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@sompinette 142546 wrote:
bonjour,
que signifie cette tradition de mettre les carpes à l’eau pendant cette période ?
j’ai vu une femme qui jetait les poissons rouges du haut d’un pont …salut Sompinette
une réponse plus complète (source: CVN)La carpe rouge, monture du Génie du Foyer
25/01/2012 11:46
Têt Tao Quân ou la fête cultuelle du Génie du foyer, intervient le 23e jour du 12e mois lunaire. Le peuple vietnamien consièdre cette fête comme le premier jour du Têt Nguyên Dan (fête du Nouvel an lunaire).
Têt Tao Quân ou la fête cultuelle du Génie du foyer, intervient le 23e jour du 12e mois lunaire. C’est une coutume du peuple vietnamien qui croit qu’en ce jour, le Génie retourne au Ciel pour faire un rapport détaillé à l’Empereur de Jade sur les activités et le comportement de la famille au cours de l’année écoulée. Chaque famille prépare généralement un festin, deux bonnets et deux paires de bottes en papier pour les deux divinités de la cuisine, une tenue pour la déesse (selon les croyances, le Génie du foyer est en fait composé de trois divinités), ainsi que trois carpes rouges leur servant de montures.[TABLE= »width: 310, align: center »]
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[TD]Les offrandes en papier votif se vendent bien. Photo : Quy Trung/VNA/CVN[/TD]
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[TD]Les deux bonnets et paires de bottes pour les deux divinités de la cuisine, et une tenue pour la déesse. Cet ensemble d’offrandes en papier votif sera brûlé après le culte, signe de l’envoi au Génie du Foyer. Photo : CTV/CVN[/TD]
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[TD]Des Hanoiens achètent des carpes rouges pour la fête du Génie du Foyer.
Photo : Quy Trung/VNA/CVN[/TD]
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[TD]Avec sa couleur rouge vif, symbole de prospérité et de bonne fortune, la carpe rouge est devenue une offrande pour le Génie du foyer. Photo : CTV/CVN[/TD]
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[TD]Les carpes rouges en papier sont aussi très demandées. Photo : CTV/CVN[/TD]
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Après le culte dans la cuisine, les vêtements sont brûlés et les carpes sont libérées dans des étangs ou des rivières.[TABLE= »width: 310, align: center »]
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[TD]Les carpes sont relâchées dans des étangs ou des rivières. Photo : CTV/CVN[/TD]
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[/TABLE]Le peuple vietnamien considère le 23e jour du 12e mois lunaire comme le premier jour du Têt Nguyên Dan (fête du Nouvel An lunaire).
VU XUAN LOC/CVN
une recette du Courrier du Vietnam
Ingrédients
(pour trois unités)1 kg de riz gluant
250 g de haricots jaunes Mungo (dépelliculés)
300 g de poitrine de porc fraîche
1/2 cuillère à soupe de sucre
1 louche de nuoc mam sel & poivrePréparation
Laver le riz à l’eau froide et plongez-le dans un grand saladier couvert d’eauLaisser tremper une nuit.
Le lendemain couper la poitrine en morceaux de 4 à 5 cm environ, ajouter une louche de nuoc mam, un peu de sucre, de sel et de poivre blanc, mélanger puis laisser reposer au frais.
Faire tremper durant deux heures les haricots Mungo (on les trouve dans les magasins asiatiques, ce sont des petits grains jaunes)
Passer les ensuite à la vapeur durant 15 minutes puis en faire les boules
Laver vos feuilles de bananiers ou de phrynium, faire sécher puis préparer votre ruban en plastique.
Mettre une longue feuille horizontalement sous une autre verticalement afin qu’elles se croisent, ajouter deux autres feuilles de la même manière par dessus afin de renforcer le futur «paquet».
Mettre un peu de sel au riz et mélanger les
Déposer un bol de riz au milieu des feuilles, puis mettre par dessus une boule d’haricots Mungo que l’on écrase.
Parsemer sur le riz et les haricots Mungo quelques morceaux de porc (le gras est important alors ne lésinez pas)
Puis couvrir à nouveau une boule d’haricots Mungo, suivie d’un bol de riz
Plier soigneusement les feuilles afin que les aliments à l’intérieur ne soient pas en contact avec l’eau de cuisson)
Bien ficeler le tout et envelopper si nécessaire dans du papier aluminium
Plonger dans une cocotte d’eau bouillante et laisser cuire 5 heures.
Rincez-les à l’eau froide et égouttez-les !
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PrésentationEnlever les Banh Chung puis les mettre dans une assiette
Ils sont prêt à être dégustés en morceaux avec du nuoc mam et des légumes confits (traditionnellement échalottes confites au nuoc mam ou au vinaigre… Enfin, bon appétit !
@Ti Ngoc 142743 wrote:
bonjour anh Thuong,
je sais pourquoi je galère dans pour réaliser mes « banh chung »
c’est tout simplement parce que le moule dans lequel je les prépare est trop petit, c’est un carré de 12 cm de coté, il est très difficile d’y appliquer les feuilles de bananier sans qu’elles se déchirent, finalement après avoir empaqueté tous mes banh chung j’ai dû les envelopper d’un papier de cuisson.Ti Ngoc
chao em Ti Ngoc;
les feuilles de bananiers trouvées dans les supermarchés asiatiques viennent généralement de Thailande ou du Vietnam. elles sont épaisses et solides.on peut les manipuler sans trop de précaution.
les feuilles des bananiers poussant en France sont plus fines et donc fragiles. si tu ne veux pas les déchirer, je te donne un truc.Tu les congèles. puis avant de les utiliser tu les laisses se décongeler lentement. Elles auront acquis une élasticité et ne se déchireront pas.Par contre je complète l’enveloppe de feuilles avec du film alimentaire avant de ficeler. à,la cuisson il n’y a pas de risque de crevaison.@DédéHeo 142779 wrote:
Elle se cache un peu derrière ce nom de plume. Mais je comprends qu’elle a commencé ses activité très tôt ; à l’époque où son pays était en guerre avec le Vietnam. Elle devait risquer la prison et la haine d’une partie de ses compatriotes.
resalut DédéHèo,
mais elle ne se cache pas, c’est son véritable nom.En 1969, elle était déjà au Viêtnam missionnée par la communauté Quakers des USA.elle a partagé la vie des résistantes au Sud vietnam avant de partager la vie de celles du Nord.@dannyboy 142776 wrote:
Le voici Mister Thuong.
http://www.forumvietnam.fr/forum-vietnam/petites-annonces-rao-v-t/10900-les-colonisations-imposees-et-subies-par-le-vietnam.htmlJe l’ai créé dans la rubrique histoire et il est maintenant dans les annonces.
C’est peut être un autre modo qui a fait le coup ou le système a déconné tout seul. Désolé de t’avoir accusé à tort

merci pour le lien. je ne me rappelle pas avoir fait la migration de rubrique ou alors je devais avoir trop bu. je vais donc de ce pas remettre la discussion dans « histoire » rubrique qu’elle n’aurait jamais du quitter. et on tourne la page
@dannyboy 142759 wrote:
Salut Mister Thuong,
Si mes accusations sont « gratuites et infondées » alors peux tu m’expliquer pour quelle raison as-tu classé mon topic sur les colonisations dans les « annonces » alors que les autres topics qui parlent également des guerres de colonisation peuvent rester dans la rubrique « histoire » ?
Je ne vois aucun problème qui t’empêche d’inventer « une méthode de classement révolutionnaire » mais essaie au moins d’avoir l’honnêteté de l’appliquer à tout le monde et surtout à toi-même.
Je peux te citer des dizaines de posts dans cette rubrique « histoire » qui font également « ressortir nos ressentiments les uns envers les autres à propos des drames que nous avons subis suite aux guerres qui ont ravagé notre pays ». Pourquoi les laisser là et ne pas les déplacer également ?
resalut dannyboy
« mon topic sur les colonisations dans les « annonces » ?
je suis peut-être amnésique, mais je ne comprends pas. donne moi le lien avec « ton » topic que tu cites.je te répondrai en connaissance de cause. s’il s’agit d’une erreur de ma part, je réparerai.salut dedeHeo.
moi, je n’avais pas fait de fautes à son nom tu aurais du te fier à mon orthographe lady Borton. tu aurais trouvé sur google:
American Experience | Vietnam Online | Reflections on a War | PBS
puis ça: Lady Borton
et encore ça :The work of Lady Borton, who lived with the Vietnamese peoplediacritics.org et il y a d’autres infos encore
je te conseille de lire son livre « Vietnam, l’après chagrin »quelques dragons qui ont marqué l’histoire du Viêtnam
(Courrier du Vietnam)De grands hommes nés sous le signe du Dragon
25/01/2012 12:43
À chaque période, ses grands hommes. Et c’est l’histoire qui en conserve la mémoire. À l’occasion du Têt Nhâm Thin (Année du Dragon), voici le parcours de quelques-uns nés sous le signe du Dragon.
TRUONG DINH (1820-1864), leader de la guérilla anti-françaiseTruong Dinh ou Truong Công Dinh est né en 1820 dans le village de Tinh Biên, district de Son Tinh, province de Quang Ngai (Centre). En 1844, alors âgé de 24 ans, Truong Dinh accompagne son père, Truong Câm, dans la province de Gia Dinh (Sud) où ce dernier exerce les fonctions de chef militaire provincial, sous le règne du roi Thiêu Tri (1807-1847).
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[TD]L’intérieur du temple dédié au héros national Truong Công Dinh, au chef-lieu de Go Công, province de Tiên Giang. Photo : CTV/CVN[/TD]
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[/TABLE]Là, Truong Dinh épouse Lê Thi Thuong, fille d’une riche famille dans le district de Tân An (province de Gia Dinh) et s’établit dans le pays natal de son épouse. En 1850, en répondant à la politique royale de défrichement des terres incultes, Truong Dinh réunit environ 500 paysans pauvres et dirige les travaux de défrichage et de fondation de nouveaux villages. En reconnaissance de cette action d’éclat de Truong Dinh, la Cour le nomme chef d’escouade.
Dès 1859, il lève des troupes insurrectionnelles pour attaquer les Français occupant Saigon (aujourd’hui Hô Chi Minh-Ville), il doit se retirer ensuite à Go Công. Devant la supériorité des armes modernes, la Cour de Huê adopte d’abord une politique de concession, laquelle finit par aboutir à la capitulation. Elle signe avec les Français le traité de 1862, cédant à la France trois provinces orientales (Gia Dinh, Biên Hoa et Dinh Tuong). Elle ordonne à Truong Dinh d’évacuer sa base de résistance pour commander les troupes d’An Giang à l’Ouest de Luc Tinh. Consacré par le peuple Grand maréchal pacificateur des Occidentaux (Binh Tây Dai Nguyên Soai), il désobéit au roi pour continuer la lutte armée. Patriotique, Truong Dinh a de la compassion pour le peuple. Sa troupe de partisans est celle réunissant le plus grand effectif (6.000 personnes), faisant subir de lourdes pertes à l’ennemi. Cela influence et galvanise grandement le mouvement patriotique contre l’invasion étrangère. Truong Dinh et sa troupe reçoivent alors le soutien du clan des partisans de la guerre dans la cour royale, lettrés, progressistes et peuple. Il se lie à d’autres troupes de maquisards pour coordonner les opérations. Le champ d’activité des insurgés s’élargit sur plusieurs provinces.
Le 26 février 1863, l’armée française lance une attaque contre la troupe de Truong Dinh dans sa base militaire. La bataille est atroce. En raison du déséquilibre des forces entre l’ennemi et les maquisards, Truong Dinh décide de se retirer vers la province de Biên Hoà et Tây Ninh, conservant ainsi ses effectifs et les provisions pour continuer la lutte.
Fin 1864, lors d’une bataille à la base de Tân Hoà, Truong Dinh tombe malencontreusement dans le piège tendu par l’ennemi. Ce à cause de la trahison d’un maquisard rallié à l’armée opposée. Pris dans le guêpier, Truong Dinh et ses hommes se résolvent à mener une guerre à mort contre l’ennemi. Dans ce combat, Truong Dinh a le malheur d’être blessé par balle à la colonne vertébrale. Sa volonté de ne pas tomber aux mains de l’ennemi aboutit à son suicide, d’un coup d’épée, le 20 août 1864. Il était alors âgé de 44 ans.
La disparition de Truong Dinh fut une grande perte pour la résistance contre l’ennemi étranger. L’insurrection menée par Truong Dinh contre l’invasion étrangère fut un jalon important de l’histoire de défense nationale. Ému de ce sacrifice, le poète patriote Nguyên Dinh Chiêu a écrit Van tê Truong Công Dinh (Oraison funèbre en l’honneur de Truong Công Dinh).
Près de 150 ans après la mort de Truong Dinh, de nombreux ouvrages historiques, littéraires, théâtraux dont les auteurs sont Vietnamiens ou Français, exaltent encore les mérites du grand héros. Dans de nombreuses localités du Centre et du Sud, le peuple a bâti et conserve encore aujourd’hui les monuments commémoratifs en l’honneur de Truong Dinh. Une grande fête culturelle dédiée à notre héros se déroule chaque année à Go Công (chef-lieu de la province de Tiên Giang). Les hauts faits de Truong Dinh restent profondément ancrés dans la mémoire collective.
TRAN PHU (1904-1931), premier secrétaire général du Parti
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[TD]Trân Phu (1904-1931). Photo : Archives/VNA/CVN[/TD]
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[/TABLE]Trân Phu est né le 1er mai 1904 dans une famille de lettrés patriotiques du district de Duc Phô, province de Quang Ngai (Centre). Orphelin de père à l’âge de quatre ans puis de mère à six, il vit une enfance douloureuse.
Intelligent et studieux, Trân Phu obtient en 1922 le diplôme d’études primaires supérieures, le plus élevé de l’enseignement français au Vietnam à cette époque (il est même le lauréat de l’examen). Il est ensuite nommé professeur à l’école primaire de Vinh (province de Nghê An). En 1925, il rejoint l’Association Phuc Viêt (rebaptisé plus tard Tân Viêt Cach mang Dang – Parti de Nouveau Viêt révolutionnaire) à Vinh (Nghê An). Un an après, il se rend à Canton (Chine) pour organiser la fusion de son organisation avec l’Association des jeunes révolutionnaires du Vietnam.
En 1927, il retourne à Canton avant de se rendre à Moscou pour y suivre les enseignements de l’École supérieure de l’Orient. En 1928, il participe à la 6e session de l’Internationale communiste. En 1930, de retour au Vietnam, il est nommé au Comité central provisoire du Parti communiste du Vietnam (PCV) qui lui confie la tâche de rédiger le programme politique du Parti. La même année, le 1er Congrès du Parti entérine ce programme, tout en élisant Trân Phu secrétaire général du Parti. Ce programme politique et d’autres documents écrits par le Président Hô Chi Minh (Tactique sommaire, Programme sommaire, des Statuts abrégés du Parti et de certaines organisations de masse, l’Appel lancé à l’occasion de la fondation du Parti) sont des actes importants du Parti permettant de définir les lignes stratégiques, les tactiques de base de la révolution nationale, ainsi que les buts et principes d’organisation comme d’action du PCV. Le document rédigé par Trân Phu précise l’objectif à poursuivre par la révolution vietnamienne. À savoir : entreprendre la révolution bourgeoise populaire avant de passer à la révolution socialiste. Le programme stipule que l’aboutissement de la révolution bourgeoise-populaire conduira à la création d’un gouvernement basé sur le bloc d’alliance ouvriers-paysans.
Trân Phu fut arrêté le 19 avril 1931 à Saigon. En prison, il continuait d’organiser des débats politiques pour ses compatriotes incarcérés. Malade et épuisé, il est décédé cinq mois après, le 6 septembre 1931, à l’âge de 27 ans. Avant de rendre l’âme, il a encore recommandé à ses camarades de prison : «Restez combatifs !»
NGO XUAN DIEU (1916-1985), roi des poèmes d’amour
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[TD]Ngô Xuân Diêu (1916-1985). Photo : CTV/CVN[/TD]
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[/TABLE]Xuân Diêu est né le 2 février 1916 dans la province de Binh Dinh (Centre). Il fait ses études secondaires françaises d’abord à Qui Nhon (Binh Dinh), puis à Huê (ancienne capitale impériale) et enfin à Hanoi.
Membre du groupe littéraire autonome (Tu luc van doàn 1938-1940) – groupe littéraire indépendant, Xuân Diêu publie son premier recueil Tho tho (Poésie poésie) en 1938, puis Phân thông vàng (Le pollen d’or des fleurs de pin) en 1939. La publication de Tho tho, composé de poèmes exaltant l’amour, la jeunesse, le printemps, la joie, la nature, la vie et la passion de vivre, soulève à l’époque une vague d’indignation chez certains et d’admiration chez d’autres, de par sa poésie moderne, tant au niveau de la forme que du fond. Xuân Diêu est considéré comme l’un des chefs de file du mouvement de la Poésie nouvelle, prince de la poésie vietnamienne.
Outre la poésie, Xuân Diêu collabore pour les revues Ngày nay (De nos jours), Tinh hoa (Élite) et Phong hoa (Moeurs) – organe de combat du groupe littéraire autonome (cette revue parvient, par la satire, à faire disparaître certaines mœurs et coutumes anciennes). Il est aussi un des fondateurs de l’Association nationale des journalistes.
En 1944, Xuân Diêu participe au mouvement Viêt Minh. Après la Révolution d’Août 1945, il s’engage dans différentes organisations culturelles nationales devenant, dès lors, un des poètes révolutionnaires. Il laisse derrière lui environ 450 poèmes, quelques nouvelles et de nombreux mémoires, critiques littéraires. Il se meurt en 1985, à l’âge de 69 ans.
HOANG HOA/CVN
à la rencontre des minorités
avec GérardDécouvre-moi !
25/01/2012 09:44
Je suis bien loin d’avoir côtoyé toutes les minorités ethniques du Vietnam, mais je ne désespère pas, à sillonner les routes du pays en compagnie de mon complice Tuân, de réussir à rencontrer ces 53 cultures aux habits, coutumes et rites si différents.
Curiosité touristique…Comme tous ceux qui ont posé le pied sur le sol vietnamien pour la première fois, ma rencontre avec une minorité ethnique a lieu au cours d’un circuit touristique qui nous conduit dans un village « typique », où les autocars sont cachés dans un parking dissimulé par de grandes haies de bambou pour ne pas dénaturer l’authenticité du lieu. À peine descendus du véhicule, nous sommes assiégés par une meute d’enfants et de femmes, vêtus des habits traditionnels de leur ethnie, qui nous invitent chez eux pour nous faire partager un moment de leur intimité…
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[TD]Costumes de fête ou coutumes de fête ? Photo : Gérard/CVN[/TD]
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Je suis happé par une charmante maman, portant un bébé sur le dos, qui m’entraîne de force vers une maison sur pilotis, où les cochons logés au sous-sol m’accueillent avec des grognements. J’escalade les quelques marches de bois mal équarri pour pénétrer dans la maison au plancher de bambou et au toit de feuilles de latanier. Un foyer aux braises déclinantes, qui laissent échapper des fumerolles blanchâtres, trône au centre de la seule salle d’habitation. À côté, un hamac balance doucement une grand-mère édentée qui somnole. Dans un angle, un rideau à demi ouvert laisse entrevoir une natte déroulée au sol : sans doute une chambre… Un coffre en bois et quelques étagères de bambou semblent être le seul mobilier présent dans la pièce. En hauteur, une claie de bambou et d’osier tissé, fixée par un astucieux système de poulie, permet de mettre à l’abri d’éventuels prédateurs, le linge et les denrées fragiles. Tout respire la calme assurance d’un temps qui se déroule hors du monde extérieur. Et pourtant, cette apparente sérénité masque de terribles épreuves à venir…La première consiste à me faire asseoir en tailleur aux côtés d’un père aux muscles saillants et d’un grand-père qui parle français. Ce n’est pas la compagnie agréable des deux hommes de la maisonnée que je redoute, mais la douleur de mes muscles torturés dans une position qui ne m’est pas naturelle, et que mes cuisses, mes fesses, mon dos et mes genoux détestent particulièrement. Je n’ai jamais été un adepte du yoga ni de la méditation transcendantale, et la souplesse n’est pas ma principale qualité ! Le rictus de souffrance, qui accompagne les craquements de mes articulations tentant de se mettre en place pour éviter le ridicule, semble être reçu comme un sourire de bien-être, puisque mes hôtes m’offrent un verre d’alcool de riz en signe de bienvenue…
Seconde épreuve pour moi qui ne bois pas une seule goutte d’alcool ! Comment ne pas vexer mes hôtes, sans rajouter aux douleurs articulaires des douleurs épigastriques et des effets néfastes sur ma santé et mon équilibre ? Heureusement, je suis accompagné en l’occurrence par un ami qui ne rechigne pas à goûter aux boissons fortes et fermentées. En trinquant généreusement, il attire sur lui l’attention, me permettant de sauver la face…
Après avoir partagé avec l’aïeul des souvenirs que lui seul avait vécu, s’être extasié devant l’habileté de la maman à manier le métier à tisser permettant de produire les magnifiques tissus ethniques que l’on nous propose à un prix « très raisonnable », après avoir acheté trois sacs, quatre écharpes, une veste, deux porte-monnaie, le tout en lin et coton (je n’étais pas encore marié à une Vietnamienne à l’époque), nous rejoignons le groupe des autres touristes, fiers de faire partie de ceux qui ont découvert une peuplade étrange…, de quoi alimenter les conversations de salon et acquérir une notoriété d’anthropologue dans les dîners en ville !
Authenticité ethnique…
Depuis, j’ai eu maintes occasions de rencontrer de nombreuses minorités ethniques, dans des villages perdus au fond des vallées, sur des plateaux battus par les vents, sur les crêtes de montagnes ou le long de routes éloignées…
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[TD]École pour tous, avec une touche culturelle. Photo: Gérard/CVN[/TD]
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J’ai partagé l’eau chaude avec des Muong dans leurs maisons de bois sur pilotis, pendant que les buffles s’ébrouaient sous nos pieds. J’ai marché au soir tombant dans des cimetières H’môngs, aux tombes en forme de tumulus avec une petite porte pour que les esprits des morts puissent sortir la nuit (?). Je ne les ai pas vus, mais j’ai vu les grands étendards chamaniques flotter au vent. J’ai écouté dans les maisons communes aux toits immenses les sons des t‘rung, koni et arong des Ba Na.J’ai fait fuir des enfants Ma qui n’avaient jamais vu d’étranger, en voulant regarder de plus près les grains de maïs rouge qui séchaient dans la cour. J’ai partagé le repas des Brau, en tentant de faire bonne figure parmi les femmes aux torses nus. Je me suis retrouvé parmi des familles hilares, toutes en tenue d’Adam et Eve, à me baigner comme eux dans un bassin d’eau chaude naturelle, là-bas dans un petit village Tày, à l’abri du tourisme de masse…
J’ai vu, le long des routes de montagnes, des cohortes d’enfants portant un havresac de cuir ou d’osier tissé, marcher durant des kilomètres pour aller à l’école de la vallée. J’ai rencontré des dizaines de familles fières de me montrer la photo de leur fils ou de leur fille qui « apprend à Hanoi, Huê ou Hô Chi Minh-Ville » pour devenir ingénieur, médecin ou architecte…
Avec ce sentiment que toutes ces minorités ethniques, avant d’être une vitrine à tourisme, étaient surtout les dépositaires du lien entre nos souvenirs et notre avenir…
GERARD BONNAFONT/CVN@dannyboy 142726 wrote:
Et voilà, c’est ce que je craignais.
Pourquoi Mister Thuong ne met pas son topic dans la rubrique « annonce » comme il se permet de le faire pour ceux des autres ?
Il faut tout de même savoir que : « Il n’est pas facile d’intervenir dans un sujet aussi sérieux et passionné en oubliant les tragédies qu’ont subies les familles des uns et des autres. Evitons d’exhiber ce qui peut blesser autrui ». (Selon ses propres mots).
Je sais qu’il fait son travail sans être payé. Mais est ce une raison pour ne pas le faire correctement ?
Bon, il va le faire ou je réponds à Robin ?
salut Dannyboy,
tes accusations sont gratuites et fortement imprégnées d’allusions infondées et tendancieuses.le topic porte sur la sortie d’un jeu traitant de la bataille de DBP. le message de Robin traite avec humour du jeu , pas de la bataille de DBP. un autre topic y a été consacré me semble-t-il.
A lire tes derniers messages, je pensais que tu avais compris enfin que nous ne sommes pas sur ce forum pour ressortir nos ressentiments les uns envers les autres à propos des drames que nous avons subis suite aux guerres qui ont ravagé notre pays . je me suis trompé hélas.salut Robin, content de te revoir.
je ne sais pas si c’est la bonne réponse Dédé, mais j’aurais pensé que les maisons étaient plutôt d’architecture Hoi An. Abgech nous donnera bien la réponse[h=2]chúc mừng năm mới à tous les membres de Forumvietnam, que ce Forum qui nous rassemble par nos échanges soit pour chacun un lieu riche en rencontres, en retrouvailles, en petits bonheurs quotidiens, ceux qui nous permettent d’être optimistes dans ce monde si dur et si incertain.[/h]et encore un grand merci à Mike.
merci _Davy et Nca78 pour les photos du TẾT NHÂM THÌN 2012 à Saïgon
@Toàn69 142631 wrote:
Bien content de retrouver une recette de mon blog copiée/collée ici :wink2:
salut toan69, c’est du au succès de la recette de ton blog. on pardonnera à Kimsang d’avoir oublié de mentionner sa « source ».
mais pour en revenir à ta recette, quel est le rôle du vinaigre blanc sur la couenne ? certainement pas pour le croustillant…internet , pour apprendre à mieux connaître le monde pour les viêtnamiens de la campagne qui n’ont pas la possibilité de voyager.
un article de Gérard dans le Courrier du VietnamIntime connexion !
22/01/2012 10:00
Grâce ou à cause du génie de l’informatique, notre monde que nos ancêtres croyaient si grand est devenu tout petit. Et le Vietnam lui-même n’échappe pas aux mailles du réseau !
La campagne, les maisons blotties sous les bambouseraies, les buffles paisibles qui broutent le long des routes, les petits villages aux matins noyés de brume, les rivières paresseuses ou cascades furieuses, les grands aréquiers ou les eucalyptus qui frissonnent… Quel tableau bucolique ! Quel bonheur pour le touriste en mal d’authenticité ou pour le citadin qui aspire à prendre un peu de repos loin du brouhaha des villes ! On a le sentiment qu’ici rien n’a changé depuis des siècles, à l’image des repiqueurs de riz courbés sur les rizières… Quoique, à y regarder de près, on peut s’apercevoir que la modernité prend aussi ses quartiers au quê (campagne) ! Pour se connecter, c’est où ?[TABLE= »align: center »]
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[TD]Des élèves sur l’île Cô Tô, province de Quang Ninh.
Photo : CTV/CVN[/TD]
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Pour arriver dans ce petit bourg de montagne, la route a été longue et éprouvante. Pléonasme quand on parle de la route ici, car au Vietnam, la route est toujours longue… à l’aune des distances occidentales. Combien de fois ai-je dû expliquer à mes visiteurs que dans nos contrées, le voyage ne se mesure pas en kilomètres, mais en heures. D’ailleurs, je suis toujours étonné de voir sur le bord des routes des bornes kilométriques, alors que je trouverais plus judicieux de trouver des bornes horaires. En effet, lire «Yên Bái 30 km» et lire «Yên Bái 1 heure» n’ont pas le même effet sur le moral et l’organisme du voyageur ! C’est comme pour un marathon ! Dans le premier cas, on se détend en se disant qu’il ne reste plus que 20 minutes de route, on relâche la tension des muscles dorsaux et on accepte les chocs vertébraux, on se met même à chanter, assuré que cela ne durera plus longtemps, au risque de s’effondrer lamentablement dans le fond de la voiture en hurlant que l’on va se jeter par la fenêtre tellement que notre dos nous fait souffrir. Dans le second cas, on maintient l’effort, on reste concentré, on sait que la course n’est pas gagnée, qu’il faut encore tenir une heure, on économise son souffle, on continue à se cramponner, volonté tendue vers l’arrivée, préservant ainsi son capital lombaire jusqu’au bout. Et quel plaisir que de pouvoir se dégourdir les jambes, quand enfin nous pouvons faire halte à l’étape ! Et c’est ce que je fais dans ce petit village qui aligne ses maisons au bord d’une route caillouteuse. Mais, tandis que mes compagnons de voyage s’installent dans leurs chambres, je demande au tenancier du petit «nhà nghi» (petit hôtel) dans lequel nous posons nos valises si je peux accéder à Internet. Non que j’éprouve une quelconque addiction pour l’écran et le clavier, mais je dois impérativement écrire avant ce soir mon article pour le Courrier du Vietnam ! Et si je devais l’oublier, les messages laissés sur mon téléphone mobile par un membre du secrétariat de rédaction gentiment impitoyable me culpabilisent suffisamment pour que je laisse mes amis profiter des charmes champêtres, tandis que j’use mes yeux et la pulpe de mes doigts devant un ordinateur… Mais ce n’est pas dans mon petit hôtel que je pourrais me livrer à mon exercice hebdomadaire, car ici ni wifi, ni poste informatique. En effet, après une dénégation vigoureuse, l’hôtelier m’indique d’un geste vague le lieu où je pourrais trouver des ordinateurs accueillants. À gauche en sortant de l’hôtel, puis à 100 m à droite… Fort de ces précieuses informations, je pars à la recherche de mon salut ! Discrétion assurée ! Tourner à gauche en sortant de l’hôtel ne me pose pas de problèmes, par contre je m’aperçois vite que les mètres ici sont comme les kilomètres : aléatoires ! En effet, après être passé devant une petite boutique, un vendeur de téléphone, un salon de coiffure, une autre petite boutique, j’arrive bientôt à l’issue de mon hectomètre sans voir poindre le plus petit bout d’ordinateur, ni la plus petite pancarte annonciatrice d’un lieu où puissent se trouver des ordinateurs en libre-service…
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[TD]Se connecter au monde entier depuis ce petit bout de Vietnam.
Photo : Trân Lê Lâm/VNA/CVN[/TD]
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Passant devant quelques personnes occupées à décharger un camion de feuilles de thé en vrac, je m’enquiers de l’objet de ma quête. Ce qui a deux effets : tout le monde s’arrête de travailler pour écouter ce drôle de Tây (Occidental) qui parle vietnamien, et quinze doigts m’indiquent une petite bicoque de l’autre côté de la route. Pour y accéder, je dois franchir une passerelle branlante au-dessus d’un fossé rempli d’eau verdâtre, et avoir suffisamment d’assurance pour faire reculer le chien jaune qui défend son territoire et le bout de la passerelle avec virulence. Comme tout le monde le sait, si le chien a un odorat très développé, il a la vue courte, et sans doute mon odeur n’est-elle pas proportionnelle à ma morphologie, car plus j’approche du gardien canidé, plus il distingue la masse qui lui arrive dessus et plus il opère un repli stratégique accompagné d’aboiements d’excuses…Ce remue-ménage fait sortir de la petite maison une jeune femme portant un bébé dans les bras. Je me dis que je me suis sans doute trompé et que je dérange une famille dans son intimité, mais très vite la maman me détrompe en m’invitant à passer sous la porte basse. Là, dans une pénombre où les écrans dispensent une lumière blanchâtre, trois ordinateurs alignés sur une grande table en bois me tendent leur clavier. Dans le coin opposé, un grand lit avec une moustiquaire, à côté d’une petite armoire. Un peu plus loin, un petit réchaud et quelques ustensiles de cuisine…
Je suis dans le cybercafé local, mais je suis aussi dans la maison d’habitation des propriétaires. Avec un sourire, la jeune femme me fait signe de m’installer devant un écran. Tandis qu’elle déclenche le compteur qui permettra de décompter mon temps de connexion et d’utilisation, je prends place sur une chaise en fer. Pendant une heure, je vais être connecté au monde entier depuis ce petit bout de Vietnam, dans cette humble demeure, où une maman, rassurée par cet Ông Tây qui parle sa langue, vaque à ses occupations domestiques jusqu’à allaiter son enfant. J’ai l’impression d’être écartelé entre deux mondes…
Après avoir effectué mon pensum, je prends le temps de discuter un peu avec mon hôtesse. Son mari travaille dans les champs de thé, et elle s’occupe de cette activité complémentaire. Les ordinateurs sont achetés d’occasion et la redevance pour les connexions est minime car l’opérateur participe à l’effort d’informatisation des campagnes. Mais, en fait, rares sont les utilisateurs pour des raisons professionnelles ou pour des adresses électroniques. Ceux qui viennent sont surtout des enfants et des jeunes qui surfent sur les jeux en ligne. D’ailleurs, au moment où je prends congé, des adolescents accueillis par un chien frétillant pénètrent dans la maison pour s’éparpiller devant les trois écrans et entamer une longue partie de jeu de combat…
Dehors, quelques ampoules déchirent un peu la nuit tombante. En me retournant, j’aperçois l’enseigne éclairée de rouge : INTERNET.
Au même moment dans des milliers de petits villages au Vietnam, d’autres enseignes identiques ouvrent le monde à ceux qui vivent dans ces si charmants petits coins de campagne !
Gérard BONNAFONT/CVN
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