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Dong Phong

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15 sujets de 646 à 660 (sur un total de 2,144)
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  • en réponse à : Alexandre de Rhôdes và Chữ Quốc Ngữ #151111

    @dannyboy 149181 wrote:

    C’est le genre de question que DP risque de devoir répondre pendant son exposé. Cette discussion avec BN est donc un très bon entrainement ;-)

    Pas besoin de lire la version papier du livre “Phép Giảng Tám Ngày”, la version électronique est ici .:: Dung lac ::.
    Et ça confirme ce que dit BN


    Merci Dannyboy.
    Mea culpa !
    Oui AdR a écrit une fois : « Vậy thì ta làm cho Thích Ca, là thằng hay dối người ta… », et je ne l’ai pas vu.
    Mais de là à engager une polémique…, je n’y vais pas !
    DP

    en réponse à : Alexandre de Rhôdes và Chữ Quốc Ngữ #151108

    @Bao Nhân 149175 wrote:

    Je ne sais si au seizième siècle le classificateur « thằng » était déjà considéré comme péjoratif. Or, au même époque, son équivalent dans certaines langues asiatiques, comme le Thaï par exemple, était employé de manière courante, mais bien sûr pas pour appeler le Bouddha comme Alexandre de Rodes le faisait et que le père Giuse Phạm Hữu Tạo n’apprécie guerre, c’est pourquoi il n’hésite pas à employer ce même classificateur à chaque fois qu’il désigne Alexandre de Rhodes (Trong “Phép Giảng Tám Ngày” thằng Alexandre de Rhodes gọi Đức Phật là thằng).

    PHT

    a) Dans le Dictionarium trilingue d’Alexandre de Rhodes (XVIIème siècle), le mot « thằng » est traduit (en latin) par nomen que vocantur pueri, famuli et viles personae (nom [masculin] pour désigner les enfants, les domestiques et de viles personnes).

    b) C’est n’importe quoi votre information : le P. de Rhodes n’a jamais utilisé ce terme pour désigner le Bouddha dans son Phép giảng tám ngày (Catéchisme divisé en huit jours).
    D’ailleurs, ce Catéchisme utilise un langage très châtié, car il s’adressait d’abord à l’intelligencia lettrée du Đại Việt qu’il essayait de convaincre par la raison logique.

    Merci de vérifier la véracité de vos informations avant de les propager et alimenter des polémiques inutiles.
    Dông Phong

    PS : vous devriez lire le livre d’Alexandre de Rhodes ci-après :

    catechismus.jpg

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    en réponse à : Alexandre de Rhôdes và Chữ Quốc Ngữ #151106

    @quangyen 149174 wrote:

    Dommage d’ habiter si loin!!! A défaut d’ écouter le conférencier Dong Phung, le livre concernant cette conférence, se trouve tres facilement en librairie. Le livre se lit d’ une seule traite, et est une mine de renseignements » des nourritures terrestres, aux croyances et pratiques religieuses », il n’ y a qu’ un pas.
    Tres bonne journée. (quang)yen


    Bonjour Yen,
    Merci de vos aimables paroles.
    J’espère que nous nous rencontrerons un jour, lors d’une réunion des anciens de JJR par exemple.
    Bien amicalement,
    avec mes amitiés à Xime.
    Dông Phong

    en réponse à : Alexandre de Rhôdes và Chữ Quốc Ngữ #151100

    @dannyboy 149167 wrote:

    Bonne chance pour votre exposé DP. On est avec vous ;-)
    Dommage que j’habite si loin, si non j’aurais pu venir vous encourager. ;-)


    Merci Dannyboy.
    Je dois préciser que cette conférence est organisée par l’AAFV, le CID et l’UGVF.
    Cordialement.
    Dông Phong

    en réponse à : Alexandre de Rhôdes và Chữ Quốc Ngữ #151093

    @thuong19 149158 wrote:

    un peu de culture, histoire du pays : Alexandre de Rhodes
    pour ceux de la région parisienne, une conférence au local de l’Union(UGVf) rue du Petit Musc à Paris,c’est le 11 Septembre
    par notre ami Dong Phong que nous remercions par ailleurs de nous faire partager ses connaissances sur le forum.:friends:


    Merci Thuong d’avoir donné l’information sur cette conférence, que je n’ai pas annoncée sur FV pour éviter que certains esprits grincheux déclenchent de nouveau une polémique inutile.
    Je ne suis qu’un modeste chercheur qui étudie et rapporte des faits avérés à travers des textes anciens, parfois contradictoires, sans prendre partie pour ou contre.
    Merci aussi de tes bonnes paroles à mon égard.
    Bien amicalement.
    Dông Phong

    en réponse à : Littérature vietnamienne dans toutes ses diversités #143205


    Bùi Xuân Phái et Hồ Xuân Hương

    Chers ami(e)s,
    Je ne savais pas que le célèbre peintre Bùi Xuân Phái (1920-1988)*, dont les traits sont plutôt « noirs », était aussi un sacré coquin !
    Allez donc sur le site H pour admirer ses œuvres érotiques qui illustrent les poèmes de notre « poétesse rebelle » Hồ Xuân Hương !
    Ci-après, deux « échantillons » qui évoquent des poèmes de Hồ Xuân Hương.
    Dông Phong

    *Revoir l’article déjà cité sur FV antérieurement : http://aejjrsite.free.fr/goodmorning/gm130/gm130_BuiXuanPhai.pdf

    hoxuanhuong04.jpg

    Quả mít
    Thân em như quả mít trên cây,
    Vỏ nó xù xì, múi nó dày,
    Quân tử có yêu thì đóng cọc,
    Xin đừng mân mó nhựa ra tay.

    Traduction par Dông Phong :
    Le fruit du jaquier.
    Le corps de votre sœur est comme le fruit du jaquier,
    Sa peau est rugueuse mais ses quartiers bien épais,
    Si vous l’aimez, ô Messire, percez-le avec votre piquet,
    Ne le pelotez pas, sinon sur votre main sa sève va couler.

    hoxuanhuong_trongthung.jpg

    Trống thủng
    Của em bưng bít vẫn bùi ngùi,
    Nó thủng vì chưng kẻ nặng dùi.
    Ngày vắng đập tung dăm bảy chiếc,
    Đêm thanh đánh lộn một đôi hồi,
    Khi giang thẳng cánh bù khi cúi,
    Chiến đứng không thôi lại chiến ngồi.
    Nhắn nhủ ai về thương lấy với,
    Thịt da ai cũng thế mà thôi.

    Traduction par Dông Phong :
    Le tambour percé
    Le trésor que je rebouche reste si désespéré,
    Percé à cause de ceux qui abusent des lourds maillets.
    Les jours peu fréquentés, s’en défoncent cinq ou sept,
    Les nuits claires, un ou deux livrent encore des roulements acharnés,
    Les bras bien tendus ou le buste courbé,
    Les uns frappant assis, puis les autres debout sur leurs pieds.
    Ô celui qui va revenir, ayez donc pitié,
    De quiconque la chair et la peau sont toujours d’une pareille fragilité.

    (Extraits de Dông Phong, Des poètes de ma terre lointaine, Éd. Publibook, 2008, http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782748340501).

    pict0155z.jpg

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    Miam miam !!! Merci maman !!!
    (Octobre 2011, dans un village montagnard Dao près de Lào Cai)

    en réponse à : nha trang fin octobre ? #151064

    @sompinette 149111 wrote:

    bonjour,

    j’aurai besoin d’avoir vos avis, nous aimerions partir une semaine sur nha trang en famille, dernière semaine d’octobre, mais que pensez-vous du climat, température de l’eau à cette époque ? je sais qu’il y a un micro climat mais bon….
    merci pour vos conseils


    Bonjour Sompinette,
    Les statistiques du climat mensuel moyen de Nha Trang peuvent se trouver sur le site NHA-TRANG – mto, climat, tempratures
    Vous risquerez d’avoir un peu de pluie, mais la température sera aussi plus douce qu’en saison sèche.
    Bien cordialement.
    Dông Phong

    en réponse à : Littérature vietnamienne dans toutes ses diversités #151051

    @Ti Ngoc 149082 wrote:

    bonjour anh Dong Phong,

    Tout comme l’écriture, les grands maîtres du qi gong et du tai chï considérés comme contre révolutionnaires étaient chassés par les dirigeants de l’époque (avant l’époque de Mao), leurs enseignements était poursuivi en dehors de la Chine, ainsi on rencontre plus facilement différents courrants et différentes écoles à l’extérieur de la Chine continentale.

    Comme dans toutes les langues, les poèmes donnent à interprétation, en fonction de sa connaissance de la langue (langue ancienne ou récente…), de sa sensibilité, chacun ressentira d’une manière différente le poème.

    Par contre la traduction d’un poème d’une langue étrangère nécessite à mon sens, une excellente maîtrise des deux langues concernées, une connaissance de l’auteur et la capacité pour le traducteur d’aller au delà du mot à mot, prendre une certaine liberté afin de rendre le résultat poétique sans trahir l’auteur.
    Il existe autant de traductions de poèmes qu’il existe d’auteurs.
    personnellement je préfère qu’un traducteur s’éloigne du mot à mot pour me donner la musicalité du poème en général, plutôt qu’une traduction de mot à mot qui donne l’impression d’un copie collé de dictionnaire sans aucune poésie.

    (Déjà sur des textes simples, il y existe des formules propres à chaque langue qui ne veulent rien dire si on traduit du mot à mot, il faut trouver la correspondance dans la langue dans laquelle on traduit, cela n’est pas un travail simple, alors pour la poésie?!…
    la poésie c’est la quintessence de la langue.
    parfois il vaut mieux écouter un poème même sans comprendre la langue…)


    bonne journée à vous

    Ti Ngoc


    Bonjour Ti Ngoc,
    Oh oui, 100 % d’accord avec vous.
    Traduttore, traditore !
    Traduire de la poésie est encore beaucoup plus difficile, comme c’est signalé dans dans cet article sur la poétesse Hồ Xuân Hương, où votre serviteur est cité : H
    Bon weekend,
    Bien amicalement.
    Dông Phong

    en réponse à : Littérature vietnamienne dans toutes ses diversités #151045

    @dannyboy 149065 wrote:

    En fait, les chinois peuvent décoder rapidement les sinogrammes. Mais j’ai l’impression qu’ils doivent tâtonner presqu’autant que nous pour deviner le sens des vers.
    On dirait que la distance entre le chinois actuel et le chinois littéraire est presqu’aussi grande qu’entre le vietnamien et le chinois littéraire.


    Beaucoup de Chinois de Chine continentale, formés à l’écriture simplifiée et habitués aux copier/coller de leurs ordinateurs, ne savent plus lire (et encore moins écrire) les caractères traditionnels. Les Taiwanais et les Hongkongais ont raison de maintenir l’écriture traditionnelle.

    De « tâtonner » pour « deviner le sens des vers », ce n’est pas un problème spécifique aux Chinois : demandez à des jeunes Français d’expliquer un poème de Rimbaud ou d’Apollinaire, et vous obtiendrez des réponses étonnantes ! Et dans les associations de poètes, nous ne sommes, en écrasante majorité, que des « seniors » !
    Quant à l’orthographe et à l’histoire, n’en parlons pas ! :MdrDevil:

    en réponse à : Littérature vietnamienne dans toutes ses diversités #151033

    @HAN VIËT 149046 wrote:

    _ je crois qu’en chinois littéraire , la frontière entre substantif et verbe et/ou entre substantif et adjectif n’est pas toujours nette
    _ thiên công lục est peut-être lié à une référence historique , littéraire ou géographique
    _ ou plus simplement en consultant le dictionnaire , công = khéo, làm việc khéo = adroitement faite ici ; luc = pur ; công lục ensemble = belles choses ; thiên công lục = mille belles choses
    _ je ne crois pas que ce soit祿 = lộc au lieu de
    lục , à moins d’une erreur de transcription
    _ le 2è vers est plutôt bien fait ; thăng = monter ou éclore ( nở ); autre sens plus élaboré =làm quan được hơn lên một bực ( recevoir une promotion ) , approprié à la situation .Les éléments sont cohérents entre eux Il se récite en plus mieux .
    _ le premier vers est moyen à tout point de vue . Il est un peu  » forcé  » pour apporter une symétrie par rapport au deuxième , pour avoir des sentences parallèles

    je crois qu’en chinois littéraire , la frontière entre substantif et verbe et/ou entre substantif et adjectif n’est pas toujours nette : oui, surtout en poésie !
    ou plus simplement en consultant le dictionnaire , công = khéo, làm việc khéo = adroitement faite ici ; luc = pur ; công lục ensemble = belles choses ; thiên công lục = mille belles choses: oui, c’en est bien le sens littéral ; mais mon amie lettrée chinoise a préféré traduire « poétiquement » par « mille ouvrages (remous, reflets) verts » car, d’après son vieux père, le premier vers suggère que le jeune mandarin à qui on offrait ce petit porte-bonheur allait prendre le bateau pour rejoindre son poste.

    Il est toujours ardu de suivre les poètes disparus !

    PS : dommage que je ne puisse plus joindre mon amie chinoise qui est repartie en Chine.

    en réponse à : Littérature vietnamienne dans toutes ses diversités #151026

    @quangyen 149042 wrote:

    toujourd aussi captivant ! Merci Phong.
    yen et xime


    Bonsoir Yen et Xime,
    Merci de vos bons sentiments.
    L’ars poetica orientale nous est toujours mystérieuse, quand on ne se réfère pas à l’histoire et à la culture de l’auteur des poèmes : le sens profond de ceux-ci échappe à toute traduction littérale mécanique.
    Ce qui ne nous empêche pas d’apprécier cette poésie, souvent elliptique, selon notre sensibilité personnelle.
    Bien amicalement.
    Dông Phong

    en réponse à : Littérature vietnamienne dans toutes ses diversités #151024

    @dannyboy 149039 wrote:

    Merci DP pour la contribution.
    Deux choses me tracassent :

    1. La transcription de vers «lục » . Il me semble que c’est « lộc »
    2. La traduction de 工淥 en « ouvrages verts ». Un adjectif se trouvant en fin de phrase , ça fait bizarre en chinois.

    Quelqu’un peut il m’expliquer ? Merci d’avance ;-)


    Bien vu Dannyboy !
    Pour répondre à vos deux questions :

    (lục) a plusieurs sens, dont « eau claire, pure ».
    Ce caractère est en effet l’équivalent de (lộc).

    La traduction en français n’est pas du mot à mot de Google ! Nous sommes en poésie (qui permet des fantaisies syntaxiques), et la traduction poétique (du sens de deux vers) m’a été suggérée par une dame lettrée chinoise très cultivée maitrisant parfaitement le chinois et le français, qui m’avait offert ce « rouleau de jade ». Elle voulait échapper à la redite « eau » et « eau claire, pure » dans le premier vers, si l’on faisait du mot à mot. Entre poètes, je me suis incliné.

    Traduttore, tradittore, mais la poésie dépasse les moteurs de traduction mécanique !

    Dông Phong

    en réponse à : Littérature vietnamienne dans toutes ses diversités #151021

    @Ti Ngoc 149033 wrote:

    Bonjour anh Dong Phong

    Mon employeur m’avait offert pour le nouvel an de cette année un poinsettia à fleur rouge, et ma collègue m’avait donné la sienne à fleur jaune pâle(car elle n’a pas « la main verte » dit elle, et manque de place chez elle)
    je les ai placées depuis le printemps, dans un coin à l’ombre du jardin, et vais bientôt les rempoter avant de les rentrer au chaud.

    je suis bien contente ce matin de découvrir que c’est une plante porte bonheur et les sentences qui l’accompagnent.

    merci et bonne journée à vous

    Ti Ngoc

    Bonjour Ti Ngoc,
    Les poinsettia appartiennent à la grande famille des Euphorbia, et leurs bractées (et non pas pétales) peuvent avoir des couleurs diverses (rouges, jaunes, blanches…).
    Voir :Poinsettia – Wikipédia
    En France, elles sont des plantes ornementales en pots, mais au Viet Nam, ce sont des arbustes pouvant atteindre 2.50-3 mètres de haut, comme en témoigne la photo ci-dessous que j’ai prise il y a quelques années à l’Institut Bouddhique Truc Lâm (Forêt de Bambous) de Dalat.
    Bien amicalement.
    Dông Phong

    087fpoinsettiadalat.jpg

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    en réponse à : Littérature vietnamienne dans toutes ses diversités #143198

    Une fleur porte-bonheur.

    087cpoinsettia.jpg

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    087drouleaudejade.jpg

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    Chers ami(e)s,
    L’automne arrive, et les jardiniers amateurs de fleurs d’hiver commencent à s’activer. Et parmi celles-ci figurera en première place la poinsettia.
    Mais savez-vous que la poinsettia, communément surnommée étoile de Noël en France, s’appelle rose de premier grade en Chine et au Viêt Nam ( ; yi pin hong, nhất phẩm hồng) ?
    En effet, on l’offrait autrefois aux nouveaux lauréats des concours de lettrés qui allaient se rendre à leur premier poste de mandarin, pour leur souhaiter de parvenir au sommet des neuf grades du mandarinat.
    Ainsi, on peut lire ces deux sentences parallèles gravées sur le petit porte-bonheur en jade ci-dessus (verticalement de droite à gauche), un bien beau cadeau offert à un jeune mandarin en 1663 :


    富 貴 品 紅
    康 煕 二 年

    En pin yin (sans accent) :
    Shui pao ping an tian gong lu
    Hua sheng fu gui yi pin hong
    Kang Xi er nian

    En vietnamien quốc ngữ :
    Thủy báo bình an thiên công lục
    Hoa thăng phú quý nhất phẩm hồng
    Khang Hi nhị niên (1663)

    Tentative de traduction :
    L’eau annonce la paix par mille ouvrages (remous, reflets) verts
    (Mais) la fleur qui élève la fortune est la rose de premier grade
    2ème année du règne de Kang Xi (1663)

    Dông Phong

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