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19 octobre 2009 à 20h36 en réponse à : interrogation d’une maman qui a passé ces vacances au vietnam avec ses fils?? #101920HUYARD Pierre;92663 wrote:Toutes mes excuses : j’etais cite dans le message de B.N (que je defendais en partie), J’ai pris ca pour moi.
Au sujet de l’enfant roi, je ne vois pas beaucoup de difference entre Sud et Nord.
Les bebes sont chouchoutes par tout le monde et specialement les petits mec, et tout le monde aiment les enfants.
Enfant roi ne signifie pas qu’il a droit de tout faire. Enfant roi ne signifie pas enfant pourri.
L’ecole est beaucoup plus stricte qu’en France et les profs n’ont pas (encore) de probleme d’autorite : aucun parent ne va critiquer un professeur qui punit un enfant.
Quand je dis enfant, cela ne signifie pas adolescent. Un adolescent n’est plus un enfant.
A part ca, il est vrai que les Vietnamiens sont machos.Malentendu. Par « plus au Nord » j’entendais la Chine, où est appliquée la politique de l’enfant unique, et où on peut effectivement parler du phénomène de l’enfant roi, terme qui désigne le fils (unique, forcément), joyau des familles qui redoutent par dessus tout d’engendrer une fille. Du coup ils sont tellement contents quand c’est un garçon que toute la famille lui fait des cadeaux, et pas mal de ces bébés deviennent gros et cons. Un fléau social qu’on est très très loin d’observer au Vietnam.
18 octobre 2009 à 13h59 en réponse à : interrogation d’une maman qui a passé ces vacances au vietnam avec ses fils?? #101848HUYARD Pierre;92573 wrote:Frere Singe.
Je n’ai pas dit de conneries, ni affabule, ni rapporte de ragots.
Je parle d’experiences que j’ai personnellement vecues.
Maintenant, tous les Vietnamiens ne sont pas infideles, alcooliques ou drogues.
Il y a plein de gens de gens serieux et honorables : mais pas tous.
Je remarque egalement que mes detracteurs vivent principalement en France.
Desole d’ecorner une vision idealisee, mais je ne vais pas changer mes souvenirs pour autant.Tu as mal lu, je ne parlais pas de toi mais de « BN » (donc Bao Nhân). Je pense que ça ne prêtait pas à confusion.
Et les propos en question n’était pas seulement « un brin manichéens » comme tu le dis, c’était du grand n’importe quoi, et si c’était pas BN qui avait écrit ça mais membre à 10 messages, il se serait fait lyncher sur le forum. C’est ce qu’on appelle un dérapage, rien de bien méchant. En tout cas je comprends la réaction de tuongquan, indépendamment des points de vue. Et ce n’est pas ensuite en alignant les lapalissades du genre « mais il y a aussi des gens normaux au VN » que ça fait avancer la question. Les généralisations sont utiles pour aborder des problèmes ou faire des démonstrations, mais pas pour donner des avis, car dans ce cas ça n’est qu’un propos réducteur, voire de l’intox. Et comme disait quelqu’un, ça peut blesser. Je précise que je ne parle pas spécialement pour toi, ni même que je m’exclue du lot.
Et désolé de ne pas avoir écrit mon message 2 semaines plus tôt, j’aurais été un de tes détracteurs vivant au Vietnam. Quoiqu’à mon avis ça ne change pas grand chose. Comme on dit, ce n’est pas au pied du mur qu’on voit bien le mur.HUYARD Pierre;92507 wrote:[FONT="]Vu le nombre de mecs mariés qui sortent entre copains pour faire la fête,[/FONT] …
[FONT="]Vu le nombre de fois où l’on m’a demand[/FONT][FONT="]é (autant des hommes que des femmes)[/FONT][FONT="] si j’avais déjà une deuxième femme au Vietnam,[/FONT]…
[FONT="]Vu les femmes et enfants que j’ai vu mourir du sida parce que le papa avait touché à la seringue,[/FONT]…
[FONT="]Je ne suis pas sur que Bao Nhân exagère tant que ça : même si ses propos me paraissent un brin manichéens.[/FONT][FONT="]
[FONT="]Je ne sais pas s’il existe des Vietnamiens supérieurs et des inférieurs, mais je sais que dans un pays ou l’enfant (et surtout l’enfant male) est roi, les mecs se la jouent souvent macho- macho jusqu’à une age avancé.[/FONT]
(…)[/FONT]Pour le pays de l’enfant roi, tu t’es trompé d’endroit, c’est un peu plus au Nord et pour une bonne raison : la politique de l’enfant unique. Je ne vois pas ce que les enfants vietnamiens ont de plus « roi » que les enfants français ou d’ailleurs. Au Vietnam, l’éducation est généralement encore assez stricte (dans mon enfance, je ne connaissais pas grand monde en France qui devait rentrer avant 22h, certaines de mes copines invitaient leurs petit-ami dormir à la maison dès l’âge de 16 ou 17 ans, et on a le droit de porter plainte contre son prof pour une simple giffle). Certes il y a des enfants gâtés, de plus en plus, mais ça concerne surtout les nouveaux riches. Quant aux autres, ils se démerdent comme ils peuvent, tous aussi victimes de la société de consommation que les jeunes Français qui saignent leurs parents pour avoir le dernier iPhone 3G.
Si d’un point de vue français on est très souvent tenté de dire que les Vietnamiens sont machos, ce n’est pas une question d’enfant roi. C’est lié à une discrimination qui dure depuis l’éternité, et dont la France est à peu près sorti depuis… vraiment pas longtemps (une génération, deux maximum).
16 octobre 2009 à 23h58 en réponse à : interrogation d’une maman qui a passé ces vacances au vietnam avec ses fils?? #101787tuongquan;92562 wrote:Je suis déçu par votre réaction Pierre,vous qui aime le vn ,habite au vn et en plus marié avec une vietnamienne.Je comprends que vous défendez Bao Nhân mais je le répète que les vietnamiens ne sont pas tous infidèles et ne sont pas tous drogués comme certain d’entre vous le pense.Oui tuongquan, il arrive à tout le monde de dire des conneries (désolé BN, mais c’était pas très fin).

J’aimerais réagir à propos de l’ambiance générale qui règne dans ce topic et qui montre à quel point le sujet est sensible. A une personne qui cherchait simplement à lire les idées des autres, des impressions, des réflexions, des hypothèses on finit par ne proposer que des avis définitifs, souvent stéréotypés, ethnocentristes et parfois violents. Keep cool!
Il ne faut pas oublier de relativiser. Je propose à chacun de se mettre dans la tête d’une Vietnamienne qui se voit proposer, au bout de quelques semaines de flirt (souvent moins) des rapports sexuels. La même Vietnamienne, si elle n’est pas tombée dans le panneau, en fera probablement tout un foin sur des forums vietnamiens et tout le monde répondra que les Français sont des dépravés, obsédés, drogués, que sais-je encore… D’ailleurs, je signale aux Français qu’il y a plein de filles avec qui ils ont peu de chances de « réussir leur coup » , tout en l’ignorant puisque ces dernières évitent tout simplement les flirts avec les étrangers. Ils ne se souviendront que de celles avec qui leur charme exotique fonctionne, autrement dit celles qui viennent à eux, et se prendront pour des tombeurs. Je généralise, bien sûr, il y a des gens très innocents qui rencontrent innocemment d’autres gens innocents…
Tenez, en parlant de charme. L’idée reçue qui m’énerve c’est qu’il suffirait d’être Tây pour se voir accorder toutes les grâces des « Tonkinoises ». Encore une fois, il ne vient jamais à l’idée que ces mêmes personnes se conduisent différemment au VN qu’en France. Fort des idées reçues sur son potentiel exotique, le Français a vite fait de devenir une personne sûre d’elle, ouverte, curieuse, audacieuse… autrement dit à peu près l’essentiel de ce qui fait qu’un type est charmant aux yeux de bon nombre de femmes. Bref, personne ne se dit que si le même type avait les « c… » de se comporter comme ça dans son propre pays, il rencontrerai un succès similaire. Le comportement de plein de Français au VN est facilement décryptable. La plupart ne vivent pas du tout comme ils vivent en France. D’abord au niveau des moyens (niveau de vie plus bas au VN), ensuite leur comportement entre eux et envers les Vietnamiens (sûr d’eux, sentiment de supériorité largement partagé), et enfin leurs habitudes (resto tous les jours, bars et boites presque tous les soirs… et certains osent dire qu’il n’y a rien à faire pour s’amuser au VN, alors qu’en France ils passent la plupart de leurs soirées devant la télé, car il fait froid dehors, ou parce que tout est cher… Je généralise encore, bien sûr.
De même, beaucoup de Vietnamiens changent quand ils vivent en France, et c’est normal. Par ailleurs, j’attirerais l’attention sur le fait que quand des Français voient une Vietnamienne en France (et une étrangère en général), ils sont pleins à tenter leur coup. Et là, la valeur n’est pas du côté des garçons, c’est la fille qui a la cote. Et elle aura vite fait de se considérer comme une tombeuse ou une star, alors qu’au VN elle n’avait encore jamais approché un garçon.
Bref. Les filles que les parents proposent en mariage, elle vivent dans un autre monde, où le mariage a une autre valeur, où les enfants doivent subvenir aux besoins de leurs parents, etc. D’ailleurs bien souvent les jeunes et leurs parents ne partagent plus du tout les mêmes valeurs, en partie à cause de (ou grâce à) la mondialisation, ce qui pose parfois problème. Ensuite il faut se dire qu’on ne tombe pas toujours sur les « bonnes » personnes, à plus forte raison quand ce sont elles qui nous tombent dessus. A mon avis, le problème se situe principalement au niveau de la communication. Et quand on parle vietnamien, ce genre de situation se fait plus rare, jusqu’à quasiment disparaitre, parce qu’on s’entoure de plus en plus de gens inconsciemment sélectionnés (qui se ressemblent s’assemblent), avec qui on partage des valeurs, et dont on ne risque pas de recevoir des propositions « indécentes ».
Bao Nhân;91557 wrote:En fait, je voulais dire qu’on peut les entendre surtout dans la langue soutenue.Mais je pense que pour un novice, c’est quand-même assez difficile de reconnaître certains mots. Comme par exemple :
– Viet Nam = Yué Nan
– Hai Nam = Hai Nan
– My = Mei
– Quang Dông = Guangzhou
D’ailleurs, il ne faut pas oublier non plus qu’il n’y a pas seulement que des termes d’origine Han. Car, parfois on peut trouver aussi ceux qui viennent du cantonnais.
BN
Oui, enfin on parle quand-même de l’avantage d’apprendre les deux langues. On n’est novice qu’un temps, en tout cas on arrive vite au stade où on peut ressentir l’apport d’un apprentissage sur l’autre. Et d’après moi, que les apprentissages soient simultanés ou l’un après l’autre, ça aide pas mal.
Attention : Quảng Đông = Guangdong, il s’agit d’une province alors que Guangzhou (Quảng Châu pour la prononciation vietnamienne du même mot) est la capitale de cette province. La confusion vient souvent du fait qu’en français, ce qu’on appelle Canton désigne en réalité la ville de Guangzhou et non pas la province de Guangdong…
Concernant la ressemblance… je persiste à trouver ça kif kif. Et même lorsque la ressemblance n’est pas flagrante (exemple de Việt/Yuè), il suffit d’un peu d’expérience, car il y a suffisemment de régularités pour que quelqu’un qui a déjà vu un ou deux cas de figure similaires puisse faire l’association d’idée. Et quand les mots sont en contexte, c’est d’autant plus facile.
Et puis selon les accents, les similitudes peuvent être encore plus fortes. Par exemple, việt prononcé par un Vietnamien du sud sonnera déjà moins étranger à yuè du chinois.
Bao Nhân;91560 wrote:Là, je suis d’accord !Mais, dans le cas de Caillou, je dirais non. Car, si j’ai bien compris, il n’est encore qu’un pré-débutant.
BN
Pourquoi non? Ca ne lui fera pas de mal en tout cas. Ni perdre de temps, même s’il en reste finalement au stade de l’initiation. Ca lui aura permis d’explorer un autre système, c’est toujours bénéfique dans l’optique d’en aborder encore d’autres à l’avenir (ce à quoi nous sommes quasiment tous confrontés au cours d’une vie).
Tout à fait d’accord avec Breecelu
Apprendre le chinois en plus du vietnamien ne permet pas vraiment d’apprendre plus vite, en tout cas pas dans un premier temps. Disons plutôt que les apprentissages simultanés des deux langues s’alimentent mutuellement et, à mon avis, permettent un apprentissage plus profond de l’une et de l’autre, et facilitent la fixation des acquis. Evidemment, si tu apprends le chinois en diletante tu ne verras probablement pas la différence. Quoi qu’il en soit c’est très loin d’être inutile, ne serait-ce parce que le chinois est une langue internationale.
Moi je conseille sans hésiter aux vietnamisants d’apprendre aussi le chinois. Ca permet de remarquer et comprendre beaucoup de chose dans la construction du vocabulaire vietnamien, notamment le fonctionnement des mots composés (y compris les composés thuẩn việt*), et donc de faciliter l’acquisition du vocabulaire, voire même, lorsqu’on atteind un certain niveau en chinois, ça permet d’acquérir une intuition lexicale. J’entends par là une capacité à comprendre du vocabulaire vietnamien inconnu (entendu pour la première fois) et même à produire du vocabulaire inconnu (partir d’un mot chinois et en deviner la prononciation vietnamienne, à force d’habitude).
Les Chinois qui apprennent le vietnamien s’en rendent très vite compte (et pour avoir étudier le vietnamien pendant 1 an dans une classe composée à 29/30 de Chinois, j’ai pu m’en rendre compte). Quand ils veulent dire un mot qu’il n’ont pas encore appris, leur premier réflexe est de le chercher dans leur lanque et de le prononcer à la vietnamienne. Parfois ça ne marche pas (parce que le vietnamien a un mot thuẩn việt pour exprimer le concept) parfois ça produit des contresens (parce que le mot sino-viet correspondant a un sens différent, ou une fonction différente en vietnamien) mais souvet ça marche très bien, il y a concordance et donc production de sens. C’est ce qui explique que les Chinois, malgré leur prononciation souvent pas fameuse, peuvent apprendre le vietnamien plus vite, surtout à l’écrit.
De même, c’est pas un hasard si les étudiants vietnamiens apprennent le chinois à une vitesse halucinante. Certes beaucoup sont bosseurs, et apprendre des listes de vocabulaire ne leur fait pas peur. Mais ce serait réducteur d’en rester à cette explication. A titre de comparaison, le niveau atteint par les étudiants vietnamiens en fin de première année de chinois est proche de celui des étudiants français de fin de 2ème année, voire de licence, pour un nombre d’heures de cours sur l’année à peu près égal.
(*) thuẩn việt : ce sont les unités lexicales proprement vietnamiennes, qu’on oppose habituellement à hán việt (sinovietnamien) ou plus généralement aux emprunts lexicaux.
Bao Nhân;91445 wrote:En effet, les termes d’origine chinois ne s’utilisent que dans le vietnamien littéraire (comparable aux latins dans certaines langues européennes) qu’on appelle le sino-viet. Mais, de nos jours, phonétiquement, ils ne sont presque plus reconnaissables. Donc, Je ne pense pas qu’il est nécessaire de connaître le chinois avant d’apprendre le vietnamien.
Concernant ce glissement phonétique, certains pensent qu’une grande partie est dû au fait de la romanisation.
Et d’ailleurs, il faut dire que grammaticalement, le vietnamien est plus proche des langues mon-khmer que du chinois.
BNCertes, on trouve surtout les termes sino-vietnamiens dans le vocabultaire littéraire et technique, et donc surtout dans le vietnamien écrit (pas forcément littéraire), il n’empêche qu’on en trouve pas mal aussi à l’oral et même dans un langage courant.
De plus, ils sont phonétiquement tout à fait reconnaissables pour quelqu’un qui a l’habitude d’y prêter attention. Et pour quelqu’un qui connait les deux langues, dans la plupart des cas ce sont quasiment les mêmes mots, prononcés différemment. C’est juste un code de prononciation à maitriser, le passage de l’un à l’autre se faisant par déduction, avec des récurrences et donc des règles. En gros, je sais déjà que tel phonème en chinois correspond à tel phonème en vietnamien, j’en déduis donc que tel autre phonème en chinois ce prononcera de telle manière en vietnamien.
Alors un conseil, oui apprends le chinois si tu peux, c’est pas essentiel, tu près très bien atteindre un super niveau en vietnamien sans parler un mot de chinois, mais au moins tu n’as rien à y perdre.
23 septembre 2009 à 3h02 en réponse à : Vietnam: trois hommes meurent après avoir inhalé de la sauce #100799Ca aurait été bien de préciser à quoi sert le fameux gaz toxique dans la fabrication du nuoc mam… à moins que ce soit en fait l’odeur du poisson…
23 septembre 2009 à 2h58 en réponse à : Vietnam: procès de 16 personnes pour "abus de pouvoir" dans des adoptions #100798FIRE_PHAP;91307 wrote:HANOI, 22 septembre 2009 (AFP) –
(…)
En septembre 2008, les adoptions américaines avaient cessé. Dans la foulée, la Suède renonçait à renouveler la convention permettant à ses citoyens d’adopter dans le pays, l’Allemagne et la Norvège à en négocier un.
Les risques de trafic avaient déjà entraîné la suspension des procédures d’adoptions internationales il y a quelques années dans le pays communiste. Elles avaient repris au compte-goutte après la signature d’accords bilatéraux censés davantage protéger les enfants.
Selon le président de la Cour populaire de Nam Dinh, Dang Viet Hung, le procès doit se tenir jusqu’au 28 septembre.Comme si on ne savait pas encore qu’il n’y a rien de pire au monde que le communisme, source de tout les maux, famine, corruption, trafics d’enfants, de femmes, et même des mangeurs de foetus humains. Franchement on est quand-même mieux dans le pays des droits de l’homme français blanc pas chômeur.
trinhdung;90751 wrote:Bonjour Coolda07,(…) Je suis Vietnamien,la première langue étrangère au Vietnam c’est le chinois,surtout dans le Nord où les échanges commerciaux se font surtout avec la Chine.
Le français est très peu utilisé par les Vietnamiens en dehors des V.K de France ou des anciennes colonnies françaises(~ 200000) alors que près de 3 millions de V.K à travers le monde se communiquent en anglais ou en vietnamien ou en chinois.Rien qu’aux Etats Unis ils sont 2 millions.
Voilà ce qui explique que beaucoup de sites sont en anglais pour que le plus grand nombre de Vietnamiens ,éparpillés dans monde,puissent se communiquer.Je serais curieux de savoir sur quoi tu te bases pour affirmer une telle chose. A l’évidence, la première langue étrangère au Vietnam est l’anglais, qui est très très loin devant les autres. Pas besoin de statistiques pour le prouver, il suffit de se rendre dans n’importe quelle librairie du pays, au Nord comme au Sud, et de constater que l’immense majorité des livres de langues sont pour l’apprentissage de l’anglais. Le chinois vient sans doute en 2ème position, suivi du français. Et pour trouver un boulot, le minimum vital est l’anglais, pas le chinois (sauf dans des domaines bien spécifiques).
Ti Ngoc;90946 wrote:Les langues les plus parlées selon Encarta
(…)
11 Français Indo-européenne, italique, romane, oïl France, Canada, Belgique, Suisse, Luxembourg, Monaco, Haïti. 78 millions Francophone
(…)
Les langues les plus parlées selon Ethnologue
(…)
16 Français Indo-européenne, italique, romane, oïl France 67.8 millions
(…)Le français serait plutôt proche de la 9ème position. En effet le premier classement ne prend pas en compte les pays francophones d’Afrique, or ils représentent une part non négligeable de la francophonie. Le second classement est beaucoup trop limité. On compte habituellement 110 millions de francophones, c’est à dire des personnes parlant un français courant. A quoi on pourrait ajouter 65 millions de francophones partiels et encore des dizaines de millions de personnes apprenant le français dans leur scolarité (mais là ça devient de la statistique masturbatoire, de plus si on fait ça pour l’anglais, on atteint des chiffres énormes).
Ti Ngoc;90946 wrote:(…) et donc 6 % de l’humanité se partage 99 % des langues restantes.
Lorsque l’on parle de l’importance des langues il ne faut pas oublier que toutes n’ont pas le même statut et ne jouent pas dans la même cour; c’est ainsi que des langues telles que le bundeli (8 millions) ou le zoulou (6 millions), seront considérées comme moins importantes que le finnois (5 millions), l’hébreu (4 millions)ou l’estonien (1 million), ces trois langues ayant acquis un statut officiel.
(…)A signaler aussi que certaines régions du monde, comme les îles du Pacifique, contiennent un nombre très important de langues, dont certaines ne sont parlées que par quelques dizaines de locuteurs. La plus « petite langue », le « sîchë » en Nouvelle Calédonie, n’ayant plus qu’un seul locuteur vivant!
thuong19;90854 wrote:salut frère singe.benp ne connaissait pas le nom du jeu dont il donnait la règle, il espérait qu’on, lui réponde.Merci frère singe
@benP, si tu nous lis, c’est le Ta La:bye:En fait, c’est une variante vietnamienne du Rami. A Hanoi, je jurerais que c’est le jeu le plus populaire chez les adultes, avec un autre jeu de carte qui ressemble un peu à la bataille, auquel jouent surtout les ados (j’ai plus le nom en tête, pour ce dernier).
14 septembre 2009 à 10h57 en réponse à : Les Typhons, les cyclones et les innondations au Vietnam #100421DédéHeo;90714 wrote:C’est du chinois ! Mais je sais pas comment ça ce prononce ; normalement il n’y a que 2 syllabes ?!彩虹 = MUJIGAE = arc-en-ciel
Une petite recherche, pour garder la forme…
mujigae semble être un mot coréen (무지개) qui veut dire « arc-en-ciel ». Ce n’est manifestement pas un mot d’origine chinoise, car les deux caractères 彩虹 ne se lisent pas respectivement muji et gae en coréen…
En vietnamien, 彩虹 se prononcerait thái hồng, c’est à dire mot à mot colored rainbow (arc-en-ciel coloré). En pinyin (mandarin) ça s’écrit Caihong.
thuong19;90794 wrote:Salut frère singe,Ton livre de 300 pages m’intéresse. Qu’il soit en Viêtnamien ou en français, si tu le trouves, tu me le ramènes. Il viendra tenir compagnie à ses petits frères (pas singe :wink2:).Ce qui m’intéresse dans ces jeux du monde, ce sont leurs règles diverses qui donnent des indications sur les logiques différentes d’un pays à l’autre.
Quant à Uno, presque toutes les familles viêtnamiennnes fréquentées par les expats que j’ai pu rencontrer (les amis de mon fiston, pas ceux des Sofitels) connaissent ce jeu et le pratiquent pour y avoir joué avec leur ami français.
Et pour le Ta La, peux-tu en donner les règles ?Pour le Tá Lả (aussi appelé Phỏm) BenP avait donné les règles telles qu’il les avaient comprises (en page 2 de ce sujet, si je me souviens bien). On peut aussi les trouver ici.
Le livre dont je parle est consultable à la bibliothèque des Langues Orientales (Paris IX Dauphine et probablement aussi au 2 Rue de Lille, à Paris). Je crois qu’il s’agit de Chants Et Jeux Traditionnels De L’Enfance Au Viet Nam. En fait dans mes souvenirs il ne contient que des textes de chansons, pas de règles et pas d’explications pour chaque chanson (juste une explication générale, je ne sais plus en quelle langue). Mais ces mêmes chansons correspondent aussi a des gestes, des danses, parfois des règles, et s’accompagnent parfois d’accessoires (comme des bâtons ou des cordes). J’ai une copine qui m’en a montré certaines, et c’est dommage que le bouquin élude cet aspect des chants. Un jour, en allant au musée d’ethnographie de Hanoi, des jeux traditionnels étaient organisés, auxquels participaient beaucoup d’enfants et quelques adultes nostalgiques. Pour ceux qui sont au Vietnam pendant le Têt, il y a des jeux traditionnels, comme une sorte de balançoire qu’on joue à deux (très acrobatique et sensuel) ou encore un jeu de lutte (ça rappelle un peu la lutte grècque).
hmh76;90781 wrote:Salut BenP et Marekpa,J’ai véçu mes 10 premières années au Vietnam, et à mon avis, il n’y pas de jeux de sociétés resemblant à ce que vous avez cité. Mais j’ai peut être qq explications à ça: ça m’engage que moi…
Dans l’histoire, le vietnam a connu beaucoup de guerre et de dominations étrangers, donc la vie quotidien est très difficile, le peuple travaille beaucoup pour subvenir à leur besoin quotidien et même les enfants travaillent quand il vont pas à l’école, et c’est encore le cas de nombreux d’enfants de nos jours. Donc il n’y pas de place pour les jeux, ni le temps à les inventer….en plus on n’as pas de longue soirée hivernal à ennuié, pas de temps à tuer…..de plus on avait pas la notion » l’éducation passe aussi par les jeux » mais tout ça entrain de changer, et maintenant on est aussi envaihi par les jeux électronique……
(…)Tu peins là un bien sombre tableau. Il est très très improbable que le Vietnam n’ait pas regorgé de manières de se distraire malgré les guerres ou les conditions difficiles. Comme partout ailleurs en fait, même dans les coins les plus malheureux (enfin pour peu qu’on puisse faire une échelle du malheur). De plus, on a vu plus difficile que le Vietnam, comme terre, non? On est toujours plus riche au soleil.
Il faut simplement prendre en compte les distractions des uns même si pour les autres elles ne sont pas considérées comme des « jeux » à proprement parler. Effectivement, le concept de jeu de société, avec des boites bien faites, contenant toute sorte de cartes, dés, pions, et notices… n’existe pas au Vietnam. Mais les Vietnamiens venant en France pourraient aussi être étonnés de voir que les Français ne chantent pas, n’ont pas de véritable culture poétique populaire, assez peu de jeux chantés et dansés, genre de choses que les gamins vietnamiens apprennent encore aujourd’hui (moins qu’avant, sans doute) à l’école. En France, en dehors de la marelle, quelques jeux de ballon et du saut à l’élastique, je vois pas grand chose. Je me souviens avoir eu entre les mains un bouquin d’environ 300 pages recensant les jeux populaires vietnamiens. Et pas des trucs tirés de nulle part, mes amis les connaissaient quasiment tous! J’ai trouvé un équivalent pour la culture populaire française, et j’avoue que 90% de son contenu m’était parfaitement étranger… inculte que je suis.
Autre chose, malgré la grande diversité de jeux de société en France, cette activité est loin de concerner tout le monde. Il y a toujours les jeux très populaires (les cartes, surtout) qui sont joués par la majorité, les autres jeux étant destinés à un public averti, ou bien joué quelques fois et laissés au fond d’un placard.
Certains jeux feraient un tabac au Vietnam, comme le Uno ou le Poker. J’ai pu initier certains copains, ils sont devenu fans au point d’en délaisser quelque temps le Ta La…
baby_milo;90600 wrote:Bonjour robin,Ma très limitée connaissance de HCM me permet de donner un début de réponse:
La plupart des personnes dépassant les 65-70 ans parlent un français qui ferait pâlir la plupart de nos compatriotes ; vestiges de la colonisation française qui prit fin au milieu des années 50.( la majorité des personnes rencontrées évoquant l’éducation « à la française » avec un brin de nostalgie…)
Cela fait donc environ 55ans, auxquels tu rajoutes l’âge de l’enfant scolarisé, et tu obtiens le chiffre donné ci-dessus.Par contre, concernant les plus jeunes, je n’ai rencontré qu’une personne ayant des rudiments.
Malheureusement, la très grande majorité des jeunes préfèrent se tourner vers la langue universelle : l’anglais. ( ceci dit, cela m’a permis de progresser de manière assez significative dans cette langue, donc…)Le français est-il en train de tomber aux oubliettes ?
La question et le débat sont lancés…La plupart des vieux??? Ce serait très étonnant, vu qu’à l’époque le taux de scolarisation était pas si élevé. L’essentiel de la population était à la campagne, dans les champs.
Quant à savoir si le français tombe aux oubliettes, moi je trouve qu’il a encore une place très privilégiée, si l’on considère que les seules langues enseignées au Vietnam sont l’anglais, le français et le chinois. Une poignée d’autres sont enseignées de manière très anecdotiques : le japonais, l’allemand, le coréen, le russe et l’espagnol. Dans la capitale, trouver un bouquin pour apprendre le Thai est très difficile, pour le Lao, j’ai pas encore trouvé (pour un pays frontalier du VN, c’est un comble non?).
Pour trouver des jeunes qui parlent français, il suffit d’aller dans les facs. Presque toutes ont des filières francophones.
Je ne crois pas qu’on ait des filières anglophones dans presque toutes nos facs en France…
8 septembre 2009 à 8h16 en réponse à : attention à ceux qui conduisent sans permis viêtnamien #98266Nca78;89907 wrote:Tu passses le permis Viet ou tu fais une demande d’équivalence avec ton permis Français ?Je passe le permis A1 (moto) viet. J’ai déjà obtenu mon permis B1 (auto) viet par équivalence de mon permis français. Si tu as déjà les deux permis en France, les démarches sont beaucoup plus simples et rapides.
Je suis allé déposer mon dossier ce midi, recalé car je ne porte pas de chemise sur les photos d’identité… grrr
Cerise sur le gâteau, le premier photographe que je trouve me demande 50.000 dong pour 8 misérables photos (les dernières je les avais payées 10.000…). Je lui ai dit ce que j’en pensais et je l’ai planté là avec mes photos pour retourner bosser. Je ferai mes photos moi-même.bamila;90379 wrote:Un peu surprise de tes statistiques :wink2: frèresinge, mais si tu ne parles que des + de 30 ans, c’est vrai que tu n’as peut-être pas tort. Ca dépend aussi ce que tu considères comme « enveloppée » ?
Par contre, il faut aussi prendre en compte qu’à 30 ans elles ont souvent déjà eu 1 ou 2 enfants … + la pillule.
C’est vrai qu’en réflechissant, parmi mes connaissances personnelles à HN, quasiment toutes les plus de 30 ans avec enfant(s) sont un peu enveloppées. Mais c’est pareil en France. Par contre celles qui n’ont pas eu d’enfants sont toujours aussi fines!Oui, enfin dans les autres villes aussi les femmes ont des enfants, pourtant à vue de nez, les gabarits n’ont rien à voir entre Hanoi et (par exemple) Vinh. Ensuite je t’accorde la subjectivité de la chose. Il faudrait peut-être que je mette des photos de ce que je considère comme « enveloppé »

Je viens d’expérimenter un truc pour maigrir : un voyage au Laos. La nourriture y est plus chère et moins grasse. Essayez, ça marche! Et en plus c’est un pays très accueillant.
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