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frere Singe

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15 sujets de 631 à 645 (sur un total de 1,760)
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    Messages
  • en réponse à : trop de traduction tue la traduction ! #135167

    @Dông Phong 130684 wrote:

    Bonjour Frère Singe,
    Ah tradutore, tradittore !
    Mais une traduction doit être comprise par les locuteurs de la langue cible. Et dans la langue vietnamienne, tout est en nuances.
    C’est pourquoi nous, NVTL et moi, avons traduit « tuer » par hóa (transformer, devenir), le verbe couramment utilisé dans les dictons vietnamiens, et non pas par giết (tuer) ou giết chết (tuer, faire mourir) : la mort chez nous n’est qu’une évolution naturelle et non pas une fin définitive.

    Ainsi, parce que les dialogues du film La papaye verte, que j’ai vu à Hanoi, ont été maladroitement traduits littéralement en vietnamien que ce film a été la risée des Vietnamiens : c’est le film d’un Ông Tây qui parle à d’autres Ông Bà Tây !

    Bien amicalement.
    Dông Phong

    Je suis bien d’accord avec vous sur le fait qu’il faille être compris. Mais votre comparaison avec L’odeur de la papaye verte ne tient pas : nous ne sommes pas vietnamiens, et c’est une différence de taille. Le fait qu’on dise des choses bizarre est d’office plus acceptable, et surtout plus prévisible pour notre interlocuteur. De plus il ne s’agit pas, contrairement à ce film, de parler de choses typiquement vietnamiennes. C’est même tout le contraire : il s’agit d’exprimer une idée d’origine occidentale, formulée à l’occidentale.

    Un bol et des baguettes peuvent servir à manger autre chose que des plats vietnamiens. De même, la langue vietnamienne peut servir à autre chose qu’exprimer des idées selon les codes vietnamiens.

    Dire des choses bizarre, qui sonnent faux, ça reste toujours une option lorsque le but est d’exprimer quelque chose, et non de « faire le Vietnamien » (bien que ce soit tentant, pour un étranger, de faire le Vietnamien, dans un soucis d’intégration). Lorsque la traduction est comprise de l’interlocuteur, où est le mal? Ce genre de problèmes de traduction, un interprète vietnamien y est confrontés en permanence, et lui aussi doit parfois faire des tentatives « barbares » pour respecter l’idée de son client, au risque de surprendre son auditoire vietnamien. Au pire il fait une parenthèse pour expliquer ce qu’il a voulu dire par là.

    Peut-être que vous ne voyez pas l’intérêt de la traduction littérale, mais en ce qui me concerne, il arrive souvent d’être très gêné de ne pas pouvoir exprimer précisément l’idée que j’ai en tête en puisant dans le répertoire d’expressions « homologuées » vietnamiennes.

    Xuânvui a posé une question, chacun contribue à sa manière. Je trouve que nói quá hóa nhàm et tốt quá hóa lốp sont tout à fait dans le sujet, et je suis moi-même ravi d’apprendre ces expressions.

    Mais est-ce que ces tournures permettent de traduire ce que Xuânvui voulait exprimer? Dans ce cas merci de nous aider un peu, en traduisant au moins un des exemples donnés par Xuânvui, car avec nos modestes connaissances on risque d’avoir du mal à exprimer « trop de romantisme tue le romantisme » en utilisant la structure (nhiều)… quá hoá...

    Lãng mạn quá hoá… chi rứa ? « vô duyên »?

    en réponse à : Dictionnaire insolite du Vietnam #135163

    Désolé, j’avais oublié ce sujet avec le temps…


    @Agemon
    : Merci pour les indications précises et instructives! Maintenant les vendeurs n’auront qu’à bien se tenir…


    @Pierre
    Huyard : oui bien sûr, c’est un photomontage. Pour un oeil averti c’est assez flagrant, mais en même temps j’allais pas passer des heures pour un simple gag… :)

    @Ti Ngoc 130671 wrote:

    Toutes mes félicitations Xuânvui pour votre ouvrage « dictionnaire de l’insolite du Vietnam », je ne l’ai pas encore lu mais je suis sure qu’il doit être aussi intéressant que votre blog. (vietn-ame.over-blog.com )
    bonne journée
    Ti Ngoc :bye:

    Mais non mais non… tu as mal lu Ti Ngoc ;)

    en réponse à : trop de traduction tue la traduction ! #135152

    @NoiVongTayLon 130669 wrote:

    Je propose :

    Trop de…tue le…. = Nhiều quá hóa nhảm

    @Dông Phong 130670 wrote:

    Il n’y a pas de traduction littérale unique pour « trop de…tue… ».
    Il faut s’adapter à chaque situation. Mais souvent on retrouve la forme citée par NVTL « …quá (trop) hóa (devient, se transforme en)… »

    Bonjour tout le monde!

    Si je peux me permettre, je ne crois pas que l’idée que veut exprimer Xuânvui concerne la transformation. C’est plutôt la « mort » de quelque chose, causée par l’excès de cette même chose.

    Il y a une traduction littérale pour toute chose. En général on préfère prendre une expression équivalente dans la langue cible, afin d’être compris à coup sûr par son interlocuteur. Traduire littéralement est souvent considéré comme maladroit. A l’inverse, les Vietnamiens considèrent comme « rất giỏi » un étranger qui utilise des expressions proprement vietnamiennes. Cependant lorsqu’il n’y a aucun équivalent à ce qu’on veut dire dans la langue cible, on est parfois bien avisé de traduire littéralement, quitte à dire un truc bizarre!

    Je crois que la structure « trop de… tue le… » a été popularisée par l’artiste Andy Warhol avec « Trop d’Art tue l’Art » (à moins que ce soit « trop d’images tue l’image », je ne sais plus). Enfin peu importe!

    N’étant pas vietnamien, je le sens pas trop, mais les fois où j’ai eu à le dire, je l’ai dit comme ça : quá nhiều… là chết… ou bien quá nhiều… giết chết… ou encore thừa… chết…

    Par exemple :
    Quá nhiều nghệ thuật là chết nghệ thuật
    Quá nhiều nghệ thuật giết chết nghệt thuật

    Quelques tentatives concernant l’amour :
    Quá nhiều tình yêu giết chết tình yêu
    Yêu quá (qua) liều làm chết tình yêu
    Thừa tình chết tình

    Je conçois que ça puisse être maladroit, voire pragmatiquement irrecevable, et je ne suis pas certain que mes interlocuteurs aient parfaitement saisi l’idée… En tant qu’étrangers on a souvent besoin d’exprimer des choses qui nous sont propres, et que les gens à qui on parle n’ont parfois jamais eu à exprimer, au point qu’il n’existe aucune manière de dire qui leur soit familière. Alors on fait comme on peut! Parfois ça marche, parfois non.

    C’est en prenant des risques qu’on apprend le plus vite. Et d’un point de vue social, la prise de risque dans le langage est essentielle pour garder le sentiment de rester soi-même.

    en réponse à : Comment on dit en vietnamien ? #135150

    @dokuan 130575 wrote:

    On pourrait traduire « macho » : vũ phu

    “Báo động” baÌ£n gái về người Ä‘aÌ€n ông vũ phu – Bao dong ban gai ve nguoi dan ong vu phu – eva.vn

    Attention quand-même parce qu’au niveau des représentations sociales, vũ phu est directement associé à la violence conjugale, ce qui n’est pas un caractère propre au machisme. Donc à mon avis ce terme ne convient pas du tout pour traduire « macho ».

    A propos des hommes vũ phu : Un homme qui bat sa femme est mal vu de nos jours au Vietnam. D’un point de vue légal, la violence conjugale est un crime. D’un point de vue social, un homme qui bat sa femme est un con (il manque d’argument) et un lâche (il abuse de sa supériorité physique, le cas échéant). Il n’est même pas nécessairement macho!

    Aucune femme ne voudrait d’un mari vũ phu.

    Or un homme peut très bien être à la fois macho et vertueux, macho et galant, macho et romantique, etc. D’ailleurs (désolé de le dire), l’idéal masculin d’une grande partie des femmes vietnamiennes est lui-même macho : beaucoup rêvent d’un « vrai » mec, droit, suffisamment autoritaire, fort, stable, sérieux, etc. Un mec qui assure, quoi. Accessoirement s’il a une belle moto ou une voiture, c’est encore mieux.

    A mon avis au Vietnam (mais pas seulement, loin de là) ce ne sont pas seulement les hommes qui sont machos, mais la société toute entière.

    Un macho, c’est quelqu’un qui considère que les sexes ne sont pas égaux : l’homme a sa place, et la femme a la sienne. Pas nécessairement que l’homme est supérieur à la femme (en tout cas pas dans tous les domaines), même si dans les faits c’est souvent ce qui apparait, et ce qu’on en retient.

    De son côté, l’homme revendique sa supériorité dans certains domaines, comme la force physique, la capacité à protéger, à gérer les situations de crises, à avoir les pieds sur terre, à rassurer, à venger, éventuellement à se sacrifier au service d’une grande cause, ou bien, plus simplement, pour que sa famille ne manque de rien.

    De son côté, la femme a confiance en sa supériorité (souvent non reconnue par l’homme macho) à gérer le foyer, comprendre le coeur des hommes, en supporter les travers, la capacité à se sacrifier pour le bonheur et l’unité de la famille, l’éducation des enfants, à sauver l’honneur de la famille, etc.

    En séparant les rôles ainsi, l’homme et la femme sont aussi machos l’un que l’autre. Mais on parle très peu du machisme des femmes, car on en retiens surtout le rapport de force, qui lui est effectivement en défaveur des femmes.

    L’inverse du (de la) macho, c’est celui (celle) qui revendique l’égalité des sexes. L’inverse du (de la) macho, ce n’est pas le (la) féministe, car justement le féminisme renforce par son activisme l’idée d’inégalité des sexes (car il faut bien qu’elle existe, si on veut la combattre!)

    Pour revenir aux représentations sociales, peut-être qu’on met un peu trop vite dans le même sac le machisme et le patriacat. Pour ma part je ne vois rien qui s’oppose au machisme dans une société qui ne serait pas patriarcale. C’est juste qu’il aurait une autre forme : les hommes se sentiraient moins supérieurs dans certains domaines, davantage dans d’autres.

    Bref, si je développe autant c’est aussi pour expliquer ma préférence envers un terme neutre pour désigner le machisme.

    Il y a une expression trọng nam khinh nữ (wikipedia) (mot-à-mot : « le respect des hommes au mépris des femmes ») qui résume assez bien la supériorité que la société patriarcale vietnamienne accorde aux hommes. Mais pas le machisme à proprement parler, à mon avis. Le terme n’est pas neutre, il est sans ambiguité orienté en faveur des hommes.

    D’un autre côté on a le terme phân biệt chủng tộc pour traduire le mot « racisme », une autre forme de discrimination. Le terme est neutre : ça peut désigner le sentiment de supériorité des uns envers les autres, aussi bien que l’inverse.

    Il me semble que la meilleure traduction pour « macho » serait donc celle utilisée pour traduire « sexisme » : phân biệt giới tính (ou phân biệt giới) car « machisme » et « sexisme » sont finalement assez proches.

    Et si le sens qu’on veut mettre en valeur est celui de la supériorité davantage que la différenciation, alors on pourrait peut-être dire một đàn ông (quá) nam tính pour désigner un « macho », et chủ nghĩa nam tính pour « machisme ». Car au fond, être « macho » n’est-ce pas tout simplement chercher à mettre en avant sa virilité?

    Et sinon… ben il faut inventer un néologisme.

    wikipedia wrote:
    Le sexisme est souvent rapproché de concept tels que le machisme, la misogynie ou la misandrie, mais le sens de ces mots diffère : la misogynie ou la misandrie désignent le mépris ou la haine du sexe opposé (respectivement féminin et masculin); ces sentiments amènent à rejeter l’égalité de statut entre femmes et hommes. Un « macho » refuse ainsi les tâches traditionnellement attribuées aux femmes, comme le travail domestique, car cela porterait atteinte à l’idée qu’il se fait de sa virilité.
    Le sexisme, quant à lui, désigne de manière plus générale une conception de la société soutenant que les différences de conditions dans les sociétés traditionnelles dérivent de constantes naturelles résultant de différences empiriques, expressions d’une différence d’essence entre les hommes et les femmes. Selon ce point de vue, ces différences ont des implications profondes sur les structures de la société, comme la famille, l’entreprise ou l’État.
    (source)

    en réponse à : Hué, presque un siécle #135032

    @yen 130529 wrote:

    Pichou,
    Y comreni parez,
    cal attendre Xime per y veire pus clair!!
    Me semblo que lors de nostro soupet à Paris , parlabo y cantabo luo français coumo lou vietnamien.
    Xime es arribat , a pares compris!!
    A pus!!
    yen

    C’est une locution, un peu entre « c’est l’hôpital qui se fout de la charité » et  » c’est celui qui le dit qui l’est »…

    Mot à mot, ça veut dire « [mettre] son propre ventre dans le ventre de l’autre ». Je ne sais pas comment traduire « suy », mais en gros ça donne l’idée que tu projettes en quelqu’un tes propres (mauvaises) intentions/pensées. Autrement dit, une personne méfiante ou suspicieuse n’est certainement pas une oie blanche…

    Au plaisir de palabrer de nouveau un de ces jours, autour d’un pho! :)

    en réponse à : Hué, presque un siécle #135026

    Suy bụng ta ra bụng người (bis) :)

    en réponse à : Le rôle du fils dans sa famille #135005

    @stephaneSaigon 130452 wrote:

    frère Singe wrote:
    Oui, selon la loi c’est obligatoire de se déclarer, quand on est étranger (même les Viet kieu). C’est une simple formalité. Pouvoir loger chez l’habitant est un droit, mais c’est assez mal défini par la loi, ce qui explique parfois les difficultés qu’on peut rencontrer.

    Il faut se déclarer dès le premier jour (mais les policiers sont souvent laxistes avec les gens polis, donc un petit retard n’est pas bien grave).

    Bonjour,

    En voila de belles contradictions, et si laxisme il y a, c’est donc que c’est interdit !!

    Je m’interroge toujours sur le cas deux adultes consentant, de nationalites vietnamienne, ont ils droit d’avoir des rapports plus qu’amicaux … est ce que lle concubinage existe au vietnam …. dans quelle proportion ?

    :jap:
    Euh… d’une part je ne vois pas trop où est la contradiction, et d’autre part je vois encore moins le lien entre le laxisme et le fait que ce soit interdit. J’ai raté un train, désolé.

    Quand je dis que c’est assez mal défini par la loi, c’est parce que les critères sur lesquels les demandes sont étudiées (hygiène, sécurité et confort) ne sont pas clairement définit dans le texte de loi. Techniquement, on s’en remet donc à la libre interprétation du policier, d’où une certaine dose d’arbitraire (dont les policiers ne profitent pas nécessairement!). Si le policier qui prend la déclaration est de mauvaise volonté, il pourra refuser sous prétexte que la maison de l’hôte ne répond pas à tel critère. Et quand bien même ça ne serait pas vrai, c’est difficile de remettre en question l’évaluation d’un policier. En théorie, on peut faire appel auprès de la police du district (niveau supérieur à la police du quartier), mais connaissant la solidarité au sein de la police (c’est pareil en France), il vaut mieux ne pas rêver.

    Le laxisme, c’est par exemple quand tu te pointes pour faire ta déclaration alors que ça fait déjà 4 jours que tu dors chez tes amis, mais qu’ils acceptent de prendre ta déclaration alors qu’ils pourraient très bien t’envoyer balader. Généralement ils le savent que t’es là depuis 4 jours. Ils sont vite au courant, car un étranger ne passe pas inaperçu, et les policiers en apprennent beaucoup rien qu’en fumant une clope lors de la pause-thé au coin de la rue. Alors le gars qui commence à leur dire qu’il vient juste d’arriver ce matin, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il n’est pas parti d’un bon pied avec eux. Personne n’aime être pris pour un con, les flics pas davantage. Ca m’est arrivé 2 fois de déclarer en retard. A chaque fois on me le fait lourdement remarquer, et je m’excuse platement. Ca marche. J’appelle ça du laxisme. Je vois pas en quoi ça veut dire qu’il est interdit de loger chez l’habitant!

    Pour résumer, quand on suit bien la procédure (on arrive avec les papiers, les photocopies, et les photos d’identité), et qu’on présente les choses avec politesse, et bien on nous rend la politesse. De ce que j’en ai vu, j’en déduis que c’est comme ça que ça marche. Et les gens qui tiennent absolument à glisser des dollars, que dire… ça les regarde. Moi je préfère encore jeter l’argent par les fenêtres, et aller dormir à l’hôtel. :)

    Quant au concubinage, je ne crois pas que ce soit interdit au Vietnam de nos jours. Et si quelqu’un sait que c’est interdit, alors ce sera avec plaisir que je lirai le texte de loi qu’il nous indiquera. Je crois surtout que beaucoup de gens confondent interdit légal et interdit moral

    en réponse à : Paludisme … encore … #134906

    Au début, je prenais du Lariam. Parce que je le tolérais bien, et surtout parce que mon toubib était sympa de m’en prescrire (il parait qu’ils n’ont pas vraiment le droit de prescrire des traitements préventifs). Mais avec le temps, j’ai reçu des tas d’avis de gens qui, sur place, trouvent ça aberrant de prendre un traitement. De toutes façon les expats, ils ne peuvent pas en prendre, puisqu’un traitement ne peux pas excéder 6 mois (je ne sais plus pour quelle raison, peut-être que le médoc n’a plus d’effet sur le corps au delà). Bref, tout bien réfléchi, je penche en faveur du non-traitement.

    Voilà ce que j’ai compris (merci de corriger, éventuellement) :

    Quelle est la probabilité de choper le palu au Vietnam? Très faible. Mais en fait, c’est même pas ça la bonne question. Car même si le risque était considérable, choper le palu quand on est dans une zone très habitée, avec des moyens de prise en charge médicale : c’est pas bien grave.

    La où le palu est dangereux, c’est dans les régions peu peuplées, ou bien très pauvres. Car lorsqu’on le chope, si on est à 300km du premier hôpital et que le seul moyen de locomotion qu’on trouve pour s’y rentre est une caravane tirée par un boeuf… là oui, ça craint vraiment, et on risque d’y passer (j’ai un copain qui a frôlé la mort comme ça, à Madagascar)

    Ces régions là, au Vietnam, elles n’existent plus. Il y a des gens partout, des routes partout, des véhicules rapides, et pas mal d’hôpitaux.

    Donc si j’ai bien compris, le palu n’est pas un danger au Vietnam. Alors comme en plus le risque de le choper est assez faible, quel intérêt de prendre un traitement préventif? Aucun, si ce n’est pour le plaisir d’avoir mal au ventre et d’engraisser l’industrie pharmaceutique. Les plus paranos pourront acheter une boite de Lariam pour s’en servir à titre curratif en cas de très forte fièvre (je crois qu’il faut avaler tous les cachets d’un seul coup… gloups!).

    Pour faire un bon voyage, il vaut mieux ne pas avoir peur de tout. Si on a peut de mourir au point de prendre un traitement préventif, alors surtout ne pas aller au Vietnam. Car la probabilité de mourir d’un accident de la route est sans doute 1000 fois plus élevée que celle de mourir du palu. Le seul traitement préventif possible, c’est d’éviter les routes. Et ça au Vietnam, c’est impossible, il y en a presque partout :)

    Alors bon, il faut relativiser, et voyager l’esprit léger.

    en réponse à : La mode vietnamienne #134860

    Salut,
    tu tapes « thời trang » dans Google
    Thoi trang, thoi trang cong so, thoi trang tre viet nam 2011
    Thời trang teen
    Shop thời trang
    et plein d’autres…
    Bon courage!

    en réponse à : Treize collégiennes en mission au Vietnam #134824

    @Ti Ngoc 130283 wrote:

    Mais un enfant hospitalisé qui reçoit un jouet ou une peluche, c’est le soleil dans son regard tout triste, que ça soit à « trifouillis les haricots » ou ailleurs.
    pour les enfants malades très souvent le moral c’est une bonne partie de la guérison (comme beaucoup de gens d’ailleurs)

    Oui, Ti Ngoc, je suis tout à fait d’accord sur le bienfait d’apporter un soutien affectif aux enfants hospitalisés.

    Mais… pourquoi je dis que c’est « irréaliste » (j’aurais pu dire « crétin »)

    On a 13 gamines, qui emportent 24kg de peluches, soit un peu moins de 2kg de peluche par tête, et quelques kilos de fournitures scolaires.

    Admettons qu’elles n’ont pas acheté les peluches, mais que celles-ci ont été données. Je sais pas combien de peluche ça fait, 2kg… allez disons que ça fait 10 peluches, donc 130 peluches au total.

    Un billet d’avion coûte 800 euros en moyenne. Ca serait bien entendu malhonnête de déduire que ça revient à 800/10=80€ par peluche. Mais malgré tout, si on est un peu honnête, on peut reconnaitre que déjà la peluche n’est plus vraiment « donnée » mais coûte les yeux de la tête. Alors en effet, c’est toujours mieux d’avoir la petite Française qui donne la peluche en main propre, mais je suis sûr qu’il y aurait des tas de petites Vietnamiennes prêtes à le faire par procuration.

    Au Vietnam, une peluche ne coûte pas cher. Surtout si on achète en gros. Admettons qu’une peluche coûte 30.000 dongs (c’est le prix du très joli singe que j’ai acheté, et lui il pèse facile 300grammes). Ca fait donc grosso modo 50 fois moins cher que la peluche apportée par une collégienne française.

    Elles sont 13, ce qui revient à 10.400 euros de billets d’avion. Avec ça, on peut acheter environ 10.000 peluches. Ou alors, 5.000 peluches + 5.000 crayons + 5.000 gommes + 5.000 stylos + 5.000 règles + 5.000 cahiers.

    S’il y a vraiment des trucs qui ne coutent rien au Vietnam, ce sont bien les fournitures scolaires. En fait je dis une bêtise. Pour un Vietnamien modeste, ça coûte pas mal. C’est plutôt en France que ce genre de choses sont hors de prix. Qu’est-ce que les collégiennes vont foutre avec des crayons à 1€ pièce dans un pays où ça côute 0,05€???? En plus, si ça se trouve elles vont leur apporter des crayons made in Vietnam! Et je ne parle même pas de l’empreinte écologique du crayon qui prend l’avion.

    Bref, tout ça me fait penser à un proverbe pas moins cynique que moi-même : chở củi về rừng.

    Il n’empêche que tout ça est bien, malgré tout. C’est positif. C’est mieux que rien, ça fera des contents, des sourires, de la sueur, de la satisfaction, et de jolis comptes-rendus (peut-être même qu’un bằng khen ou une plaque gravée sur de l’aluminium chromé, portant le nom des jeunes filles, sera accrochée quelque part, sur un hôpital ou une école). Et puis ça fera découvrir le Vietnam à d’autres collégiens du même collège. Dans l’ensemble, j’adhère, même si (encore une fois) l’intérêt à mon avis ne se trouve pas dans ce qu’elles apportent au Vietnam, mais plutôt dans ce qu’elles en rapporteront avec elles.

    Il y a quand-même un tout petit truc qui me gêne avec ce genre d’actions, c’est que le degré de bonne conscience que ça génère est démesuré par rapport à l’impact réel. Et ça, ça ne rend pas forcément service à l’humanitaire (et l’humanisme) en général qui, pour être significatif, ne devrait jamais se complaire dans le symbolique et la demi-mesure. C’est un peu comme de croire qu’avec la taxe carbone on a reculé la fin du monde d’au moins 10 ans, et qu’on peut conduire notre 4×4 en toute sérénité.

    en réponse à : Treize collégiennes en mission au Vietnam #134817

    @Dông Phong 130273 wrote:

    Re-bonjour Frère Singe,
    Oui, tu connais très mal le sujet ! Tu ne dois pas fréquenter souvent les pauvres, particulièrement ceux des provinces pauvres comme Nghê An.
    Dans les actions de l’ONG « Côtes d’Armor-Vietnam », il n’y a pas que des peluches pour les enfants hospitalisés (qu’y a-t-il de mal à cà ?), mais aussi des bourses d’études pour les collégiens, des aides (directes) aux agriculteurs, aux hôpitaux, aux écoles, etc…
    Par ailleurs ce n’est pas une aide ponctuelle mais des actions suivies régulièrement depuis plusieurs décennies.

    La critique est facile, mais l’art est difficile…
    Dông Phong

    Alala j’étais sûr que j’allais me faire gronder. :D

    Mais c’est un peu de ma faute car j’ai mal tourné mon propos : en parlant d’aide ponctuelle je ne voulais pas parler des ONG (car il s’agit justement pas d’une aide ponctuelle, mais au contraire d’une aide sur la durée, et la présence permanente sur place suppose une bonne connaissance du terrain et des besoins). Je voulais parler par exemple des associations basées à l’étranger, qui interviennent directement en se déplaçant au Vietnam pour y mener à bien un projet financé en amont, comme un puis, ou l’achat d’un troupeau de buffle, ou bien en envoyant des ressources à des contacts qu’ils ont sur place.

    Voilà, ma question portait sur le fait que le VN est un pays qui bouge pas mal, qui se développe vite, et je me demandais comment l’aide humanitaire se repositionnait sans ce contexte, notamment par rapport aux actions menées par le gouvernement Vietnamien (est-ce que l’aide humanitaire est toujours aussi significative en terme d’impact? est-ce qu’il y a une vraie coordination avec le gouvernement ou bien une concurrence?).

    Merci Dong Phong d’avoir en partie répondu en donnant l’exemple de ton association.

    Mon intention n’est pas de critiquer les gens qui savent se rendre utiles!

    Par contre, au sujet du projet consistant à apporter des peluches au Vietnam, et bien oui j’assume. Car il y a beau avoir de bonnes volontés derrière, c’est typiquement le genre de projet qui manque de réalisme. Mais bon, faut pas voir ça comme une critique lourde, c’est un projet de collégiennes, c’est mignon et débrouillard, et elles vont sans doute apprendre plein de choses, d’un point de vue interculturel c’est 100% bénéfique, et l’intérêt humanitaire se situe essentiellement là.

    PS : Je vous retourne la remarque (par jeu) : Merci de ne pas préjuger de la générosité de quelqu’un sous prétexte qu’il ne prend pas part aux actions qui vous tiennent à coeur. Ce n’est pas parce que vous faites de bonnes actions que les autres ne font rien.:jap:

    en réponse à : Le rôle du fils dans sa famille #134809

    On peut aussi voir le film Chơi vơi de Bùi Thạc Chuyên, pour avoir une idée du type de pression que doit parfois supporter l’épouse vietnamienne, notamment de la part de sa belle-mère.

    Titre français : Vertiges
    Vertiges (2009) – AlloCiné
    Choi voi (2009) – IMDb

    YouTube – Ch?i V?i (Adrift) – trailer – 66th Venice Film Festival

    en réponse à : Treize collégiennes en mission au Vietnam #134808

    @Dông Phong 130264 wrote:

    Bonjour Frère Singe et TLM,
    L’ONG « Côtes d’Armor-Vietnam » est le maître d’oeuvre de la « coopération décentralisée » entre le département des Côtes d’Armor et la province vietnamienne de Nghê An.
    C’est une association très active avec plus de 300 adhérents (j’ai l’honneur d’en être membre).
    Elle ne s’arrête pas uniquement à Vinh car elle apporte des aides dans différents domaines de Nghê An : éducation, médecine, agriculture, micro-crédits, etc…Elle organise aussi des échanges entre collégiens et enseignants français et vietnamiens.
    Bien amicalement.
    Dông Phong

    Merci pour la précision, Dông Phong

    Je ne doute pas de la sincère bonne volonté des ONG au Vietnam. Mais il me semble qu’il y a une certaine forme d’aide, notamment l’aide directe (construction de puits, dons de bétail, etc.) (et de peluches!!!) qui me semblent être la continuation – sans remise en question – d’un certain type d’actions humanitaires entreprises à l’époque où le Vietnam sortait de la guerre, et qui s’avèrent peut-être de moins en moins pertinentes à l’heure où le Vietnam est un pays « émergeant », et où le gouvernement a de plus en plus de moyens à sa disposition pour mener ses propres politiques d’aides aux populations démunies. (ensuite qu’il le fasse ou non, c’est une autre question, mais je ne crois pas que le gouvernement se tourne les pouces)

    Par ailleurs, j’imagine difficilement comment peuvent être perçues par les populations défavorisées des actions telles que faire un long voyage simplement pour leur apporter des peluches. Je pense que même à la campagne les gens ont une idée du prix d’un billet d’avion, et sont tout à fait capables de le mettre en relation avec le prix d’une peluche, ainsi que le prix des talons aiguille que porte la demoiselle qui les leur donne, sans parler de son iPhone4.

    J’espère ne pas me faire engueuler si ce que je dis est idiot ou monstrueux. C’est un sujet que je connais très mal, et ce que je dis est davantage une intuition qu’un avis. Je ne demande qu’à être convaincu du bien fondé de l’aide ponctuelle directe au Vietnam.

    Par ailleurs, je trouve ça très positif pour des jeunes de cet âge que de faire un voyage au Vietnam ou dans une autre contrée dépaysante. Mais je suis prêt à parier ma chemise que ce qu’elles y apprendront sera bien loin de la conclusion qu’elles ont formulé a priori :

    elles sont persuadées qu’elles reviendront complètement changées. « C’est sûr, notre regard sera très différent, et on s’apercevra que le fait de vivre en France est vraiment une chance. »

    en réponse à : Treize collégiennes en mission au Vietnam #134801

    @mike 130251 wrote:

    Même si les treize jeunes filles ne pensent pas encore au retour, elles sont persuadées qu’elles reviendront complètement changées. « C’est sûr, notre regard sera très différent, et on s’apercevra que le fait de vivre en France est vraiment une chance. »

    C’est marrant, mais moi j’aurais plutôt dit que c’est vraiment une chance que d’habiter à Vinh. Petite ville calme, aérée, pas loin de la mer, la vie n’est pas trop chère, les gens sont cool, c’est à seulement 6h en bus de Hanoi, etc…

    C’est pas mal pour des collégiennes de se lancer dans un projet de voyage auto-financé. Mais je me demande qui les a guidées concernant la réalité du terrain, et la nature des actions à y entreprendre. Et pourquoi Vinh spécialement? Les problèmes de pauvretés sont généralement en dehors des villes. Et quid de l’idée d’apporter des peluches? Un peu saugrenu quand on sait le prix dérisoire que coûte une peluche chinoise au Vietnam…

    en réponse à : Le rôle du fils dans sa famille #134785

    @robin des bois 130234 wrote:

    Sur un certain nombre de  » principes  » (mais pas tous !!!) régissant la vie en comunauté au Vietnam ce rapport de synthèse ( document en pdf )

    http://www.gemdev.org/prud/rapports/rapport23.pdf

     

    Le rôle de la société civile dans la gestion environnementale urbaine (Viêt-nam)

    René Parenteau et Nguyen Quoc Thong
    et
    Trinh Duy Luan, Nguyen Huu Minh, Pascal Lavoie, Pham Khanh Toan, Giang Thu Hien, Duong Lan Huong, Le Quang Thong, Tran Thi Thu Thuy, Ngo Anh Dao, Vu An Khanh, Nguyen Trong Phuong, Nguyen Thi Hai Hanh

    Merci RDB, très intéressant ce document.

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