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Bao Nhan

Toutes mes réponses sur les forums

15 sujets de 3,166 à 3,180 (sur un total de 5,069)
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    Messages
  • en réponse à : Les rapports homme-femme au Vietnam #56702
    PhapKhieu;43164 wrote:
    Je ne vais pas polluer mon post avec d’autres histoires personnelles, je ferais ca dans présentation :bigsmile:

    Non, je trouve tes récits très intéressants, et cela servirais de leçons pour ceux qui se trouvent un peu dans cette même situation.

    Et puis, je vois que tu es un mec vraiment généreux.

    Au plaisir de te relire.

    Bao Nhân

    en réponse à : Xin Chào !! #56652
    Dave;43113 wrote:
    Bonjour,

    D’abord nous nous présentons. Je m’appelle Dave, j’ai 30 ans et suis Lyonnais. Mon épouse, Huong, a 28 ans et viens de Hanoi. Nous nous sommes rencontrés au Vietnam et nous y sommes mariés .
    Je connais assez bien le Viêtnam pour y être resté quelques années et pour y avoir ma belle famille qui y réside.
    Donc ce forum m’aide à retrouver cette atmosphère familiale que j’ai connu là-bas. Pour Huong, c’est un peu un lien avec ses racines et le moyen d’être régulièrement informée sur les manifestations culturelles, en particulier à Lyon, et pouvoir communiquer avec des Viêtnamiens de France.
    Merci d’avance pour votre accueil…

    Salut et :bienvenue1: Dave,

    Et depuis que vous êtes revenus en France, est-ce que vous retournez souvent là-bas ?

    en réponse à : Les rapports homme-femme au Vietnam #56651
    PhapKhieu;43134 wrote:
    Je me fache pas :kimouss:. Pour ceux qui connaissent, quand j’étais en voyage d’affaires en Europe, elle invitait toutes ses copines ( et un de ses ex…) au resto L’Emperor, allait faire du shopping au Sofitel Metropole, et allait avec son fils et sa famille à VinPearl ( avec la carte de crédit sur mon compte). J’ai mis le hola, ce qu’au début elle ne comprenait pas, car je travaillais sans avoir aucun plaisir ( journées de 14-16h), et elle avait la « belle vie » avec sa famille.

    Son truc c’était pas Fendi, c’était Vuitton Sofitel, et maintenant c’est une autre coneri sur Hoan Kiem ( Longchamp ?).

    Pourquoi tu la gardes encore ? Moi aussi, il m’est arrivé de payer des fruns pour quelques nanas viet, mais ça n’a jamais dépassé 500000 dôngs, et pourtant je me les suis fait quand même rembourser en nature.

    en réponse à : Les rapports homme-femme au Vietnam #56644

    PPS, sur ton avatar, qui est-ce ? Qu’est ce qu’elle est mignonne !

    en réponse à : Les rapports homme-femme au Vietnam #56641

    Concernant l’arnaque : En France, lorsqu’on achète un appart à un tel prix, il faut ajouter tous les frais qui vont avec, comme par exemple : frais notaires, frais de dossier, frais pour un état de lieu, commission pour agent immobilier, frais de quarantie pour le crédit, frais pour lois carrée etc… Donc, en grosso modo, tout cela représente jusqu’à 10% du prix d’achat. Le notaire à lui seul, déjà 7%. Donc par exemple, sur 100000 euros, le notaire touche 7000 euros. Bref, dans ce cas-là, peut-on considérer comme de l’arnaque ? Alors, je dirais « OUI », mais seulement c’est de l’arnaque qui a été légalisée par la lois. Et c’est pour ça que l’on ne peut rien faire que de fermer notre gueule.

    en réponse à : Les rapports homme-femme au Vietnam #56633
    PhapKhieu;43115 wrote:
    Il ne faut pas oublier aussi ici qu’il n’y a de base aucune taxe, beaucoup de commerce se passe en liquide, ce qui rend impossible de quelconques stastistiques. Il y a une rue dans Ha Noi où ils font le change, si tu y vas, il y a des piles gigantesques de billets de 500.000 VND, et tu peux changer quelques millions de dollars instantanément. Ca peut te donner une idée de ce qui circule réellement en matière d’argent.

    En matière hommes-femmes, je vais raconter une anectote. Généralement j’ai tendance à me fournir chez mes fournisseurs, et pour éviter les blablas, j’annonce de prime abord que tôt ou tard j’aurais quelqu’un qui vérifiera les prix, que je contacte aussi les concurrents ( parfois ils se téléphonent entre eux), et que si il y a le moindre surprix, je termine toute relation commerciale avec leur entreprise. Une fois j’ai accepté un diner, à mes débuts, avec un couple ( je me suis dit OK !). Deux autres couples sont venus. A la fin du diner, les 3 femmes ont discuté avec leurs mari, pour l’intendance du lendemain matin. Et elles nous ont souhaité bonne nuit au karaoke !!! Ca m’avait lourdement choqué.

    Ca forme des couples résignés, ou la femme est heureuse que le mari aille voir ailleurs, ca ce n’est pas son centre d’intérêt. J’ai même entendu plusieurs fois qu’elles sont heureuses de cette façon de voir la famille sauf dans 2 cas :

    – Si la concubine du mari est de la famille ( ca arrive souvent !)
    – Si le mari a des enfants adultérins.

    Le reste du temps, j’ai remarqué que c’est OK et accepté.

    Un dernier point, parfois les femmes exigent beaucoup plus d’un mari expat ou viet khieu qu’elles ne le pourraient d’un vietnamien local.

    En termes de finances, en termes de maison, etc… Perso ca a été au début mon cas, il a fallu que je recentre les choses un poil on dira :bigsmile::bigsmile::bigsmile: et maintenant ca va bien ( et je peux dire qu’elle a une très belle vie !).

    L’achat de la maison extrêmement grande « obligatoire après le mariage » ( oui, mais très peu de vietnamiens le font !!!), la femme voulant connaître toute l’étendue financière du mari ( ce que j’ai tendance à déconseiller maintenant, non pas en fonction de mon expérience, mais de ce que j’ai vu, et des conseils de plusieurs femmes vietnamiennes!), la volonté d’avoir un 4×4 Mercedes ( Lexus c’est pas bien ???), le dernier téléphone portable à payer à sa femme, sinon les vietnamiens vont penser que le foreigner n’a pas assez d’argent et c’est pas bon pour sa réputation, etc…

    Ca peut se terminer avec des achats de luxe & co, et le mari travaille pour alimenter le « show off » de sa femme auprès de ses amies. Elle gérera l’argent pour que le foyer vive, donc il n’y aura pas banqueroute, mais tôt ou tard le mari aura l’impression de tout alimenter ( ce qui sera vrai). J’ai connu plusieurs personnes dans ce cas-là.

    Perso, même moi au début, je ne m’expliquais pas où l’argent passait, il a fallu des discussions sérieuses, car quand on en arrive à payer 10-12.000$ par mois, ca fait bizarre ! ( et on se dit que finalement en France ce serait moins cher !). Maintenant ca va bien, mais c’est quelque chose que j’ai remarqué un peu partout, il faut placer des limites financières au départ.

    Je posterais dans la section mariage également (mon expérience, celle d’autres personnes que je connais, et celle de mes 2 avocats de Ha Noi, vietnamiens).

    Je suis désolé de poster des posts « noirs », mais parfois il faut recenter la réalité, et approcher le Viet Nam de la bonne façon. Sinon c’est échecs et déceptions garantis.

    Pour vous, les expats, peut-être, il est difficile de voir les choses en vrai. Mais nous, on voit tout de suite que quel individu ou quelle famille appartenir à une espèce de vautour qui n’ont aucune notion de dignité, ni celle de fierté et ni de moralité, car ils ne peuvent pas rester lontemps honnête. Il faut dire que ces gens-là ne sont pas encore complètement sortis de leur état animal. Et quel individu ou quelle famille appartenir à une espèce de phénix qui possèdent une longue tradition morale familiale, lui permettant de rester digne. C’est pour cette raison que, au Vietnam, les enfants des bonnes familles « con cái nhà gia đìng có truyền thống tốt đẹp lâu dài » refusent de se mélanger par mariage avec les vautours qui, semble-t-il, être nés que pour rabaisser l’humanité par l’impureté de leurs acte et de leurs pensées. Mais, comme on ne peut pas les massacrer tous, car il faut un peu de tout pour faire un monde. Et heureusement qu’il y a certains pauvres expats qui sont là pour les prendre en charge.

    en réponse à : Les rapports homme-femme au Vietnam #56631

    A savoir que l’infidélité n’est pas uniquement l’apanage des hommes viets mais aussi celui des autres peuples de la région.

    D’ailleurs, on n’a pas tous, Asiatique et occidentaux, la même notion concernant l’infidélité. Il faut le voir selon les coutumes du pays où vous êtes et non selon les vôtres. Et pour cela, je pense que vous auriez intérêt à vous procurer des bouquins qui en parlent, comme par exemple : le Kâma-Sûtra et quelques autres sur les Keisha ou ceux sur les concubines chinoises etc. De là, on voit bien que la sexualité chez les Asiates a même un rôle qu’on pourrait dire « thérapeutique et de relaxation » qui n’a peu de rapport avec la notion de fidélité ou de l’infidélité.

    Par ailleurs, selon la religion musulmane, les hommes sont autorisés à prendre sous le même toit jusqu’à quatre femmes (en cas de doute, il suffit d’aller faire un petit tour dans des banlieues parisiennes et vous verrez).

    Dans certaines sociétés asiatiques, la sexualité sans réelle relation sentimentale et qui n’exerce pas de menace sur la vie du couple, comme celle qu’on a avec des prostituées est considérée comme banale, donc aucune raison à s’affoler.

    Une petite anecdote : il arrive assez souvent qu’on (moi, mes frères, mes cousins et mes beaux-frères) organise une petite soirée sympa en compagnie des call-girl, et parfois, cela a eu lieu à la suite d’un diner familiale en grand complet dans un restaurant où mes sœurs et leurs enfants y étaient également présents. Mais des qu’elles s’aperçoivent que les hommes voulaient passer un bon moment avec des nanas, alors elles et leurs enfant s’apprêtent à nous prendre congé en nous souhaitant de passer une bonne soirée, mais bien sûr, à condition qu’après avoir passé un bon moment avec leurs call-girl, les messieurs doivent rentrer dormir à la maison.

    thanhhai;43011 wrote:
    Maintenant, c’est mieux.

    Maintenant, avec la nouvelle politique relative aux Viet Kieu, et puisque tu n’aimes pas l’hiver québecois, alors je pense que, étant né de mère vietnamienne, tu peux demander auprès de l’un des bureaux de représentation diplomatique vietnamienne le certificat d’exemtion de visa, qui te permettra de pouvoir aller vivre au Vietnam pendant l’hiver.

    Bao Nhân

    thanhhai;42970 wrote:
    Si je ne me trompe pas, le nom de l’auteur est Josenenshin quelque chose comme ça. Un russe, gagnant du prix nobel de la littérature.

    L’auteur de ce livre s’appelle « [SIZE=-1]Alexandre Soljenitsyne ». Lui-même, un ancien prisonnier d’un camp de travaux forcés soviétique. Et d’ailleurs, c’est un historien et ex-colonel de l’armée rouge, décoré comme héros de l’union soviétique pour avoir participé à la guerre anti-Nazi.

    Sinon, désolé pour la tragédie qu’a connue ta famille. Lorsqu’on est étranger, et [/SIZE][SIZE=-1]des que quelque chose ne va plus dans le pays, [/SIZE][SIZE=-1]on est automatiquement le premier coupable idéal ou bouc émissaire. Mais, comme tu sais que éliminer un faux coupable ne réglera jamais un vrai problème. :bigsmile:

    Bao Nhân
    [/SIZE]

    thanhhai;42963 wrote:
    L’archipel de Goulad (7 tan dia nguc).

    Mais je serai très étonné si tu me dis que « L’archipel du Goulag » a été traduit et mise en vente libre au Vietnam.

    thanhhai;42960 wrote:
    C’est vrai. Cette période était très dure. Il manquait de tout et le contrôle administratif (politique) était très sévère. Mais la plus dure période serait celle que le Vietnam devait faire face à la guerre avec les Khmers rouges à l’Est et les Chinois au Nord.

    En étant refugié cambodgien au Vietnam, je devais subir encore plus de pression. Il faut dire que la vie était dure pour tout le monde. Moi, au moins, étais épargné d’être mobilisé dans l’armée et d’autres travaux communautaires tels de creuser des canaux d’irrigations, d’obliger de s’installer dans les zones économiques nouvelles par exemple. J’ai bénéficié en quelque sorte le satut d’un étranger en sol vietnamien, ce que les Vietnamiens n’en bénéficiaient pas nécessairement au Cambodge.

    Je gagnais ma vie en donnant des cours de français élémentaires aux enfants des familles aisées (fonctionnaires), ou en me débrouillant dans toute sorte de petites affaires de traducteur, d’interprète… Il m’est arrivé, et ce souvent, de dormir avec le ventre vide. Mais il y avait aussi des moments prospers.

    J’ai pu survivre à Saïgon pendant 13 ans, grâce aux copains que j’ai retrouvés, eux aussi refugiés au Vietnam ou partis à l’étranger; aux Vietnamiens avec qui j’ai lié d’amitiés. Aujourd’hui en remémorisant cette période, je me dis que cela relève du miracle que j’arrivais à surivre – sans un sou au départ – tant d’années à Saigon et à traverser cette dure période avec succès.

    Quant à mon départ pour le Canada, c’était aussi du miracle. Je n’avais personne au Canada d’ailleurs. La plupart des camarades du lycée s’installait en France. Un ongle au États-Unis, une soeur en Australie.

    J’ai soumis ma demande d’immgration au consulat de France à Saigon qui fut refusée, faute de n’avoir pas de parenté directe. J’ai demandé un visa d’immigration auprès de plusieurs pays dont l’Allemagne, les États-Unis, l’Australie, la Nigérie. Tous m’avaient refusé pour le même motif.

    Finalement, un ami immigré au Canada, à qui j’ai apporté de l’aide durant son séjour à Saigon, m’a parrainné. Je me suis inscrit pour l’entrevue sans enthousiasme, vu les échecs précédents. Eh bien, c’était la bonne ! Parmi les 7 candidats, dont j’étais le dernier à passer l’entrevue, j’étais le seul à se voir accorder un visa de résidence au Canada. Je n’en croyais pas à mes oreilles quand les délégués annonçaient leur accord sur mon dossier. J’ai appris plus tard que grâce à ma connaissance de la langue française et vietnamienne, preuve de débrouillardise, d’adaptation, que ceux-ci m’avaient accordé le visa de résidence au Canada.

    À vrai dire, je m’étais engagé dans ce processus d’immigration, d’une part parce que la vie au Vietnam était dure, celle au Cambodge était impossible; mais d’autre part, c’était aussi par curiosité. Je voulais voir comment on vit sous autres cieux.

    Le Vagabond

    Partir avec son coeur naïf et curieux
    Pour voir ce qui se passe ailleurs
    Pour voir de quelle couleur se peint le bout du monde
    Pour savoir où se terminent les lointains horizons

    Partir avec ses pieds nus et ses mains vides
    Pour découvrir la vie et ses grands mystères
    Partir pour revenir avec son esprit limpide
    Pour mieux comprendre ses petites misères

    Partir pour rencontrer les gens au bout de la Terre
    Pour serrer les mains des Hommes de l’autre bord de la mer
    Partir pour revenir un jour ne plus être jamais pareil
    Plus jamais pareil dans les rêves de son sommeil

    Partir pour tisser des liens invisibles
    Pour surmonter les limites invincibles
    Pour déchirer le voile de la brume
    Pour tracer avec sa plume une amitié à travers les écumes

    Eh oui, la vie est un miracle ! J’ai survécu au génocide Khmer rouge pendant que 3 millions y ont laissé leur vie. J’ai survécu 13 ans à Saigon, pendant que plusieurs y sont succombés. J’ai encore survécu 20 ans au Québec, mon pays n’est pas un pays, mais c’est l’hiver. J’ai traversé les massacres de masse, traversé les travaux forcées des Khmers rouges. J’ai travaillé comme plongeur. J’ai mangé dans le reste des restaurants. J’étais bûcheron, pêcheur, serveur, instituteur, banquier, refugié, presseur, machiniste, journaliste, syndicaliste, webmaster, poète, interpète.

    Je suis un vagabond, un sans-identité. Je resterai toujours un Homme qui a pour demeure la Terre et qui a pour Frère, toi, peu importe si tu es Français, Vietnamien, Cambodgien, Chinois, Québécois, Canadien, Finlandais…

    Eh oui, la vie est un miracle, la vie est belle ! Je ne regrette rien.

    Merci pour ta réponse Thanhthai,

    En te lisant depuis le début, je constate que ton parcours est riche d’aventures, et ta sagesse semble être plutôt le fruit de tes vécus que de tes lectures.

    Au plair de te relire.

    en réponse à : Les rapports homme-femme au Vietnam #56502
    virgin;42848 wrote:
    (si tu peux éviter le string et le sous-tif qui dépasses,comme j’ai vu souvent , je crois que c’est bien;D:bigsmile:)

    Rien qu’entendre le mot « STRING », cela suicite déjà beaucoup de fantasme dans ma tête. :bigsmile:

    Mais par contre rien n’est de plus moche et détestable qu’un mec portant un string.

    thanhhai;42919 wrote:
    Et si vous me racontrez une anecdote / histoire drôle du Vietnam lors de vos séjours dans ce pays. Une histoire drôle triste ou heureuse peu importe ou alors des photos / vidéos drôles (exotiques) du Vietnam. Oui quelque chose qui est différente aux yeux des occidentaux.

    Salut Thanhthai,

    Justement, en sachant que tu as vécu de 1975 à 1988 au Vietnam, j’aimerais bien que tu nous racontes un peu de ta vie durant cette période, où tout devrait être très dur (j’imagine), car il y avait de la pénurie à cause de l’embargo. En l’occurence, sur le plan politique et social, la pression aurait été énorme.

    Et comment ça se fait que tu as attendu jusqu’à l’année 1988 pour t’expatrier, au monment même où le pays commence à s’ouvrir vers l’extérieur?

    J’ai quelques anciens collègues, comme toi, ils sont nés au Cambodge, et lors de la victoire des Khmer rouge, ils se sont réfugiés au Vietnam et y restés jusqu’à la fin des années 80. Ensuite ils sont venus en France rejoindre leur famille. L’un d’entre eux a dit regretter d’avoir laissé à Saigon un immeuble de trois étage à sa belle famille.

    en réponse à : De quelles origines êtes vous ? #56343
    thanhhai;42756 wrote:
    Comme dit-on connaître (maîtriser) une langue est vivre en plus une vie. À la découverte d’une langue nous permettre à s’étonner devant les richesses qui s’y sont cachées.

    Comme je suis né au Cambodge en même année que toi, Kinoune, j’ai aussi travaersé des moments tout aussi dramatique que extraordinaire, que purement par hasard, de posséder plusieurs langues aujourd’hui. C’est la Terre qui est ma demeure. C’est l’humanité où puisent mes origines.

    À un moment de l’histoire de mon pays natal, la montée du nationalisme khmer républicain et khmer rouge nous obligent à tout abandonner pour ne conserver que la langue kmère (1970-1975), alors que je parlais déjà le chinois, un peu de vietnamien. Puis de 1975 à 1988, refugié au Vietnam à la suite du génocide khmer rouge, nous devions tout recommencer en réapprenant le vietnamien. J’étais autodidacte en vietnamien en lisant, je ne sais combien de livre et de journaux vietnamiens durant cette période de 13 ans à HCM ville. Je mémorisais chaque mot vietnamien, et ne suis toujours pas très sûr sur les signes. Du moins mon parler en vietnamien est plus que riche en vocabulaire. Puis, là au Canada, je recommence à utiliser le français tout en essayant l’anglais au travail, et le cambodgien, le chinois et le vietnamien en communauté.

    Ce n’est pas facile. Tout cela a produit en moi un homme « sans racine », d’où j’écris ce poème đéié à toutes ces personnes qui, au gré des événements, se sont égarés et se sont devenus citoyens du monde.

    La racine
    N’importe où que je sois,
    Une partie de moi-même dispersée.
    Que je respire, que je vive cet air frais.
    Au matin, le jour et le soir.
    À la fraîcheur de la rosée;
    Aux premiers rayons scintillés;
    Aux goutelettes sur les feuilles perchées;
    Comme à l’odeur de la terre remuée;
    À la chaleur de l’éternel soleil brillé;
    Aux gazouillements berceurs des oiseaux;
    Aux murmures mélodieux des cours d’eau;
    Comme aux couleurs des fleurs enchantées;
    Ainsi le crépuscule venu au ciel doré
    Que l’obscurité effacerait toute beauté.
    N’empêche que ma vie dans la continuité
    À contempler alors les étoiles réveillées.
    C’est dans l’air frais que je respire
    Où se retrouve ma racine.
    C’est dans l’infini où je vire
    Que je vis que je m’enracine.
    Et dans l’envol des cigognes
    À destination du lointain ignorée
    Que mon esprit s’est inspiré,
    De lors mes mots deviennent ivrognes.

    Merci Thanhthai. Que c’est beau ce poême !

    Il me semble nos parcours se ressemblent un peu. Mais juste, puisque je ne suis pas né au Vietnam ni jamais y restais plus un mois, et d’ailleurs, la première fois que j’y ai mis mes pieds c’était lorsque j’avais déjà 44 ans, donc je pense qu’il est sûr que pour y avoir vécu durant 13 ans, ton niveau de vietnamien doit être beaucoup plus haut que le mien.

    Bao Nhân

    en réponse à : De quelles origines êtes vous ? #51949

    Salut et :bienv: Kinoune,

    C’est émouvant ce que tu raconte.

    Au plaisir de te relire.:kimouss:

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