieurs reprises par les Etats-Unis. Et à chaque fois, les négociations étaient plus difficiles à relancer.

    290_217990_vignette_New-York-Central-Park-Nov-14-1969.png.pngManifestation contre la guerre du Vietnam à Central Park, le 14 novembre 1969

    27.01.2013Témoignage recueilli par Liliane CharrierLa manière de travailler de Nixon « le fourbe »

    Fin avril 1972, j’ai dû tourner à Haiphong face à des bombardiers américains. M. Nixon – « le fourbe », comme on disait chez lui – en avait décidé ainsi. Pendant qu’il était avec Mao Tsé Toung en visite diplomatique, et alors qu’il s’apprêtait à rendre visite à Brejnev au nom de la coexistence pacifique, il a fait bombarder la ville de nuit par des B52 lourdement armés. C’était affreux… des milliers de morts, des gens surpris dans leur sommeil. Les Etats-Unis avaient même expérimenté des armes nouvelles. Ils avaient aussi miné le port, touchant des bateaux ravitailleurs européens ou chinois. Les Vietnamiens, eux, ont quand même riposté en abattant neuf B52. Nous étions au bord de la guerre mondiale. Il ne restait plus rien de l’Haiphong qui s’était reconstruite entre 1968 et 1972 avec de jolis petits immeubles roses – puisque les Etats-Unis s’étaient engagés à ne plus bombarder le Nord. Voilà, c’était la manière de travailler de M. Nixon. Mais Nixon n’était pas l’Amérique ! Les forces de paix, avec les étudiants et les premiers vétérans du Vietnam au pays, étaient déjà très actives aux Etats-Unis. L’Europe aussi était contre la guerre, à commencer par la France.

    200_217991_vignette_Capture-d-e-cran-2013-01-27-a-13.01.29.pngBombardiers américains au-dessus de Hanoï en 1972

    La France punie

    Nixon voulait frapper la France, qui avait donné asile aux négociateurs. D’autant plus que le général de Gaulle, en visite à Phnom Penh, venait de déclarer clairement que la guerre au Vietnam était illégale, puisqu’elle n’avait jamais été déclarée. Ce n’était, à ses yeux, qu’une guerre de destruction, que les Etats-Unis ne gagneraient pas. La France n’était pas bien vue de M. Nixon…

    Le quartier des ambassades de Hanoï est parfaitement reconnaissable vu du ciel, et les Etats-Unis juraient leurs grands dieux qu’ils ne frapperaient jamais cette partie de la ville. Et pourtant, le 11 octobre 1972 au soir, ils ont piqué avec une telle précision sur l’ambassade qu’ils n’ont même pas touché les pavillons des attachés militaires tout proches. Ils ont détruit l’ambassade de France, tuant le personnel et l’ambassadeur Susini, un homme très au fait des événements et apprécié de toute la presse internationale qui travaillait alors au Vietnam.

    Mme Nguyễn Thị Bình : du maquis Viet Cong à l’avenue Kléber

    J’ai fait une photo de la table des négociations au moment de la signature. C’était un moment très émouvant, mais ce qui m’a le plus frappée, c’est la foule rassemblée dehors. A chaque séance, pendant près de cinq ans, une centaine de personnes, des Français de tous bords, venaient manifester leur soutien à la paix et aux Vietnamiens.

    Ils venaient aussi pour voir, et surtout pour voir une femme littéralement A-DO-REE de tous : Mme Binh. Elle était belle, intelligente, cultivée, et parlait couramment le français et l’anglais. Elle négociait en qualité de ministre des Affaires étrangères du Front national de Libération – les Viet Cong n’avaient pas choisi n’importe qui pour les représenter ! Jamais elle ne s’est énervée face à des Américains parfois grossiers. Elle parvenait toujours à tourner la conversation à son avantage, avec un petit sourire.

    Si je la suivais de près, c’est que nous étions amies. En 1964-65, il n’y avait rien à voir à Saigon pour un journaliste, à part les bonzes qui s’immolaient. Les Viet Cong avaient déjà repris les deux tiers du Vietnam Sud et venaient d’élire leur gouvernement provisoire. Alors je me suis infiltrée dans le maquis Viet Cong, au Cambodge – c’était un scoop mondial. C’est là que je l’ai rencontrée, ainsi que quelques autres personnalités qui, par la suite, se retrouveraient à la table des négociations avenue Kléber.

    Nguyễn Thị Bình ne laissait rien transpirer, Elle n’avait pas l’habitude, et moi non plus, d’être indiscrète. Des questions sur ces négociations secrètes l’auraient embarrassée et elle n’y aurait pas répondu. Mais je sais qu’elle croyait dur comme fer à la paix.

    nterview de N’Guyen Thi Binh, représentante du Gouvernement révolutionnaire provisoire (Viet Cong)
    Paris, le 27 janvier 1973

    Cliquez sur le lien pour voir l’interview de Mme Binh au cours des négociations.

    TV5MONDE : Il y a 40 ans, les accords de Paris mettaient fin à la guerre du Vietnam
    A-t-on jamais risqué l’échec ?

    Pour ma part, j’ai toujours su que les négociations allaient reprendre, malgré les coups de force de Nixon, même si c’était à chaque fois plus difficile. J’avais réalisé un film sur les destructions au sol après le bombardement de Haïphong. Alors c’est à moi que les Américains venaient demander comment était le moral des Vietnamiens. Je leur disais qu’ils étaient plus déterminés que jamais, d’autant plus qu’ils étaient furieux ! Certes, les négociations étaient très dures, mais des deux côtés, on était animé d’une indéfectible détermination.

    217916_vignette_Encadre-3.jpgNguyen Khac Huynh, membre de la délégation de la République démocratique du Vietnam, le 24 janvier 2013 à Hanoï

    Les Vietnamiens résolus à en finir la tête haute

    Pendant les cinq ans qui ont précédé l’accord, la guerre faisait rage sans interruption dans le Sud – contrairement au Nord, où le cessez-le-feu n’était rompu que par les frappes sporadiques décidées par Nixon. Vietnamiens et Américains étaient engagés au corps à corps. Chacun voulait être en position de force. C’était une boucherie – 12 000 cadavres de jeunes Vietnamiens n’ont jamais été retrouvés. Parmi les négociateurs à Paris, beaucoup avaient de la famille là-bas. Le porte-parole de la délégation du Nord, par exemple, Nguyen Thanh Le, un homme très fin, qui avait beaucoup d’humour. Tout le monde aimait l’entendre, y compris les Américains, même s’il était intraitable en négociation. Un jour, son fils a été grièvement blessé pendant qu’il était à Choisy. J’ai tout de suite vu à sa pâleur que quelque chose n’allait pas.

    Tous vivaient dans la même peur, qui aurait pu les inciter à brader la paix, mais ils ont tenu bon. Ils étaient envoyés par des gouvernements très forts, qui voulaient en finir, et en finir la tête haute

    Désolé fausse manoeuvre !

    Et voici l’hommage pour Raymond Aubrac:

    [h=1]Raymond Aubrac, l’intermédiaire français, l’ami de l’oncle Hô[/h]
    [h=5]Le grand résistant français, décédé le 10 avril à l’âge de 97 ans, s’est intéressé de très près au Vietnam et aux guerres qui l’ont ravagé de 1945 à 1975.[/h] En 1945, Raymond Aubrac est nommé Commissaire de la république à Marseille où il intervient en faveur de travailleurs dits indochinois, «en proie à des brimades et à la surexploitation», comme l’écrit l’historien Alain Ruscio. Aussi, quand Hô Chi Minh se rend en France en 1946 pour les négociations de Fontainebleau – qui ne permettront pas d’éviter la guerre – et que les Vietnamiens de France offrent une réception à leur leader au Parc de Bagatelle, Raymond Aubrac et son épouse Lucie sont de la partie.
    Ils sympathisent avec le révolutionnaire vietnamien et, quand ils le reçoivent dans leur propriété de Soisy-sous-Montmorency, l’oncle Hô leur demande s’il peut s’installer chez eux, souffrant à l’hôtel de l’absence d’un jardin. A la naissance d’Elizabeth, enfant unique des Aubrac, Hô Chi Minh décidera qu’il en sera le parrain (hors religion). Depuis et jusqu’à sa mort en 1969, Hô n’a pas manqué de faire parvenir à Babette de petits présents pour son anniversaire.
    Le séjour de Hô Chi Minh chez les Aubrac n’est pas fortuit : à l’époque, Raymond et Lucie sont d’actifs sympathisants du PCF. Et ce séjour ne sera pas sans suites. Sous la IV° République, Vincent Auriol, quand il est chef de l’Etat, puis René Mayer, en tant que président du Conseil, demanderont à Aubrac d’aller rencontrer Hô Chi Minh. Ces voyages n’auront pas lieu.
    [h=4]L’appel de Kissinger[/h] Toutefois, en 1967, Henry Kissinger, alors professeur de sciences politiques et consultant du président Lyndon Johnson, s’ingénie à voir si des négociations peuvent s’engager entre Washington et Hanoï. Le groupe multinational qu’il anime obtient de Raymond Aubrac et du professeur Marcovitch, de l’Institut Pasteur, qu’ils se rendent secrètement à Hanoï. Aubrac est reçu le 24 juillet 1967 par Hô Chi Minh – alors âgé de 77 ans et affaibli – et, le lendemain, par le premier ministre Pham Van Dông. A son retour, Aubrac rencontre à plusieurs reprises, à Paris, Kissinger et Mai Van Bô, délégué du Nord-Vietnam. Ces entretiens ne débouchent sur rien mais le canal est en place.
    En 1968, à la suite de l’offensive du Têt au Sud-Vietnam – un échec militaire mais qui a fait de l’intervention américaine une guerre impopulaire aux Etats-Unis –, Lyndon Johnson annonce, le 31 mars, qu’il ne se représente pas à l’élection présidentielle, en novembre de la même année, et qu’il met fin aux bombardements du Nord afin de pouvoir lancer des négociations avec Hanoï. Elles commencent à Paris le 3 mai mais ne débouchent pas sur un accord avant l’élection présidentielle américaine. Kissinger, dit-on, aurait conseillé en dernier recours à Hanoï d’attendre l’élection de Richard Nixon qui a fait campagne sur le thème «la paix dans l’honneur».
    En décembre 1968, alors que Nixon a été élu et que Kissinger a été pressenti pour devenir son conseiller de sécurité, Aubrac rencontre Kissinger à New York. Sans suite. Des contacts se poursuivent – avenue Kléber, une annexe du Quai d’Orsay. Toutefois, les négociations entre Kissinger et Lê Duc Tho, membre du bureau politique du PC vietnamien, ne produiront un accord qu’en janvier 1973, après une nouvelle vague de terribles bombardements aériens américains du Nord-Vietnam. Le 23 janvier, les Etats-Unis s’engagent à retirer leurs troupes des combats et à procéder à des échanges de prisonniers.
    Entre-temps, le facilitateur français de ces contacts s’est démené comme un beau diable pour faire avancer la paix. Kurt Waldheim, alors secrétaire général de l’ONU, a fait appel à lui. Aubrac se rend au Vatican, le 4 juillet 1972 pour demander à Mgr Casaroli, secrétaire d’Etat, une intervention de Paul VI en faveur de la paix, laquelle aura lieu cinq jours plus tard. Après le 23 janvier 1973, Aubrac continuera de plaider en faveur de crédits à la reconstruction du Vietnam et c’est dans ce cadre qu’il se trouvera à Hanoï le 30 avril 1975, le jour de l’entrée sans combats des troupes communistes à Saigon.
    C’est ainsi que des Français, officiels, spécialistes, ont joué un rôle dans les négociations de règlements bien après la fin de ce que l’on appelait, jusqu’à 1953-1954, l’Indochine française. Aubrac n’en est pas le seul artisan: des diplomates français ont, notamment, joué un rôle important dans la négociation de l’accord de paix au Cambodge signé à Paris en octobre 1991.
    Jean-Claude Pomonti

    en réponse à : Vietnam, new Asian Tiger ? #154909

    Le bilan de la réduction de la pauvreté au Vietnam en 2012 selon la Banque Mondiale:

    La BM dresse un bilan de la pauvreté au Vietnam en 2012 25/01/2013 | 16:36:45 Vietnam+

    La Banque mondiale (BM) au Vietnam a publié mercredi un rapport sur ​​l’évaluation de la réduction de la pauvreté au Vietnam en 2012 intitulé  »Evaluation de la pauvreté au Vietnam 2012 – bien commencé, pas encore fait : des progrès remarquables du Vietnam sur la réduction de la pauvreté et les défis émergents ».

    Présentant ce rapport, le Dr Valerie Kozel, expert économique de haut rang de la BM, a souligné que les acquis obtenus dans la croissance économique et la réduction de la pauvreté au cours des deux dernières décennies étaient remarquables.

    Le taux de foyers pauvres a reculé de façon spectaculaire : de 58% au début des années 1990, il est passé à 14,5% en 2008 et à moins de 10% en 2010. Dans certains cas, le Vietnam a dépassé des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), a-t-il noté.

    En dépit de ces progrès remarquables, selon le rapport, le travail de réduction de la pauvreté au Vietnam n’est pas terminé, et sur un certain nombre d’aspects, la tâche s’annonce encore plus difficile.

    Bien que des dizaines de millions de foyers vietnamiens soient sortis de la pauvreté, plusieurs foyers ont des revenus très proches du seuil de pauvreté et peuvent, en cas de chocs idiosyncrasiques – perte d’emploi, accident, décès ou maladie, effets du changement climatique, impacts de la crise financièrere – retomber dans la pauvreté, a-t-il souligné.

    Les réussites du Vietnam ont créé de nouveaux défis, a indiqué le Dr Valerie Kozel, ajoutant que le Vietnam devait se concenter sur le règlement de la pauvreté dans les régions des ethnies minoritaires, ainsi que sur la diminution de l’écart entre les plus riches et les plus pauvres.

    Le rapport a été réalisé par la BM en coopération avec l’Académie des sciences sociales du Vietnam. -AVI

    http://www.forumvietnam.fr/forum-vietnam/newreply.php?do=newreply&p=150431&noquote=1
    Reçu avec la mention « peut mieux faire » :wink2:

15 sujets de 421 à 435 (sur un total de 1,867)