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Vietnam: les mémoires vives ineffaçables de François Tourane

Discussions générales sur le Vietnam La Culture au Vietnam Vietnam: les mémoires vives ineffaçables de François Tourane

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    • #2442

      Vietnam: les mémoires vives ineffaçables de François Tourane

      Paris, 23 août (AVI) – Entre le récit de voyage et l’étude sociologique, le livre « Vietnam, Mémoires vives » de l’écrivain et correspondant français François Tourane promène ses lecteurs de la capitale vietnamienne Hanoi au delta du Mékong à travers le Vietnam d’aujourd’hui.

      A la recherche des souvenirs d’antan de son grand-père, un reporter-photographe qui était au Vietnam pendant la guerre d’Indochine, son périple a été nourri de multiples rencontres et promenades, au gré des vents de mousson, dans les rues des grandes villes et sur les chemins de traverse.

      On découvre dans ce récit de 264 pages les villes de Vinh, Huê, Da Lat, la mégapole du Sud, la route qui longe la piste légendaire Hô Chi Minh, puis l’immense delta, véritable grenier à riz du pays, dans les grands bras du Mékong.

      L’auteur y a croisé des personnages attachants, étudiants, paysans, touristes amoureux de cette terre riche de promesses et de défis, ce pays natal de son épouse. Par la description de ces vies, dans un style non dénué d’humour, s’esquisse le portrait multiple, historique et humain, d’une nation en pleine mue. – AVI

      Source : http://www.vnanet.vn/Vnanetvn/FR/tabid/145/itemid/210296/Default.aspx

    • #42834

      Merci pour cette présentation. Je n’arrive pas à entrer en contact avec le lien, mais il est correct, rassure-toi, c’est mon pc qui rame…

      As-tu plus de précisions quant à l’éditeur ? Est-il paru récemment ? Disponible ?

      Merci.

      Oups… Autant pour moi, j’ai trouvé ceci : http://www.evene.fr/livres/livre/francois-tourane-vietnam-memoires-vives-29706.php

    • #42842
      PatC;32826 wrote:
      Merci pour cette présentation. Je n’arrive pas à entrer en contact avec le lien, mais il est correct, rassure-toi, c’est mon pc qui rame…

      As-tu plus de précisions quant à l’éditeur ? Est-il paru récemment ? Disponible ?

      Merci.

      Oups… Autant pour moi, j’ai trouvé ceci : http://www.evene.fr/livres/livre/francois-tourane-vietnam-memoires-vives-29706.php

      Mais, voilà, tu l’as trouvé enfin.

    • #42891

      pleasantrySi tu commandes, prends 2. les cartes de crédits ne marchent pas dans le désert. :lol:la présentation de l’ouvrage donne absolument envie de le lire. :kimouss:.

    • #42921
      mike
      Modérateur

        François Tourane, reporter et auteur de ‘Vietnam mémoires vives

        spacer.gif‘Vietnam, mémoires vives’ raconte la longue promenade de François Tourane dans le Vietnam d’aujourd’hui. L’auteur nous en dit plus sur ce livre et sa passion pour ce pays.

        Vous en aviez vaguement parlé dans votre ouvrage, mais pour les lecteurs de Murmures, pourriez-vous nous en dire davantage sur les raisons profondes qui vous ont poussé vers le Viêt-Nam ?
        C’est un pays qui dans l’imaginaire collectif des Français représentent des tas de choses. D’abord la période coloniale, c’est un pays qui a été sous les feux de l’actualité quasiment pendant un siècle. On a des images, à la fois tragiques, principalement le fait des deux guerres, et des images d’Epinal qui sont d’un pays avec une douceur de vie, un climat agréable, des belles lumières, une cuisine excellente. Dans mon imaginaire personnel j’ai eu un certain nombre de contacts avec des Viêtnamiens, que ce soit familiaux ou amicaux qui ont fait que depuis longtemps je suis attiré par ce pays.

        Ensuite je suis parti en Asie au début des années 90 pas spécialement vers le Viêt-Nam mais vers l’Asie pour réaliser une série de reportages. Cette expédition a été racontée au début de mon livre. C’est un continent qui m’a fasciné, ce qui fait que j’y suis retourné pour vivre, en 93. Je me suis d’abord installé au Cambodge. Depuis le Cambodge il était facile d’aller au Viêt-Nam, et j’y suis resté un an, en 95. C’est là où j’ai découvert le vrai Viêt-Nam.

        C’est étonnant la mine de renseignements regorgée dans votre livre. Comment avez-vous fait vous pour connaître autant de monde et d’informations au Viêt-Nam ?
        Déjà je dispose à la maison d’environ septante livres sur le Viêt-Nam, ça aide un peu à documenter, et puis mon métier de journaliste me fait connaître pas mal de monde sur place, mon épouse et ma belle famille viêtnamienne aussi. C’est vrai que c’est un pays où il est facile de rencontrer beaucoup de monde, où, si on sort des circuits touristiques, les gens sont très accueillants, toujours prêts à raconter leurs vies, ne se ferment pas quand on leur pose des questions. J’ai observé que chaque Viêtnamien a une histoire particulière, fabuleuse et tragique à la fois, à raconter.

        On peut revisiter par exemple ce petit paragraphe dans le livre concernant ce serveur que je rencontre dans un bar à Saigon, qui parle quelques mots de thaï. Par intimité, puisqu’on parle la même langue, je lui ai demandé pourquoi il parlait thaïlandais. Il se trouve que ce gars était l’un des derniers boat people. Il est parti dans les années 90 alors que la politique de « Doi Moi » avait déjà commencé. Il est arrivé en Indonésie. Après quelques années dans des camps de réfugiés il a travaillé pour des croisières où il y a beaucoup de Thaïlandais, et il a commencé à parler thaïlandais. Même un petit serveur dans un restaurant de Saigon peut avoir une histoire personnelle fabuleuse. Je n’ai pas eu à me forcer pour rencontrer des gens qui ont une histoire à raconter.

        Quelles sont les raisons qui vous avaient poussées à vivre ainsi hors de France ? Maintenant que vous êtes à nouveau de retour, pourquoi cet aller-retour ?
        Ce qui m’a fait quitter la France dans les années 90 c’est l’envie de faire mon métier de journaliste de façon différente, l’envie de découvrir des pays et notamment une région du monde, l’Asie de Sud-Est, qui est depuis quinze ans en plein développement. C’est aussi l’idée de voir l’Europe de l’extérieur, ce qui permet de relativiser tous les problèmes qu’on a eu ici. Quand on vit, par exemple, dans un pays comme le Cambodge, on se rend compte que tous les problèmes qu’on connaît en Europe sont légers par rapport aux souffrances des Cambodgiens. Le Cambodge a été mon premier pays d’accueil, je l’ai beaucoup aimé, je l’aime toujours d’ailleurs. Le Viêt-Nam par contre c’est une connexion pas seulement familiale mais c’est un pays où les relations de cœur sont plus importantes que les relations familiales.

        Dans ‘Vietnam Mémoires vives’, vous utilisez des termes comme « système capitalo-communiste » ou « pays totalitaire communiste » pour désigner le gouvernement viêtnamien, ne craignez-vous pas des représailles à votre encontre ou à celle de votre belle famille ?
        Il faut distinguer effectivement le régime politique du peuple viêtnamien. Ce n’est pas la même chose. Le régime politique est assez féroce vis à vis des dissidents, notamment des dissidents politiques, des dissidents journalistes, qu’on appelle des cyberdissidents. C’est assez triste de voir ce qui leur arrive. Le pays est aujourd’hui dans une phase de développement telle que le gouvernement n’a pas besoin de réprimer ces gens pour se maintenir en place. Mais ils le font quand même, c’est ça qui est assez triste. Parce que ce sont des communistes, parce que c’est leur système de pensée qui n’admet pas qu’on puisse penser autrement et dire des choses qui ne sont pas en accord avec la doctrine du parti. C’est un peu dommage. Ce sont des gens qui sont très fermés malgré l’aspect d’ouverture qu’ils veulent se donner. Pour avoir discuté avec des députés viêtnamiens ou des députés chinois, les députés viêtnamiens restent encore beaucoup plus obtus, beaucoup plus fermés que ce qu’on peut avoir au niveau des chinois, pourtant ces derniers sont encore communistes.

        Des représailles contre moi, je m’en fiche un peu, des représailles contre ma belle famille je ne pense pas qu’ils aillent jusque-là, parce que ce n’est pas la Corée du Nord. Et puis s’il y a des représailles ou s’ils interdisent mon livre ce sera de la publicité. C’est aussi pour ça que j’ai écrit sous pseudonyme. François Tourane est le pseudonyme que j’ai utilisé pour écrire dans Le Point et je l’ai gardé pour avoir une certaine protection.

        Les Viêtnamiens représentent un peuple qui a de tous temps lutté pour son indépendance. Comment, se fait-il, selon votre avis d’observateur européen, qu’ils ne se soient pas soulevés en masse contre ce régime totalitaire communiste ?
        Je pense que, et c’est une explication occidentale, car je ne suis pas un expert politique, pendant toute cette période d’après guerre le pays était dans un tel état que personne ne voulait plus se révolter. Et puis il y a eu cette attente dix ou quinze ans après 1975 où on ne savait pas à quoi s’en tenir parce que le régime politique était encore très fort. Ensuite dans les années 90 les communistes se sont tellement améliorés que le gouvernement communiste a profité de cette maxime des Romains « Donnez leur du pain et des jeux et tout ira bien. ». Aujourd’hui, un jeune Viêtnamien, s’il a la possibilité de faire des études, d’avoir la télévision à la maison avec le câble, l’ordinateur avec Internet et sa moto, il ne va pas aller faire la révolution. De nos jours il y a tellement d’améliorations visibles par rapport à la situation précédente qu’il n’y a pas de raisons de se révolter.

        Quelque chose à rajouter pour les lectrices et lecteurs de Murmures ?
        Je leur dirai d’aller au Viêt-Nam d’abord. C’est un pays où l’on découvre des tas de choses à tous les coins de rue. Et je leur dirai d’aller en voyageur indépendant, de se trouver des endroits sur la carte au hasard, d’aller les voir, d’aller dans des villages, sans guide forcément. On est toujours bien accueilli. C’est ça le vrai Viêt-Nam, le Viêt-Nam de la campagne.

        Source: http://asia-reports.blogg.org/

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        François Tourane en photo :

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