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@vincem 152155 wrote:
Bonjours à tous,
! Je tiens à vous demander de m’excuser si vous trouvez certaines questions offensantes.
Heu questionnaire certainement intéressant …….et « un brin colonialiste « je dirais !!!
Je ne vous demanderai pas le type de lectures que vous avez incurgitées ces derniers temps !!!!
J’adore en particulier vos questions 14 et 17 facilement regroupables etc etc
Quels conseils donneriez-vous pour une gestion efficace des ressources humaines ?
Recommanderiez-vous d’investir au Vietnam si l’on souhaite des retours sur investissement rapides ?Ma réponse est : » Il est préferable d’investir au Bengladesh de préférence ou dans tout pays ayant les SMM le plus bas dans le monde «
Quant à celle concernant « l’Etat , source fiable d’information » dans un pays qui pratique le capitalisme d’Etat : çà demande réflexion !!!!!!!
Mais faut demander à Nem CHUA, svp ; c’est notre « vedette régionale » du dernier Thalassa
@hoang63 152132 wrote:
Bonjour Robin des Bois,
Il n’y a rien de secret. Il s’agit d’un avocat sérieux sur Saigon en qui j’ai confiance.
J’ai juste mis en contact Pistou et cet avocat.Hoang63
Ok merci beaucoup
@hoang63 152128 wrote:
Bonjour Hugo & Yen
Toute la communauté FV est heureuse de ce dénouement.
Bonheur à vous 2Hoang63
Et svp
tout en faisant preuve de la plus grande discrétion , pourrait-on avoir quelques » petites notions sur le mode opératoire suivi » qui a permis d’obtenir ce fameux acte de naissance ?
Surtout si c’est trop indiscret : ne pas répondre svp /merci
Et bravo à vous, Hoang63
23 novembre 2012 à 18h11 en réponse à : [Reportage TV] "Saigon l’intrépide" sur Thalassa (France 3) #153231Bonjour Nem Chua
J’ai trouvé cette émission très intéressante et agréable à regarder
– votre épouse parait effectivement très accueillante, » nature » et à l’aise devant une caméra
– je vous décerne un prix d’excellence pour n’avoir pas » tiré la couverture à vous », et su être un guide qui a présenté de manière sympathique son environnement et son secteur d’activité ( je regrette même que vous nous ne nous ayez pas fait faire un p’tit bout de croisière sur un de vos bateaux )..
Bravo .. et sympa
23 novembre 2012 à 11h33 en réponse à : Enfant mineure : maintien de la nationalité vietnamienne et passeport #153222@Boralagon 152118 wrote:
Oui elle a aussi la nationalité française.
Il me semblait bien que :
– même dans l’ancienne procédure, le gamin adopté part du Vietnam dans le cadre d’une adoption simple (cqfd : il part avec la nationalité vietnamienne)
– et que 6 mois apres, les parents doivent faire en France la démarche de l’adoption plénière ce qui automatiquemnt lui confère la nationalité française .C’est ce qui va notamment changer avec la nouvelle procédure (adoption plénière des le debut : le gamin partira directement avec la nationalité de ses parents adoptifs)
Donc effecteivement la petite est bien concernée par la démarche indiquée par TH19, à faire avant 2014
ps : tant que j’y suis je souhaite rectifier mon ps précedent qui peut induire en erreur
J’avais écrit ceci
ps : la particularité de ce dossier tient au fait que – sauf de tres rares exceptions, dont les enfants adoptés (ancienne loi) et les Vietkieu – la loi sur la nationalité vietnamienne n’accepte pas « la double nationalité « pour quelqu’un qui n’est pas d’origine vietnamienne en premier ..
Il est préferable de lire cette version rectifiée i
[ps : la particularité de ce dossier tient au fait que – sauf de tres rares exceptions, dont les enfants adoptés (selon l’ancienne loi) , les Vietkieu [B]….qui possédaient en premier la nationalité vietnamienne ,[/B] et quelques cas d’espèce – la loi sur la nationalité vietnamienne n’accepte pas « la double nationalité « . ]
pas simple en effet … dans tous les pays !!
23 novembre 2012 à 10h14 en réponse à : Enfant mineure : maintien de la nationalité vietnamienne et passeport #153218@Boralagon 152115 wrote:
D’après ce que j’ai compris comme nous avons adopté Julie en 2005, elle ne serait pas concernée par la Convention de la Haye.
Oui oui, je suis d’accord avec vous
De plus, j’ai l’impression que la mise en place de cette nouvelle procédure n’ est pas complètement terminée ..
Le Cambodge semble reprendre aussi ces jours-ci ses « adoptions internationales » sur de toutes nouvelles bases …
Bonne continuation
23 novembre 2012 à 9h46 en réponse à : Enfant mineure : maintien de la nationalité vietnamienne et passeport #153216@Boralagon 152112 wrote:
Un grand merci pour toutes ces réponses. :thank_you2::thank_you2::thank_you2:
J’ai son acte de naissance, son ancien passeport et notre jugement d’adoption.
En France ils ne rendent jamais le passeport alors je fais systématiquement une déclaration de perte…. Je me demande si je ne devrais pas faire la même chose… Il y a tant de souvenirs dans ce passeport.Pour le maintien de la nationalité vietnamienne à faire avant 2014, voilà ce qui est marqué sur le site du consulat. Les documents à remplir sont en vietnamien. Apparemment ce sont les mêmes documents pour les enfants et les adultes.
Procédures de maintien de la nationalité vietnamienne (en vue d’obtention d’un « Certificat de nationalité vietnamienne »)
)Je préférerais que ce soit TH 19- ou un forumeur directement concerné -qui vous réponde : j’ai peur d evous dire des bêtises
pour simple info : voici le lien des services consulaires évoquant la nouvelle procédure vietnamienne qui se met en place sur l’adoption internationale :
Les procédures de l’adoption internationale au Vietnam – La France au Vietnam
dont cet extrait :
[ Type de décision : La décision prononcée par les autorités locales est une décision administrative.
Les effets de la décision étaient jusqu’à présent ceux d’une adoption simple :Maintien des liens de filiation entre l’enfant et sa famille d’origine
Création d’un lien de filiation entre l’enfant et la famille adoptive
Révocabilité
Dans le cadre de la Convention de La Haye, les adoptions prononcées devraient entraîner la rupture du lien de filiation préexistant et être assimilées, sur présentation du certificat de conformité à la CLH délivré par l’Autorité centrale vietnamienne, à des adoptions plénières.
publié le 06.06.2012 ]
tout çà c’est pas vieux
23 novembre 2012 à 9h08 en réponse à : Enfant mineure : maintien de la nationalité vietnamienne et passeport #153211@Boralagon 152105 wrote:
Bonjour,
nous avons adopté notre fille au Vietnam en 2005. Nous souhaitons qu’elle garde sa nationalité vietnamienne. Je suis allée sur le site du consulat mais rien n’est dit pour les enfants. Doit-elle être présente pour les papiers?
Son passeport vietnamien a expiré en 2010. Nous pensons le renouveler dans la foulée puisque nous allons au Vietnam en avril.
J’ai lu qu’il fallait donner l’ancien passeport. Cependant je souhaiterais le conserver comme souvenir. Comment faire?Merci de votre aide!
Bonjour à vous
Je me suis intéressé il ya quelques années à ce dossier « d’adoption internationale et de double nationalité « ..
Ce qui m’en reste …. et ce que je crois avoir retenu (sous réserve) :
– la nouvelle loi vietnamienne sur les adoptions internationales (très récente) a changé la donne pour les nouvelles adoptions, notamment du fait que le Vietnam vient de signer la convention de la Haye :
conséquence pour les « nouvelles adoptions internationales » :
uniquement faites par l’intermédiaire d’organismes agréés,
» adoptions pleines » d’office
entrainant la perte de la nationalité vietnamienne .cf ce lien à la page 17:
http://www.agence-adoption.fr/home/IMG/pdf/Brochure_Vietnam_fevrier_2012_-_sans_les_frais.pdf
– dans les anciennes dispositions, ce n’était pas la même chose et le dispositif prévoyait en effet que l’enfant adopté pouvait obtenir les 2 nationalités.
Je pense donc que votre enfant doit pouvoir continuer de béneficier de cette précedente procédure .
THUONG 19 est beaucoup plus calé que moi sur cet aspect du dossier : il va vous dire.
(j‘ai retenu qu’il fallait faire une démarche déclarative auprès de l’ambassade du Vietnam avant 2014 ( idem procédure Vietkieu) :
je pense qu’il faut surtout produire l’acte du jugement d ‘adoption -qui indique qu’elle est Vietnamienne de naissance – et qu’elle soit présente si elle est majeure.
A confirmer et recouper svp : bonne continuation
ps : la particularité de ce dossier tient au fait que – sauf de tres rares exceptions, dont les enfants adoptés (ancienne loi) et les Vietkieu – la loi sur la nationalité vietnamienne n’accepte pas « la double nationalité « pour quelqu’un qui n’est pas d’origine vietnamienne en premier ..
23 novembre 2012 à 8h32 en réponse à : LePoint.fr: 10 novembre 1978.Qui veut des 2500 boat people Vietnamiens… #153208@ngjm95 152104 wrote:
PS: Pour ce cas précis , il n’y avait pas un tant soit peu intervention d’une diplomatie pourtant réputée dans le monde pour essayer de sauver des vies humaines.A sa décharge ,la France n’était pas seule. C’est tout le monde libre qui était en faillite et qui avait trouvé en 1980 un bouc émissaire idéal : le Vietnam.
La période 1975_1980 où étaient commis les crimes K R était par miracle occultée par des manoeuvres diplomatiques des uns et des autres à l’ONU.Mais … mais faut plonger dans le dossier svp !!!
Toutes les ambassades occidentales étaient fermées !!!!
– dont les Américains qui s’étaient littéralement sauvés dès le 12 avril 1975 ( ils avaient même proposé à Sirik Matak de l’emmener dans leurs hélicos , d’où une réponse de refus devenue célèbre de ce cousin du roi et pourtant devenu premier ministre de LON Nol : lui s’est réfugié aussi à l’ambassade de France )
– la France avait aussi officiellement fermé son Ambassade et rappelé son ambassadeur .
Mais pour des raisons humanitaires, elle avait laissé ses locaux ouverts avec » une permanence » tenue par un vice-Consul ( M. Jean DIRAC… qui – comble de l’ironie de l’Histoire- était un ancien résistant et avait été torturé par la GESTAPO !!! : donc ceux qui le « démolissent » : moi je ne suis pas d’accord !!!)
Moralité de l’affaire ; si vous allez à Phnom Penh , la nouvelle ambassade de France est devenue un vrai blockauss.. et on ne risque plus de « balancer les gamins par-dessus les grilles » pour tenter de les sauver !!!!23 novembre 2012 à 7h39 en réponse à : LePoint.fr: 10 novembre 1978.Qui veut des 2500 boat people Vietnamiens… #153205@ngjm95 152101 wrote:
En continuant la lecture, j’ai relevé ce passage:
« Tout indique en effet que le pays n’a jamais pesé de tout son poids, notamment auprès de la Chine. Elle seule était pourtant susceptible d’agir auprès des Khmers rouges. Un Chinois ne dirigeait-il pas la délégation venue chercher Ung Boun Hor et ses compagnons ? » L’Express.
….
Dommage que la France à ces moments dramatiques n’eût pas pensé à faire pression sur la Chine qui semblait tirer les ficelles de cette prise de pouvoir par les Khmers Rouges.Vous faites de l’humour !!!!
Vous avez du retenir que l’une des accusations de génocide portée par le TPI concerne les meurtres de Vietnamiens présents au Kampuchea ( l’autre, contre les CHAMS)…
Mais savez -vous qu’ un certain nombre de Cambodgiens d’origine chinoise ont également été exécutés – des reprséntants du gouvernement Chinois étant effectivement présents sur le sol du Kampuchéa démocatique- sans que le gouvernement chinois ne lève le petit doigt et n’ait jamais émis la moindre protestation. (sans doute là aussi des émigrés Chinois ayant fui le régime communiste de MAO : coincés ! )Ne pas oublier que l’arrivée des KR ,le 17 avril75, a mis fin à une « véritable guerre civile » : il y a eu là aussi un vainqueur et un vaincu ..
Et des » gens en OccIdent » pas très nets autour de « la guerre du Vietnam »
Ensuite, la gouvernance KR n’était pas très sensible aux pressions extérieures : c’est le moins qu’on puisse dire ..!!!!
23 novembre 2012 à 5h41 en réponse à : LePoint.fr: 10 novembre 1978.Qui veut des 2500 boat people Vietnamiens… #153203@HAN VIËT 152099 wrote:
ne pas voir le rapport entre certains évènements , malgré les explications , c’est être dans l‘avidya bouddhiique ( conscience obscurcie )=
en VN , màn vô minh bao phủ
.« C’est cela, oui » (selon un célèbre film-culte)
– verset 60
Longue est la nuit pour qui doit veiller
Longue est la route pour qui est fatigué
Long le cycle des renaissances
Pour le sot qui ne connait pas la bonne Loi .
-verset 61
Si l’on ne trouve pas de compagnons de route
Qui ne soient au moins ses égaux
Mieux vaut marcher en solitaire
Il n’y a point de société avec les sots(bien évidemment , ce n’est pas de moi !!!!)
22 novembre 2012 à 21h55 en réponse à : LePoint.fr: 10 novembre 1978.Qui veut des 2500 boat people Vietnamiens… #153200@HAN VIËT 152096 wrote:
Les Occidentaux en venant agresser la Chine et le VN au 19è siècle ont pour ainsi dire déclenché en réaction des tsunamis et des contre tsunamis incontrôlables ; .
?????
SVP, quel est le rapport direct entre » Les 55 jours de Pékin « , avec ou sans Ava Gardner, le petit Père des Peuples Lénine… le grand timonnier MAO et le KR POL Pot svp ?
22 novembre 2012 à 20h50 en réponse à : LePoint.fr: 10 novembre 1978.Qui veut des 2500 boat people Vietnamiens… #153198@ngjm95 152077 wrote:
RdB parlait_il du cas évoqué ci-dessous par l’Express ?
Le jour où la France céda aux Khmers rouges
Par Philippe Broussard, publié le 12/05/2009 à 16:49
Les autorités françaises ont-elles livré aux hommes de Pol Pot des personnalités cambodgiennes réfugiées à l’ambassade de France à Phnom Penh, en avril 1975? Alors que cet épisode controversé fait l’objet d’une enquête judiciaire, L’Express apporte des précisions inédites sur la gestion de cette crise par le Quai d’Orsay et l’Elysée.

Cette photo est un élément important, mais contesté, de l’enquête. On y voit deux gendarmes français (à dr.) et le président de l’Assemblée nationale cambodgienne, Ung Boun Hor (au centre). L’Express a retrouvé l’homme au premier plan (de dos). Un témoin décisif.
La réponse est Oui ..
Cet épisode est globalement dramatique ..
Madame UNG Bun Hor, la veuve de cet homme politique pris en photo par un journaliste, a attaqué en justice l’Etat français : rien à redire de ma part .
Sinon qu’ elle a oublié de porter plainte également contre le chef du GRUNC ( alias le gouvernement royal d’union nationale du Cambodge)en exil a PEKIN , qui avait réclamé avec des mots très durs que « la France livre les traitres khmers réfugiés à l’ambassade de France aux nouvelles autorités légitimes du pays ») (liste établie)….
Ce monsieur s’appelait Norodom Sihanouk ( le document existe toujours, puisqu’il a été publié dans les pages du journal Le Monde daté des 5-6 mai 1975, je crois )ps par reédition
Ci-après l’enquête assez complète du journal LIBE sur le même sujet
(mais selon moi elle est assez influencée par le livre que venait de sortir alors Mme UNG Boun HOR)[h=1]Quand Paris cédait aux Khmers rouges[/h][h=5]29 juin 2010 à 00:00[/h][h=2]En avril 1975, la France aurait remis des dignitaires cambodgiens réfugiés dans son ambassade. Alors que la justice rouvre le dossier, «Libération» a retrouvé des témoins et reconstitue ces journées noires.[/h] Par ARNAUD VAULERIN
Ce matin-là, il pleuvait. C’était le 20 avril 1975, à Phnom Penh, au Cambodge. Un petit groupe de femmes, d’enfants et d’hommes passaient les grilles de l’ambassade de France pour monter dans une jeep et deux camions bâchés. Trois jours plus tôt, les Khmers rouges avaient fait main basse sur la capitale cambodgienne et renversé le régime pro-américain de Lon Nol. La terreur s’installait au Cambodge. Les Khmers rouges traquaient les «traîtres fascistes et les suppôts de l’impérialisme». La dizaine de Cambodgiens qui quittent l’ambassade de France ce matin-là, sont de ceux-là. Il y a le prince Sirik Matak et ses deux gardes du corps, la princesse Manivane, sa fille, son gendre et ses deux petits-enfants, ainsi que Loeung Nal, le ministre de la Santé et Ung Boun Hor, le président de l’Assemblée cambodgienne. Aucun n’est revenu.
C’est sur la disparition de ce dernier que la justice française va de nouveau enquêter. Après une dizaine d’auditions de témoins et trois années d’interruption, le tribunal de Créteil vient de rouvrir le dossier. Un nouveau magistrat, le quatrième en onze ans, a éténommé : Emmanuelle Ducos devra élucider le rôle de l’Etat français dans cette affaire. «L’enquête devra déterminer les responsabilités de tous. Celle des Khmers rouges est évidente,note maître Patrick Baudouin, qui défend la veuve du président de l’Assemblée cambodgienne, Billon Ung Boun Hor, et qui a rencontré l’an dernier, à Phnom Penh, Marcel Lemonde, le co-juge d’instruction du tribunal des Khmers rouges. Mais il faudra également examiner la responsabilité pour complicité des autorités françaises qui ont remis Ung Boun Hor aux Khmers rouges.»
[h=3]«Lacheté, oublis et mensonges»[/h]C’est Billon Ung Boun Hor qui a porté l’affaire devant la justice il y a onze ans (1). Française depuis 1976, elle a déposé plainte le 3 novembre 1999, pour «séquestration», «assassinat, actes de torture et de barbarie». Puis elle s’est constituée partie civile tout comme la Fédération internationale des droits de l’homme. L’affaire est ancienne, mais elle est surtout «spéciale et délicate» de l’aveu d’un magistrat de Créteil. Elle témoigne de la folie et du chaos qui ont suivi la prise de pouvoir par les Khmers rouges. Elle désigne la France et les plus hautes autorités de l’époque, notamment Valéry Giscard d’Estaing qui était alors président de la République, et a suivi de près l’affaire de l’ambassade. Elle évoque un passé douloureux fait de «lâcheté» selon un témoin, mais aussi de non-dits, d’oublis et de mensonges.
Trente-cinq après les faits, des zones d’ombres subsistent qui s’ajoutent aux contradictions du dossier. Que s’est-il passé entre le 17 et 20 avril 1975 à Phnom Penh ? «Le matin du 17 avril, tout allait bien, se souvient Arnaud Borrel, alors photographe à l’agence Sipa Press. On pouvait travailler et circuler dans la ville sans difficulté. Dans l’après-midi, tout s’est tendu et, très vite, il n’était plus possible de sortir de l’ambassade.» Les dignitaires du régime de Lon Nol sont arrivés dans la matinée, dans l’enceinte de l’ambassade. Deux télégrammes diplomatiques expédiés au ministère des Affaires étrangères à Paris indiquent que Ung Boun Hor «a forcé l’entrée de notre ambassade» et qu’il «excipe du droit d’asile pour la protection immédiate de sa vie».Cinq minutes plus tard, nouveau message reçu au Quai d’Orsay : «Sirik Matak a réussi à pénétrer dans l’enceinte en franchissant les grilles, avec deux de ses gardes du corps en tenue civile.» Puis, le télégramme n°586 appelle à l’aide : «Je serais reconnaissant au département de bien vouloir me faire savoir d’extrême urgence la conduite à adopter à leurs égards, dans l’hypothèse où les nouvelles autorités demanderaient à ce que ces personnalités leur soient livrées.»
Les deux textes, aujourd’hui déclassifiés, sont signés Dyrac. Il s’agit du vice-consul qui pare au plus pressé et expédie les affaires courantes.
[h=3]Des valises et des enfants jetés par-dessus les grilles[/h]La France avait réduit au minimum sa présence diplomatique au Cambodge : sept personnes dont deux gendarmes et un officier de renseignement secondent le vice-consul, aidés également par des Français présents dans l’ambassade comme François Bizot – qui racontera ces moments troublés dans le Portail – et le père François Ponchaud. Ancien résistant, Jean Dyrac a pris la tête de l’ambassade un mois plus tôt. Aujourd’hui, cet homme de 89 ans «malade du cœur» se souvient de l’arrivée de Ung Boun Hor. «J’étais dans mon bureau et j’ai entendu des cris devant la grille. C’était lui, il voulait rentrer et coucher dans la chambre de l’ambassadeur ! Mais il n’y avait plus de place, nous avions près de 3 000 personnes réfugiées dans nos murs.»
Tous les témoins évoquent un «chaos total», la «panique» de dizaines de personnes qui affluent vers l’ambassade pour tenter de pénétrer ou jeter par-dessus les grilles, valises et enfants. D’autres dressent le portrait d’un vice-consul «largué et dépassé par les événements».
Dans le même temps, les Khmers rouges armés d’AK 47 et de bazookas se déploient autour de l’enceinte. Très vite, ils se montrent plus menaçants. «Ils se sont présentés à nous dans l’après-midi pour nous dire : « Pour nous, vous n’êtes plus une ambassade »», se souvient Jean Ermini qui s’affiche comme l’adjoint de Dyrac. «Le régime d’extraterritorialité restait pour eux une fiction dont nous tentâmes vaguement d’expliquer l’existence juridique», se souvient François Bizot.
Entre-temps, à Paris, le cabinet du ministre des Affaires étrangères, Jean Sauvagnargues, scelle le sort des personnalités réfugiées dans l’enceinte de l’ambassade de Phnom Penh. «Le fait que le droit d’asile ne soit pas reconnu en droit international et le caractère particulier de votre mission ne nous permettent pas de donner satisfaction aux demandes du Prince Sirik Matak et de M. Um Bum Hor [sic]… Vous ferez savoir aux intéressés que nous ne sommes pas en mesure d’assurer la protection qu’ils attendent.» Cette fois, le télégramme est signé par Claude Martin. C’est l’un des conseillers du ministre. Il se souvient de «nombreuses réunions au sujet de cette crise et de décisions approuvées par la présidence de la République. Dans certains cas, elles étaient même fixées à l’Elysée.» Valéry Giscard d’Estaing, alors président de la République, n’a pas souhaité répondre à nos questions. Son service de presse le dit «très débordé par l’écriture d’un bouquin».
Très vite, les Khmers rouges ont su que l’ambassade abritait les «traîtres de la clique fasciste et raciste», selon l’expression de l’un des commandants cité dans le Portail. Ont-ils été trahis ?«Ils se sont fait dénoncer par l’un de nous», assure aujourd’hui François Ponchaud qui prêtait ses services de traducteur aux autorités françaises. En 2004, il avait déclaré à Cambodge Soir que «personne ne savait qu’ils étaient là, cachés à l’abri de tout regard». Ermini, l’un des bras droits de Dyrac avance une autre hypothèse : «Il n’est pas impossible que des Khmers rouges se soient glissés dans la foule à l’intérieur de l’ambassade.»
Plus menaçants, les Khmers rouges exigent en tout cas la liste complète des réfugiés au sein de l’ambassade. Plus inquiet, Dyrac rapporte au Quai d’Orsay «l’ultimatum du comité de la ville» et dit se trouver dans «l’obligation, afin d’assurer la sauvegarde de nos compatriotes, de faire figurer sur la liste des personnes présentes» les dignitaires recherchés. Il se fait plus pressant : «Sauf ordre express et immédiat du département m’enjoignant d’accorder l’asile politique, je devrais, dans un délai qui ne pourra excéder vingt-quatre heures, livrer le nom des personnalités. Répondre par télégramme clair :
– oui, si je dois les livrer.
– non, si je dois m’abstenir.»
Le Quai d’Orsay est très clair dans sa réponse du 18 avril, à 18 h 10. «Vous voudrez bien établir la liste nominative des ressortissants cambodgiens qui se trouvent dans les locaux de l’ambassade, afin d’être prêt à communiquer cette liste à l’expiration du délai qui vous est fixé.»
Une fois en possession des noms, les Khmers rouges exigent de se faire livrer les personnalités. Il faut s’en remettre au Portail pour savoir ce qui s’est passé entre le 19 et le 20 avril au matin. Car curieusement, l’ambassade semble n’avoir échangé aucun télégramme avec le Quai d’Orsay.
Dans son récit, François Bizot décrit longuement l’issue de la crise. «Chacun savait bien que nous n’avions pas les moyens d’imposer quoi que ce soit.» Le photographe Arnaud Borrel : «La grande excuse de Dyrac était de dire que les Khmers rouges allaient attaquer l’ambassade. Il ne voulait pas avoir d’ennui.» Bizot dépeint un vice-consul incapable «d’articuler un mot» pour expliquer à un Sirik Matak résigné, que les Khmers rouges l’attendent devant la grille de l’ambassade.
Aujourd’hui, Jean Dyrac se pose en brave et veut faire croire que les personnalités«s’étaient concertées pour quitter les lieux. Les Khmers rouges avaient indiqué par haut-parleur que le roi Norodom Sihanouk était de retour et voulait les rencontrer. Ils étaient contents d’aller rejoindre le monarque. Ils sont partis de leur plein gré. C’est ça la vérité qui a été déformée ensuite par des salopards de journalistes.»
[h=3]«Je ne l’ai pas chargé dans le camion de mon plein gré»[/h]François Ponchaud n’est pas journaliste, mais religieux. Il a été l’un des premiers à révéler les massacres de masse des Khmers rouges. Il se souvient de Ung Boun Hor qui allait être remis aux nouveaux maîtres du Cambodge. «Il était fou de terreur, les jambes flageolantes. Il savait ce qui l’attendait.» François Ponchaud se remémore aussi l’attitude de Jean Dyrac qui «pleurait comme un enfant. Je l’entends dire à deux reprises « nous ne sommes plus des hommes », la tête appuyée sur le montant d’une porte.» Jean Ermini est témoin lui aussi de ce départ. «Ung Boun Hor s’accrochait et ne voulait pas partir.» A-t-il été drogué avec des calmants avant d’être remis aux Khmers rouges, comme l’avancent sa veuve et un article de Newsweek du 19 mai 1975 ? Arnaud Borrel : «Tout cela ne s’est pas fait dans le grand calme et la courtoisie. Ils ont été poussés dehors.»
Une des dernières photos du président de l’Assemblée (ci-contre) montre un homme (à son arrivée ou à son départ ?) qui semble échapper à deux hommes. Il s’agit des deux gendarmes français de l’ambassade. Pierre Gouillon est l’un d’eux. Il n’a pas oublié les Khmers rouges qui attendaient derrière les grilles. «Cela a été douloureux, car vous comprendrez que Ung Boun Hor ne voulait pas y aller. Il a été forcé. Je n’ai rien inventé, il était réticent, c’est évident. Je reçois des ordres, j’obéis. Mais je ne l’ai pas chargé de mon plein gré dans le camion.» Il se refuse à dire qui était le donneur d’ordre. L’ancien chef de cabinet du ministre des Affaires étrangères entend couper court à tout débat. «Il n’y a eu aucun ordre de livrer ces personnalités, souligne Maurice Ulrich. Dès la journée du 18 avril, j’ai demandé des instructions à l’Elysée et au Premier ministre. Pour cette décision finale, je n’ai pas eu de réponse. En se livrant, Sirik Matak nous a évité un drame.»
Le prince partira vers l’ouest de la ville. Ung Boun Hor vers le nord-est selon Etienne Plagie. Le médecin de l’ambassade a dit aux enquêteurs l’avoir revu, le lendemain, «dans le même camion benne et la même tenue que la veille, repasser devant l’ambassade». Après, on a perdu sa trace.(1) «Rouge Barbare» de Billon Ung Boun Hor, Ed. Respublica, 311 pages, 2009.
@DédéHeo 152041 wrote:
Le problème c’est moi :
Couguar Dédée, je dors avec un pénis dans chaque main.
good est d’accord :
» Mình vấn là con chim non. » :
dans ce contexte : « Mon amour , je suis ton petit poussin :love: :love:
Là dessus Chivas débarque, ok je prend les 2.
Voila, Depuis que j’ai fai la piste Hochiminh, je met instinctivement les mains sur mes 2 leviers de boites de vitesses : C’est mes « can so », can tang so », « can tang dan so »
j’ai mes 2 garçons pour ma nuit…
Et voila qu’un méchant corbeau a rapporté l’histoire à mll Dorraemon…
Alors elle débarque :Nouveau [d-m, H:i] Doraemon: mình đây
Dans ce contexte, : Chéri, je suis làDédéHéo
Dans ma « grande clémence » ……. que je veux bien vous prêter volontiers ,
je suis prêt à lire toutes les cochonneries soi-disant littéraires adaptées à un forum public francophone .
Ou çà se complique, c’est lorsque je n’ai droit qu’à une moitié de « l’histoire de cul » en français, l’autre étant en vietnamien.
Là y a comme un problème ; mon esprit cartésien ne peut y résister« Les histoires de fesses » faisant toujours référence à une paire , j’émets le souhait qu’elles soient :
– ou tout en français
– ou tout en vietnamienpour pouvoir bénéficier de leur plein effet bénéfique sur notre santé physique et morale.
Merci d’avance
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