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Les navires de combat américains en visite de volonté au Vietnam
01/07/2006 — 8:17 PM(GMT+7)
Hanoi, 1er juillet (AVI) – Deux navires de combat de la Marine des Etats-Unis, USS Patriot et USS Salvor, transportant à leur bord 20 officiers et 161 marins ont jeté l’ancre à Ho Chi Minh-Ville, entamant une visite de bonne volonté au Vietnam.
Ont participé à la cérémonie d’accueil des mariniers américains les représentants du Comité populaire de Ho Chi Minh-Ville, du commandement des Forces navales, du commandement de la 7e zone militaire, du commandement de Ho Chi Minh-Ville.
Pendant leurs séjours au Vietnam, les officiers et hommes d’équipage des deux navires américains devront aller fleurir le Monument du président Ho Chi Minh, rendre visite aux responsables du Comité populaire municipal, du commandement de la 7e zone militair, du commandement de la Marine et participer aux activités d’amitié des militaires vietnamiens.
La visite des deux navires de combat américains durera jusqu’au jeudi 6 juillet. –
Source : AVI
http://www.vnanet.vn/Vnanetvn/FR/tabid/145/itemid/152204/Default.aspx
VNlover wrote:pour en revenir aux idéogrammes, aujourdh’ui au cour de la scolarité en premier cycyle, cette ecriture est elle malgres tout encore enseigné pour acquerir des notions et s’impregner de cette culture, comme nous en rance on peut etudier le latin ou le grec?De nos jours, l’idéogramme survit dans les domaines liturgiques, il n’est pratiqué que par des religieux, religieuses bouddhistes et les amateurs passionnés des temps anciens. Egalement, on peut trouver des personnes âgés qui le pratique encore, comme certains du village de mes grands parents. Sinon, le Vietnam est aussi l’un des pays membres de l’association internationale des caligraphes
A chaque fois, en voyant ces idéogrammes à la fois « austères et magnifiques », vraiment, ça me rend nostalgique.
homme versé dans l’écriture chinoise.

Le calligraphe à l’âge
de 95 ans.

« La vertu est la racine, seule la vertu exhale son parfum pénétrant »,
une oeuvre de Lê Xuân Hòa.Le ruisseau limpide coule à grands flots
Un art d’agrément est ressuscité, il s’agit de la calligraphie. Au retour du printemps et à l’approche du Têt, au coin des rues ou dans la cour des maisons communes, des calligraphes « donnent » les caractères d’écriture, en particulier les caractères chinois. Parmi eux dont le nombre s’accroît de jour en jour, se distingue Lê Xuân Hoà.
La célébrité du calligraphe Lê Xuân Hoà dépasse les frontières du pays. Du Taïwan lointain, le président de l’Association des calligraphes, Fan Qing Zhong, s’est rendu à Hanoi pour remettre en mains propres, un message invitant « le grand maître Lê Xuân Hoà à recevoir le titre de conseiller honorifique international de notre association ». Cette reconnaissance des collègues issus du berceau de la calligraphie chinoise est d’une haute valeur.
Par une journée de fin d’année, nous avons eu l’honneur d’être reçus par le grand maître Lê Xuân Hoà dans sa demeure de la ruelle Câu Dê. Avec l’arrivée du printemps, le vénérable vieillard va avoir 95 ans. Ses cheveux et sa barbe sont d’un blanc de neige, mais le regard est toujours vif. Sur notre requête, il prend son pinceau et forme les caractères Duc Gia Ban, Duc Duy Hinh (La vertu est la racine, seule la vertu exhale son parfum pénétrant). Ses doigts manient le pinceau avec précision et fermeté.Depuis l’âge de 6 ans, Lê Xuân Hoà apprend les caractères chinois, guidé par son père, deux fois bachelier. Il confie : « Mon père ne cessait de me répéter: Si, après avoir étudié le Luân Ngu (titre d’un livre de Confucius – N.du T.), aucun changement ne s’est produit dans la conduite, il faudra recommencer dès le début. Pour que son écriture ait une âme, il faut être imprégné de la quintessence du Confucianisme. Une fois, – continue maître Lê Xuân Hoà – au cours d’un échange culturel organisé au Temple de la Littérature à Hanoi, un calligraphe chinois doublé d’un peintre, tenant dans chaque main un pinceau, forma deux colonnes de sept caractères chacune, les uns tout à fait identiques aux autres. Formidable ! Je n’arriverai jamais à réaliser ce tour d’adresse. Heureusement, j’ai eu la repartie prompte. Recevant le pinceau de la main de mon collègue, je traçai d’un seul trait les caractères suivants : Dong Van Hôi Ngô, Thanh Khi Giao Luu (Rencontre de lettrés, échange de talent). Pendant une seconde, il resta interdit, puis écrivit sous les deux colonnes de caractères qu’il venait de former : Respectueusement au grand maître Lê Xuân Hoà ».
On peut trouver les caractères d’écriture du calligraphe Lê Xuân Hoà à la bibliothèque de l’Université Cornell à New York, à l’exposition calligraphique internationale organisée en septembre 1994 à Pékin par l’Association des calligraphes chinois, en collaboration avec ceux de Corée du Sud et du Japon.
A notre question « Quelle est la voie qui vous a conduit à la calligraphie ? », le grand maître répond :
« Mon père n’avait pas une belle écriture. J’eus la chance d’avoir en main le recueil de poèmes du premier lauréat Lê Trân Tho. Son disciple, le licencié Nguyên Chi Viên en fit une copie en écriture correcte laquelle m’a servi de modèle. L’étape d’apprentissage de cette forme d’écriture est essentielle. Bien des dessinateurs pensent qu’il suffit de posséder la forme d’écriture cursive, pour devenir calligraphe. De sorte qu’ils dessinent les caractères au lieu de les écrire. Je me mis ensuite à acquérir des manuels chinois pour apprendre l’écriture cursive. Une fois la main exercée, je commençai à créer mon propre style.
– Que pensez-vous, maître, de la calligraphie romanisée du Vietnamien par rapport à la calligraphie chinoise ?
– Ce sont là deux domaines différents, l’un n’éliminant pas l’autre.
Avant de prendre congé du grand calligraphe, nous lui demandons de nous écrire en caractère chinois le mot Duc (Vertu) pour l’offrir aux lecteurs de notre revue. Ce qu’il fait volontiers en signant dans un coin de la feuille rouge : Thanh Hoang Khê Lê Xuân Hoà, Thanh Hoàng Khê étant son pseudonyme et qui signifie : Le ruisseau limpide coule à grands flots.
Texte :Vu Thê Khôi Photos: Trân Dinh et Công Hoan
Je me permets de coller ci-dessous, le contenu de l’une de ces nonbreuses cartes, à travers les quelles, l’on peut constater que les colons utilisent souvent le vouvoiment dans les correspondances avec avec leurs proches, ce qui était typique chez des bourgeois de l’époque.
D’ailleur, il parait que les relations entre colons n’étaient pas très rose.
L’auteur de cette carte qui dispose jusqu’à de 5 domestiques, alors il devrait être quelqu’un d’importance.
Reçu le 5 février 1927
Ma chère Germaine.
Je vous adresse aussi qu’à vos parents mes meilleurs voeux pour la nouvelle année. La traversée s’est très bien terminée et me voici installé dans ce pays lointain.
Avez vous lu « Partir » et sur la « Route Mandarine » de Dorgelès ? Deux livres très documentés sur le pays et l’un vous permettra de faire au coin du feu le beau voyage de Marseille à Saïgon, et sans en avoir les petits inconvénients.
Je vis beaucoup chez moi car sur une trentaine de français il y a au-moins 15 clans, ce qui rend les relations épineuses.
Mes petites filles se portent bien et étant à peine vêtues elles ne souffrent pas de la chaleur.
J’ai 5 domestiques : un bépe (cuisinier), un boy (valet de chambre) et une congaïe pour les enfants. Il faut cela car tout travail de ménage ou de cuisine, à moins d’être annamite vous est impossible et l’on pourrait vite faire son paquet pour la France.
Ecrivez moi longuement, toute nouvelle de France fait tant plaisir. Je vous embrasse affectueusement. Meilleurs amitiés.1 juillet 2006 à 7h33 en réponse à : [Le Monde] Nouvelles restrictions sur la presse au Vietnam #22195Nem Chua wrote:Oui, on trouve Le Monde au Vietnam.Dans la rue, il échappe au contrôle, puisqu’il est acheté directement au personnel naviguant des compagnies aériennes, mais on le trouve aussi au comptoir ou en salle de lecture de certains grand hôtels, et dans des boutiques tout ce qu’il y a de plus contrôlable.
On peut trouver presque tout à l’espace (Centre culturel français à Hà Nôi). Le jour où j’y suis passé, la bibliotèque était comble de monde.
1 juillet 2006 à 7h23 en réponse à : La police durcit le ton contre le trafic humain dans le delta du Mékong #22194Ce qui est arrivé à cette femme méritant toutes les honneurs de la terre, c’est vraiment lamentable, tellement, je ne sais comment le qualifier.
Somaly, ta douleur est aussi la nôtre.
Toutes des Somaly
Les âmes barbares ne reculent devant rien. On le savait déjà. Mais les limites du cynisme et du sadisme semblent pouvoir être repoussées à l’infini. La Cambodgienne Somaly Mam, auteur du Silence de l’innocence, est malheureusement doublement légitimée pour en témoigner. Elle doit désormais vivre avec un double traumatisme. Violée à douze ans, mariée contre sa volonté à quatorze, puis asservie dans une maison close à seize ans, la jeune femme qui a aujourd’hui trente-cinq ans a engagé un combat contre la prostitution dont sont victimes de nombreuses femmes dans son pays. Elle a créé pour cela l’association Agir pour les femmes en situation précaire en 1997, une organisation non gouvernementale à vocation internationale. Une initiative qui a d’abord passablement énervé les proxénètes qui n’ont cessé de multiplier les menaces. Mais Somaly Mam a refusé de plier. C’est là que son second calvaire commence. Faute d’être parvenus à l’impressionner, les trafiquants d’êtres humains s’en sont pris à ce qu’elle possédait de plus cher. Ils ont enlevé sa fille aînée, l’ont droguée et violée. Mélissa, quatorze ans, qui a été retrouvée complètement traumatisée n’a plus qu’une idée : quitter le Cambodge et venir vivre en France. Somaly Mam, qui a deux autres enfants, refuse toujours de plier devant les bourreaux et continue obstinément son action en faveur des femmes cambodgiennes.
Par Marianne Behar – L’Humanité – 16 Juin 2006
D’après une amie : Certains riches vietnamiens de la Nouvelle Calodénie se sont déjà préparés pour quitter l’île au cas où celle-ci accèdrais à son indépendance. Ils auraient déjà acqui des résidances secondaires et auraient même envoyé leurs enfants faire les études en Australie.
Est-ce que cela est vrai ?
29 juin 2006 à 4h11 en réponse à : [Le Monde] Les Montagnards au Vietnam toujours persécutés, selon HRW #22113Mais koolio, j’ai l’impression que tu n’es là que pour parler politique, car jusqu’à maintenant, je remarque que tu n’as jamais intervenu sur d’autres sujets.
abgech wrote:Peut-être ne faudrait-il pas voir que des défauts aux idéogrammes.
Ils ont en tout cas un énorme avantage: malgrés les quelques 600 langues et dialectes parlé en Chine, tous les chinois peuvent se comprendre sans problème avec l’écriture. L’écriture idéographique n’est pas liée avec l’expression phonétique d’une langue, un même idéogramme représente le même concept, quelque soit la langue que l’on parle.
Autre avantage, et peut-être pas le moindre, c’est que les idéogrammes sont tellement plus esthétiques !L’idéogramme est comme des logos, des symboles ou des enseignes standardisés qui permettent à ceux qui ne parlent pas la même langue de pouvoir se communiquer à travers ces images créés pour représenter les choses, le sentiment ou la pensée etc., mais l’inconvenient, c’est qu’il est trop ardu pour les communs mortels, car, il est à la fois un système de notation et un art.
Il est vénéré comme un saint par des habitants de la région où il a vécu. On lui a même construit un temple où sa statue trouve une place honnorable et devant laquelle des gens (souvent en détresse) invoquent, après avoir brulé des encents, pour soliciter son assistance, sa faveur etc. Même des écoliers et étudiants, ne manquent pas d’y venir pour répéter religieusement ces même gestes en espérant qu’il leur aide à réussir leur examens…
posecafe wrote:Comme c’est une personne respectable dans la communauté vietnamienne et connue dans les milieus caritatifs qui m’avait raconté cette anecdote, j’ai cru que ça ne devrait pas transgresser notre bonne moeurs.En privé, d’accord sans problème, mais là, on est sur un forum qui se veut être un espace pour tous, et pour le plus longtemps que possible. Veuillez donc faire preuve de conformité.
Si c’est déjà bien compris, je déclare donc : « Affaire classée sans suite », et je vous souhaite : bonne continuation.
:thanks:
Encore des Viet-kieu. Cette fois ce sont des Américains. C’est vraiment déplorable.
Ecstasy : lourdes peines pour les trafiquants à HCM-Ville
La Cour populaire de Hô Chi Minh-Ville a condamné, la semaine dernière, 2 trafiquants d’ecstasy américains d’origine vietnamienne, à une peine de 20 ans de prison ferme chacun. Ils s’agit de Quach Phân Phuoc, alias Quakerroy, et de Lê Dinh Duy, alias Lê Duy D, tous deux domiciliés au Texas, États-Unis. Leur réseau a été démantelé en août 2005, après avoir introduit au Vietnam 3.800 comprimés d’ecstasy. Leurs complices Pham Ngoc Tuyên, Nguyên Tri Bao ont écopé chacun de 15 ans de prison ferme. Nguyên Thi Kim Trang et Vo Hông Hoa, quant à eux, sont condamnés à respectivement 14 et 8 ans de détention pour trafic illégal de substances psychoactives.Source : En bas de la page du Courrier du Vietnam
Afin que ce forum reste un lieu fréquentable pour les gens de tous les niveaux d’éducation et milieux socials. Alors, c’est en tant que modérateur de cette rubriqueje tiens donc à vous signaler que sur le FV. on ne tolère aucune plaisanterie qui pourrait transgresser nos bonnes moeurs.
Si ce que je viens de souligner n’est pas assez explicite, alors, je vous invite à relire attentivement notre charte.
27 juin 2006 à 8h10 en réponse à : [Le Monde] Nouvelles restrictions sur la presse au Vietnam #22038Voilà, j’ai trouvé sur le net, un article concernant la nouvelle arrêté sur la liberté d’expression publiée ce matin par VNA
L’Arrêté 56/2006 – nouvelle progression dans l’élargissement de la liberté de la presse
Hanoi, 27 juin (AVI) – La promulgation de l’Arrêté 56/2006 ND-CP sur les sanctions administratives dans les activités culturelles et de l’information permet d’assurer que ces activités sont conformes à la Loi, a affirmé le vice-ministre de la Culture et de l’Information, Do Quy Doan.
L’Arrêté 56/2006 du 6 juin 2006 pris par le gouvernement afin de remplacer le précédent arrêté 31/2001/ND-CP qui entrera en vigueur le 1er juillet prochain instaure un statut juridique nécessaire et ouvert, contribuant à l’amélioration de la qualité de la gestion publique dans le domaine culturel et de l’information.
Cet arrêté revient sur les droits fondamentaux que sont la liberté d’expression et la liberté de la presse pour mieux les appliquer. Il s’agit d’une nouvelle progression du système juridique du Vietnam, conformément à la Déclaration universelle sur les Droits de l’homme de l’ONU de 1948 et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966.
Depuis 2001, plusieurs textes ont été promulgués, tels que la Loi sur le Patrimoine culturel, le Code civil, la Loi amendant et complétant la Loi sur la presse, la Loi d’organisation du gouvernement, la Loi sur les éditions, la Loi sur la propriété intellectuelle, l’Ordonnance sur les bibliothèques, l’Ordonnance sur la publicité et l’Ordonnance sur les sanctions administratives.
L’arrêté 56/2006 ND-CP (arrêté 56) a fixé des sanctions daministratives précises pour les infractions dans les activités culturelles et de l’information qui ne sont pas susceptibles de poursuites pénales.
La promulgation de l’arrêté 56 ne vise pas à manifester n’importe quelle position sur la limitation des activités d’information et de presse, mais assure seulement qu’elles sont conformes à la Loi.
Les affirmations de certains particuliers et journaux étrangers, qui ont étayé leurs noirs desseins à l’aide d’un extrait de l’arrêté 56, déclarant que « les autorités vietnamiennes ont donné le 6 juin les nouvelles réglementations sur la communication » sont tout à fait infondées.
Les règles de l’arrêté 56 constituent simplement une application concrète des dispositions des Lois en vigueur, a souligné le vice-ministre Do Quy Doan.
Avec cinq chapitres comprenant 77 articles, l’arrêté 56 régit près de 2.200 infractions à la Loi dans les activités culturelles et de l’information, avec des amendes allant de 30.000 à 70 millions de dongs.
Point essentiel de ce texte, par rapport son prédécesseur coté 31, réside dans plusieurs sanctions relatives aux actes de limitation de l’information et d’obstruction des activités menées conformément à la loi par les journalistes. En particulier, l’article 11.1 dispose que « les violations à la loi des organisations et des citoyens dans la communication d’informations à la presse seront punies d’une amende pouvant aller de un à deux millions de dongs ». De même, l’article 12.3 indique que « les actes portant atteinte à l’honneur et à la dignité des journalistes, en les empêchant de mener leurs activités dans le cadre autorisé par la Loi ou en détruisant leurs moyens de travail, seront sanctionnés d’une peine pécuniaire d’un montant de 3 à 7 millions de dongs » ; « les menaces, intimidations et actes intentant à la vie des journalistes seront condamnés par une amende d’un montant compris entre 5 et 10 millions de dongs ». Tout cela montre que les journalistes non seulement sont libres de mener leurs activités professionnelles au Vietnam, mais encore sont protégés, soutenus et défendus dans leur quête de sources d’information.
La plus haute exigence qui porte sur n’importe quel journaliste et n’importe quel journal dans toutes les nations est d’assurer l’exactitude et la vérité de ses informations. C’est pourquoi, l’article 11.2 du présent arrêté indique que « L’organe de presse et le journaliste qui refusent de revoir avec l’interviewé le contenu d’une interview avant publication sont condamnés à verser une amende allant de 3 à 7 millions de dongs ».
Selon le vice-ministre Do Quy Doan, jusqu’à présent, certains journalistes ont exploité injustement certaines informations, ont violé les principes de la profession et n’ont pas pris en considération l’authenticité de la presse en écrivant des interviews de toutes pièces, en exploitant des rencontres privées et des échanges téléphoniques pour rédiger des interviews sans l’accord de l’interviewé.
En réalité, l’inspection du ministère de la Culture et de l’Information a récemment sanctionné certains correspondants et journaux violant les principes de l’interview. Par exemple, l’affaire d’un corrrespondant du journal Kinh te & Do thi qui a écrit une interview du chef du Département cinématographique du Vietnam, sans l’avoir rencontré (en 2005), ou encore d’un correspondant du journal Doi song va Phap luat publiant avec inexactitude l’interview du ministre de la Justice Uong Chu Luu. Ces deux correspondants se sont vus retirer leur carte de presse et l’un d’eux a été même licencié.
Si les journalistes s’étaient comportés conformément aux stipulations de l’article 11.2b, il n’y aurait pas eu d’erreurs susmentionnées, des millions de lecteurs n’auraient pas perdu leur temps à lire des informations inexactes et les interviewés se seraient sentis plus rassurés par la presse.
En fin de compte, cet article constitue un comportement équitable et culturel des journalistes vis-à-vis de leurs interviewés. Si cela perd un peu de temps, il permet aux journalistes de cultiver leur caractère sérieux et soigneux, qui est un profil indispensable pour tout journaliste, et dans n’importe quel pays.
Il est tort de considérer « la demande de l’interviewé de revoir le contenu de sa conversation avant publication » comme marque de censure. Une telle stipulation qui est bénéfique aux journalistes comme aux lecteurs, et qui permet d’édifier une presse digne de confiance, ne doit pas être considérée comme un recul, contrairement à ce qu’indiquent certains particuliers.
Etant chargé de traiter les violations à l’Arrêté 56/2006, Vo Xuan Thanh, inspecteur en chef auprès du ministère de la Culture et de l’Information, a affirmé qu’il ne pouvait pas être question de vagues interprétations sur les notions mentionnées dans ledit document. En effet, ce dernier, qui concerne le domaine culturel, comporte des notions de nature qualificative et non quantitative.
Mais si à l’étranger, par exemple, on indique clairement, par un certain pourcentage, la taille du décolleté. Une telle stipulation n’existant pas au Vietnam, nous ne pouvons pas conclure de manière arbitraire si un produit culturel transgresse les moeurs et les coutumes.
En réalité, pour conclure si un produit culturel commet ou non une telle faute, ou contient des contenus nuisifs, superstitueux, violents, pouvant choquer les enfants et défigurant la réalité historique,… nous devons nous baser sur la conclusion du Conseil national d’évaluation dans chaque domaine concret. Cet organisme regroupe des spécialistes et experts de premier rang dans chacun des domaines incriminés. Il n’existe pas donc d’interprétation et d’application arbitraires.
Le procédé d’une sanction est également démocratique. Une sanction n’est appliquée qu’une fois que le coupable a reconnu lui-même ses fautes après confrontation. Les déductions affirmant qu’il s’agit d’une notion vague, conduisant facilement à une décision arbitraire ne démontrent qu’un comportement hostile et autoritaire.
En comparaison avec l’Arrêté 31, le présent document présente de nettes avancées. Avant, pour plusieurs violations, l’écart entre les peines minimale et maximale était très important, ce qui a été révisé convenablement. Cet arrêté assure donc un environnement juridique plus ouvert et plus convenable permettant à la presse de se développer vigoureusement et de faire son intégration internationale. –
Source : AVI
http://www.vnanet.vn/Vnanetvn/FR/tabid/145/itemid/151600/Default.aspx
Ethnomusicologie : débat sur les musiques et la science des guimbardes
Une conférence intitulée « Musiques et science des guimbardes : petite leçon d’ethnomusicologie » sera organisée le 27 juin, à 19h00, à l’Espace – Centre culturel français, 24, rue Tràng Tiên (Hanoi). La manifestation sera animée par le professeur Trân Quang Hai, accompagné de Nguyên Duc Minh, spécialiste des guimbardes du Vietnam, qui jouera de différents instruments. Chercheur au Centre national de recherche scientifique (CNRS), professeur d’ethnomusicologie et spécialiste du chant diaphonique dans le monde, Trân Quang Hai nous présentera les surprenantes possibilités mélodiques d’un instrument universel et pourtant méconnu : la guimbarde. Entrée libre et traduction simultanée.Source : En bas de la première page du Courrier du Vietnam
http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?CATEGORY_ID=16&NEWSPAPER_ID=39
Le chant du xâm trouve un second souffle à Hanoi
Hat xâm, à l’origine chant des aveugles, semble recouvrir sa vigueur ces derniers temps à Hanoi, après une très longue absence. Renaît donc une facette de la vie culturelle de Hanoi d’antan.
Une petite scène, légèrement décorée, est montée sur le trottoir de la rue Hàng Ngang, dans le célèbre vieux quartier des 36 rues des corporations de Hanoi. Revêtus d’habits typiques de l’époque, chanteurs et chanteuses interprètent, passionnément, des airs du xâm, souvent mêlés d’un peu de mélancolie. Un public de plus en plus nombreux s’attroupe. Tout le monde semble ému en se remémorant soudainement l’image des chansonniers aveugles ambulants de jadis.
C’est grâce à l’initiative du professeur docteur en arts Pham Minh Khang et du compositeur Thao Giang, responsables du Centre de développement des arts musicaux du Vietnam, que le chant du xâm, ou le hat xâm, a trouvé un regain de vitalité ces derniers temps à Hanoi. Ces airs mélancoliques n’étaient chantés au début que par des chansonniers aveugles. À l’aide d’un nhi (viole à 2 cordes) dont il jouait lui-même, cet artiste ambulant, souvent assis seul sur une natte, chante des airs du xâm, improvisés ou puisés dans un répertoire traditionnel.
Le hat xâm s’est développé et a atteint son apogée fin du 19e-début du 20e siècle. L’apparition, en ce temps là, de nombreuses troupes de chanteurs ambulants a fait des chants du xâm une facette de la vie culturelle propre à Hanoi. Accompagnés des airs mélodieux du nhi, en cadence sur un tambourin, ces artistes populaires se produisaient souvent en plein air et n’importe où, tantôt sur un emplacement restreint dans un marché, tantôt dans un humble coin dans les carrefours. Séduits par ces mélodies émouvantes, les spectateurs, ou plutôt les passagers, n’hésitaient jamais à leur offrir quelques sous. Et ceux-ci se faisant rares, la troupe s’en allait alors chercher un autre public.Le vieux quartier chantant
« Faire revivre l’art du hat xâm, c’est réveiller une facette de la culture du Hanoi d’antan », dit le compositeur Thao Giang, directeur du programme de la musique folklorique « Hanoi aux 36 rues des corporations ». Lancé au début de cette année, ce programme de hat xâm a reçu d’emblée un large écho chez les artistes d’arts contemporains mais amoureux du folklore. Et le premier groupe xâm de Hanoi a vu le jour, réunissant une dizaine de chanteurs et chanteuses de renom, jeunes et âgés, et animé par des chercheurs en musique folklorique. Dans un court laps de temps, le groupe a pu rassembler quelques 20 airs du xâm de l’époque lointaine. Les plus appréciés seraient, entre autres, le Xâm aux marchés qui raconte l’histoire des 36 rues des corporations de Hanoi, ou le Xâm au tram qui parle d’un ancien mode de transport à Hanoi, ou encore la joie d’aller au marché de Dông Xuân (le plus important marché du vieux quartier)…
« Plus je chante le xâm, plus je me sens attachée à ces airs mélancoliques qui évoquent les images traditionnelles de Hanoi que m’a contées ma grande mère », confie la jeune Mai Tuyêt Hoa, du Conservatoire de Hanoi. Le programme « Hanoi aux 36 rues des corporations » veut que la représentation du xâm se donne, désormais, tous les samedis soirs, et que la scène soit ambulante pour entretenir une omniprésence dans le vieux quartier de Hanoi.Une chansonnière octogénaire
Mme Hà Thi Câu, 80 ans, serait la dernière chanteuse de xâm au Vietnam. Originaire de la province de Ninh Binh (Nord), Mme Câu a commencé le hat xâm à l’âge de 10 ans et poursuit depuis ce « métier », peu respectable aux yeux des gens. Une belle voix naturelle, une viole à 2 cordes et un tambourin. Avec cet inséparable bagage, Mme Câu a parcouru l’entière vaste plaine du Nord pour avoir de quoi nourrir ses enfants. Elle possède un riche répertoire d’airs du xâm qu’elle a mémorisé jusqu’à nos jours. Malgré son âge respectable, elle continue de chanter, car « on m’invite fréquemment à venir chanter dans les pagodes ou les temples. Comme toujours, les fidèles désirent écouter les airs folkloriques traditionnels qui semblent en belle harmonie avec ces lieux sacrés », dit Mme Câu, avec un brin de fierté. Elle a mené jusqu’ici une vie matériellement sobre, mais spirituellement riche.
Avec ses 70 ans entièrement consacrés au chant du xâm, la vénérable Hà Thi Câu est digne du surnom de « musée vivant » de l’art du hat xâm, d’autant plus que ce genre de « chant des aveugles » est en danger de disparition. Pour ses mérites dans l’œuvre de conservation des arts folkloriques, Mme Hà Thi Câu s’est vu décerner par l’État le titre honorable d' »Artiste Émérite ».Nghia Dàn/CVN
( 25/06/06 )Source : Le Courrier du Vietnam
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