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Ti Ngoc

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15 sujets de 4,966 à 4,980 (sur un total de 5,899)
  • Auteur
    Messages
  • en réponse à : Les Oeufs De Cent Ans #78736
    Ti Ngoc
    Participant

      Merci Anh Thuong :friends:

      en réponse à : mémoires d’ Anciens #78735
      Ti Ngoc
      Participant
        robin des bois;68331 wrote:
        ps : moi j’ai eu le coup de foudre à l’entr’acte d’une séance de cinéma où était projetée  » Les 3 valses « … si çà vous dit quelque chose . Tout çà , c’est d’un romantisme débridé !!!)

        la guichetière vendait des mikos?

        en réponse à : mémoires d’ Anciens #78731
        Ti Ngoc
        Participant

          J’aimerai bien connaître la suite Yen:friends:

          en réponse à : Les Oeufs De Cent Ans #78725
          Ti Ngoc
          Participant

            Merci em Kimsang, pour ta recette

            je n’ai jamais mangé de méduses, mais samedi je dois aller faire des courses chez le chinois, j’en profiterai pour prendre les ingrédients de ta recette:bye:

            en réponse à : Prevert et le Vietnam #78706
            Ti Ngoc
            Participant

              Bonjour

              A la page 2 de ce topic j’ai replacé les paragraphes que j’avais oubliés de recopier
              et à la page 1 de ce même topic il y a l’autre partie du poème
              le poème est complet

              il faudrait que je recolle tous les passages, mais je ne sais pas comment faire

              en réponse à : Prevert et le Vietnam #78629
              Ti Ngoc
              Participant

                Robin des bois
                comme je ne sais toujours pas multiciter des passages, j’ai du reprendre  » vos » posts pour y insérer les paragraphes manquants.

                en réponse à : Prevert et le Vietnam #78627
                Ti Ngoc
                Participant
                  robin des bois;68124 wrote:
                  :

                  … Soudain
                  sont emportés dans les rapides de l’Histoire
                  leurs bateaux de papier monnaie
                  et comme dans les livres d’histoire importés de la métropole
                  on proclame au Viêt Nam
                  les Droits de l’homme

                  Quoi
                  ces gens qui crient famine sous prétexte qu’ils n’ont pas
                  grand chose à manger
                  et qui s’ils étaient mieux nourris crieraient encore que
                  c’est mauvais
                  nous savons très bien qui les mène
                  et où on veut les emmener

                  … Et les Grands Planteurs d’Hévéas les Seigneurs de la
                  Banque d’Indochine et les Grands Charbonniers du
                  Tonkin
                  en appellent sans plus tarder à la Quatrième République
                  empirique apostolique et néo-démocratique
                  Alors
                  la fille aînée de l’Église
                  son sang ne fait qu’un tour

                  Un pauvre capucin et grand amiral des Galères
                  arrive à fond de train par la mer
                  et après avoir fait les sommations d’usage
                  Ceci est mon corps expéditionnaire
                  Ceci est votre sang
                  à coup de droit canon il sermonne Haiphong
                  des anges exterminateurs accomplissent leur mission
                  et déciment la population
                  Simple petit carnage
                  présages dans le ciel
                  sévère mais salutaire leçon
                  Et vogue la galère
                  après avoir bien joué son beau rôle dans l’Histoire
                  l’Amiral se retire dans sa capucinière
                  en dédaignant la gloire

                  Et le temps fait semblant seulement de passer
                  le temps du halte-là reste là l’arme au pied
                  les temps des cerisiers en fleurs arrachés à la terre et volatilisés
                  Et malgré d’inquiétantes menaces de paix
                  les gens du trafic des piastres
                  fêtent toutes les fêtes et sans en oublier

                  et l’on réveillonne à Noël comme au bon vieux pays
                  à Saigon à Hanoï
                  et l’on fête l’armistice et la libération
                  comme le 14 juillet la prise de la Bastille
                  sans façon


                  Cependant que très loin on allume des lampions
                  des lampions au napalm sur de pauvres paillotes
                  et des femmes et des hommes des enfants du Viêt Nam
                  dorment les yeux grands ouverts sur la terre brûlée
                  et c’est comme Oradour
                  c’est comme Madagascar et comme Guernica
                  et c’est en plus modeste tout comme Hiroshima

                  Et en moins de temps qu’il ne mit un peu plus tard à l’écrire
                  trouva la solution de cet interminable conflit

                  Pour arrêter ou améliorer la regrettable et nécessaire guerre du Vietnam, il suffit, c’est tellement simple, de mettre le Viet-Nam dans la guerre.

                  Et résumant cette solution en un slogan d’une indéniable efficacité

                  Virilité rapidité

                  Il reprend l’avion
                  non sans avoir donné de très judicieuses précisions

                  des français et des vietnamiens se faisaient tuer pour protéger la vie et la fortune des gens qui entassaient d’immenses richesses, pour ne parler que de chinois de Saigon et de vietnamiens d’Hanoi, et de tout cela aux frais du contribuable français.
                  Dès lors , une seule solution: créer une armée proprement vietnamienne assez puissante pour rétablir l’ordre, puisque c’est au Viet-Nam (Tonkin, Annam, Cochinchine), pays de vingt-cinq millions d’habitants, qui se fait la guerre. C’est par la création de cette armée nationale que le peuple vietnamien prendra pleinement conscience de son indépendance. Il faut que cette guerre, où se jouent l’indépendance du Viet-Nam, les libertés et la fortune de ses citoyens, soit considérée par lui comme sa guerre. Il faut que ses élites cessent d’être « attentistes », soucieuses de ne pas se compromettre dans l’hypothèse d’une victoire des communistes.
                  Il faut que ce soit une guerre faite par le Viet-Nam avec l’aide de la France et non une guerre faite par la France avec l’aide du Viet-Nam
                  C’est d’abord un état d’esprit à créer, celui que ce vieux lion qu’est le président Syngman Rhee a su créer en Corée
                  Et ce sont des réformes profondes à faire.

                  Pourquoi gardez vous en prison
                  et depuis plusieurs années
                  un marin qui s’appelle Henri Martin?
                  1952

                  (Voilà RDB, j’espère n’avoir oublié aucun passage)

                  en réponse à : Prevert et le Vietnam #78622
                  Ti Ngoc
                  Participant
                    robin des bois;68124 wrote:

                    Entendez-vous gens du Vietnam

                    Entendez-vous
                    Entendez-vous gens du Vietnam
                    entendez-vous dans vos campagnes
                    dans vos rizières dans vos montagnes…
                    Oui nous les entendons
                    Ces êtres inférieurs
                    architectes danseurs pêcheurs et mineurs
                    jardiniers et sculpteurs tisserands ou chasseurs paysans et pasteurs artisans et dockers
                    coolies navigateurs

                    Ces êtres inférieurs
                    ne savaient haïr que la haine
                    ne méprisaient que le mépris
                    Ces êtres inférieurs
                    ne craignaient gère la mort
                    tant ils aimaient l’amour
                    tant ils vivaient la vie
                    et leur vie quelquefois était belle comme le jour
                    et le sang de la lune courait sur les rizières
                    et le jour lui aussi était beau comme la nuit

                    Il y avait aussi la faim et la misère
                    les très mauvaise fièvres et le trop dur labeur

                    Mais le jour était beau comme la nuit
                    le soleil fou dansait dans les yeux des jeunes filles
                    et la nuit était belle comme le jour
                    la lune folle dansait seule sur la mer
                    la misère se faisait une beauté pour l’amour

                    Et les enfants en fête malgré le Mauvais Temps
                    jouaient avec les bêtes en pourchassant le vent

                    Mais
                    il y avait aussi et venant de très loin
                    les Monopolitains
                    ceux de la Métropole et de l’appât du gain
                    Négociants trafiquants notables résidents avec les
                    légionnaires les expéditionnaires et les concessionnaires
                    et les hauts commissaires
                    Et puis les missionnaires et les confessionnaires
                    venus là pour soigner leurs frères inférieurs
                    venus pour les guérir de l’amour de la vie
                    cette vieille et folle honteuse maladie
                    Et cela depuis fort longtemps
                    bien avant la mortd e Louis XVI
                    bein avnt l’exploitation et l’exportation
                    de la Marseillaise
                    Et la misère était cotée en Bourse
                    sous le couvert
                    et dans les plis et replis du pavillon tricolore

                    Et puis une dernière fois ce fut encore la Grande Guerre
                    ses nouvelles financières et ses hauts faits divers
                    Comme elle était mondiale
                    Des français déclassés grands caids du VietNam
                    avec les chefs du gang de l’empire du Milieu
                    se partageaient déjà comme barons en foire
                    les morceaux du gâteau
                    des lambeaux de pays
                    avec l’assentiment de S.M. Bao-Dai

                    … Soudain
                    sont emportés dans les rapides de l’Histoire
                    leurs bateaux de papier monnaie
                    et comme dans les livres d’histoire importés de la métropole
                    on proclame au Viêt Nam
                    les Droits de l’homme
                    … Et les Grands Planteurs d’Hévéas les Seigneurs de la
                    Banque d’Indochine et les Grands Charbonniers du
                    Tonkin
                    en appellent sans plus tarder à la Quatrième République
                    empirique apostolique et néo-démocratique
                    Alors
                    la fille aînée de l’Église
                    son sang ne fait qu’un tour

                    Un pauvre capucin et grand amiral des Galères
                    arrive à fond de train par la mer
                    et après avoir fait les sommations d’usage
                    Ceci est mon corps expéditionnaire
                    Ceci est votre sang
                    à coup de droit canon il sermonne Haiphong
                    des anges exterminateurs accomplissent leur mission
                    et déciment la population
                    Simple petit carnage
                    présages dans le ciel
                    sévère mais salutaire leçon
                    Et vogue la galère
                    après avoir bien joué son beau rôle dans l’Histoire
                    l’Amiral se retire dans sa capucinière
                    en dédaignant la gloire

                    Et le temps fait semblant seulement de passer
                    le temps du halte-là reste là l’arme au pied
                    les temps des cerisiers en fleurs arrachés à la terre et volatilisés
                    Et malgré d’inquiétantes menaces de paix
                    les gens du trafic des piastres
                    fêtent toutes les fêtes et sans en oublier

                    Cependant que très loin on allume des lampions
                    des lampions au napalm sur de pauvres paillotes
                    et des femmes et des hommes des enfants du Viêt Nam
                    dorment les yeux grands ouverts sur la terre brûlée
                    et c’est comme Oradour
                    c’est comme Madagascar et comme Guernica
                    et c’est en plus modeste tout comme Hiroshima

                    Et le temps reste là sur le qui vive
                    le temps du Halte- là
                    le temps du désespoir

                    en réponse à : Prevert et le Vietnam #78619
                    Ti Ngoc
                    Participant
                      robin des bois;68192 wrote:
                      Merci pour la version de ChantalNgoc qui couvre presque tout , mais je pense que d’après ce que j’ai, il en manque un peu.. disons 5%.. dont tout un texte à la fin sur Henri Martin, plus un passage de poésie vers le mileu du poème..

                      Le passage manquant à la partie poésie :

                      Soudain
                      sont emportés dans les rapides de l’Histoire
                      leurs bateaux de papier monnaie
                      et comme dans les livres d’histoire importés de la Métropole
                      on proclame au Viêt Nam
                      les Droits de l’homme
                      Quoi
                      ces gens qui crient famine sous prétexte qu’ils n’ont pas grand-chose à manger
                      et qui s’ils étaient mieux nourris crieraient encore que c’est mauvais
                      nous savons trop bien qui les mène
                      et où on veut les emmener

                      Et les Grands Planteurs d’Hévéas les Seigneurs de la Banque d’Indochine et les Grands Charbonniers du Tonkin
                      en appellent sans plus tarder à la Quatrième République empirique apostolique et néo-démocratique
                      Alors
                      la fille aînée de l’Église
                      son sang ne fait qu’un tour

                      réedition: je m’aperçois qu’il manque aussi un morceau là

                      Et malgré d’inquiétantes menaces de paix
                      les gens du trafic des piastres
                      fêtent toutes les fêtes et sans en oublier
                      et l’on réveillonne à Noël comme au bon vieux pays
                      à Saïgon à Hanoï
                      et l’on fête l’Armistice et la Libération
                      comme le Quatorze Juillet la prise de la Bastille
                      sans façon

                      Cependant que très loin on allume des lampions
                      des lampions au napalm sur de pauvres paillotes

                      (ps : le texte final me parait très curieux et je ne le comprends pas bien d’ailleurs : faudra que je vous le tape un jour , car quelqu’un de F-V trouvera sans doute une explication)

                      oui,Robin des Bois après vérification , je viens de me rendre compte que j’ai OUBLIE de recopier les deux parties que vous avez citées
                      Milles excuses:jap:

                      en réponse à : Prevert et le Vietnam #78580
                      Ti Ngoc
                      Participant
                        robin des bois;68124 wrote:
                        Que je vous raconte:

                        Et en feuilletant je tombe sur ce poème…

                        j’en suis encore tout retourné… Vous le connaissiez ?

                        Entendez-vous gens du Vietnam

                        Entendez-vous
                        Entendez-vous gens du Vietnam
                        entendez-vous dans vos campagnes
                        dans vos rizières dans vos montagnes…
                        Oui nous les entendons
                        Ces êtres inférieurs
                        architectes danseurs pêcheurs et mineurs
                        jardiniers et sculpteurs tisserands ou chasseurs paysans et pasteurs artisans et dockers
                        coolies navigateurs

                        Ces êtres inférieurs
                        ne savaient haïr que la haine
                        ne méprisaient que le mépris
                        Ces êtres inférieurs
                        ne craignaient gère la mort
                        tant ils aimaient l’amour
                        tant ils vivaient la vie
                        et leur vie quelquefois était belle comme le jour
                        et le sang de la lune courait sur les rizières
                        et le jour lui aussi était beau comme la nuit

                        Il y avait aussi la faim et la misère
                        les très mauvaise fièvres et le trop dur labeur

                        Mais le jour était beau comme la nuit
                        le soleil fou dansait dans les yeux des jeunes filles
                        et la nuit était belle comme le jour
                        la lune folle dansait seule sur la mer
                        la misère se faisait une beauté pour l’amour

                        Et les enfants en fête malgré le Mauvais Temps
                        jouaient avec les bêtes en pourchassant le vent

                        Mais
                        il y avait aussi et venant de très loin
                        les Monopolitains
                        ceux de la Métropole et de l’appât du gain
                        Négociants trafiquants notables résidents avec les
                        légionnaires les expéditionnaires et les concessionnaires
                        et les hauts commissaires
                        Et puis les missionnaires et les confessionnaires
                        venus là pour soigner leurs frères inférieurs
                        venus pour les guérir de l’amour de la vie
                        cette vieille et folle honteuse maladie
                        Et cela depuis fort longtemps
                        bien avant la mortd e Louis XVI
                        bein avnt l’exploitation et l’exportation
                        de la Marseillaise
                        Et la misère était cotée en Bourse
                        sous le couvert
                        et dans les plis et replis du pavillon tricolore

                        Et puis une dernière fois ce fut encore la Grande Guerre
                        ses nouvelles financières et ses hauts faits divers
                        comme elle était Mondiale
                        des français déclassés grands caïds du Viet Nam
                        avec les chefs du gang de l’empire du Milieu
                        se partageaient déjà comme barons en foire
                        les morceaux du gâteau
                        des lambeaux de pays
                        avec l’assentiment de S.M. Bao-Daî

                        … Soudain
                        sont emportés dans les rapides de l’Histoire
                        leurs bateaux de papier monnaie
                        et comme dans les livres d’histoire importés de la métropole
                        on proclame au Viêt Nam
                        les Droits de l’homme
                        … Et les Grands Planteurs d’Hévéas les Seigneurs de la
                        Banque d’Indochine et les Grands Charbonniers du
                        Tonkin
                        en appellent sans plus tarder à la Quatrième République
                        empirique apostolique et néo-démocratique
                        Alors
                        la fille aînée de l’Église
                        son sang ne fait qu’un tour

                        Un pauvre capucin et grand amiral des Galères
                        arrive à fond de train par la mer
                        et après avoir fait les sommations d’usage
                        Ceci est mon corps expéditionnaire
                        Ceci est votre sang
                        à coup de droit canon il sermonne Haiphong
                        des anges exterminateurs accomplissent leur mission
                        et déciment la population
                        Simple petit carnage
                        présages dans le ciel
                        sévère mais salutaire leçon
                        Et vogue la galère
                        après avoir bien joué son beau rôle dans l’Histoire
                        l’Amiral se retire dans sa capucinière
                        en dédaignant la gloire

                        Et le temps fait semblant seulement de passer
                        le temps du halte-là reste là l’arme au pied
                        les temps des cerisiers en fleurs arrachés à la terre et volatilisés
                        Et malgré d’inquiétantes menaces de paix
                        les gens du trafic des piastres
                        fêtent toutes les fêtes et sans en oublier

                        Cependant que très loin on allume des lampions
                        des lampions au napalm sur de pauvres paillotes
                        et des femmes et des hommes des enfants du Viêt Nam
                        dorment les yeux grands ouverts sur la terre brûlée
                        et c’est comme Oradour
                        c’est comme Madagascar et comme Guernica
                        et c’est en plus modeste tout comme Hiroshima

                        Et le temps reste là sur le qui- vive
                        le temps du Halte -là
                        le temps du désespoir
                        et de la connerie noire
                        Et la grande main-d’oeuvre jaune
                        caresse tristement ses rizières ses forêts
                        ses outils et ses champs son bétail affamé

                        Des voix chantent
                        Nous n’aimions pas notre misère
                        mais avec elle nous pouvions lutter
                        et quand parfois elle touchait terre
                        sur cette pauvre terre nous pouvions respirer
                        Vous
                        qu’en avez vous fait
                        Elle était lourde notre misère
                        vous le saviez
                        vous en avez déjà tiré plus que son pesant d’or
                        Fous que vous êtes
                        que voulez vous encore

                        Aux voix de la main d’oeuvre jaune
                        répondait une voix d’or
                        une voix menaçante et radiodiffusée
                        et la main-d’oeuvre se serrait
                        la mort avançait

                        Sourdes mais claires
                        des voix chantaient
                        Si la petite main d’oeuvre jaune
                        et la très grande main d’or blanc
                        coudes sur table et poing serrés
                        se rencontraient
                        elle ne tiendrait pas longtemps en l’air
                        la blême menotte d’acier
                        tâchée de sang caillé

                        Longtemps en l’air
                        c’est une façon de parler

                        Et la voix d’or hurlait
                        sur un ton aphonique délicat cultivé
                        Feu à volonté
                        Et les hommes de main d’or
                        recrutés et parqués et fraîchement débarqués
                        venant rétablir l’Ordre
                        mitraillaient
                        incendiaient

                        Mais
                        La main d’oeuvre jaune elle aussi
                        se mé-ca-ni-sait
                        Triste et graves
                        mais résignées des voix chantaient

                        Que voulez-vous
                        on nous attaque à la machine
                        se défendre à la main
                        ne serait pas civilisé
                        on nous traitreait encore de sauvages
                        et d’arriérés
                        on nous blâmerait

                        Et l’empereur Bao-Daî
                        partait « en permission »
                        sur la Côte d’Azur
                        c’est comme cela que les journaux annonçaient ses
                        visites fébriles et affairées

                        Là-bas
                        sur le théâtre des Opérations bancaires
                        le corps expéditionnaire
                        n’avait plus les mêmes succès
                        et dans de merveilleux décors
                        tombaient les pauvres figurants de la mort
                        Seuls les gens du trafic des piastres
                        criaient bis et applaudissait
                        Ici on criait Encore
                        ailleurs on criait Assez
                        plus loin on criait la Paix
                        et des messieurs du meilleur monde fort discrètement
                        s’éclipsaient

                        Tout cela n’était pas une petite affaire
                        les grandes compagnies internationales des Monopolitains
                        alertaient leurs meilleurs experts
                        leurs plus subtils tacticiens
                        L’un d’eux
                        un trépidant infatigable petit mégalomane d’une étourdissante
                        et opiniâtre médiocrité
                        et qui s’était couvert de gloire fiduciaire pendant la seconde
                        guerre mondiale sur la route coupée du fer dans la plaie
                        atterrit en coup de vent au Viet-Nam:jap:

                        « Entendez-vous gens du Viet Nam » Jacques Prévert « La Pluie et le beau temps » (coll. Folio 1978)

                        en réponse à : Si on arrêtait un peu de taper sur Ben?!? #78542
                        Ti Ngoc
                        Participant

                          coucou Buuhoa,
                          Chi, on a eu la même pensée en même temps :wink2::friends:

                          en réponse à : Si on arrêtait un peu de taper sur Ben?!? #78541
                          Ti Ngoc
                          Participant

                            Mais non, mais non

                            tu sais bien que rien n’est jamais irréversible! (à part la mort)

                            est ce parcequ’il fait soleil ce matin,
                            je suis très contente et bien heureuse de vous lire tous et toutes:friends:

                            en réponse à : Si on arrêtait un peu de taper sur Ben?!? #78536
                            Ti Ngoc
                            Participant

                              moi j’ai eu mon BCG,:bigsmile:

                              si après s’étre couper son doigt, on se fait décoiffer, BON DIOU

                              Après Wall Street, tempête sur FV

                              Où aller?:help::rofl:

                              en réponse à : Xin chao #78533
                              Ti Ngoc
                              Participant

                                Bonjour Thu Hien

                                je viens de relire le topic « appartement à vendre » (grâce à Buuhoa qui a posté ce matin, en passant Bonjour Buuhoa!)

                                Donc c’est toi, THU HIEN
                                j’espère que les moustiques n’ont pas été trop méchants avec toi

                                Alors puisque c’est TOI, je te redis avec beaucoup de plaisir: BIENVENUE sur FORUM VIETNAM:Vietnam:

                                nous serons deux maintenant à pîquer:wink2: hahahah!

                                en réponse à : Xin chao #78503
                                Ti Ngoc
                                Participant

                                  Bienvenue parmi nous THU HIEN et sur ce forum:Vietnam:

                                  Alors si tu es méchante, nous serons 2,

                                  pour jouer des mauvais tours à NVTL, AnhThuong 19, et bien d’autres forumeurs, hahahaha!:rofl:

                                  Au plaisir de te lire, DOUCE

                                15 sujets de 4,966 à 4,980 (sur un total de 5,899)