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helios75 wrote:Salut !
Jolies photos .. j’apprecie particulierement celles des bonzes de soctrang ! :bravo:
ça se voit bien que la pagode ainsi que les bonzes sont de l’ethnie khmere
Ok ! Sans rancune et je te souhaite de très bonnes vacances PAPI
Chào
Salut à tous
Je compte me procurer un des livres de cet écrivains, mais comme il y en a plusieurs, donc j’ai du mal à décider d’en prendre le quel. Quelqu’un peut me renseigner?
Merci pour les infos Anh Minh
Nem Chua wrote:Et ajoutez a ca qu’on encourage la delation (‘est du propre), que l’image exterieure est tres regardee (oh la jolie petite fille!), ce qui met en danger des enfants metisses parce que ca cree beaucoup de jalousies a l’ecole (heureusement qu’il y a des uniformes pour cacher les differences de niveau de vie a l’ecole!) etc…On n’a pas besoin d’être métisse et beau ou belle pour attirer la jalousie et pas seulement chez les jeunes filles ou garçons, même chez les adultes, j’en ai fait les frais. Je rajoute : l’école n’est pas le seule lieu où on peut en être victime, même dans les églises, au travail, dans le conservatoire Etc…et pas uniquement au Vietnam. Je ai vécu mais 23 ans en France, et 25 ans en Asie. Concernant la jalousie et rivalité, alors rien de différent, un seul mot pour terminer : INFERNALE.
:je_sors:
robin des bois wrote:Pour le reste vos commentaires sont vos commentaires et mes impressions sont mes impressions..Moi aussi, j’ai l’impression que tes impressions sont en réalité tes souhaits, et les scénarios de tes reportages, tu les as élaborés longtemps même avant d’aller au Vietnam et en collaboration avec l’un de ces fidels auditeurs de la radio courtoisie. Voilà mes impressions.
robin des bois wrote:mes impressions..Vouloir dire que les autorites vietnamiemnes n’ont absolument aucun probleme avec l’ensemble de leurs ethnies.. ca vous regarde…Je n’ai aucun a priori , contrairement a ce que certains pensent.Biensûr il y a des problèmes liés aux questions ethniques, comme en France d’ailleur, Mais ils ne se trouvent pas dans les endroits que tu as visités, aussi ils sont encore loin du niveau de ceux que connait actuellement la France, j’ai déjà répondu dans mon précédent message, mais si tu en veux encore, je vais la coller ci-après :
Ceux qui font, de temps en temps, l’objet de l’actualité dans des journaux anti-vietcôngs basés en occident, habitent sur le haut-plateau du centre; donc une partie de leurs membres recrutés pendant la guerre par l’armée US, et une autre ont rejoint les Vietcôngs. Or l’ampleur des activités de ces anciens mercenaires n’ont jamais dépassé celles des Basques ou des Corses de chez-nous. Mais elle a été compensée par l’exagération des presses en mal de scoop exotique.
calimero wrote:Bonsoir Bao Nhan,
Ok, en France les 2 guides, le national et le régional parles français, tu crois vraiment que les guides assermentés nationaux vietnamiens ne connaissent pas l’histoire du pays et des coutumes des ethnies ? Et en plus, ce n’est pas sur que tu peux trouver un guide régional qui parle la langue des touristes que tu envoie. Le fait d’utiliser les guides régionaux est une condition pour pouvoir accéder dans certaines contrées et de faire vivre l’économie touristique de la région, peut être je n’étais pas assez clair lors de mon dernier post. :scratch:Salut calimero
A Sa Pa, les filles Hmongs qui accompagnent les touristes en visite des hameaux où habitent les minorités de la région parlent très bien anglais. Des jeunes filles et garçons, enfants des pêcheurs originaires de Thanh Hoa vivant actuellement sur l’île Cat Bà, eux aussi, m’ont étonné par leur anglais. Si tu as un peu de temps, alors vas y faire un tour et tu verras.
calimero wrote:Quand les travaux pour la construction d’une route passe à travers ta maison, comment tu réagis ? Surtout si tu es là depuis plusieurs générations. C’est vrai, on n’arrête pas le progrès
Tu penses qu’en déplaçant des villages et ses habitants cela va changer leurs vies ? Certainement !
En bien ou en mal, nous le saurons plus tard, mais…Est ce que l’on a demandé leurs avis avant de les déplacer ?C’est sur, ils n’ont pas le temps d’avoir des crises existentialistes comme les citadins, leurs soucis c’est de se nourrir et de survivre.J’ai visité une ville qui se trouve pas très loin de Son La, le paysage de cette région est magnifique, mais la ville où on devait passer la nuit était dans un état de désolation totalement contrastée avec son envirennement. La propriétaire de la maison d’hôte m’a expliqué que les habitants laissent leur ville dans cet état, parce qu’une fois la barrage soit finie, elle sera immergée, je pense que ce serait très dur pour ceux qui sont nés et ont passé toute leur vie ici. Mais apparemment, la patronne de cet établissement était satisfaite de l’indemnité qu’on lui a proposée.
calimero wrote:Juste une question Bao Nhan, tu a déjà voyagé en solo ? ou à 2 ? Sans guide, juste une carte routière et les infos que tu as prises avant ton voyage ?Mon deuxième voyage, je l’ai fait sans guide, mais, je ne suis pas allé dans des régions trop reculées.
Chào
robin des bois wrote:« Aucun commerce ou pas-de- porte de la bourgade de SA PA n’appartient a quelqu’un d’une ethnie locale … tous sans exception sont Vietnamiens:c’est sans doute normal!!!!L’hôtel en face du marché à Bac Hà appartient à une famille sino-viet et devant cet hôtel se trouve un magasin dont le propriétaire est Hmong, j’ai fait la connaissance de sa fille (très belle d’ailleur), quand la patronne m’a dit que sa famille est d’origine Hmong, au début cela m’a étonné car vu sa façon de s’habiller, son accents ainsi que ses maintient, rien de cela ne le prouve. Finalement, elle a dû sortir les photos et autres…. pour me convaincre.
L’autre côté du marché, la fille tenant un stand de produits artisanaux (aussi belle) avait sur elle tout ce qui pourrait lui permettre de se faire passer pour une Hanoïenne. Cette fille est de l’ethnie Tây, je te donne ci-après ses co-ordonnées, si tu passe par-là n’oublies pas de lui dire BONJOUR de la part d’un Viet kieu parisien, donc voilà : Hoàng Trung Tuyẽn. Thôn Na Kim-Xã Tả Chải. Băc Hà-Lao Cai… Son numéro te téléphone : 020880481.
Ces gens désormai devenus citadins perdent au fur-à-mesure leurs spéficité originelles que je trouve dommage. Cela me rappelle une situation semblable de celle d’un ami qui travaille sur le même site que moi, originaire de la Moritanie dont le mode de vie bouleversée par l’exil forcé pour des raisons économiques. Aujourd’hui, à première vue, ça pourrait nous faire croire qu’il vient de l’un des quartiers Newyorkais.
Je trouve que c’est tout à fait normal que la plupart des commerçant sont de l’ethnie Kinh (majoritaire), parce que les membres des autres ethnies n’ont pas de vocation pour le commerce, ils sont en majorité agriculteurs ou artisans, donc l’arrivée des commerçants Kinhs dans cette région a pu paliller le manque d’intérêt des autochtones pour les activités de négoce, sinon, il n’y aurait pas de pain ni de beurre ni de bière…pour les touristes que nous sommes.
Depuis l’arrivée massive des commerçants Chinois dans certains quartiers de Paris. On a déjà pu entendre courir ce genre de propos, pourtant, il n’est pas interdit aux autochtones d’en faire avant leur arrivée.
Le guide m’a dit que certains préfets ou sous-préfets et autres haut comme bas fonctionnaires de la région sont issus de ces ethnies (dit minoritaire), Une fille de l’ethnie Thaï m’a dit fièrement que l’une des vices ministres est de son ethnie, mais les gens ne se posent pas de questions là-dessous, car c’est un fait naturel, alors on n’en ferait pas un événement. Mais malgré cet ambiance, cela n’empêche pas une petite poignet de vieux touristes nostalgiques que dans la tête desquels brûle encore le dernier feu de Dien Bien Phu de venir dans la région, en espérant ardemment y trouver quelques charniers sur lequel qu’ils puissent pleurer dans des forums.
A +
robin des bois wrote:D’apres ce que j’ai compris ,meme avec un guide prevu au depart… des que l’on rentre dans la region des ethnies…et que l’on soit seul ou en groupe …il est obligatoire d’avoir un autre « guide local » assermente, le seul a pouvoir vous ouvrir les portes de certaines ethnies duement autorisees…. Et certaines sont interdites d’acces…Tu as dit : D’apres ce que j’ai compris, cela veut dire tu n’es même sûr. Le ou les guide(s) en question, sont souvent issus du milieu même, à Sa Pa, ce sont des filles de l’ethnie Hmong qui assurent ce rôle, parce que les autres ne sont pas pourvus de connaissances sur leur coutume, mais aussi les guides venus de HCV ou de Hà Nôi n’ont pas été formés pour le trek en montagnes, même dans des régions qui ne sont pas peuplées de minorités ethniques. Je me souviens, lors d’un trek sur l’île Cat Bà, une fois arrivé dans un village pour une petite pose. Le guide passe ensuite son relais à un jeune villageois qui nous mène en escalade jusqu’en haut d’un îlot très haut afin qu’on puisse admirer la beauté splendide de la baie d’Ha long.
C’est pareil, lors qu’un guide Parisien emmène des touristes étrangers dans les alpes, arrivant sur place, il les laisse ensuite au guide de montagne, souvent originaire de la région.
robin des bois wrote:Et je pense savoir pourquoi… il suffit de remonter un peu dans l’Histoire recente du VietNam..Là, tu as fait l’amalgamme en les confondant avec des Hmongs du Nord-Laos dont on a parlé pas si longtemps à la télé.
Saches que sur le plan politique, les minorités ethniques du nord-vietnam ne posent pas de problème au régime. Beaucoup d’entre eux étaient mêm parmi les premiers combattants Vietminhs, donc le ministre de la défense du gouvernement de l’époque, le général Chu Van Tân issus de l’ethnie Nung. Le premier secrétaire général actuel du PC viet, Nông Duc Manh, lui, est de l’ethnie Tây, sans compter les autres colonels, capitaines d’origine minoritaire dont certains ne savaient ni lire ni écrire, on disait que Le général Giap a dû apprendre leurs dialectes pour pouvoir communiquer avec eux. Et c’est à partir de cette région, considérée comme berceau des révolutionnaires vietnamiens, qu’a commencé la guerria anti-colonialiste.
Ceux qui font, de temps en temps, l’objet de l’actualité dans des journaux anti-vietcôngs basés en occident, habitent sur le haut-plateau du centre; donc une partie de leurs membres recrutés pendant la guerre par l’armée US, et une autre ont rejoint les Vietcôngs. Or l’ampleur des activités de ces anciens mercenaires n’ont jamais dépassé celles des Basques ou des Corses de chez-nous. Mais elle a été compensée par l’exagération des presses en mal de scoop exotique.
robin des bois wrote:Ceci dit les transformations que je vois me laissent penser que ces ethnies auront beaucoup de mal a survivre…Les travaux entrepris entre Dien Bien Phu et Sa Pa par exemple sont gigantesques…Je ne pense pas que ces traveaux pourraient avoir de si grand impact qui puisse mettre en péril la survie d’un peuple, pourvu qu’on ne mette un dieu étranger dans leur tête.
robin des bois wrote:OK avec toi pour les Ethnies que l’on rencontre…..Ce n’est effectivement pas tres sain … et ca me gene personnellement.Qui plus est, leurs conditions sanitaires sont absolument deplorables, je dis bien deplorables…Oui si on les juge avec la norme européenne, mais n’oublies pas qu’ils vivent comme ça depuis plusieurs siècles avant la colonisation, si un jour, ils n’y pourront plus, ils chercheraient à s’en sortir, et qui le sait, peut-être leur situation serait améliorée avec les traveaux gigantesques que tu as évoqués.
Selon le statistique, le pour centage de suicide, chez les minorités est le plus faible par apport aux autres.
Le village de mes grands parents se trouve seulement à 80 Km de Hà Nôi, mais pourtant, ce n’est pas si longtemps qu’on dispose, dans chaque maison, d’une cabine de toillette avec la cuvette et de l’eau. Je me souviens, à chaque passage dans les toillettes pour faire mes besoins était une expérience traumatisante. Mais les gens de la compagne ont l’habitude de vivre dans cette situation, donc ils n’en souffrent pas comme nous.
robin des bois wrote:Et pourtant , ce sont les ethnies autorisees a « entrer en contact ».Alors entrer en contact avec quelle ethnies qui est interdit? Une fois, je voulais entrer dans un village, mon guide m’a déconseiller, mais c’était pour ma propre sécurité, parce qu’on n’était que trois et avec mes matériels de photo, on risquerait d’être embêté, ils ont dit que les mecs du village n’aiment pas trop les citadins, il n’y a pas d’interdiction, mais si j’y entre, il ne viendrait pas avec moi.
robin des bois wrote:Je suis presque sur que.La prochaine fois, il faut attendre d’être sûr avant d’émettre un jugement, seulement (PRESQUE) n’est pas suffisant. Il y a dix ans, on était aussi sûr que je sois l’auteur de la profanation du cimtière juif de Carpentra et que j’aurais quelque chose à voir avec le chef d’orchestre Michel TABACHNIK, membre de l’ordre du temple solaire, que j’étais un seriel-killer de l’est-Parisienne et de Perpignan, mais je n’ai jamais mis mes pieds la-bas, récemment, on m’a çouptionné d’être le co-ordinateur d’un réseau africano-islamo-vietcong qui était derrière le kidnaping et l’assassinat du jeune Juif et autres crimes aussi barbares. Oh !! Zut , merde, Un compositeur québecois a été assassiné à Paris, on voulait aussi le mettre sur mon compte.
Quand j’étais en vacances dans un pays étranger pendant seulement quelques semaines, j’ai vu des choses indécentes, par exemble sous des ponts à l’entrée du périphérique, j’ai vu des gens entrain de dormir tranquillement, je me suis demandé : comment arrivent-ils à dormir avec des bruits et fumée étouffants, il faisait aussi très froid et humide? cela se passe encore aujourd’hui dans l’un des pays des plus riche du monde, pas seulement au Vietnam.
J’ai déjà fait trois voyage au Vietnam, cela me permet de connaître non seulement des gens du pays, mais aussi le comportement des visiteurs venus dédifférentes régions du monde. Lors de notre visite de la ville Bac Hà, on voyait des différentes ethnies vivent ensemble, parmi eux, Chinois, Kings et autre…certains touristes assimilaient cette mélange à une forme de vietnamisation. L’année après, j’ai visité un village où il n’y avait pas de Kings, tous les habitants du village sont de la même ethnie, à la sortie du village, quelques visiteurs parlaient de ségrégation…
robin des bois wrote:Je suis presque sur que les ethnies , dont tout contact est refuse , c’est pour un tout autre motif.
Qui est capable de dire ce qu’elles deviennent d’ailleurs?Je trouve que ta question, elle est subversive. J’ai l’impression qu’elle a été préparée à Paris même. Subversive parce qu’elle ne solicite pas une réponse, mais elle invite les lecteurs à imaginer le pire, genre : génocide en silence.
Actuellement, la présence des ethnies attire beaucoup de visiteurs, c’est une aubaine, ça rapporte beaucoup d’argent, alors pourquoi les Vietcongs veulent l’interdire? Pourquoi tout contact est refusé. Tu es au Vietnam depuis quelques semaines seulement, mais ça fait 23 ans que j’habite à Paris, Ah! j’ai oublié de te dire que j’ai étudié la francologie. La prochaine fois, il ne faut pas faire une avance hasardeuse sans être d’abord sûr.
On m’a dit que actuellement, l’éco-tourisme commence à être à la mode dans certains pays, et qui pourrait remplacer le tourisme sexuel. J’aimerais savoir à quand le tourisme subversif?
EXCUSE ME PLEASE
koolio wrote:J’ai fini la méthode assimil mais je sais pas quel ouvrage je pourrais choisir pour approfondir mes connaissances. Quel livre me conseillerez vous ?Maintenant, la meilleur méthode, c’est de pratiquer ce que tu as appris et lire tout ce qui tombe dans ta main pour enrichir ton vocabulaire.
Bon courage
18 mars 2006 à 18h46 en réponse à : Infos et préparation de la rencontre du 27 avril sur Paris #18061Mike wrote:Bonjour à tous,comme je serais en vacances sur Paris la dernière semaine d’avril (27/03, je me suis dit pourquoi ne pas en profiter pour faire une petite rencontre entre membres afin de se faire une petite bouffe bien sympa .. :kimouss: (surement le mercredi ou jeudi 27/03 car les autres jours, je ne serai pas dispo..)
Avant de lancer cette proposition, j’aimerai savoir qui serait partant ?
Mike
Je te contacterai, des que je reçois le planning pour le moi d’avril que notre service d’exploitation doit m’envoyer très prochainement.
La race de Phu Quôc menacée d’extinction

Sur l’île de Phu Quôc, province de Kiên Giang, gambadent toutes sortes de chiens : Corgis, Collis, German Sherpard, Jack Russell, que des chiens de race… Mais tout aussi incongru que cela puisse paraître, nulle trace de chiens autochtones, appelé vulgairement race « Phu Quôc », reconnaissable entre tous par la bande de poils qui recouvre sa colonne vertébrale.
Réputé pour ses qualités de nageur et de pêcheur, le chien de Phu Quôc est apprécié des habitants de l’île qui le décrivent comme vif, intelligent et rarement belliqueux. Sur l’île, la réputation du chien est quasiment légendaire et il n’est pas rare d’entendre les villageois en parler comme d’une bête magnifique. Si à première vue, le vrai chien de Phu Quôc n’a rien de particulier, il suffit de le voir à l’action pour se rendre compte qu’il possède une force extraordinaire. Mais le péril guette ! Car aujourd’hui, les chiens de race pure Phu Quôc sont avidement recherchés par des commerçants qui les achètent tout chiot pour les revendre aux touristes. Selon le vétérinaire Nguyên Van Biên, c’est une menace inquiétante qui pourrait entraîner l’extinction des gènes spécifiques à la race. En effet, en changeant l’environnement des canins, on provoque la disparition de leurs qualités spéciales. D’autre part, l’introduction d’autres races sur l’île développe le métissage et réduit ainsi la pureté de la race Phu Quôc. De plus, les spécialistes se soucient de l’apparition d’un nombre croissant de restaurants de viande de chien à Phu Quôc. En moyenne, de 10 à 20 chiens sont tués chaque jour pour servir la gastronomie. Il faut aussi prendre en compte les épizooties. Toutefois, les spécialistes avancent une solution pour conserver la race canine de Phu Quôc. Il suffit juste de lui rendre son environnement originel, vieux de centaines d’années : dans le foyer des paysans.Giang ngân/CVN
( Têt 2006 )Source : Le Courrier du Vietnam
Un amoureux sans borne des compagnons à poils

Depuis l’entrée du passage 167, rue Truong Dinh à Hanoi, s’entendent déjà aboiements et miaulements. Une demeure à l’apparente sérénité tient lieu d’accueil pour les minous et les toutous plutôt bavards. Cet endroit unique en son genre a été fondé en 2000.
Dans ce havre de paix, un homme aux cheveux poivre et sel se promène, dispensant autant d’attention à chaque bête. C’est le propriétaire du terrain, Nguyên Bao Sinh, 65 ans, autrefois militaire et judoka, aujourd’hui poète. Sur le terrain de 10.000 hectares, une tour de style bouddhique se reflète à la surface d’un étang parsemé de nénuphars. Mais cet espace est avant tout le lieu de résidence de locataires un peu spéciaux : bergers, fox, chihuahua et chats sibériens, etc. Ces bêtes à poils de toutes races ont « immigré » avec leur propriétaire et bénéficient ici d’une pension complète en leur absence : soins vétérinaires, toilettage, nourriture et sorties. Qui dit mieux pour une vie de chien !Un poète décalé
Les gens le surnomment Sinh « toutou ».Il n’y a pas de fumée sans feu. Ces pseudonymes ont chacun sa légende, qui décrit la passion de l’homme pour les animaux. Il tient 10 centres d’élevage et d’entraînement pour chiens et chats. « J’ai toujours à mes côtés un chien. Où que j’aille, au front ou sur mon lieu de travail, il est avec moi », confie-t-il. Son destin est lié à celui des animaux depuis sa plus tendre enfance. Un jour, alors qu’il avait 5 ans, il a été mordu par un chiot. Son père lui a dit alors qu’il n’était qu’un » gamin entêté » et lui a fait cette prédiction : « Les chiens te nourriront plus tard ». Après la guerre, le vaccin contre la rage était très difficile à trouver. Stricto sensu, garder un chien dans un foyer était interdit. Cependant, Nguyên Bao Sinh n’a pas renoncé à cet amour. Une fois, pour cacher son chien, lui et son toutou fidèle ont dû se jeter dans l’étang derrière la maison. Pire, M. Sinh a même pris le risque d’aller en prison, juste à cause d’un chien (!).
En 1984, l’interdiction de garder un chien est levée. Il vit alors pleinement sa passion. L’investissement a payé. M. Sinh avoue qu’aujourd’hui, ces animaux domestiques lui rapportent une fortune. « Malheureusement, personne de ma famille n’aime ces bêtes. Ma femme et mes enfants vivent ailleurs. Pour ces chiens et chats, je passe presque tout mon temps dans cette demeure « , explique M. Sinh. Il aime ses animaux, et leur réserve plus de temps qu’à sa propre famille. « Bom » (nom d’un personnage populaire d’un conte traditionnel vietnamien), c’est un berger allemand de 12 ans qui a raflé le prix de l’intelligence. Ce « chouchou » à 4 pattes du passionné Nguyên Bao Sinh vaut environ 100 millions de dôngs. Comme son maître, il ne rate jamais son but. « Bom » revient au bord de l’étang avec son jouet dans la bouche. « Ce berger est très intelligent. Je l’adore », dit-il en le cajolant tandis que « Bom » gémit de satisfaction.Concours de beauté
Interrogé sur l’existence des concours de beauté pour chiens et chats, M. Sinh répond : « Pourquoi pas? C’est l’occasion d’organiser des débats sur l’élevage, les soins des bêtes et aussi sur les nouvelles tendances », dit-il. Et il n’est pas le genre à avoir un poil dans la main. Alors, pour le premier concours de beauté pour toutous et chatons, il a tout fait organiser dans l’enceinte de « le palace », en janvier 2004 à Hanoi. Cet événement a conquis un grand public, poussé à la fois par la curiosité et une passion commune. Les « candidats » canins devaient passer plusieurs épreuves pour se départager : le physique (pureté d’origine), la capacité à comprendre les ordres (intelligence) et une démonstration libre (aptitude naturelle). Le 2e concours réservé aux félins organisé avec un sponsor en 2005 n’a pas satisfait M. Sinh. Cette année, tout seul, il se prépare pour le prochain concours prévu au début du printemps. « C’est une passion mais aussi un loisir qui allie l’éducation et les relations entre l’homme et l’animal », conclut Nguyên Bao Sinh.Lê Thanh Tu/CVN
( Têt 2006 )Source : Le Courrier du Vietnam
Les chiens de garde des Nùng Chao
À Lang Son, dans le vieux quartier de Phai Mon, vivent des membres de l’ethnie Nùng Chao qui ont pour tradition de déposer un chien en pierre devant leur maison. Pour la décorer mais surtout pour s’attirer les bonnes grâces du Ciel.
Après avoir déposé un paquet de bonbons aux pieds d’un grand chien sculpté trônant devant sa maison, Mme Hà Thi Ly, de l’ethnie Nùng Chao, brûle quelques bâtons d’encens et murmure des vœux pour sa famille en ce début de nouvelle année lunaire. Lorsque les bâtons sont consumés, la vieille dame distribue les friandises aux mômes qui patientaient à côté. Mme Ly répète cette coutume non seulement à chaque arrivée du printemps, mais aussi au 23e jour du 12e mois lunaire – date du culte des Gardiens du foyer – , au dernier jour de ce même mois, aux fiançailles et mariages, au 1er et au 15e jour de chaque mois lunaire Bref, à tous les moments importants et sacrés, il est de coutume chez les Nùng Chao du vieux quartier de Phai Mon, à Lang Son – non loin de la frontière sino-vietnamienne – d’apporter des offrandes au chien de pierre qui trône, héraldique, devant toutes les maisons. À la fête du Têt notamment, l’animal a droit à un traitement de faveur : lavage à l’eau chaude et frottage énergique avec des feuilles de pamplemoussier pour lui donner une odeur très agréable. Puis, on lui met autour du cou un collier de tissu rouge ou violet. « Depuis que j’ai installé ce chien devant ma maison, en 1998, je me sens protégée. Et ma famille fait fortune », assure M. Ly. La statue, d’un bleu pâle, pèse une quarantaine de kilos. Elle est l’œuvre d’un sculpteur de l’ethnie Nùng résidant à Thi, un village du district de Chi Lang, province de Lang Son. Elle a été acheminée avec précaution chez Mme Ly. Le transport puis la pose ont été faits sous les consignes d’un sorcier local. « Le chien en pierre est non seulement un animal sacré dans l’esprit des Nùng Chao, mais aussi un objet décoratif. Le culte du chien est répandu dans la province de Lang Son, notamment dans les districts de Chi Lang, Dông Mo, Khon Lèng, Phai Mon, Thât Khê, Cao Lôc, Tràng Dinh et Dông Dang », explique Triêu Thuy Tiên, de l’ethnie Nùng, ancienne directrice de la troupe artistique de Lang Son. « La statue pèse au moins 35-40 kg. Au Têt, les Nùng Chao lui font un culte spécial. Ils lui offrent du riz, des bonbons mais aussi des étrennes pour exprimer leur reconnaissance. Car le chien de pierre est censé assurer une année chanceuse et heureuse à la famille et même aux voisins », explique Mme Tiên.Cinq jours de travail, 50.000 dôngs la pièce
La plupart des chiens en pierre sont fabriqués à Nà Khuât, un village de la commune de Yên Trach, district de Cao Lôc, province de Lang Son. Les artisans, d’ethnies Tày ou Nùng, vivent sur les flancs des montagnes. « Nous sculptons nos chiens dans une roche calcaire bleuâtre. On délaisse les autres sortes de pierres calcaires car les fissures y sont fréquentes », explique Luong Van Hô, âgé de 31 ans, sculpteur de chiens depuis 3 ans. Selon lui, cette roche particulière abondante à Phai Nghiêu, au village de Nà Khuât, se trouve dans des grottes et sous terre. L’extraire demande de gros efforts, ramener les gros blocs à l’atelier encore plus.
Luong Hai Cuong est considéré comme le plus expérimenté des sculpteurs. En 20 ans de métier, il a formé des dizaines de professionnels. Il arrive à vraiment à donner une âme à ses créations. « Ce dur travail me passionne. Pour fabriquer un joli chien, il me faut au moins 5 jours. Lorsque mon carnet de commandes est rempli, je travaille même la nuit », raconte M. Hô. Chaque année, il façonne une centaine de chiens en pierre dont une grande partie est vendue entre 50.000 et 60.000 dôngs la pièce sur les marchés de Ky Lua, Giêng Vuông, à Lang Son. « Les commandes sont nombreuses à partir du 8e mois lunaire. Les 4 derniers mois de l’année, nous travaillons sans arrêt. Ce que l’on gagne nous permet de passer une joyeuse fête du Têt », confie-t-il.Viêt Anh/CVN
( Têt 2006 )Source : courrier du Vietnam
Francophonie : Hô Chi Minh-Ville célèbre la Journée internationale
De pair avec les activités culturelles et artistiques de Hanoi en l’honneur de la Journée internationale de la Francophonie (le 20 mars), Hô Chi Minh-Ville, en coordination avec le Centre d’échanges culturels avec la France (IDECAF) et les consulats des pays francophones, organise elle aussi des festivités dans le même but.
Comme d’habitude, le mois de mars est dédié à la fête des francophones et francophiles de la ville, notamment des jeunes, avec de riches activités culturelles et artistiques qui se déroulent au siège de l’IDECAF, à 31, rue Thai Van Lung, 1er arrondissement.
Cette année, Marguerite Duras a été choisie pour la Journée internationale de la Francophonie 2006 dans la mégapole du Sud, à l’occasion du 10e anniversaire de sa mort. Dans cet esprit, un programme riche de contenu est prévu : art de la représentation (théâtre, lecture, musique), art de l’audio visuel (photographie, peinture et cinéma) sans compter d’autres activités valorisant le français et la Francophonie : colloque sur la littérature, jeux et concours intitulés « Faire la dictée en français à la mémoire de Marguerite Duras », « Lire à la mémoire de Marguerite Duras », » Comprendre la Francophonie par Internet ».
S’ajoutent au programme de célébration de la Journée internationale de la Francophonie de Hô Chi Minh-Ville les expositions : « Du reste… » de la peintre Kiem (du 20 au 1er avril à IDECAF) ; « Marguerite Duras à Trouville » d’Hélène Bamberger à la médiathèque de l’IDECAF, le spectacle « Le barrage contre le Pacifique » adapté par Maud Andrieux, le colloque sur « Marguerite Duras pour le Vietnam » présenté par Nguyên Xuân Tu Huyên, le concert « La nuit de musique de Marka », etc.
Le point d’orgue est la cérémonie de célébration de la Journée internationale de Francophonie 2006, qui aura lieu à 19h00 le 31 mars à l’IDECAF, au cours de laquelle auront lieu la remise des prix et récompenses aux lauréats des concours et les représentations artistiques des élèves et étudiants francophones.Nguyên Ðat/CVN
( 16/03/06 )Le courrier du Vietnam
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