Toutes mes réponses sur les forums
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@HAN VIËT 149739 wrote:
_
…
_ si on n’est pas satisfait de l’état socio économique actuel du VN , considérons la situation à la fin du 19è siècle , d’après Ng thê’ Anh :…
Je remercie monsieur HAN VIET d’avoir cité mon maître vénéré, le Pr. Nguyễn Thế Anh.
En effet, j’ai bénéficié de son enseignement à l’École Pratique des Hautes Études, IVème Section (Sciences historiques et philologiques), Département Péninsule Indochinoise, dont il était, avant sa retraite en 2005, le directeur d’études (titre signifiant à l’EPHE « titulaire de la chaire »).
Durant mon cursus, le professeur a aussi dirigé et validé mes travaux de recherches qui ont abouti à mon mémoire pour acquérir le diplôme de l’EPHE en sciences historiques et philologiques.
Si vous permettez une petite pub : mon mémoire a été publié intégralement dans le livre Le Viêt Nam du XVIIème siècle. Un tableau socioculturel (Éd. Les Indes savantes, 2011).
Dông Phong@dannyboy 149734 wrote:
J’ai complètement oublié de demander à Dông Phong comment s’est passé son exposé sur AdR. Peut on avoit quelques feedbacks DP ? Y a-t-il eu des membres de FV dans l’audience ? Les questions étaient pertinentes ?
Merci d’avance
Bonjour et merci Dannyboy,
Cà s’est très bien passé avec plus de 80 personnes dans l’assistance, moitié Français moitié Vietnamiens, dans une ambiance amicale et chaleureuse.
Il y a eu 50 minutes d’exposé et presque 1h30 de questions-réponses, surtout sur l’évolution du quôc ngu du XVIIè siècle à nos jours, et sur l’étymologie (ancienne et souvent oubliée) des mots vietnamiens courants.
Certains auditeurs ont été frustrés car je n’ai amené qu’une quinzaine de mes bouquins (4 titres sur le VN) que j’ai dédicacés à ceux/celles qui les ont pris les premiers.
Par ailleurs, plusieurs membres du FV (encore merci à elles/eux !) m’ont envoyé des messages pour m’encourager et regretter de ne pas pouvoir venir. Je ne sais pas s’il y en avait d’autres dans la salle.
Bon dimanche.
Dông Phong@fhorse 149731 wrote:
Hello christo,
Merci pour cette réponse. J’hésite entre 2 et 5 kilos. On va bien voir.
Bonjour fhorse,
Pour 2-5 kg de thé, il n’y a aucun problème : c’est ce que je ramène habituellement (de plusieurs sortes : nature, au lotus, au jasmin, au chrysanthème, etc… ).
Nota : pour ces dernières variétés, choisir les produits avec des fleurs séchées bien visibles, sinon ce sont des parfums artificiels.Dông Phong
@robin des bois 149716 wrote:
Merci DP
Pour continuer sur nos missionnaires , ci-après les 2 extraits du bouquin d’Adhémard L.
…
(1) Je dois dire à la décharge des rois d’Annam que les missionnaires catholiques apportaient une grande perturbation dans les usages du pays,…
Bonsoir RdB,
Allez, c’est samedi soir, détendons-nous donc en regardant ces deux tableaux peints par des artistes anonymes vietnamiens de l’époque (XIXè siècle ?).
Ces « perturbateurs » ne recevaient que ce qu’ils méritaient, diront certains !
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(Collection Missions Etrangères de Paris)
@Dông Phong 149697 wrote:
Pour vous remercier RdB, je reproduis ci-après la lettre que les chrétiens du Tonkin adressèrent au pape Urbain VIII en 1630 :
….
Merci aux MODOS d’avoir validé mon post ci-dessus qui a été dévoré par Rantanplan.
DP
Bonjour Dan,
Pour vous (et nous) faire plaisir, voici la chanson Cát bụi / Sable et poussière de Trịnh Công Sơn chantée par Khánh Ly, avec ensuite les paroles originelles et ma traduction.
Bien cordialement.Dông Phong
PS : j’ai traduit une dizaine de chansons de Trịnh Công Sơn sur mon blog.
http://www.youtube.com/watch?v=JLCpnKgkjGA&feature=related
Cát bụiTrịnh Công Sơn
Hạt bụi nào hóa kiếp thân tôi
Để một mai vươn hình hài lớn dậy ?
Ôi cát bụi tuyệt vời,
Mặt trời soi một kiếp rong chơi.Hạt bụi nào hóa kiếp thân tôi
Để một mai tôi về làm cát bụi ?
Ôi cát bụi mệt nhoài,
Tiếng động nào gõ nhịp không nguôi ?Bao nhiêu năm làm kiếp con người,
Chợt một chiều tóc trắng như vôi,
Lá úa trên cao rụng đầy
Cho trăm năm vào chết một ngày.Mặt trời nào soi sáng tim tôi
Để tình yêu xay mòn thành đá cuội ?
Xin úp mặt bùi ngùi
Từng ngày qua mỏi ngóng tin vuiCụm rừng nào lá xác xơ cây
Từ vực sâu nghe lời mời đã dậy ?
Ôi cát bụi, phận này,
Vết mực nào xóa bỏ không hay ?1965
Traduction par Dông Phong :
Sable et poussière
Quel grain de poussière se réincarnera en mon corps
Pour que cette carcasse s’épanouisse un jour ?
Ô merveilleux sable et poussière,
Le soleil illumine une vie baladeuse.Quel grain de poussière se réincarnera en mon corps
Pour que je redevienne sable et poussière un jour ?
Ô sable et poussière exténués,
Quel bruit peut-il rythmer sans arrêt ?Tant d’années en cet humain sort,
Puis un soir soudain les cheveux blanchissent comme de la chaux,
Les feuilles fanées de là-haut vont toutes tomber
Et en un seul jour y viendront mourir cent années.Quel soleil pourra éclairer mon cœur
Afin que l’amour le broie en petits cailloux ?
Veuillez me laisser baisser ma face malheureuse
Pour attendre chaque jour quelque nouvelle heureuse.Dans quelle forêt les feuilles, quittant leurs arbres,
Écouteront l’invitation s’élever du fond de l’abysse ?
Ô sable et poussière, ce pauvre destin,
Quelle tache d’encre pourra l’effacer enfin ?
Grrr, Rantanplan a encore dévoré mon dernier post (lettre des chrétiens vietnamiens au pape Urbain III en 1630) !
Je remercie les gentils Modos de bien vouloir le « valider ».
DP@robin des bois 149691 wrote:
…
Mais ….au fait connaisssez vous SVP la teneur de cette lettre du bon roi Ang Duong à l’empereur des Français Napoleon III, dans les années 1860
(roi mis en place pourtant par le « condominium de régence siamo- annamite » dans une période de bordel pas possible , et où royaume khmer était déjà bouffé par ses deux voisins)La voici : un peu longue mais passionnante et à lire soigneusement :
…et çà aussi c’est de l ‘Histoire ,et de la vraie !!!
…Pour vous remercier RdB, je reproduis ci-après la lettre que les chrétiens du Tonkin adressèrent au pape Urbain VIII en 1630 :
[h=2]Lettre des chrétiens du Tunquin[/h]
au Pape Urbain VIII en 1630[1].
[h=1][/h]

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Transcription phonétique du sino-viêtnamien en quốc ngữ[2] :
An nam quốc các bản đạo thần đẳng
bái tạ
thiên địa chân chúa thư túc
trình
Đại sư tại Tây phương Ý đại lí á quốc sử tôn sư vãng Đông phương giáo hoá. Chúng sinh hạnh ngộ hữu sư đáo An
Nam quốc giảng
Thiên chúa Thánh đạo. Cố bản quốc hân cung bất thăng, văn đạo thậm phong, kê đắc ngũ thiên dư nhân. Kì dư tín đạo du du.
Nhiên bản quốc quân thần thượng vị thông hiểu, bài báng bất dĩ, tắc viết sơ vị hữu, kim hà xứ đắc lai trọc bản
đạo, tâm vô nghĩ nhị, ý đốc kính thoả (?), vi thử cảm thư túc trình
Đại sư thuỳ lân mẫn chi chân tình, cứu Man di chi tiểu quốc, hữu hà kế sử An Nam quốc quý tiện cộng đắc Thánh đạo,
tận khí tha kì dĩ thoát trầm luân, thụ phúc chỉ, tắc kì tứ hữu dư hĩ.Thần bản đạo đẳng khể thủ khuynh thủ
túc trình. Tư thư.Tự Thiên chúa giáng sinh chí kim nhất thiên lục bách tam thập niên.
Traduction en viêtnamien[3] :
Chư thần các đạo ở nước An Nam bái tạ thiên địa chân chúa, gửi thư tâu bẩm lên Đại sư ở á quốc Ý đại lí (Italie) Tây phương đã phái tôn sư đến Đông phương giáo hoá chúng sinh. May nhờ có tôn sư đến nước An Nam giảng Thánh đạo Thiên chúa, mà bản quốc hân hoan vô cùng, người đến nghe giảng đạo rất đông có tới trên năm nghìn người. Số khác tin theo đạo cũng nhiều.
Nhưng vua tôi thường chưa thông hiểu mà luôn bài bác, rằng : xưa (đạo này) chưa có, nay bỗng từ đâu đến làm rối loạn. Vốn không thể hai lòng, nên muốn dốc ý tôn sùng đạo Thánh này.
Bởi vậy chúng thần dâng thư tâu trình Đại sư rủ lòng chân tình thương xót mà cứu lấy tiểu quốc man di, xem có kế gì để người sang kẻ hèn trong nước An Nam cùng được Thánh đạo, vất bỏ tà ý để thoát khỏi trầm luân, được nhận phúc ấm. Thế là ơn huệ lắm rồi.
Chúng thần bản đạo cúi đầu bái trình. Nay dâng thư.Từ Thiên chúa giáng sinh đến nay là 1630 năm.
Traduction en français :
Nous vos sujets, les croyants du royaume d’An Nam qui s’inclinent en action de grâces devant le vrai Seigneur Maître du Ciel et de la Terre, envoyons cette lettre pour la présenter respectueusement au Grand Maître résidant au honorable royaume d’Italie en Occident qui a envoyé les respectés maîtres en Orient pour éduquer et moraliser les habitants. Heureusement grâce aux respectés maîtres qui sont venus au royaume d’An Nam pour enseigner la sainte doctrine du Seigneur Maître du Ciel, ce dont notre pays se réjouit extrêmement, les gens qui viennent écouter les prédications sont très nombreux, atteignant plus de cinq mille personnes. Les autres qui croient et qui ont adopté la doctrine sont aussi très nombreux.
Mais [notre] roi et ses serviteurs n’ont pas encore complètement compris et émettent constamment des critiques, disant : autrefois il n’y avait pas cette doctrine, et soudain elle vient d’on ne sait où pour créer des troubles. [Cependant,] ne pouvant pas nous satisfaire de cela, nous nous efforçons de tout notre cœur d’adorer cette sainte doctrine.
C’est pourquoi, nous vos sujets présentons respectueusement cette lettre au Grand Maître pour le prier de prendre pitié et sauver notre petit pays encore sauvage, et d’examiner s’il y a un moyen pour que dans le royaume d’An Nam puissants et humbles puissent bénéficier ensemble de la sainte doctrine, rejeter les fausses croyances pour échapper à leurs misères, et recevoir la bénédiction divine. Ce sera déjà beaucoup de faveurs.
Nous vos sujets les croyants courbons la tête pour vous en faire part avec révérence. Et présentons respectueusement maintenant notre lettre.Depuis que le Seigneur Maître du Ciel fut descendu pour naître [sur terre] jusqu’à maintenant il y a 1630 années.
[HR][/HR][1] Fac-similé extrait de Claude Larré et Phạm Đình Khiêm, ‘‘Le Père Alexandre de Rhodes, S.I.. Notice biographique’’, art. cit.
[2] Transcription aimablement réalisée par le Docteur Đinh Khắc Thuân de l’Institut Hán Nôm de Hanoi, auquel nous renouvelons nos sincères remerciements (la transcription est faite colonne par colonne, de haut en bas et de droite à gauche).
[3] Idem.
@robin des bois 149691 wrote:
1757 , vous avez dit 1757 si on veut .. !!!
(sans oublier qu’avant les Français, il y avait déjà « Cochinchine » et « Cochinchine », puis « la Basse Cochinchine de la période coloniale « ..)
Mais ….au fait connaisssez vous SVP la teneur de cette lettre du bon roi Ang Duong à l’empereur des Français Napoleon III, dans les années 1860
(roi mis en place pourtant par le « condominium de régence siamo- annamite » dans une période de bordel pas possible , et où royaume khmer était déjà bouffé par ses deux voisins)La voici : un peu longue mais passionnante et à lire soigneusement :
NOUS,Préah Hariraks Mohaessara Thippadey……… Roi du Cambodge,
Éprouvons une amitié sincère pour Sa Majesté Impériale Napoléon III, Empereur des Français.
Désireux de témoigner Notre sincérité envers Sa Majesté,Avons l’honneur de lui faire connaître que Nous sommes très heureux de la visite qui Nous a été faite par l’envoyé de Votre Majesté M. de Montigny, Nous avons ordonné à trois grands mandarins du Royaume du Cambodge et à quinze mandarins secondaires d’aller Lui souhaiter la bienvenue à Kampot, parce que depuis plusieurs années, des missionnaires français résidant au Cambodge Nous avaient appris, avec beaucoup d’éloges, que l’Empereur des Français adoptait une attitude tout à fait miséricordieuse vis-à-vis de toutes les nations; qu’au lieu de porter atteinte aux intérêts des autochtones, Il les protégeait pour leur assurer la tranquillité et le bien-être, et enfin que l’Empereur des Français était bon et n’avait pas cette visée remarquée chez les autres souverains d’Europe qui ne cherchèrent qu’à exploiter les autres étrangers.
Sur ce, Nous sommes très contents de conclure avec l’Empereur des Français une alliance durable qui rendra le pays grand et riche, au profit des habitants.
C’est pourquoi nous avons chargé le religieux Ridréavi-Rémadâktâ Miche Posdansera d’écrire une lettre témoignant Notre amitié et offrant quatre défenses d’éléphants, deux cornes de rhinocéros, cinquante piculs de gomme-gutte, cinq piculs de sucre, quatre piculs de poivre à sa Majesté, l’Empereur des Français. Cette lettre est restée depuis plusieurs années sans réponse. Maintenant nous lui offrons quatre sampots et quatre défenses d’éléphants, présents minimes ayant uniquement pour but de faire connaître Notre coeur.
En ce moment, en effet, M. de Montigny qui doit aller traiter avec l’Annam, puis pousser ses voyages jusqu’en Chine, ne peut pas rentrer en France. C’est pourquoi Nous n’envoyons que ces modiques présents, juste pour montrer Notre amitié et Nous portons en même temps à la haute connaissance de S.M. l’Empereur de Français ce qui suit:Le Cambodge était auparavant un vaste pays comprenant de grandes provinces. Dans la suite, les Annamites, hommes de mauvaise foi, qui s’étaient fait les alliés du Cambodge, cherchaient à lui arracher tantôt un tantôt deux sroks. Lors de la révolte des Kay-Son (Tay-Son), l’Empereur Gia-Long s’enfuit de son Royaume et alla demander du secours au Royaume Krong-Tép (Siam) ; il y rencontra Notre Auguste Père, alors Roi du Cambodge dont il a obtenu l’alliance.
Après s’être enfuit du Royaume Krong-Tép et fixé au Srok de Preah Tropeang (Travinh) où il organisa son armé pour combattre contre les Kay-Son, Notre Auguste père lui a envoyé des secours en hommes jusqu’à ce qu’il eut vaincu les kay-Son et fût monté sur le trône de l’Annam. Alors faisant valoir que le srok de Preah Tropeang était un bienfaiteur pour lui, il demanda à Notre Auguste Père d’exempter ce srok de tout tribut (envers le Cambodge) et de pas faire travailler les habitants de ce srok. Notre Auguste Père, considérant qu’il s’agissait là d’un acte de compassion à l’égard d’un allié, acquiesça à cette demande et ne soumit plus les habitants à aucune corvée. Longtemps après, Gia-Long fit de ce srok une colonie annamite jusqu’au règne de Notre frère aîné qui se tourna vers l’Empereur Gia-Long pour lui demander l’appui. De Notre côté, Nous sommes allés au Royaume Krong-Tép. Le fils de Gia-Long nommé Minh-Mang monta sur le trône et fit creuser le canal qui traversa le Royaume du Cambodge depuis Péam jusqu’à Chaudoc, pour y établir des mandarins et sujets annamites. A sa mort, Notre Auguste père ne laissa qu’une fille (du premier lit).L’Empereur Minh-Mang, comme mesure d’oppression, ordonna d’emmener en captivité à Saikong les filles de Notre Auguste Frère, Notre Auguste Mère, Notre propre Enfant, fit mettre à mort une fille de Notre Auguste Père pour la faire disparaître et ordonna aux grands mandarins et aux habitants du Cambodge d’aller habiter les uns dans les îles et les autres au Tonkin près de la Chine. Les Cambodgiens mis au courant de la mauvaise intention de l’Empereur annamite, se soulevèrent et massacrèrent beaucoup d’Annamites. Ils Nous demandèrent de quitter le Royaume Krong-Tép pour régner (au Cambodge). Le Roi Préah Bat Samdach Sang Khlay Chau You Hour ordonna au Chau Ponhéa Bodin Déchéa qui était un général d’armée, de lever plus de cinq mille soldats avec des canons, des fusils, des armes, des balles, de la poudre, des tissus, des provisions, de l’argent, de l’or, soit toute une grande fortune provenant du trésor royal pour venir Nous aider à combattre contre les Annamites. La guerre a duré à peu près dix-huit ans au Cambodge. L’Empereur d’Annam nous proposa l’alliance, acceptant de rapatrier Notre Auguste Mère, Notre Fils, les Filles de Notre Auguste Frère et tous les mandarins ainsi que tous les sujets Cambodgiens qui ont été exilés dans différentes îles et différents sroks. Il Nous reconnût Roi du Cambodge, Nous fit cadeau de deux sceaux annamites un grand et un petit, et promit de rendre au srok khmer tous les territoires cambodgiens dont les Annamites s’étaient emparés. Le général Chau Ponhéa Bodin Déchéa Nous dit qu’il convenait d’accepter la paix, puisque Nous pûmes reprendre Notre Auguste Mère, Notre Fils, Nos Neveux, Nos mandarins, Nos sujets et Nos territoires; c’est ce que Nous avons fait en 1209 de la petite ère, année du Bouc, 9ème du cycle décennal.
Dans la suite non seulement les territoires que l’Annam avait promit de rendre (au Cambodge) n’étaient pas rendus, mais encore Nous reçûmes la consigne de n’en recevoir aucun tribut de vassalité, et les Cambodgiens qui construisaient des bateaux, des navires pour aller commercer à l’étranger, n’étaient pas autorisés à le faire.
Cet état de chose qui existe au Cambodge doit faire réfléchir Sa Majesté l’Empereur des Français sur l’établissement de la domination des Annamites en territoires cambodgiens. Le srok Donnai est devenu annamite par simple occupation paisible, il y a 200 ans. Les sroks que les Annamites se sont appropriés après sont : Saikong, Longho, Sadec, Smeythor, Chaudoc, Krâmuon-Sâr, Omom, Tuk-Khmau, srok Péam et les îles Trâl, Tralach. Dorénavant, si les annamites cédaient à l’Empereur des Français tous ces territoires et autres, Nous prierons Sa Majesté l’Empereur des Français de ne pas les accepter, parce que cette contrée était vraiment terre cambodgienne. La partie allant de la rive occidentale du fleuve Saikong jusqu’au Péam (Hatien) y compris les deux îles, doivent rester cambodgiennes comme auparavant. Quant à la région se trouvant sur la rive orientale du fleuve Saikong, que les annamites ont occupée depuis longtemps, Nous ne la réclamons pasSi Nous portons ces choses à la haute connaissance de Sa Majesté l’Empereur des Français, c’est pour que Nous et Nos sujets ne soyons pas frustrés de nos droits et bien et pour que Nous ne souffrions plus.
Ainsi Sa Majesté L’Empereur des Français acquerra la réelle réputation de l’Homme généreux qui travaille pour les intérêts des autres pays, et les Cambodgien et les Français s’aimeront et entretiendrons de bonnes relations
.
Fait en Notre Palais d’Oudong et apposé Notre sceau, mardi mois Kâdoeuk, le 13ème jour de la lune décroissante, en l’an 1215 de la petite ère, année du Dragon, 8ème du cycle décennal.
Envoyé à Sing-Ka-Pô (Singapore)Sa Majesté a signé: “ANG DUONG ”
et çà aussi c’est de l ‘Histoire ,et de la vraie !!!
(reste à convertir « l’an 1215 de la petite ère, année du dragon, 8eme du cycle décennal » en calendrier grégorien)
mais je suis déjà sûr que vous ne trouverez pas 1757 !!!Merci RdB pour cette lettre du roi Ang Duong du Cambodge que je ne connais pas.
1757 ? 1780 ? les 2 cartes que j’ai citées donnent des dates différentes pour la fin de la « marche vers le Sud ».
Mais de mémoire, je crois que c’est en 1832 que l’empereur vietnamien Minh Mạng a étendu son territoire jusqu’aux frontières occidentales du Cambodge et du Laos actuels.
Dông Phong
@robin des bois 149687 wrote:
Cà ne prouve surtout rien du tout, selon moi !
* la « Marche vers le Sud » (voire, vers l’Ouest)avait déjà commencé ???
etc etc ….
Y a un truc .. et de quoi réfléchir !!!!!
On parle toujours de la « marche ver les le Sud », et vous avez raison, RdB, de mentionner aussi celle vers l’Ouest.
La carte ci-dessous montre le territoire nommé autrefois Trấn Ninh conquis à partir de 1479 aux dépens des peuples Lào-Thai appelés Bồn Man.
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(Source : B)
@Dông Phong 149688 wrote:
Bonjour RdB,
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(Source :Histoire du Viêt Nam – Wikipédia )
Une carte carte plus claire que celle de mon post précédent :
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(Source : Lê Thành Khôi, Histoire du Viêt Nam, Ed. Sudestasie, 1992, p. 315)@robin des bois 149687 wrote:
Cà ne prouve surtout rien du tout, selon moi !
Ou alors, SVP pourriez-vous m’expliquer clairement et succinctement le constat historique suivant ?
Comment :
– d’une part en Asie Jaune , et au Vietnam plus précisement, le catholicisme a-t-il pu réussir à s’implanter peu à peu, mais durablement, dès le XVIeme siècle ?
– d’autre part, pourquoi malgré des essais divers et variés, cette même implantation de la religion catholique a été un échec total tant en pays Khmer qu’au Laos, et d’une manière générale dans toute l’Asie Brune du sud-Est asiatique (celle notamennet où est implanté le bouddhisme Théravâda) ?
Et ce aussi, du temps même de « la Belle Indochine coloniale de papa », pourtant avec l’aide très remarquée de « catéchistes d’origine vietnamiennne » ?
Selon vous, les citoyens de ces pays là auraient-ils été « plus intelligents » que vos propres concitoyens vietnamiens ????Ou tout simplement pour d’autres raisons ; par exemple :
* avec l’Hindouisme et le Brahmanisme, ces populations là avaient déjà tout leur saoul des dieux et des divinités ?
Et la philosophie ou religion bouddhique reste normalement (???)réputée pour son « esprit syncrétique » .* physiquement, ces peuples de culture et de religion différentes -mais aussi assez différents ethniquement parlant- ne pouvaient déjà pas « se blairer » ( et donc « agents administratifs vietnamiens » + « catéchistes catholiques vietnamiens » … y avait surdose !!!)
* la « Marche vers le Sud » (voire, vers l’Ouest)avait déjà commencé ???
* la pensée ou philosophie confusianiste et/ou taoîste de l’Asie Jaune serait plus proche de certaines « religions monothéistes », dites occidentales ?
et que sais-je encore ?
etc etc ….
Y a un truc .. et de quoi réfléchir !!!!!
Bonjour RdB,
Juste 2 petites réponses à vos toujours bonnes questions :« * la pensée ou philosophie confusianiste et/ou taoîste de l’Asie Jaune serait plus proche de certaines « religions monothéistes », dites occidentales ? » : Non, je ne crois pas, car en 1658, après l’évangélisation d’AdR et de ses suiveurs, il y avait déjà près de 300 000 catholiques au Tonkin (sans compter ceux de la Cochinchine dont nous n’avons pas de chiffres), alors qu’en 1603 le Jésuite Matteo Ricci et ses confrères n’avaient converti que 200 Chinois à Pékin et 100 à Nankin (Jacques Bésineau, Matteo Ricci, Ed. Desclée de Brouwer, 2003, p. 106).
Il y a, comme vous dites, un truc au Viêt Nam !» * la « Marche vers le Sud » (voire, vers l’Ouest)avait déjà commencé ??? » : la « marche vers le Sud » (Nam tiên) a débuté en 1069 et se termina en 1757, comme le montre la carte ci-dessous :
Dông Phong
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(Source :Histoire du Viêt Nam – Wikipédia )
@HAN VIËT 149597 wrote:
_ je décèle de la colère , du dépit dans votre réponse ; je vous félicite de vous être retenu , de ne pas vous être laissé aller à des débordements . Vous avez apporté des arguments , des références ; je vais essayer d’y répondre . Vous citez la promotion du QN dans les buts de l’école Dông kinh mais dans votre défense irraisonnée de la transcription Tây la viêt , vous oubliez que leur but primordial c’est l’acquisition de l’indépendance nationale et non la promotion du QN .Peut-être , à ce moment , le QN avait été imposé au peuple VN ; refuser le QN , ce serait se couper du peuple ; les résistants se sont adapté à la situation . Mais de nos jours le but atteint quel serait l’utilité de conserver le QN ? on n’en voit aucun argument valable à part des assertions assénées ( han! han! ) avec la foi du bûcheron comme paroles d’évangile
Je laisse maintenant la parole à Charlie Nguyễn qui a été cité au tout début de ce topic par Bao Nhân
Trong thập niên 1930, các nhà cách mạng yêu nước Phan Chu Trinh và Phan Bội Châu đã cổ súy việc học chữ quốc ngữ để mở mang dân trí và phổ biến tư tưởng cách mạng nhằm đánh đuổi thực dân Pháp. Đòn “gây ông đập lưng ông” là một chiến thuật lâu đời trong truyền thống chiến đấu bảo vệ tổ quốc của nhân dân ta.Để cụ thể hóa thái độ của chúng ta đối với bọn giáo sĩ đã sáng tạo ra chữ quốc ngữ, chúng ta hãy hình dung một tên cướp đột nhập vào nhà chúng ta với một con dao. Khi bị cảnh sát rượt đuổi, tên cướp đã vứt bỏ lại con dao tang vật. Hành động đúng nhất là chúng ta hãy sử dụng con dao tang vật vào những việc hữu ích, như cắt rau, thái thịt, v.v… Chạy theo tên cướp để cám ơn nó đã để lại con dao rõ ràng là một hành vi ngu xuẩn. Hô hào mọi người phải cám ơn bọn giáo sĩ đã sáng tạo ra chữ quốc ngữ cũng là một hành vi ngu xuẩn tương tự.
J’espère que la discussion si elle continue sera toujours policée et qu’on s’abstiendra de noms d’oiseaux , ou autres grossièretés , qui montrerait qu’on est à court d’arguments et qu’on montrerait sa bassesse et son niveau ABJECT .
J’arrête ici ma participation à ce fil de discussion, non pas à court d’arguments, mais en me rangeant à la sagesse de notre modérateur Nemo rapportée ci-après.
Dont acte.
Dông Phong@Nemo 147810 wrote:
…
Chacun a ses thèmes de prédilection mais les imposer aux autres à tous propos est quelque peu navrant, surtout lorsqu’il s’agit de théories fumeuses du type « si ma tante en avait, on l’appellerait mon oncle »…
Par ailleurs, les intervenants sont presque toujours les mêmes et devraient finir par connaître leurs positions divergentes. Quel est donc l’intérêt de polémiquer sempiternellement autour des mêmes thèmes sachant que chacun restera de toute façon sur ses positions et qu’il n’en sortira rien de constructif ?
…
@DédéHeo 149584 wrote:
La fusée pré colonialiste a un 2ème étage !
Après avoir attendu pendant quelques mois dans la colonie portugaise de Macao, Pigneau a voyagé sur un navire chinois pour atteindre la petite ville côtière de Ha Tien en Cochinchine (sud du Vietnam ), près de la frontière cambodgienne, mis en place par les missionnaires. Il y est arrivé en Mars 1767.
Supérieur général de l’Ordre (1767-1774)
À Ha Tien, Pigneau travaille en tant que chef du Séminaire des Saints-Anges , le séminaire établi en Asie par la Société des Missions Etrangères de Paris, qui avait déménagé de Ayutthaya au Siam 1765 suite à la invasion birmane, avec environ quarante étudiants de chinois , siamois, et vietnamienne.
En 1768, les missionnaires ont été incarcérés pendant trois mois lorsque les autorités siamoises se sont plaints au gouvernement local de Mac Tu Thiên que l’école avait donné refuge à un prince siamois fugitif. Pigneau a été mis dans une cangue, un cadre en bois et en fer attachée autour de ses jambes pesant huit livres. Il a ignoré les demandes de la famille de rentrer en France, en disant que son travail missionnaire était plus important qu’une vie confortable. En 1769, l’école a été attaquée par des pirates chinois et cambodgien, qui ont massacré quelques-uns des étudiants et brûlé l’établissement… Pigneau a été contraint de fuir en Décembre 1769 avec les survivants à Pondichéry (maintenant Tamil Nadu , Inde), après un long voyage en mer par le biais de Malacca . Le collège a été fondé à quelques miles de Pondichéry, en Virampatnam .
A Pondichéry, Pigneau poursuivi la maîtrise des langues chinoises et vietnamiennes. En 1773, il a compilé un dictionnaire vietnamien-latin avec l’aide de huit Vietnamiens du Sud, en suivant les traces de Alexandre de Rhodes . Son travail, Dictionarium Anamitico-Latinum, sera publié en 1838 par Mgr Jean-Louis Taberd.

Une page du dictionnaire annamite – Latin manuscrit créé par Pigneau de Béhaine en 1773.
Le dictionnaire de Pigneau de Béhaine a été publié en 1838 par Mgr Jean-Louis Taberd.
Bonjour Dédé,
Il y a quelques années, j’ai vu (et feuilleté) un exemplaire original authentique de ce dictionnaire chez un bouquiniste de HCM.
Il m’a demandé 6 000 US$, largement au-dessus de mes pauvres moyens !
C’est bon pour une bibliothèque US !
DP@HAN VIËT 149567 wrote:
_ Une langue parlée est peut-être vivante ; la langue parlée fait aussi partie de la culture . Mais l’écriture Han fait partie des fondements de la culture et de l’identité VN , ça s’appelle culture formelle ou văn hiến 文獻
ách vở văn chương của một đời nào hay của một người hiền nào còn lại để cho người xem mà biết được chuyện cũ.= oeuvres de littérature et / ou d’histoire permettant de connaitre le passé
_ le Latno viêt serait facile à apprendre , ça fait partie de l’argumentaire fallacieux ( ou salade ) , imposé sans preuve comme argument massue par les thuriféraires du quôc ngu
_ l’argument que le QN est un instrument de modernisation est de la même veine ; on en a déjà fait justice sur FV ,en citant l’exemple du Japon
_ 90% aussi des Japonais sont alphabétisés , est ce du au quôc ngu ? l’alphabétisation dépend de la volonté politique des gouvernements plus que d’un outil ou d’un autre .
_ les lettrés VN dominaient peut-être le peuple mais ils n’ont pas de leçon à recevoir des membres d’une secte dont l’élite utilisait le latin entre eux , qui persécutaient Galilée et Copernic , qui refusent la théorie de la sélection naturelle , qui interdisent l’avortement et qui disaient : les nobles font la guerre , les prêtres prient et étudient la parole de Dieu , les paysans cultivent la terre ; chacun son rôle
et les vaches …
_ pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire et la culture Han , les lettrés Han ont inventé un système qui n’avait pas encore existé nulle part , la sélection par le mérite qui permettait à un paysan de devenir premier ministre . Ce système a suscité l’admiration et le respect de grands intellectuels européens dont Voltaire et Montesquieu et a été imité par Napoléon qui a créé Polytechnique .
[PS :au moment où Gia Long a unifié le VN et adopté le système politique chinois manchu , la Chine était le pays le plus puissant de l’ Asie;les Européens dont Napoléon étaient dans l’admiration et l’imitation des Chinois ]Peut-être que monsieur HAN VIET n’a pas bien lu mon post précédent, alors je me permets de le remettre ci-après, en y ajoutant ensuite une référence explicative :
@Dông Phong 149545 wrote:
…
Les Vietnamiens sont des gens pratiques : après le hán et le nôm empruntés aux Chinois, ils ont adopté le quốc ngữ plus facile à apprendre. Bien que cette dernière transcription (imparfaite, il est vrai, concernant les homophones) fût imposée par l’administration coloniale française, sa diffusion au début du XXè siècle était aussi promue par des nationalistes et des intellectuels vietnamiens (cf. ceux de la Đông Kinh nghĩa thục et du Tự lực văn đoàn) pour que le peuple puisse s’ouvrir au monde moderne.Les espoirs de ces derniers ont été amplement réalisés : 90% des Vietnamiens sont maintenant alphabétisés, alors que, autrefois, seule une poignée de « lettrés » maîtrisait le hán et le nôm pour dominer la masse illettrée.
En 1907, des nationalistes vietnamiens encore vénérés aujourd’hui, parmi lesquels Phan Bội Châu, Phan Chu Trinh, Lương Văn Can et quelques autres, créèrent l’école gratuite Đông Kinh Nghĩa Thục dont l’un des objectifs était :
« Au niveau de la culture et de l’éducation : le programme d’action de l’école regroupe l’opposition à la pensée féodale pourrie, pour réaliser la réforme de la culture et de la société. Avant tout s’opposer à l’instruction ancienne et au confucianisme rétrograde. S’opposer à l’écriture Hán et au système des concours [mandarinaux]. Porter haut le Quốc ngữ et apprendre des nouvelles connaissances sont fortement promus. » (Về văn hoá giáo dục: chương trình hoạt động của nhà trường tập trung chống tư tưởng phong kiến thối nát, thực hiện cuộc cải cách tư tưởng văn hoá, xã hội. Trước hết là chống cựu học và hủ nho. Chống chữ Hán và khoa cử. Việc đề cao chữ Quốc ngữ và học những kiến thức mới được đẩy mạnh. ).
Source : http://www.luongvancan.org/class/bllchs/bantin12/DKNThuc.htmlLes pensées et les actions de Phan Bội Châu, Phan Chu Trinh, Lương Văn Can, des révolutionnaires anticolonialistes, resteront profondément marquées dans l’esprit des Vietnamiens (des rues de pratiquement toutes les villes du VN portent leurs noms). Mais celles de cet inénarrable monsieur HAN VIET ?
Dông Phong
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