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Je suis un peu étonné (c’est un euphémisme) du cirque que l’on fait en France à propos de la nationalité.
En Suisse, les choses me paraissent plus simples.
C’est le droit du sang, pour faire simple : sont suisses, ceux qui ont des parents suisses, quelque soit leur lieu de naissance
Cela peut conduire, parfois, à ce que je considère comme des aberrations : il y a parfois des Suisses, qui, à part le consulat, n’ont plus aucun contact avec la Suisse depuis 2 ou 3 générations et qui ne parlent même pas l’une des 4 langues nationales, c’est les cas, par exemple, dans des pays d’Amérique latine. À mon avis un peu stupide, mais c’est ainsi.Pour la naturalisation, c’est relativement difficile et compliqué, en plus cela dépend, en partie de chaque canton et aussi de la nationalité du demandeur. Pour Genève, il faut 12 ans de séjour en Suisse, dont au moins 3 ans durant les 5 dernières années et 2 ans dans le canton de Genève. En plus, il faut payer une somme assez élevée, pour un revenu moyen, environ FS 3000.- (2000 €). Genève est un canton « bon marché », dans certains cantons c’est beaucoup plus élevé.
Des facilités existent dans certains cas : mariage avec un/une Suisse, enfance passée en Suisse, etc.Mais une fois suisse, on l’est « ad vitam aeternam » (je ne crois pas qu’il existe une loi définissant la perte de la nationalité suisse, même si un groupement d’extrême-droite aimerait bien en faire passer une), l’acte d’origine ou le certificat de naturalisation suffit pour prouver sa « qualité », quel que soit son lieu de naissance, la nationalité des parents ou grands-parents ou l’âge du capitaine.
Je suis né en Suisse d’un père suisse et d’une mère suisse par mariage (ayant renoncé à sa nationalité française à cette occasion).
Il y a une vingtaine d’année (à l’époque où l’Europe faisait encore rêver et où le peuple Suisse refusait de s’y intégrer) j’avais demandé à pouvoir retrouver la nationalité française de ma mère (la double nationalité france-suisse est admise) afin de pouvoir disposer d’un passeport européen. J’avais constitué un dossier qui me paraissait déjà volumineux, allant jusqu’à me demander lieu et date de mes arrières-grand-parents français, ma mère, déjà âgée à l’époque, ne se souvenait pas vraiment des données administratives de ses grands-parents.
J’ai soumis ce dossier à l’administration française, quelques mois plus tard, j’ai reçu une demande de complément invraisemblable, en plus de toutes les complications administratives, il aurait fallu passer devant un tribunal qui seul avait le pouvoir de décision.
Bref, j’ai renoncé, tout envoyé baladé, et je ne m’en porte pas plus mal.Au fait, mon fils, Suisse de cœur et jusqu’au bout des ongles, n’a qu’un quart de « sang suisse », pour le reste, il est un quart français et demi vietnamien :lol:.
Gavrinis;100560 wrote:…
Pourrais tu me donner l’adresse et les prix pour l’ile de phu quoc?
…
Nous avons passé par TheSinhTourist. Leurs « package » bons marchés font un peu usine à touristes, par contre, on peut très bien leur demander des prestations personnalisées comme dans n’importe quelle agence. Et comme je les trouve tout à fait fiables … S’adresser plutôt à leur deuxième bureau
, infiniment moins de monde donc ils ont plus de temps pour concocter un circuit privé (24 -26 Pho Ðuc Chinh St., Dist. 1, HCMC Tel: +84.8.38222892).
Mais j’imagine que toute les agences peuvent offrent ce genre de séjour.De mémoire, pour 4 jours, vol HCVM->Phu Quoc, nuitées, demi-pension environ 250 $ par personne.
Gavrinis;100561 wrote:Excuses,c’est Abgech!Qu’est ce que cela veut dire?Tout à fait simple, un code analytique :
ab : mes initiales,
ge : Genève,
ch : Confédération Helvétique.[email protected];100518 wrote:…n’etant pas habitué a ce forum je ne sais si je peux laisser mon adresse email….Il ne faut jamais, absolument jamais, et où que ce soit, laisser son adresse courriel en clair et publiquement sur internet. C’est le plus sûr moyen de se faire détecter par des robots et de se voir inondé de pourriel du genre : « agrandir … », etc.
Au pire tu peux mettre : macheprotchezmon_fournisseur_accès_internet, chez remplaçant @.
Le mieux, tu postes 10 messages et ensuite tu peux envoyer des messages personnels.
À propos d’emploi chez un glacier, je serais très, mais alors vraiment très, intéressé par un emploi de contrôleur final de la qualité. Tellement intéressé que je suis prêt à renoncer à toute rémunération :lol:.
DédéHeo, comme la maison ne recule devant aucun sacrifice pour satisfaire sa nombreuse clientèle, grâce à gimp sous Linux je peux t’offrir :
Une vue partielle de la photo :

Après application de l’outil perspective, que je manipule pour la première fois, alors je pense que, compte tenu de mon inexpérience, la vue partielle de l’original est plus lisible :

Effectivement, il y a des travaux routiers gigantesques entre DBP et Sapa, sans compter ceux du barrage de Lai Chau, c’est impressionnant.
Je pense que c’est un peu les travaux qui ont été fait entre Hanoï et DBP il y a quelques années, car maintenant cette route est impeccable (à quelques tout petits tronçons près).
PS
Je viens de m’apercevoir d’un lapsus clavis : La route Hanoï->DBP fut sans doute, il y a quelques années, implacable, mais maintenant elle est impeccable (bravo le correcteur orthographique automatique auquel on ne fait pas attention !).edmond;100511 wrote:Merci.
Es tu sur qu’ils reprennent les vieilles piles aussi ?
Mon but est que tout ca n’echouent pas dans la nature.Je ne peux que parler d’une expérience ponctuelle que j’ai eue en automne dernier.
Je devait changer la pile d’une calculatrice. Je vais dans un petit magasin à HCMV, il me change la pile pour un prix dérisoire. Je lui demande de me donner l’ancienne (je veux la ramener en Suisse pour la jeter correctement), le marchand me répond : pas la peine, je les récupère et il sort un petit carton qui contient déjà un certain nombre de piles usagées. J’ai l’impression que si ces piles n’étaient pas recyclées, il ne prendrait pas la peine de les mettre dans une poubelle séparée.D’autre part, ce n’est pas qu’au Vietnam qu’il y a du laxisme concernant le recyclage.
Je passe une partie de mon temps dans le Var au bord de la Méditerranée. L’autre jour, j’ai une ampoule basse consommation nase. Ces ampoules contiennent du mercure (peu, mais quand même), il faut donc un processus spécial pour les éliminer. Je l’apporte donc à la déchèterie municipale, je demande où je dois mettre l’ampoule à l’employé communal responsable (que l’on suppose formé et conscient du problème), je prends une douche froide lorsqu’il me répond : « jetez la ici, avec les déchets incinérables ».Maintenant, je ramènerais mes déchets spéciaux en Suisse.
Un jour avant notre départ, nous allons à l’hôtel à Hanoï afin de ne pas se lever trop tôt en partant de Haiphong. En nous promenant, nous voyons une boutique qui vend des cercueils, avec, devant un cercueil un empilement de caisses marquées : « La Vie » ! Évidemment c’est toujours dans ces moments là que l’on n’a pas son appareil photo*.
Maintenant, une rencontre extraordinaire. Souhaitant acheter des calendriers, nous décidons d’aller rue Tràng Tièn dans une papeterie que Mme connait. En passant devant une salle d’exposition, on s’aperçoit qu’il y a une exposition consacrée aux handicapés.
Nous entrons et nous faisons la connaissance d’une handicapée. Toute mal-foutue, ne mesurant peut-être, au plus un mètre, incapable de marcher, pouvant tout juste se servir de ses mains, elle est assise dans un fauteuil roulant que sa cousine pousse.
Elle parle parfaitement anglais (qu’elle a appris toute seule), elle est tellement forte qu’au bout de 5 minutes de discussion on oublie complétement son handicap pour ne voir que la riche personnalité qui se cache derrière un sourire éclatant.
Elle travaille comme « designer » à l’aide d’un ordinateur et consacre une bonne partie de son temps à une association qui vient en aide aux handicapés en disant : « moi, par rapport à d’autres, j’ai de la chance ».
Bref une rencontre tout à fait enrichissante et un exemple de courage.
Sa cousine est aussi très dévouée, elle prend en charge tous les déplacements, en bus public, ce qui n’est pas une mince affaire.

Nous faisons également la connaissance d’un handicapé, il n’a pratiquement pas de jambes, des moignons de pieds semble-t-il, mais il se déplace à une vitesse incroyable à l’aide de deux béquilles. Il est journaliste sportif, fana de foot et parle le français.
Puis ce fut le retour, via Hong-Kong où nous restons quelques jours. Puis Francfort, Genève où nous passons une semaine. Ensuite départ vers les rives méditerranéennes pour un mois et maintenant de retour à Genève pour, peut-être, 3 semaines. De vrais pigeons voyageurs.
* Comme à Bordeaux où j’avais vu une blanchisserie qui affichait en gros « Ouvert 365 jours sur 365 » et dessous un petit écriteau : « Fermé pour cause de vacances ».
Ce que je n’aime pas au Vietnam :

Les gens jettent n’importe quoi n’importe où. Pourtant, il y a une armada de personnes qui, sans cesse, ramassent les détritus, balayent, nettoient. Mais, devant l’invraisemblable négligence des gens, les rues sont sales.
Il faudrait vraiment faire une politique d’éducation/répression à cet égard. Cela ne doit pas être impossible, après tout, à Singapour, ils sont bien arrivés à ce que les chinois ne crachent plus dans la rue.Quelques jours plus tard, nous partons, en famille, en louant un minibus, pour la pagode des parfums.
La fin du parcours se fait avec de petites barques. Une photographe prend place dans l’une des barques, elle vendra les photos qu’elle prend au retour de la visite. J’ai la malice de photographier la photographe ! Je la trouve jolie avec son chapeau conique.
Ah le chapeau conique, pour moi, c’est une merveille, à la fois esthétique et pratique, il protège du soleil, de la pluie, peut servir de panier à l’occasion, bref, une réussite.

la grotte de la pagode des parfums :

Vue depuis la pagode des parfums :

Retour à Haiphong le soir.
Arrivé à Lai Chau, d’immenses travaux un peu partout pour la construction du nouveau barrage. On loge dans un hôtel plus ou moins correct, il fait froid (même pour un Suisse), pas de chauffage !
On repart le matin en direction de Sapa.
Arrivé au sommet du col qui surplombe Sapa, la surprise : le col est un rétrécissement le vent souffle plus fort et par effet Venturi la température chute, comme elle était proche de 0° elle passe définitivement le point de congélation et nous pouvons voir, non pas de la neige, mais du givre sur les bambous. À cette vue, le chauffeur se range rapidement sur le bas coté, jaillit comme un diable de la voiture (en nous y enfermant au surplus), entame une danse endiablée, téléphone à sa femme (chérie, chérie, il y a de la neige), à ses copains, bref, il est comme fou. J’ai bon klaxonner à plusieurs reprises pour qu’il nous libère, il continue ses gesticulations, totalement insensible à tout ce qui n’est pas ce spectacle nouveau pour lui. Enfin, il comprend, s’excuse (pas de quoi, il était vraiment trop drôle) et nous libère ce qui me permet de prendre la photo.

Arrivée à Sapa, hôtel, promenade avec un froid assez vif, mais heureusement nous sommes équipés. Sapa toujours égal à elle-même : touristes, touristes, touristes, bref, pas trop fâchés de n’y passer qu’une après-midi.
Le lendemain départ pour Hanoï par Lao Cai et retour à Haiphong.Le lendemain matin, nous quittons DBP pour Lai Chau. De Hanoï à DBP, la route est bonne, voire excellente, par contre, dès DBP les choses se gâtent sensiblement, une nouvelle route est en construction et nous roulons sur de la terre mouillée, donc glissante avec, tantôt à droite, tantôt à gauche des ravins assez impressionnants. Ces travaux se poursuivent pratiquement jusqu’à Sapa.
La population locale profite des arrêts dus aux travaux pour proposer leur production.

On arrive en début d’après-midi à Dien Bien Phu. On commence par la visite du musée. Puis de la colline Eliane.
En fait, il ne reste plus grand chose de ce que fut le camp militaire, la ville a tout avalé (n’est-ce pas un bon présage, la vie civile bouffant la guerre ?).
Je ne suis pas vraiment un expert militaire (même si, comme tout bon Suisse mâle de ma génération, j’ai été militaire pendant plus de 20 mois entre 20 et 50 ans, avec une puis deux « ficelles » sur la casquette,). Mais en voyant les lieux, je me dis que la position des français n’était pas aussi catastrophique que l’on a bien voulu le dire. La cuvette est extrêmement large, les points d’appuis peut-être un peu petits et peu élevés (si l’on juge par ce qui reste d’Eliane) mais dans l’ensemble la position ne me semble pas vraiment défavorable. Il me semble que la faute essentielle des français a été de sous-estimer (pour ne pas dire mépriser) totalement leur adversaire. De ne pas penser que les vietnamiens étaient capables d’amener une artillerie lourde sur les cimes environnantes et de protéger cette artillerie contre une contre-batterie. Comme quoi la fatuité et un sentiment de supériorité peut jouer des tours pendables à ceux qui en sont atteint.
Du coté vietnamien, il me semble que Dien Bien Phu est sans doute une victoire finale de l’infanterie, mais, surtout, à mon sens, une victoire du génie et de la logistique. Pour le génie, établir et fortifier les positions de l’artillerie lourde et, durant la bataille, creuser les tranchées d’attaque. Pour la logistique assurer le ravitaillement en vivres, armes et munitions ; ce n’est pas une mince affaire lorsque l’on voit le terrain pour parvenir à DBP.

Nous quittons Mai Cau au matin pour Son La.
Sur la route entre Mai Chau et Son La :

Toujours sur la route entre Mai Chau et Son La, arrêt dans un marché villageois :

On fait étape à Son La, pas grand chose à en dire.
Départ au matin pour Dien Bien Phu.
Sur la route, à partir d’un pont, on peut voir des norias d’irrigation. Le courant est ingénieusement amené à la noria par un petit barrage en bois.

Nous quittons Hué par avion pour Hanoï puis Haïphong où nous allons loger chez l’un de mes beaux-frères.
Après quelques jours en famille, nous repartons, à deux cette fois pour faire un tour dans les montagnes du nord. Nous disposons d’une confortable voiture 7 places pour nous deux : le luxe.
Nous faisons une première, courte, halte pour voir le barrage de Hoa Binh. Bon, c’est un barrage …

Après quelques heures de route, nous surplombons notre destination : Mai Cau

Nous allons dormir dans une maison traditionnelle (bon, il faut dire plus ou moins aménagée pour touristes).

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