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Mộc cận
Ánh nước hoa in một đóa hồng
Vẩn nhơ chẳng bén, bụt là lòng
Chiều mai nở, chiều hôm rụng
Sự lạ cho hay tuyệt sắc khôngDans la plupart des copies, le 3e vers n’a que 6 pieds. Ça sonne moins bien mais je crois que ça correspond à la version originale. Par exemple dans celle-ci :
http://viet.gutenberg.free.fr/huediepchi/nImages/NT-moccan.jpg
Pour le problème d’affichage, il faudra peut être demander à Mike d’installer les fonts Nôm sur son server Web.22 juin 2013 à 20h09 en réponse à : Relation sur Tonkin et Cochinchine_L.Bissachère- La Cochinchine et le Tonquin_Eugène Veuillot #156901@DédéHeo 156584 wrote:
Ps important ) Le PDF est en mode « protégé ». On ne peut pas faire de copier-coller pour citer un extrait.
L’original ne l’est pasC’est vrai ça. Pourquoi protéger ces fichiers PDF ? C’est contraire à l’esprit opensource. Quand on a pu copier sans payer une œuvre du domaine public. La règle de courtoisie élémentaire est de ne pas empêcher les autres de copier des extraits de cette œuvre.
22 juin 2013 à 8h50 en réponse à : Relation sur Tonkin et Cochinchine_L.Bissachère- La Cochinchine et le Tonquin_Eugène Veuillot #156892@DédéHeo 156584 wrote:
Bien sûr qu’aujourd’hui, ils seraient considéré comme des intégristes, voir des terroristes… Mais c’est aujourd’hui, pas il y a 2 siècles ! Peut-etre que dans 50 ans, les actions des missionnaires actuels seront considéré comme un crime contre l’humanité.
Le comportement de ces missionnaires était peut être considéré comme normal par un occidental chrétien du 18e siècle car il avait l’habitude d’une religion ayant une politique expansionniste très agressive. Leur objectif était d’aller convertir « les infidèles » de gré ou de force dans le but de les « sauver de l’enfer ». Par contre, ce même comportement n’était pas acceptable pour un vietnamien de la même époque (c’est-à-dire toujours au 18e siècle) car la notion de laïcité au VN était beaucoup plus ancrée. Le respect mutuel entre religion était obligatoire déjà à cette époque.
Un Français aujourd’hui qui lit de manière simpliste ces récits de massacre de missionnaires racontés par d’autres missionnaires va penser que c’était des pauvres saints qui sont venus au VN juste pour aider et pour répandre les bonnes paroles du Christ. Et ces « méchants rois vietnamiens » les ont zigouillés. Ce Français va probablement penser qu’il y a eu injustice et que l’invasion française de 1858 était en partie justifiée.
Alors que si ce Français était capable de lire le livre de Alexandre de Rhodes http://www.bsb-muenchen-digital.de/~…100&nav=0&l=en que ce soit en vietnamien (colonne de droite) ou en latin (colonne de gauche) , il comprendra que ces missionnaires étaient des fanatiques qui cherchent à former d’autres fanatiques comme eux. Ce livre de AdR, qui était destinés à être lu et appris par cœur par tous les catholiques viet, insulte toutes les religions et le culte des ancêtres au VN sur des dizaines de pages avant d’affirmer que c’est Jésus qui est le seul à détenir la vérité. Même au 18e siècle, cela ne se fait pas au VN. On pouvait dire que Jésus est le meilleur mais on ne pouvait pas insulter les autres religions et surtout pas le culte des ancêtres. C’est pour cela que ces missionnaires étaient considérés comme des fanatiques religieux, aujourd’hui tout comme au 18e siècle.
21 juin 2013 à 8h18 en réponse à : Relation sur Tonkin et Cochinchine_L.Bissachère- La Cochinchine et le Tonquin_Eugène Veuillot #156870@sgn3vlg 156551 wrote:
les chapitres évoquant la martyre des missionnaires.sont déconseillés aux âmes sensibles de lire !
Une lecture simpliste de ces récits francophone-français sur ces massacres de missionnaires est assez dangereuse. Il faut savoir que ces missionnaires ne se contentaient pas de répandre l’évangile et les paroles d’amour du Christ. Ils mettaient surtout beaucoup de zèle à dénigrer, humilier et insulter toutes les religions existantes ainsi que les traditions et coutumes des vietnamiens de l’époque.
Un exemple de ces dénigrements et insultes se trouve dans le livre de Alexandre de Rhodes :
http://www.bsb-muenchen-digital.de/~web/web1034/bsb10347734/images/index.html?digID=bsb10347734&pimage=108&v=100&nav=0&l=enCes missionnaires (qui étaient en réalité des fanatiques religieux), sont venus dans un pays profondément laïc depuis des millénaires en commençant par affirmer que le Bouddha est un menteur, que Confucius et Lao-Tseu étaient des crétins qui font croire des idioties au peuple, et que le culte des ancêtres pratiqués depuis un millénaire au VN était une stupidité.
Ces insultes et humiliations avaient pour but d’affirmer que Jésus Christ est le seul type qui détient la vérité quand il dit que c’est le Dieu chrétien qui a créé le monde en 7 jours. Il suffit de lire le livre de Alexandre de Rhodes pour se rendre compte du comportement extrémiste de ces missionnaires.
Avant la venue de ces missionnaires (c’est à dire ces fanatiques), le VN était un pays laïc où toutes les religions avaient leurs places et le respect mutuel était de mise. Toutes ces insultes directes et systématique émises par ces missionnaires provoquent des tensions sociales et génèrent du désordre dans la société. Il était donc normal que le pouvoir en place les expulse et leur coupe la tête quand ils persistent à rester et à continuer ces provocations. Un indigène vietnamien qui pratique ce genre de provocation aurait reçu exactement la même punition.
@sgn3vlg 156551 wrote:
Pourriez-vous me dire c’est vrai ou faux ? Les Cochins n’aiment pas les tonquins, etc d’où l’appelation ngô chêt !! mangeur d’argent !!( corruption)
D’un point de vue linguistique, je ne vois aucun lien entre « ngô chêt » et « mangeur d’argent ». Soit l’auteur du livre ne comprend pas bien le vietnamien, soit il y a problème de transcription.
@sgn3vlg 156551 wrote:
Les Tonquinois méprisent les Chinois ils leur donnent le nom générique de Ngo-cho qui veut dire Chinois chien, en partie par ce qu’ils ont les dents blanches et ne se les [169] teignent point en noir comme font les Tonquinois et parce qu’ils sont plus intéressés plus avares, voleurs et fripons qu’eux. Merci de m’éclairer ce point.
C’est tout à fait possible, il y a toujours eu des tensions entre Viet et Chinois.
@Cream 156548 wrote:
En portrait dans la salle, maitre Nguyen Loc? http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6d/NguyenLoc.jpg
Oui, c’est celui que tout le monde salut quand on entre dans la salle d’entrainement.
J’ai trouvé une photo de lui en vo phuc bleu. C’est peut être une photo montage.
Histoire – Club Vovinam VietVoDao Caytre Charente@DédéHeo 156529 wrote:
Sans bombes atomique, les 3 grandes puissances auraient retrouvé leur force et laisser le Japon retomber à l’Age de Pierre sans industrie ni énergie avec éventuellement des famines de 10zaines de million de morts.
Bien sûr, mais on ne le savait pas encore en avril 1945, puisque la Russie aurait très bien pu décider de reconstruire son pays ravagé au lieu d’envahir le Japon. La Russie n’a déclaré la guerre avec le Japon qu’en août 1945. Après la première bombe atomique.
Les US tout seuls, sans la bombe atomique, n’auraient peut être pas pu vaincre le Japon.@DédéHeo 156529 wrote:
Le problème était justement l’Asie du Sud : Il aurait fallu faire la guerre pendant une dizaine d’années pour déloger les Japonais en faisant aussi une 10zaine de million de morts parmi les autochtones.
C’est un problème supplémentaire en effet que les bombes atomiques ont résolu rapidement.
@DédéHeo 156529 wrote:
La vérité est pourtant que le pays était mieux géré sous Lamessan que sous Tu Duc
C’est normal puisque Lanessan c’est en 1891-94, c’est-à-dire 30 ans après TuDuc. Et en 30 ans, on peut faire beaucoup de choses. Il suffit de regarder le Japon entre 1860 et 1890.
@DédéHeo 156529 wrote:
lequel a fait semblant de moderniser pour mieux rétrograder. Avec moins de révoltes paysannes et plus de progrès techniques et certaines libertés.
On est pas sûr qu’il y ait moins de révoltes paysans sous la colonisation française que sous Tu Duc. La France coloniale, entre son invasion de 1858 et Lanessan en 1894 (c’est-à-dire 30 ans) n’a fait que contenir les vietnamiens dans des tâches d’exécutant alors que de nombreux indigènes étaient largement plus compétents et plus diplômés que les colons français. C’est un gaspillage énorme des ressources humaines. Cette politique de discrimination raciale a gravement freiné la modernisation du pays.
Sous Tu Duc au moins, les Viets comme Nguyên Truong Tô (qui était d’une grande compétence) dirigeaient les opérations. Son grande intelligence et son patriotisme était la garantie d’un développement rapide du pays. Malheureusement, l’armée française était venu tout chambouler.
@DédéHeo 156529 wrote:
Mais ce n’est plus du tout acceptable selon les critères d’aujourd’hui et en plus après ces quelques progrès, ca tourne a l’exploitation et au pillage de ressources.
Ce n’est pas acceptable selon les critères de 1858 non plus puisque le colonialisme est basé sur le code de l’indigénat qui fait de l’indigène une sorte de sous-humain. C’est contraire aux droits de l’homme inventés au 18e siècle (c’est-à-dire un siècle auparavant). Et quand 99% des habitants d’un pays sont considérés comme des sous-humains, un jour ils vont se révolter et massacrer tous ces colons. C’est une suite évidente des choses que les colons français n’avaient jamais compris.
@DédéHeo 156529 wrote:
Le plus grave est que 80% des Français y croyaient encore en 1945 c’est pourquoi le gouvernement a réussi à négocier avec les Anglais et les Chinois pour se lancer dans une guerre coloniale.
Si le gouvernement français a pu se lancer dans une guerre coloniale après 1945, ce n’est pas parce que « 80% des Français y croyaient encore », mais parce que les USA acceptaient de tout payer. Cette guerre coloniale a contribué à remettre économiquement sur pied une France à genoux après la 2e guerre mondiale.
Voir discours de Pierre Mendès France 22 juillet 1954 à l’Assemblée nationale française:
« … Pour la production militaire, notre industrie est payée en francs, et l’État français reçoit en contrepartie une aide américaine en dollars. Celle-ci vient grossir nos ressources en devises, ce qui permet de solder les déficits de la balance commerciale que nous encourons dans beaucoup de pays.
En d’autres termes, nous avons trouvé dans la guerre d’Indochine l’équivalent des ressources que, norma*lement, les exportations devraient nous procurer. Mais, du même coup, elle a orienté notre production dans un certain sens puisque, ayant moins besoin de vendre sur les marchés étrangers, nous avons pu nous dispenser d’une partie de l’effort nécessaire sur ces marchés.
En bref, la fin des hostilités en Indochine se traduira par une diminution de nos ressources directes en dollars. Nous devrons les retrouver dans un effort accru pour l’exportation. … »@DédéHeo 156529 wrote:
Le gouvernement de Bao Dai apres le 9 mars 45 n’est pas réellement impliqué dans la collaboration avec les fascistes japonais. Comme Decoux, il avait l’alibi du cas de force majeur : Essayer de gérer pour le mieux le pays sous l’occupation japonaise. Mais Bao Daï fait toujours exactement le contraire de ce qu’il dit : On met souvent à son honneur son abdication à la demande du Viêt Minh 25 août 1945, avec la fameuse belle phrase dans l’acte d’abdication : « Mieux vaut être citoyen d’un pays indépendant que d’être roi d’un pays esclave. »
Pourtant il arêtte d’être le roi d’un pays esclave uniquement quand le pays est libre : libéré par les anglo américains. N’importe quel vrai roi aurait essayé de négotier une monarchie avec les Anglais, les quels en ont une à peu pres corecte.
Puis quand les Français viennent le chercher en 47 dans un bordel a Hong Kong pour faire le roi d’un pays recolonisé, il accepte aussi.
Bao Dai est un garçon incapable. Et c’est bien parce qu’il est incapable que les Français lui ont permis de devenir Roi. Le VN a d’autres Rois beaucoup plus compétents comme Hàm Nghi ou Duy Tân qui, eux, parce qu’ils sont compétents, sont déportés par les Français. Cela aussi explique pourquoi la colonisation d’Indochine était incapable de réaliser en 80 ans ce que les Japonais ont pu atteindre en 40 ans sans l’aide d’aucune colonisation.
@DédéHeo 156513 wrote:
PS) Pour concurrencer dannyboy et refaire le monde avec des « si »
Sachant qu’Adolf Hitler s’est suicidé le 30 avril 1945, tout le monde savait que « les carottes étaient cuites » pour les régimes fascistes. La guerre aurait du se terminer là si les gens étaient gentils .[IMG]file:///C:Usersi14210AppDataLocalTempmsohtmlclip1 1clip_image001.gif[/IMG]Les carottes n’étaient pas du tout cuites en avril 45 mais seulement en Août 1945 avec les 2 bombes atomiques. Car le gros des forces américaines étaient très abimés en Europe, on n’était pas sûr qu’ils puissent gagner les batailles terrestres sur le sol japonais sans bombe atomique.
De toute façon, l’ONU n’ayant pas encore existé, les pays avaient parfaitement le droit d’attaquer qui ils veulent. L’Allemagne avait juridiquement le droit d’attaquer la France en 1940 tout comme la France pouvait parfaitement attaquer le VN en 1858 et même en 1945. Là n’est pas le problème.
Le problème, c’est dire qu’on a envahi un pays pour aider ses peuples, pour y apporter « liberté et instruction ». On a le droit d’attaquer un pays en 1858 et en 1945, c’est juridiquement permis. Mais on ne peut pas se foutre de la gueule des gens en 2013 en disant qu’on les a attaqués pour les aider. Ça énerve les gens d’entendre ce genre de mensonges en 2013.
@DédéHeo 156513 wrote:
Si les gens avaient été super gentils comme Pétain est emmené en Allemagne le 20 août 1944, puis Paris est libéré le e 25 et donc le régime de Vichy a disparue, la guerre aurait dû s’arrêter là en Indochine.
Il n’y avait aucune loi qui interdit la France d’attaquer l’Indochine en 1945. Par contre, il y a des lois qui condamnent les crimes de guerre. Les Français ont utilisé ces lois pour condamner les nazis à Nuremberg en 1945 pendant que l’armée française pratique exactement les mêmes crimes de guerre au VN entre 1945 et 1954 (par exemple bombarder la population à Hai Phong faisant des milliers de morts civils). 23 novembre 1946: Bombardement de Haphong : 6000 morts (Vietnam)
Voici un lien intéressant qui décrit comment les vo phuc noirs sont apparus en France
Durant la première guerre mondiale, 90 000 travailleurs et tirailleurs indochinois vinrent en France. Tous ne rentrèrent pas dans leur pays. Dans l’entre-deux guerres il y eut, en métropole, des coloniaux indochinois (plusieurs, décédés dans les années vingt, sont enterrés dans le cimetière de la Marine de Rochefort). Il y eut, également, des étudiants. En 1939, le plan Mandel prévoyait l’arrivée de 100 000 Indochinois pour participer à l’effort de guerre. En fait, ils seront 7000 tirailleurs et 20 000 travailleurs dans les poudreries et arsenaux ; un millier d’entre eux, principalement des interprètes, resteront en France. Certains, qui avaient pratiqué les arts martiaux dans leur pays, s’entraînèrent et enseignèrent en France. Le plus connu d’entre eux est Maître Nguyễn Dân Phú, mais, dans les années cinquante, il y en a eu d’autres, notamment Maître Hoang Nam, qui pratiquait le Sa Long Cuong (dans les années soixante, il y aura notamment Maître Nguyên Trung Hoà). D’autres, enfin, vinrent en France, du fait d’évènements graves survenus dans leur pays : perte du Tonkin en 1954, persécution des « sectes », en 1955, puis des bouddhistes en 1963 par le régime Diem, chute de Saigon en 1975. Et, parmi ces nouveaux arrivants il y avait, immanquablement, des pratiquants d’arts martiaux parce qu’il est de longue tradition, au Vietnam, de pratiquer les arts martiaux, même clandestinement quand les régimes autoritaires les ont interdits. En France, après plusieurs années de préparation (la première réunion se tint en décembre 1969 chez Maître Bui Van Thinh, qui posait déjà les principes d’une fédération) les maîtres : Nguyên Dan Phu (Thanh Long), Bui Van Thinh (Thiên), Nguyên Trung Hoà (Võ Da), Phan Hoàng (Nghia Long), Trân Phuoc Tasteyre (Hàn Bai), Pham Xuân Tong (Quan Ky) et Tran Long Emile (Minh Long), décident une unification administrative et juridique des arts martiaux vietnamiens. La Fédération a été déclarée le 3 novembre 1973 (voir ci dessous).
Le 3 novembre 1973, à Limoges, M. Hoang Duc Phi, plus connu sous le nom de Phan Hoang, dépose en préfecture les statuts de la Fédération Française de Viet Vo Dao. L’article premier stipule: « Le Viet Vo Dao est défini comme l’ensemble des arts martiaux vietnamiens et méthodes de culture du corps d’origine vietnamienne pratiqués dans un dessein éducatif aussi bien physique que moral ». Ni dans les statuts, ni dans les différentes Écoles des Maîtres fondateurs, il n’est question de Vovinam. Maître Phan Hoang qui, initialement, avait été mandaté par Maître Lê Sang pour implanter le Vovinam en France, représentait le style Nghia Long. Et ce n’est qu’une dizaine d’années plus tard qu’apparaitront à Limoges les premiers Võ Phục bleus. Mais la couleur du Võ Phục n’est pas déterminante pour identifier une École : à preuve la photo ci-dessus, où le Grand Maître Trần Huy Phong porte un Võ Phục noir. Et, en reprenant les documents d’époque, on peut y lire : « le 15 décembre 1973, maître Phan Hoang effectue un premier pèlerinage au Vietnam après douze ans de voyage. Devant la demeure éternelle de son Maître, le Maître Nguyen Loc, accompagné de son condisciple et ami, Maître Trần Huy Phong, le Maître Phan Hoang a renouvelé, dans une cérémonie simple mais émouvante, son serment, conformément à ce que veut la tradition. Il présenta ensuite au Patriarche Lé Sang le projet de développement de l’International Vietvodao pour les dix ans à venir ». Le 9 août 1974, maître Phan Hoang retourne à Sai Gon, accompagné de maître Nguyen Dan Phu et obtient l’envoi de dix-huit experts en vue de développer le Viet Vo Dao en Europe, Afrique et Amérique.
@Tac kè 156486 wrote:
Bonjour,
Je vais peut-être passer pour l’idiote de service… ou alors les choses ont bien changé depuis 1945 : je n’ai jamais vu un Têt avant le jour de la première lune, et je ne pense pas que ce peut être un 13 JANVIER….. – ou alors c’était un vraie exception…. – en général le Têt ne se fête pas aussi tôt – Qui peut confirmer ou infirmer ??- Mes excuses si je commets une erreur, ….
Cordialement – Tac Kè
Très bonne remarque. Le Têt de l’année 1945 tombe le 13/2 (et non pas 13/1)
Les anciens se réfèrent souvent dans le calendrier lunaire. Ils ne disent pas « la famine de 1945 », ils ne disent pas non plus « la famine de l’année du Coq (dậu) », car il y a 10 coqs différents, chacun espacé de 12 ans :
Giáp dậu
ất dậu
Bính dậu
Đinh dậu
Mậu dậu
Kỷ dậu
Canh dậu
Tân dậu
Nhâm dậu
Quí dậuL’année 1945 correspond au 2e coq (ất dậu)
@Abuelita 156480 wrote:
Bonjour, bonne semaine à toutes et tous,
Ainsi, autant l’année du lapin 44 que celle du dragon 1945 auront été marquées par une effroyable famine.
Je crois que tu dois acheter un autre calendrier

L’année du Coq débutait le 13/1/1945 je pense.@ngjm95 156469 wrote:
Et s’il s’agit de l’année de la famine au nord ,c’est l’année 1945 plus précisément (Fin 44-Début 45)
Voici un article de Pierre Brocheux:La famine au Tonkin en 1945
famine au Tonkin en 1945, par Pierre Brocheux – études-coloniales
Je fais confiance à HV et DB pour apporter le point de vue vietnamien.
Vite ,je referme ma boîte de Pandora.:mad:
Je crois que « le point de vue des vietnamiens » est identique à celui des Français en ce qui concerne les causes des pertes de récoltes au Nord. Ils diffèrent cependant en ce qui concerne l’impossibilité de transporter le riz (abondant au Sud) vers le Nord.
En dessous de l’article de Pierre Brocheux, on a un commentaire reflétant parfaitement le point de vue vietnamien.
Cette famine était tout à fait évitable. Les Viet étaient parfaitement capable d’organiser le transport de riz du Sud vers le Nord par des petits moyens de locomotion capables d’éviter les bombardements Américains.
Il suffisait au pouvoir colonial incompétent de laisser faire les Vietnamiens au lieu de faire obstruction en s’accrochant à leur pouvoir et leurs privilèges.
Les Viet Minh ont pu transporter assez de riz pour leurs troupes au Nord en évitant non seulement les bombardements américains mais également les contrôles des Français et Japonais. Cela prouve que c’est parfaitement possible.
@Dông Phong 156411 wrote:
Bonjour TLM,
Je vous transmets la recension d’un livre important sur l’histoire du Viêt Nam de la période 1940-1945.
Cordialement.
Dông Phong
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Vichy, le Japon et l’Indochine
par Xavier PAULESExplorant les rivalités culturelles qui opposèrent Français et Japonais en Indochine pendant la période du régime de Vichy, Chizuru Namba apporte un regard nouveau sur une période cruciale, à la veille de la guerre pour l’indépendance du Viêtnam.
Publié dans laviedesidees.fr, le 7 juin 2013.
Lire la suite sur Vichy, le Japon et l
© laviedesidees.frPas un seul mot sur “la famine de l’année du Coq” qui est pourtant la conséquence la plus importante de cette « cohabitation franco-japonaise » en Indochine. 1 million de Tonkinois y perdent la vie sur une population de 10 millions.
Le comportement du pouvoir colonial français pendant cette famine (la plus dramatique de toute l’histoire du VN) a été déterminant pour son avenir dans le Tonkin et dans le VN tout entier.
15 juin 2013 à 16h28 en réponse à : Onze mois ss-prefet en Basse-Cochinchine du capt. Lucien Grammont #156753@DédéHeo 156446 wrote:
Ce militaire mélange un peu : C’est l’évêque qui a trouvé les sous et les hommes en pleine révolution. Mais pour lui, un évêque français et des militaires français, ça travail pour la France. Normal, non ? Il est quelqu’un du second empire, pas d’une république laïque.
Même si l’on admet que « un évêque français et des militaires français, ça travail pour la France », il y a une grosse différence entre 100 soldats et 1.650 soldats. Et quand on n’a pas amené le nombre de soldats promis, on n’a pas la légitimité pour exiger la contrepartie. Juridiquement, il fallait renégocier le traité.
@DédéHeo 156446 wrote:
Tu Duc et les Vietnamiens qui l’entouraient avaient la capacité de former des médecin et tout ce que tu voudras. Mais ils n’en n’ont rien fait.
Ils n’en ont rien fait en 1858 pour former des médecins parce qu’il faut d’abord créer un socle technologique parmi la population locale. Les japonais avaient besoin de 20 ans pour le faire et la colonisation d’Indochine n’y est jamais arrivée à le faire même après 80 ans.
Pour former des médecins, il faut d’abord permettre aux jeunes de maîtriser les sciences modernes. Tu Duc et Nguyen Truong Tô avaient déjà attaqué aux réformes de l’enseignement des sciences en achetant manuels, machines et en engageant des instructeurs occidentaux (exactement comme Nguyên Anh avait engagé des experts militaires pour rénover son armée au 18e siècle).
Si les Français avaient laissé Tu Duc en paix en 1858, les Viets auraient pu avoir leurs propres médecins formés à la manière ocidentale après une génération d’étudiant (c’est-à-dire fin 19e siècle comme au Japon).
@DédéHeo 156446 wrote:
Les missionnaires envoient les bonnes sœurs :
Par exemple le Bệnh viện đa khoa Xanh Pôn (actuel hopital polyclinique Saint-Paul.
A été racheté aux religieuse (Saint paul de Chartes » par l’Etat colonial de la 3ème République.Les missionnaires n’ont jamais amené des médecins avec eux au 17e siècle. Ils sont venus surtout pour critiquer et humilier les croyants et tradition vietnamienne et semant le désordre. Les écrits de Alexandre de Rhodes nous montrent que ces missionnaires étaient carrément des fanatiques religieux incapables de respecter les autres religions :
Rhodes, Alexandre de: Catechismus pro iis, qui volunt suscipere baptismum, Roma [1651] | BSB DigitalC’est seulement après l’invasion et la pacification du VN fin 19e siècle, début 20e siècle qu’on a des médecins et des hôpitaux qui soignent en priorité les colons français. Et toujours aucun médecin vietnamien. Alors que si on avait laissé faire Tu Duc et Nguyen Truong Tô, on aurait des équipes de médecins indigènes fin 19 e siècle. Comme au Japon.
Les Viets au 19e siècle n’avaient pas besoin de bonnes sœurs pour s’occuper malades et des nécessiteux. Il y avait déjà des moines et nones bouddhiques pour cela. Ils avaient surtout besoin de manuels et d’experts capables de former leur jeunesse à devenir médecin modernes (parce que la médecine orientale existait aussi déjà). On sait aussi qu’ils avaient les moyens financiers pour engager ces experts (qui ne coûtent pas plus chers que des experts militaires payés par Nguyên Anh au 18e siècle).
La conclusion est qu’en 1858, les Viets n’avaient vraiment pas besoin d’être colonisés et les Français de l’époque le savent très bien. Les Français ont vu les effets néfastes de la colonisation sur les Indiens d’Amérique au 17e siècle (c’est-à-dire 2 siècles avant la colonisation d’Indochine). Ces colons sont venus en Indochine dans le seul but d’accroitre la puissance de l’Empire français. Personne ne les obligeait à le faire et ils en ont payé de leur vie.
15 juin 2013 à 9h29 en réponse à : Onze mois ss-prefet en Basse-Cochinchine du capt. Lucien Grammont #156744@DédéHeo 156432 wrote:
Ce n’est pas ça du tout :
Louis XVI n’a pas pu le réalisé pour cause de révolution. Son représentant et signataire a été lui même empalé par les Révolutionnaires qui n’avaient pas encore inventé la guillotine.Gia Long et surtout Minh Mang diront : Le roi de France n’a rien donné : Les 12 officiers et les 100 soldats sont des mercenaires qui sont financés par des fonds privés fournis par un groupe de commerçants.
Dans la marines, l’armée, beaucoup de gens était des nobles, alors rentrer en France pour être guillotiné ? Et surtout, leur commandement en France a été lui même guillotiné. C’est ces circonstances exceptionnelles qui font que Pigneau, l’évêque d’Adran, arrive à trouver 4 bateaux, 12 officiers et une centaine d’hommes.Ce qui est important, c’est que les Français en 1858 n’avaient pas juridiquement le droit d’attaquer le VN comme ce Lucien Grammont tente de faire croire dans son livre « ONZE MOIS de sous-préfecture en Basse-Cochinchine”. Ces vérités sur le petit traité de Versailles ne se trouvent nulle part dans le wiki français, alors qu’elles sont très bien expliquées dans la version anglaise.
@DédéHeo 156432 wrote:
Mais ceux ci vont former une armée de terre et une marine de 50 000 Vietnamiens qui sous leurs ordre vont renverser la dynastie Tay Son.
A chaque fois qu’ils prennent une ville, ils y bâtissent une citadelle à la Vauban, imprenable avec les moyens des Tay Son.Nguyen Anh a fait plus que compter sur ces mercenaires français. Il est également capable de faire confiance à ses officiers vietnamiens pour leur meilleure connaissance tactique. C’est dans wiki :
–
Despite his extensive reliance on French officers on matters of military technology, Nguyen Anh limited his inner military circle to Vietnamese. The Frenchmen decried his refusal to take their tactical advice. Chaigneau reported that the Europeans continually urged Nguyen Anh to take the initiative and launch bold attacks against Tay Son installations. Nguyen Anh refused, preferring to proceed slowly, consolidating his gains in one area and strengthening his economic and military base, before attacking another. Over time, Nguyen Anh gradually reduced the military role of his French allies on the battlefield.[36] In the naval battle at Thi Nai in 1792, Dayot led the Nguyen naval attack, but by 1801, a seaborne offensive in the same area was led by the Nguyen Van Truong, Vo Duy Nguy and Le Van Duyet, with Chaigneau, Vannier, and de Forsans in supporting positions. The infantry attack on Qui Nhon in 1793 was conducted, according to Nguyen historiography, in cooperation with « Western soldiers ».[36] The same source recorded that by 1801, Nguyen operations in the same area were directed by Vietnamese generals, whereas Chaigneau and Vannier were responsible for organizing supply lines
–
Nguyen Anh a non seulement acheté quelques vaisseaux occidentaux, il a surtout été capable de mettre sur pied une entreprise de construction navales à Saigon permettant aux vietnamiens de maîtriser les techniques occidentales. C’est aussi dans wiki :“ … Most of the European-style vessels were built in the shipyard that Nguyen Anh had commissioned in Saigon. He took a deep personal interest in the naval program, directly supervising the work and spending several hours a day dockside. One witness noted « One principal tendency of his ambition is to naval science, as a proof of this he has been heard to say he would build ships of the line on the European plan. »[48] By 1792, fifteen frigates were under construction, with a design that mixed Chinese and European specifications, equipped with 14 guns. The Vietnamese learned European naval architecture by dismantling an old European vessel into its components, so that Vietnamese shipbuilders could understand the separate facets of European shipbuilding, before reassembling it. They then applied their newfound knowledge to create replicas of the boats. Nguyen Anh studied naval carpentry techniques and was said to be adept at it, and learned navigational theory from the French books that Pigneau translated, particularly Denis Diderot and Jean le Rond d’Alembert‘s Encyclopédie. The Saigon shipyard was widely praised by European travelers …”
@DédéHeo 156432 wrote:
A cette époque, développer le commerce et propager sa religion,c’est bien !
Aujourd’hui aussi, il n’y a rien de condamnable de « développer le commerce et propager sa religion ». C’est condamnable quand on le fait précéder par une invasion armée. Et c’est condamnable aujourd’hui tout comme en 1858. C’est pour cela que Lucien Grammont tente de faire croire dans son livre (écrit en 1863) que la France avait la légitimité juridique pour attaquer le VN. On sait aujourd’hui que c’est un mensonge.
@DédéHeo 156432 wrote:
Et les missionnaires apporte la médecine.
Depuis quand les missionnaires sont des experts en art médical ? Les Viet de l’époque avaient les moyens pour engager des professeurs occidentaux pour former les médecins vietnamiens. Ils avaient juste besoin d’une longue période de paix pour le faire. Les missionnaires au VN apportent surtout le désordre social avec leurs écrits humiliant vis-à-vis des croyants, des coutumes et des traditions vietnamiennes. Par exemple ces textes suivants qui ont vraiment été insultant pour tout le peuple viet de l’époque
Phép gi
Certains de ces missionnaires ont été massacrés à cause de leurs insultes.@DédéHeo 156432 wrote:
Ce qu’on t’expliquait est que le régime suivant est la IIIème République qui est plutôt anticléricale. Alors comme ils ne peuvent pas prendre l’alibi de la propagation de la foi, ils disent qu’ils vont aporter la science et une meilleur médecine que les religieux. Dans la réalité, ils ouvrent des écoles, des lycées, une école de médecine, des hôpitaux…
Non, dans la réalité, ils ont tué dans l’œuf les tentatives de réformes démarrées par Tu Duc et Nguyen Truong Tô. Les viets de l’époque avaient les moyens financiers pour acheter des livres et engager des instructeurs occidentaux afin de mettre en place « des écoles, des lycées, une école de médecine, des hôpitaux… »
Les viets de l’époque avaient également la capacité intellectuelle pour le faire. Ils l’ont prouvé avec l’usine de construction navale à Saigon en 1792. Mettre en place des hôpitaux n’est pas plus compliqué qu’une entreprise de construction de vaisseaux de guerre.
Il suffisait de laisser ces vietnamiens en paix pour qu’ils puissent obtenir tout ça par eux même, et de manière beaucoup plus rapide que de vivre comme des sous citoyens pendant 80 ans. Les colons français le savaient parfaitement en 1858 au moment de leur invasion. Ils ont malgré tout voulu mettre la priorité sur l’extension de l’Empire français. C’est à cause de cela que des civils français ont du payer de leur vie en 1945.
13 juin 2013 à 19h50 en réponse à : Onze mois ss-prefet en Basse-Cochinchine du capt. Lucien Grammont #156709Ce livre contient malheureusement des inexactitudes proches du mensonge. Exemple :
« … Le port de Tourane qui nous est cédé par le second traité de Versailles, va nous donner un pied dans ces mers de Chine où gravite depuis tant d’années tout un monde européen. Presque aussitôt éclate la révolution française, et nos projets d’établissement sont anéantis. Cependant l’évêque d’Adran a rétabli Gia-Long sur le trône de l’empire annamite qui a paru un moment s’ouvrir aux idées nouvelles. Mais la dette de reconnaissance qu’elle a contractée envers nous pèse désormais à cette dynastie soupçonneuse … »
Ce texte ci-dessus pourrait faire croire que l’Empereur Gia Long n’avait pas honoré sa dette vis-à-vis de la France, et que l’invasion française était légitime. Ce mensonge a été gobé par pas mal de Français et de vietkiêu de France qui pensent encore aujourd’hui que l’attaque de l’armée française était justifiée. Voici la vérité sur le « petit traité de Versaille » Gia Long – Wikipedia, the free encyclopedia
« … In November 1787, a treaty of alliance was concluded between France and Cochinchina—the European term for southern Vietnam—in Nguyen Anh’s name. Pigneau signed the treaty as the « Royal Commissioner of France for Cochinchina ».[23][29] France promised four frigates, 1,650 fully equipped French soldiers and 250 Indian sepoys in return for the cession of Pulo Condore and Tourane (Da Nang),[23][26] as well as tree trade to the exclusion of all other countries.[8][23][28] However, the freedom to spread Christianity was not included.[23][29] However, Pigneau found that Governor Thomas Conway of Pondicherry was unwilling to fulfill the agreement;[28][30] Conway had been instructed by Paris to determine when to organize the aid, if at all.[23][30] Pigneau was thus forced to use funds raised in France to enlist French volunteers and mercenaries.[22][26][30][31] He also managed to procure several shipments of arms and munitions from Mauritius and Pondicherry.[10]
… Eventually, Pigneau assembled four vessels to sail to Vietnam from Pondicherry, arriving in Saigon on 24 July 1789.[34] The combined forces helped to consolidate Nguyen Anh’s hold on southern Vietnam.[8][32][35] The exact magnitude of foreign aid and the importance of their contribution to Gia Long’s success is a point of dispute. Earlier scholars asserted that up to 400 Frenchmen enlisted,[9][22][26][31] but more recent work has claimed that less than 100 soldiers were present, along with approximately a dozen officers”La France avait promis 1650 soldats “complètement équipés”, elle n’a apporté que 100 soldats et 12 officiers. La France n’a pas rempli sa part du contrat, elle ne peut donc exiger sa contrepartie dans son entièreté.
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