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an ninh;73029 wrote:Vous devez avoir fréquentés les musées Miro, Picasso et autres génies catalans non? et son art roman à côté de Montjuic? Une ville formidable.
Chào an ninh,
Picasso; né à Malaga, donc il est Andalou non Catalan. Mais par contre, Dali est Catalan, parce qu’il est né à Figueres en Catalogne.
BN
Cái thằng ma cà bông = le vagabon
Nem Chua;72957 wrote:Quant à l’épuration linguistique, on mentionnait pas plus tard qu’hier que l’áeroport de Cần Thơ s’appelle toujours « Phi trường 31 », du mot hán việt (on emploie aujourd’hui « sân bay ».Mais moi, je préfère Phi trường que sân bay. Reconnaissons que le sino-viet sonne toujours plus poétique et plus savant.
Tu as aussi :
Sà phòng = savong
Xơranh = seringue
Băng = bande
Mũ bêrê = bêret
Giờ = heure
Quần sóc = short
Carô = careau
Phanh =frein
Nem Chua;72771 wrote:En général, une grande part des mots de mécanique viennent du francais. Très amusant à quel point un francophone n’a pas besoin d’interprète pour désigner les parties d’un vélo. (sauf « sen », qui ne désigne pas souvent la selle, mais bien la chaine –bien qu’au Nord on dise xích pour me contredire.De même dans un moteur. D’òu le quizz de ce jour: amis non vietnamophones, sauriez-vous retrouver à l’oreille ce que veulent dire (sous le contrôle de Anh Khỉ et des autres linguistes:
ghi đông
sen
gác đơ sen
póoc ba ga
phănh
pít tông
sơ mi
láp
súp páp(*)(*) le rare mot que je connaisse qui commence pas un p sans h.
Les survivants de la langue française, ça existe des tonnes. Mais, des mots comme : gác đơ bu (garde de bou), gác măng yê (garde manger), mót (mode), săm (chambre à air) etc. sont des mots qui restent encore très présents dans la vie courante. C’est à dire que même les générations nées après la décolonisation en emploient toujours. Et ce malgré le déclenchement, suite au départ des colonisateurs, de la campagne d’épuration culturelle destiné à rayer tout ce qui pourra rappeler cette époque.
BN
anywhere;72945 wrote:tu serais un des premiers que je rencontre ici à croire en la force de l’amour ^^ (enfin si ça se trouve tu n’es pas ici d’ailleurs)pas d’idée sinon sur le b to b Nemo?
Chào,
Moi, je te conseille de commencer par ouvrir un salon de coiffure ou une boutique pour vendre des produits de beauté. Parce qu’avec ton statut de femme occidentale (surtout Française), ça joue beaucoup sur ce genre d’affaire (sachant qu’au Vietnam, un salon de coiffure tenu par une française, on ne le voit pas à tous les coins de rue).
D’ailleurs, comme tu parles anglais et français, il y a donc des risques que tu ailles avoir des clientes expats. Mais, pour y monter une affaire il faut trouver comme associée quelqu’un de confiance. En l’occurence, pourquoi pas proposer à Mme Nem Chua ou Mme dédéheo ou Mme HUYARD de jouer ce rôle ? Ainsi, ça pourra limiter des risques liées à l’escroquerie ou d’être virée par l’éventuelle associée malhonnête des qu’elle voit que l’affaire commence à rapporter. A savoir que ce genre de mésaventure arrive assez souvent à pas mal de gens déjà.
BN
PS : pardon ! J’ai complètement oublié d’inscrire également Mme BenP sur la liste de tes éventuelles futures associées.
chantalngoc;72937 wrote:Chào Chantal,
L’autre jour, j’ai vu Manu Chao, il était à deux pas de moi. Mais, par peur de le déranger, finalement, je ne suis pas venu vers lui pour serrer la main.
BN
douceasie95;72920 wrote:Pas de problème mais l’histoire risque d’être longue donc pour la faire courte, un mec a essayé de me voler avec un projet de création d’entreprise je pense bidon je n’en serai jamais plus car je n’ai pas été jusqu’au bout sauver par mon père car il était avec moi le premier mois de mes 6 passés au Vietnam. mais ct bien essayé de sa part je dois dire donc vraiment méfiance…. Ensuite moi perso j’avais et j’ai tjrs un projet que j’ai du présenter au comité populaire à saigon, je n’ai pas eu le temps le temps d’en faire plus pour ce projet mais ce n’est pas partie remise…Il faut dire que quand on est Viet Kieu, automatiquement, on est vu comme une proie facile. Et des mecs du genre de celui qui a essayé de t’avoir, ils sont en légion.
Si les autorités vietnamiennes veulent encore séduire les investisseurs viet kieu, alors d’abord, il faut qu’elles règlent ce problème.
BN
Quote:«Orange walk»
On dit que « Orange walk » (Marche orange) est le voyage de la conscience humaine. Pour moi, ce voyage est le reflet des souffrances en ce bas monde. Ils ont parcouru plus de 1 700 kilomètres le long du Vietnam, ont traversé de nombreuses villes et villages pour rencontrer les victimes de l’agent orange/dioxine au Vietnam, et partager leurs souffrances.
« 5 mai… la fillette a un beau nom : Huynh Thi Hông Tham. Elle souffre dans sa chair des séquelles de l’agent orange, son crâne est complètement dépouillé de cheveux, le cuir chevelu est écaillé, gangrené. Elle se tord dans des convulsions, se gratte violemment. Nul ne saurait réprimer ses larmes… ». Ces lignes poignantes, je les ai lues dans le journal de Mme Bui Thi Bao Anh, originaire de la province de Quang Tri et une des membres du groupe de marcheurs».L’histoire commence avec le voyage à pied du groupe « Orange Walk ». Ils sont dix – Américains, Australiens, Vietnamiens – dont Bernard J. Duff, mari de Bao Anh, vétéran de la guerre du Vietnam lui-même victime de l’agent orange/dioxine. En dehors de Doc (appellation abrégée de Bernard J.Duff), il y a des personnes dans un état très particulier comme l’Australien Peter Mills, les deux jambes malades et qui doit se déplacer avec un fauteuil roulant, ou l’Australienne Joanne Margaret Simpson dont « les organes cessent progressivement de fonctionner » et qui a insisté pour faire ce voyage afin de pouvoir mourir tranquillement.
Le 3 avril 2008, le groupe est parti du village de Hoa Binh (hôpital Tu Duc à Hô Chi Minh-Ville). M. Lê Xuân Liên, président p. i de l’association des victimes de l’agent orange (VAVA), leur a dit: « C’est un voyage du cœur, une action empreinte d’affection. De différentes nationalités, les membres du groupe se rejoignent en un point : la volonté de parcourir les 1 700 kilomètres qui séparent Hô Chi Minh-Ville de Hanoi en vue de collecter des fonds et de sensibiliser sur le sort des victimes de l’agent orange.
Cette noble action a remué bien des gens. Au cours du voyage, les membres du groupe ont rencontré des familles ayant connu un destin tragique, et aussi de nombreuses âmes charitables. Doc se rappelle le jour où il est arrivé à Quang Nam, sous un soleil de plomb. Une marchande de boisson a cherché à rattraper son groupe pour lui offrir quelques bouteilles d’eau. Ou encore ce petit garçon de Quang Tri qui tire tout d’un coup de sa poche un billet de 500 dongs, « pour mes petits amis contaminés par l’agent orange », a-t-il dit. Ces gestes simples mais nobles ont profondément ému Doc. Quant à l’Australien Peter Mills : « Mes douleurs corporelles, confie-t-il, ne peuvent égaler les souffrances de n’importe quelle victime vietnamienne de l’agent orange que j’ai rencontrée en chemin ».
Je revois Bao Anh et son équipe à Hanoi, étape finale du voyage. Tous ont maigri, le teint fortement bronzé. Mais tous sont très exaltés. Bao Anh me fait savoir que son groupe a pris des millers de photos et réalisé un film documentaire qui sera présenté aux autorités américaines en vue de rendre justice aux victimes . Mais sur leur visage radieux se mêle un pointe de tristesse.
Lorsque le groupe « Orange Walk » a rencontré les enfants orphelins du village Hoa Binh à Thanh Xuân (Hanoi), Bao Anh a éclaté en sanglots lorsqu’elle a rappelé le cas de Joanne Margaret Simpson qui, atteinte d’une maladie mortelle, n’a pas pu continuer le voyage.
« Orange Walk » a pris fin mais son écho retentit au loin. Cette marche a apporté aux victimes vietnamiennes de l’agent orange une aide autant matérielle que morale. Mieux encore, elle est l’expression d’une profonde affection et éveille la conscience humaine. Au revoir Doc, Bao Anh, Peter Mills… Nous n’oublierons jamais vos paroles qui disent : « voyager pour se souvenir, pour aimer, pour partager et pour que ce monde compatisse avec les victimes de l’agent orange».
Bernard J. Duff, vétéran américain, promoteur
de la Marche Orange, en visite au village de
Hoa Binh, à Thanh Xuân, Hanoi.
Les membres du groupe dans les rues de Hanoi.

De nombreux jeunes vietnamiens ont participé
à « Orange Walk ».

Visite chez une famille contaminée par l’agent orange à Dông Ha, Quang Tri.

En passant par la province de Quang Nam,
sur la route nationale.[IMG]http://www.vietnampictorial.com/VNP_Upload/News/2008-11/13/1108Cs05L.JPG[/IMG]
L’Australienne Joanne Margaret Simpson avec des enfants vietnamiens rencontrés en cours de route.
Texte: Thanh Hoà – Photos: Trọng Chính et ArchiveSource : BAO ANH VIET NAM
Quote:Traitement des eaux usées à Hô Chi Minh-Ville – 12/12/2008
[IMG]http://lecourrier.vnagency.com.vn/news/Image/2008/12/Vietnam/Societe/Environnement/4579.a01as.JPG[/IMG]D’une capacité quotidienne de 141.000 m3, l’usine de traitement des eaux usées récupérera des eaux usées rejetées par les habitants par des égouts propres isolément avec le réseau d’évacuation de l’eau de pluie.
La plupart des cours d’eau de Hô Chi Minh-Ville sont pollués. Face à cette situation, depuis 5 ans, la mégapole du Sud a déployé une planification pour construire un système de traitement des eaux usées pour toute la ville. L’usine de traitement dans le district de Binh Chanh est la première prévue dans la planification de la ville.
Après plus de 2 ans de construction, elle est presque achevée et pourra fonctionner dès le début de l’année prochaine avec une puissance de 141.000 m3/jour (pour la première phase). L’usine va traiter les eaux usées des 1er, 5e et 8e arrondissements. Et pour la 2e phase, sa capacité devrait être portée à 500.000 m3/jour. Elle utilise une technologie avancée qui n’abuse pas trop des produits chimiques nuisibles à l’environnement, mais profite des micro-organismes pour accélérer le processus de décomposition. Les eaux après traitement sont déversées dans le réseau de canaux, de courants d’eau. Quant aux boues, sol, et déchets, ils profiteront à la production d’engrais micro-organiques au service du développement agricole de la ville. Selon le directeur du projet d’usine de traitement des eaux usées du district de Binh Chanh, Hiroshi Suzuki, la technologie appliquée par cet établissement est usuelle dans le monde. Pourtant, elle a été perfectionnée pour passer le rendement de traitement de 8 heures à 4 heures/circuit.
Encore autres usines
De pair avec le déploiement du projet d’amélioration environnementale du bassin du canal Nhiêu Lôc-Thi Nghè, une usine de traitement des eaux usées s’installera à Cat Lai. En plus, le projet de reclassement du centre urbain du bassin Tân Hoa-Lo Gôm sera accompagné de la construction d’une usine de traitement des eaux, a fait savoir le directeur du projet, Nguyên Hoàng Nhân, directeur adjoint du Service municipal de la construction. Le projet de canal Tham Luong-Bên Cat-Rach Nuoc Lên verra la construction d’une usine de traitement des eaux.
Selon Luong Minh Phuc, chef adjoint du bureau d’adduction et d’évacuation de l’eau du Service municipal des transports et des communications, pour traiter la totalité de la quantité des eaux usées de la ville (1,2 million de mètres cubes par jour), il faut avoir 9 usines. L’importance pour l’heure est de concentrer les efforts dans l’usine de ramassage et de traitement des ordures du canal Tàu Hu-Bên Nghé et dans celle de traitement des eaux usées au canal Nhiêu Lôc-Thi Nghè. Selon le plan, ces 2 projets s’achèveraient en 2015 et pourraient traiter 90% des eaux usées de la mégapole.
Les autorités municipales ont demandé aux hôpitaux, usines, établissements de traiter leurs eaux usées suivant les normes recommandées par la ville avant de les rejeter dans l’environnement. Enfin, l’accent est mis sur la drague des canaux pour éliminer des déchets.
Thu Trang/CVN
(12/12/2008)Source : Courrier du Vietnam
frère Singe;72678 wrote:Désolé Bao Nhân, mais je continue de penser que dans la plupart des cas les emprunts aux langues occidentales (j’aurais du le préciser, car c’est évidemment différent pour les emprunts au chinois) sont prononcés au ton ngang, quelque soit la région au VN.Si on exclue les éventuels effets mélodiques qui peuvent être propres à chaque personne (c’est le cas à mon avis dans ton exemple avec « vú »), je ne vois que deux exceptions : (il y en a peut-être d’autres)
- Les syllabes dont la transcription viet ont pour finale « ơ » prend parfois le ton huyền (descendant) à l’oral (à l’écrit, je ne connais aucun emprunt s’écrivant avec un « ờ »)
- Les syllabes dont la transcription viet ont pour finale « p », « t », « c » ou « ch » suivent toujours la règle « p-t-c-ch », c’est à dire qu’elles prennent le ton sắc (montant) ou nặng (lourd) selon les syllabes. Je ne connais pas la règle qui détermine le choix entre les deux, mais par exemple « ich » en finale prend toujours le ton sắc : anh-phóc-ma-tích
Ce que j’avance se base surtout sur les emprunts au français et la prononciation vietnamienne du français (celle qui est utilisée notamment dans les manuels vietnamiens, et reproduite par beaucoup de gens). Mais il est probable que ce soit la même chose avec l’anglais, le russe, etc…
Peux-tu trouver des emprunts au français dans un dictionnaire de vietnamien qui échappent à ce constat?
Chào,
D’abord, loin de moi l’idée de débattre ou de contester tes thèses. Car je sais que tu es honnête et sincère. Mais linguistiquement parlant, et notamment lorsqu’il s’agit de la langue vietnamienne, personnellement, je me suis toujours basé sur ce que j’ai pu observer chez des gens du milieu dit populaire de différentes régions. Et je peux te dire que je suis assez convaincu que c’est d’abord l’instinct qui leur dicte le comment-parler, et les règles n’arrivent qu’après. Mais là, tu parles des règles qui relève de quelque chose trop académique et encore loin d’entrer dans les moeurs de la masse populaire. Et surtout la généralisation du vietnamien romanisé n’a vraiment commencé qu’avec la conquête de l’indépendance du pays, soit un peu plus d’un demi-siècle. Sinon, avant c’était le français et le sino-viet qui domine.
D’ailleurs, j’ai constamment constaté que beaucoup de Vietnamiens (lambda) écrivent encore comme ils entendent ou plutôt comme ils prononcent. Par exemple, souvent des gens originaires de Huế se trompent en mettant dấu hoỉ à la place de dấu sác ou dấu ngã. Donc, au lieu de : Giữ lại, ils écrivent : Giử lại. Ou nói tiếng việt = nỏi tiểng việt.
Enfin, je pense que cela ne concerne pas que la langue vietnamienne. S’agissant de l’orthographe, les Français du 18 ou du 19ème siècle n’ont pas vraiment les même règles que nous.
BN
11 décembre 2008 à 22h54 en réponse à : Au Vietnam, comment doit on s’adresser à autrui en respectant la politesse ? #82642Ma copine de Hanoi qui devrait avoir 27 ans, dont la maman porrait être de ma génération, une cinquantaine quoi. Et pourtant ça ne l’empêche pas de m’appeler Con (enfant) et d’employer Bu (maman chez les nordistes) à la place de pronom Tôi (je ou moi). Du coup, je commence à sentir que de ce fait, elle cherche à m’imposer sa fille d’une manière indirecte.
BN
frère Singe;72583 wrote:Quant à phở qui viendrait de feu, je trouve ça assez peu probable dans la mesure ou la quasi totalité des emprunts sont transcrits au ton ngang (ton plat), à part les syllabes se terminant par une consonne, qui prennent souvent le ton sắc (montant). Si le mot venait de feu, alors je pense qu’on mangerait du phơ et non du phở.Je pense que tu ne peux pas l’analyser ainsi. Parce que, lorsqu’un mot d’origine étrangère, que ce soit française ou chinoise, a été vietnamisé, souvent on le prononce avec le ton. D’ailleurs, j’ai même déjà entendu des personnes qui parlent français assez correctement mais avec un très fort accent vietnamien. Comme une fois, la maman d’une amie hanoienne m’a demandé : « Mơ sơ, vú măng yê a vếc nu sơ xua ? » ou Monsieur, vous mangez avec nous ce soir ? A ta conception, alors normalement vú ou vous ne doit pas être prononcé avec dấu sắc.
Enfin, il reste encore tant d’autres exemples.
kyvan;72551 wrote:mes cours de tai chi réclament du temps pour devenir « Don »…Je crois avoir lu quelque part : « Talent is not innate but a habits result »
BN
NoiVongTayLon;72574 wrote:Cela dit, pour les gens qui habitaient au sud Vietnam avant 1975, qui ne connait pas « Ky` râu » (Ky le moustachu) ?Mais les nordistes l’appellent Nguyễn cao bồi ou Nguyễn le cow-boy, qui était un surnom considéré comme péjoratif chez les nordistes.
A sasoir que chez les nordistes à l’époque, tout ce qui ayant trait à la culture américaine faisait automatiquement l’objet de moquerie et donne comme sujet à de diverses parodies plus ou moins humiliantes. Et evidemment, les cow-boys étaient considérés comme de vulgaires voyous. Par conséquent, certains papas n’hésitent pas à suggérer à leurs rejetons de porter une ceinture mince, car les cow-boys portent toujours une ceinture large.

BN
BenP;72568 wrote:C’est possible aussi que les 1,4 millions d’etrangers travaillant au Việt Nam soient des etrangers au statut « immigre ».Et que les 90 000 soient les « expatries ». Il y a effectivement entre 80 000 et 90 000 expatries dans le pays…
Non ! Il s’agit des sociétés en joint venture ou à capitaux mixtes.
Et sur l’ensemble des travailleurs (1,4 millions), il y a 90,000 expats.
BN
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