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BrunoQN76;96332 wrote:Bonjour à tous!J’ai vu que l’on pouvait solliciter la nationalité vietnamienne depuis le 1 juillet 2009.J’aimerai savoir si je pouvais prétendre à la naturalisation vietnamienne ou non, sans répudier la nationalité francaise?Je suis marié avec une vietnamienne (qui n’a pas la nationalité francaise) depuis 5 ans, et nous avons une petite fille (qui elle, est sur nos 2 passeports).Si oui, quelles démarches dois-je faire?merci d’avance de m’éclairer a ce sujet qui me :confused:parait assez flou…
Ne pas oublier les obligations par la suite. Ne t’emballe pas trop vite. As-tu pensé à ceci :
Est-ce que tu t’es renseigné pour le service militaire obligatoire après naturalisation ? Sais-tu combien de temps font–ils leur service militaire et combien gagnent-ils les appelés là-bas ?
Je crois que tu as une femme et un enfant. Penses-y !
8 décembre 2009 à 19h22 en réponse à : Changement climatique : dix-sept millions de Vietnamiens menacés #104826Viêt nam – Changement climatique : dix-sept millions de Vietnamiens menacés.
Ce titre me fait penser qu’un jour j’ai lu quelque part un article sur la pointe de Ca Mau ( Delta du Mékong). Cet article disait que cette pointe gagne 70 mètres par an sur la mer (Dépôts d’alluvions).
Aujourd’hui on me dit que les habitants du delta sont en danger.Il est bien entendu que j’ai mon idée mais je suis fatigué de voir et d’entendre qu’il y a tant d’experts médiatiques qui profitent seulement pour soutirer de l’argent aux gens avec leurs films, reportages catastrophiques.
Si j’ai froid cet hiver, j’espère qu’ils vont pas me dire que c’est à cause du réchauffement.
D’après vous, qui sont les idiots qui payent la taxe carbone pour ceux qui sont au gouvernement, les sénateurs et les députés (verts y compris) ? Et voitures avec chauffeurs , billets de train, avion gratuits, en plus touchent les primes pour se déplacer. C’est vous et moi ………….
Quote:Le Vietnam aime les énergies de la merHANOÏ – (Vietnam) – 30/11/2009 – 3B Conseils -Selon le quotidien vietnamien de langue française, Le Courrier du Vietnam du 26/11/09 (ICI), le pays a pris conscience de son important potentiel en termes de nouvelles ressources d’énergies et notamment d’énergies issues de la mer. En effet d’après Nguyên Tac An, ancien recteur de l’Institut d’océanographie et président du Comité intergouvernemental d’océanographie, le Vietnam a largement le potentiel pour produire des énergies à partir des ressources marines et notamment une électricité moins chère que celle qui serait produite par la technologie nucléaire (en termes d’investissements). Le Vietnam dispose d’un très long littoral bordé par le golfe de Thaïlande à l’ouest et de la mer de Chine méridionale à l’est et au sud, soit 3260 km de façade maritime en forme de « S » et 4200 km² d’eaux territoriales ; des milliers d’îles et d’îlots parsèment ces eaux qui sont autant de ressources du point de vue énergétique.
Les experts estiment que les courants marins et la ressource éolienne en mer au Vietnam offrent des conditions optimales. Le gouvernement Vietnamien avait d’ailleurs organisé récemment une conférence sur la production d’électricité grâce aux énergies marines et alerté les industriels et investisseurs sur ces opportunités nouvelles de développement. Sans grand succès puisqu’à ce jour quasiment personne n’a encore songé à exploiter ces ressources leur préférant la thermoélectricité, l’hydroélectricité et, plus récemment, l’énergie éolienne onshore voire même le nucléaire (qui a quelques partisans forcenés dans ce pays). Pour développer les énergies marines comme elles devraient l’être, M. An propose d’importer l’équipement nécessaire (turbines éoliennes offshore, hydroliennes) pour produire de l’électricité d’abord en direction du marché domestique. Les plates-formes déjà existantes au large pourraient également être recyclées pour héberger de nouveaux équipements. « Une fois démontrée l’efficience d’un tel moyen, on pourra le généraliser », affirme M. An confiant.Du point de vue législatif le gouvernement Vietnamien a déjà pris des décisions relatives au développement des ressources bioénergétiques pour 2015 et a défini des orientations pour 2025. Dans ces premiers textes, le gouvernement accorde des privilèges fonciers et financiers à toute entreprise ou individu qui investirait dans ce secteur, avec pour la période 2007-2015, une priorité d’investissement centrée sur les bioénergies. A côté du biocarburant qui peut être tiré du Bancoulier (Aleurites moluccana) dont Tôn Thât Thiên Bao, directeur général adjoint de la société Énergie Verte du Vietnam (GEV) projette de planter 30.000 ha dans les 7 provinces du Centre, une autre piste est toujours en cours d’exploration sur laquelle j’ai déjà écrit sur ce blog : il s’agit des biocarburants tiré des graisses et des déchets de poissons (Cf. article du 15/05/2009 ICI). C’est une technologie organique dans laquelle le Vietnam possède indubitablement une très ancienne expérience. Des compagnies comme la sarl Minh Tu, à Cân Tho (delta du Mékong), ont investi dans une chaîne de production d’huile biologique à partir de ce type de production dont la capacité atteindrait, toutes technologies confondues, 50.000 l/jour. Cette société a pu notamment Changement climatique : dix-sept millions de Vietnamiens menacés exporter en juin dernier 23.000 litres à Singapour. Certes 23.000 litres ce n’est pas grand-chose, mais c’est au moins un début alors que d’autres piétinent encore sur place ! Trinh Minh Tu, directeur de cette société, confie qu’il souhaite que l’État fixe des critères pour les biocarburants (algo, à base de déchets de poissons ou autre), et accorde de nouveaux privilèges fiscaux pour soutenir le développement de ce secteur. « De telles politiques de l’État sont nécessaires pour le développement de ce secteur dans le delta du Mékong« a insisté M. Tu.
Francis ROUSSEAUTi Ngoc;96184 wrote:bonsoir Agemon, dokuan …et tous les forumeurs (euses)
oui je savais qu’Eric Charden était né à Haiphong, mais je ne savais pas que sa mère était « jaune ».
il est des notres alors!:bigsmile::Vietnam:Bonsoir, Ti Ngoc !
Plus exactement si mes souvenirs ne me font pas défauts : Elle était Tibétaine.
dokuan;96178 wrote:Qui a dit « être français c’est être révolutionnaire » ? Qui a dit: «Etre français, c’est être révolutionnaire»? – 20minutes.frCANTONA ……. je crois !!!!
Pour Info :
Au fait Ti Ngoc, Eric Charden est né à Hai Phong de Papa blanc et de maman jaune.
ANA28;96098 wrote:Merci Kimsang, c’est ça que je cherche.Alors « Banh trang re« , maintenant il me reste à savoir si quelqu’un peut me dire où trouver cela en France. Mais j’ai déjà retrouvé le nom, grâce à toi, c’est un grand progrès.
Voir Ici Bánh tráng rế :
Cuisine vietnamienne : ce qu’il faut savoir – Page 3 – Forumvietnam.fr – Forum Vietnam
ANA28;96031 wrote:à Hué et à Hoi An j’ai mangé, et réalisé au cours de cuisine, des petits nems confectionnés avec une galette de riz particulière, ajourée un peu comme une dentelle. J’ai égaré le nom vietnamien que j’avais noté et en France chez Tang et autres, ce genre de produit ne dit rien à personne. Je ne l’ai pourtant pas rêvé…. Qui peut m’aider ?Merci
Tout d’abord bienvenue !
Il faut savoir qu’au Viêt Nam, surtout à la campagne, beaucoup de vietnamiens fabriquent eux-mêmes les galettes. A mon avis, ce sont les galettes » fraîches » fabriquées sur place. Peu de chance pour les trouver ici.
la fabrication des feuilles de riz – au bout du monde
Chez nous, on écrase le riz avec un pilon/mortier en rajoutant de l’eau, on obtient un liquide blanchâtre qu’on confectionne ensuite les galettes ou banh cuong.
Ma cousine vietnamienne dans le médoc (Gironde) le faisait encore de son vivant ……. Cela n’a rien à voir avec les galettes achetées. C’est comme les pâtes fraîches et les autres …..Pour ne pas oublier.
Les bagnes de Poulo Condore, diaporama à télécharger.
ou ici ci-dessous :
à télécharger sur la page Diaporamas( PowerPoint en Exe.)
VNbylove;93262 wrote:l’histoire que j’aime le plus est que le Générale Lucien Ginsburg aka Serge Gainsbourg mit au garde à vous une poigné de parachutistes venus pour parler gros pétard avec ses amis Jamaïcains.je ne comprends pas très bien ce passage.
J’étais dans l’armée en ce temps là et aussi au Gabon quand Serge a payé un coup (et mêmes plusieurs) aux paras le soir après le tournage de son film.
Ce n’était pas parce qu’un ou deux cons qui étaient contre la marseillaise de Gainsbourg que c’était toute l’armée. C’est pour vendre leur billet que les journalistes ont monté l’affaire. Gainsbar était un gars simple, pas une grosse tête et d’une très grande gentillesse. On l’aimait tous bien. De plus pour moi personnellemnt, un génie. De tout temps les génies ont besoin d’un coup de pétard (cela ne veut pas dire que je suis pour) Regarde Françoise et …
( à court d’idée, j’ai pas loin de 39° de fièvre, j’espère que ce n’est pas la grippe Bachelot)Je suis d’accord avec Robin et ……. comme par hasard les débats sur ce sujet vont s’arrêter 2 semaines avant les élections régionales. Récupération… ???, diversion …??? Cherchez l’erreur.
De toute façon avec son baratin ( vous savez de qui je parle), les français vont se faire encore avoir. La majorité des français croient à tout se qu’il crache mais après……….. Illusion et rêve …. Ảo tưởng, ước mơ, il faut payer.Ma cousine avec sa patience a retrouvé les traces de nos ancêtres du côté paternels jusqu’aux années 1700 et quelques pour faire l’arbre généalogique. Je saute…mon grand père français bien sûr, avant d’aller en Indochine, faisait partie de l’escorte de l’Impératrice Eugénie à l’inauguration du canal de Suez.
Moi, son petit fils retraité de l’armée française, ancien combattant, à chaque demande de renouvellement de carte d’identité ou passeport, on me redemande la justification de la nationalité française. Toutes ces démarches durent pas loin de 6 mois. J »avais écrit au préfet de la Gironde, à 2 sénateurs et à notre député. Une seule réponse évasive pour me dire qu’il a pris note. Tout celà parce que je suis né à Sài Gon ( En ce temps là, la Cochinchine était française, ils ne le savent toujours pas ).On nous a éduqué, bien bourré le crâne avec toutes ces histoires de Patrie etc… Moi, je les ai crues, la marseillaise, elle me donnait la chaire de poule. Jeune con, j’y croyais. Je n’ai jamais aimé l’armée mais j’avais gardé le sens du devoir. Illusion, j’ai cru à cette France reconnaissante, tu parles que des illusions. C’était terrible mais j’ai mis, il y a quelques années à la poubelle mes médailles et décorations.(*)Je ne fais partie d’aucune institution ou association relatives à l’armée ou parti. Je vote blanc. Ils ne sont tous que des manipulateurs, ils ne m’auront plus jamais.
Enfin, tout cela pour vous dire que l’Identité nationale, il faudrait qu’elle soit dans les deux sens (C’est simple. Tu veux que je sois français ? Considère-moi d’abord comme français. Pour moi, c’est trop tard le mal est fait)
Mais ne vous faîtes pas des illusions, cela ne se réaliserait jamais, peut-être dans 2 siècles en commençant sur les bancs d’école pour changer les mentalités. Quand je discute avec quelqu’un, j’ai toujours senti que mon interlocuteur ne me considère pas comme français, puisqu’il me demande souvent – » Et chez vous comment c’était etc… » c’est un exemple. Ma femme d’origine Deutsch est plus française que moi. Remarquez que j’en ai rien à foutre.
(*) La France reconnaissante. J’ai lu hier dans le S-O, qu’on a mis dehors de leur logement, 2 retraités marocains, anciens combattants de 94 et 79 ans, sans les reloger. Ils ont toujours payé leur loyer. Ils se sont dépêchés car après le 1/11, ils ne le peuvent plus.Je voudrais que vous lisiez ce billet de Jean Claude Guillebaud dans le journal Sud-Ouest du 1° novembre 2009.
Quote:La tenaille du dégoût
Le billet de Jean-Claude Guillebaud dans le Sud-Ouest le 1°novembre 2009C’est une consœur du service public, Françoise Degois, de France Inter, qui a eu le courage de ne pas mâcher ses mots au sujet de ce que nous vivons depuis quelques semaines. Évoquant jeudi matin le désarroi qui habite les Français, elle a usé d’un néologisme approprié : dégoûtcratie. Elle faisait référence, bien sûr, à l’avalanche de vilaines « affaires » qui occupe, jour après jour, l’actualité. Des sordides calculs – et trucages – du dossier Clearstream à la mise en examen de Jacques Chirac, en passant par l’embrouillamini concernant Julien Dray ou la condamnation de Charles Pasqua, la démocratie française donne le sentiment de s’envaser dans un marécage de prévarications et de barbouzeries diverses.
Quelles que soient leurs options politiques, les Français redécouvrent avec stupeur l’âpreté des luttes au sommet et le cynisme calculateur de ceux qui les gouvernent. On ironise, à l’étranger, sur notre « république bananière ». C’est de série policière qu’il faudrait parler, et des plus glauques. On objectera que tout cela n’est pas nouveau. Chacun se souvient du deuxième septennat de François Mitterrand, immergé tout entier dans « les années fric ». Aujourd’hui, cependant, le contexte historique rend cette kyrielle d’affaires bien plus désespérante.
Depuis une année, et du fait de la crise financière – ce « hold-up du siècle » -, c’est surtout le pouvoir économique et bancaire qui était mis en accusation. Face aux prébendes et spéculations de toutes sortes dont le « système » se rendait coupable, on s’était tourné vers l’État. À juste titre puisque, en dernier ressort, c’est lui qui est en charge du « bien commun » et de l’éthique démocratique. En obtenant le retour dudit État, on n’espérait pas seulement qu’il sauve in extremis le système bancaire, mais aussi qu’il réhabilite, disons, la « vertu ».
Or, nous réalisons, à travers les innombrables déballages judiciaires, que l’État n’est pas forcément vertueux lui non plus. Nous voilà donc pris entre deux feux. C’est ce qu’on pourrait appeler la tenaille du dégoût. Manœuvres spéculatives détestables d’un côté, cynisme du « pas vu pas pris » de l’autre : comment éviterons-nous la montée dans l’opinion d’une désespérance propice aux réactions populistes ? Cette lugubre « tenaille », notons-le, se met en place au moment même où une souffrance de type nouveau se répand dans le pays. Je pense au chômage qui continue – et continuera – de monter, mais aussi à la brutalité des relations sociales au sein des entreprises, aux suicides des salariés et au harcèlement moral induit par les nouvelles techniques de management.
Quelque chose ne tourne décidément pas rond dans notre pays. On serait tenté de dire qu’il y a le feu dans la maison. Un feu ou un vertige, en tout cas une impression de délabrement. C’est dans ce contexte qu’on a lu, en soupirant un peu plus, le dernier réquisitoire de la Cour des comptes, notamment le passage qui dénonce les gaspillages indécents ayant accompagné l’organisation, le 13 juillet 2008, du sommet de l’Union pour la Méditerranée. Un sommet hâtivement monté, organisé de façon brouillonne et, du même coup, extraordinairement coûteux pour les finances publiques : 16,6 millions pour la seule journée.
Les gaspillages pointés par la Cour des comptes sont tellement stupides qu’ils feraient sourire dans un autre contexte. Qu’on en juge : 91 000 euros de moquette, 650 000 euros de climatisation, un coût de l’unique dîner s’élevant, tous frais inclus, à 5 362 euros par personne. Soit, pour être précis, 310 euros par tête pour le repas proprement dit mais 1 million d’euros pour les « aménagements » liés au banquet réunissant 43 couverts. La Cour elle-même s’en offusque.
Si le peuple n’a pas de pain, disait Marie-Antoinette, qu’il mange de la brioche. On se souvient de la suite….
On manipule plus facilement les jeunes (j’ai dit jeunes mais pas tous heureusement) que les anciens qui sont passés par là. Vous aurez tout le loisir d’être déçus.
Bonjour Buuhoa !
Moi, je mange le » Pho » avec ce rau ci-dessous – voir photo. Je ne me rappelle plus du nom, c’est excellent !
En ce qui concerne ce que j’appellerai » le marché du Lac « , c’est connu de tous les asiatiques de Bordeaux et environs.
Ils ont interdit un moment donné, je pense que c’était la mairie de BX mais depuis quelques années les marchands et vendeuses sont revenus pour notre bonheur. Le moment ? Dès qu’il fait beau, c’est à dire vers la fin du printemps jq en automne tant qu’il fait encore beau.
Les plats n’ont rien avoir avec les resto asiatiques, les leurs sont des plats européenisés. ( Le même bouillon pour toutes les soupes etc.. ) Au lac, c’est « authentiquement viet » (avec l’accent STP). Du vrai Bún bò Huế … des desserts de chez nous etc.. enfin tout est bon et vrai, je ne peux dire plus.
Les Hmongs sont spécialisés dans la vente des légumes, d’ailleurs ils ont leur jardin du côté de Blanquefort en face du parc. Une partie est à Bruges.
Je suis sûr que ton cousin le sait mais on n’aime pas trop en parler because
» VERBOTEN » en principe. Discretion, je suis déjà trop bavard.
Je ne connaîssais pas non plus beaucoup le vietnamien (tieng viet) mais chez moi c’est inné, c’est dans mes gènes, » moi, y en a » les chromosomes viet, cela vient tout seul, je n’ai pas eu besoin d’apprendre. Lol ! Je plaisante ……..

Bonjour NVTL !
NoiVongTayLon;92860 wrote:Une douzaine chaque fois et pas moins ?
NVTLUne douzaine pour la semaine ( deux par jour ). J’en profite car l’hiver après c’est fini.
Par contre nous avons un traiteur chinois qui fait de très bon canard laqué, porc, char sui et même oie laqué etc… Les prix ne sont excessifs.L’Association Franco/Vietnamienne Bordeaux-Aquitaine, en partenariat avec l’association Biblio, reçoit ce week-end Thûan et sa traductrice Doan Cam Thi à l’occasion de la sortie de son livre Chinatown (édition Seuil, février 2009).
Deux rencontres sont proposées lors de leur séjour bordelais :
vendredi 23 octobre à 18 h, salon de thé / librairie Les Mots Bleus,
26, rue de Ruat – Bordeaux
et
samedi 24 octobre à 17 h, librairie l’Encre Blanche
15 Place 5ème République – PessacAssociation Franco-Vietnamienne Bordeaux-Aquitaine
BIBLIO – ASSOCIATION DE LECTURE: Qui sommes-nous ?J’adore les oeufs couvés avec sel, poivre et rau răm ( j’en ai dans mon jardin jq la fin de l’automne). Ils le font même avec des oeufs de poule.
A Bordeaux, chaque année en été, il y a un marché asiatique au bord du lac. Réunion de la communauté asiatique. On peut acheter toutes les légumes et rau du pays et surtout manger comme chez nous aux marchés sur des petits tabourets.
Des oeufs couvés, j’en prends une douzaine chaque fois pour moi tout seul.20 octobre 2009 à 21h12 en réponse à : [reportage : prostitution au Cambodge] Esprits sensibles s’abstenir #101975Tourisme sexuel en Asie. « Si jouissif pour certains ».
Pendant que certains individus pratiquent un certain tourisme en Thaïlande ou pays limitrophes, laissez moi vous raconter cette histoire qui est malheureusement tirée de faits réels.
Il était des milliers de fois !
Truyen a 13 ans et vit dans une paillotte dans un village du Mékong au Vietnam. Sa famille est très pauvre, aussi quand une femme de passage leur propose que Truyen aille travailler au Cambodge pour un salaire de 50 USD par mois, ses parents s’empressent d’accepter, c’est plus que ce qu’ils gagnent !
Truyen est triste, elle voulait être couturière et elle va se retrouver à s’occuper des travaux domestiques dans une famille aisée de Phnom Penh. Mais tant pis, c’est pour le bien de sa famille et grâce à elle, ses parents, ses deux petits frères et sa petite sœur vivront mieux. « Et puis la dame a l’air gentille et m’a dit que c’était une très belle maison pleine de lumières et que j’y serai très heureuse ».
Truyen part avec la dame après des adieux déchirants. Tout le monde est triste, mais elle n’a pas le choix. Et elle reviendra pour les fêtes du Têt. La route lui paraît longue, elle ne pensait pas que Phnom Penh était si loin. En plus elle est malade, elle n’a jamais fait un si grand voyage, et elle finit par s’endormir d’épuisement.
Elle se réveille dans une pièce sans fenêtre et sans lumière. Elle veut sortir, mais la porte est fermée à clé, toutes ses affaires ont disparu. Deux jours après, un homme entre dans la pièce et se jette sur elle. Il veut la déshabiller, elle se débat, il la frappe. Il lui dit qu’il la frappera tant qu’elle ne se laissera pas faire. Elle pleure, elle crie, elle a mal, il est trop fort, elle ne peut pas fuir. Et durant deux semaines, des hommes vont se succéder, Truyen ne résiste plus.
Enfin un jour elle sort de la pièce. Son cœur se réchauffe car dix autres filles sont là dont plusieurs Vietnamiennes. Elles sont gentilles et s’occupent tout de suite d’elle. Elle apprend alors qu’elle se trouve en Thaïlande. Il est impossible de s’enfuir, toutes les issues sont gardées. Il y fait toujours sombre.
Syna a 24 ans, elle est travailleur social à l’ONG AFESIP-Alliance Anti Trafic. Elle part faire sa tournée. Son métier est de rencontrer les prostituées, de parler avec elles, de leur venir en aide le cas échéant. Elle connaît bien le milieu, elle a été elle-même victime du trafic alors qu’elle n’avait que 9 ans jusqu’à ce qu’AFESIP la sauve à 16 ans et la forme à cette profession. C’est le métier qu’elle a choisi parmi les deux cents qu’on lui proposait car elle veut aider les filles à sortir de ce calvaire. En discutant, elle apprend qu’il y a un endroit où des jeunes femmes sont séquestrées, qu’il y a beaucoup de Vietnamiennes mais aussi des Laotiennes et des Birmanes. Et certaines seraient très jeunes. Elle remonte l’information à son directeur qui, depuis 10 ans, a tissé des liens étroits avec les autorités du pays. Grâce à ses relations, il pourra faire intervenir la police.
4 août, 8 heures du soir. Une équipe de la police défonce une porte et rentre dans une maison. Les hommes présents sont neutralisés. Onze jeunes filles sont tapies dans un coin, terrorisées. Sitôt le vacarme passé, Syna et une de ses collègues viennent les rassurer. « Ne vous inquiétez pas, votre cauchemar est fini, on va s’occuper de vous. On vous emmène chez nous ». Truyen n’en croit pas ses oreilles.
5 aout, 6h00 du matin, Truyen est réveillée par la lumière du soleil, la pièce en est inondée. C’est une grande maison, il y a même un jardin. Syna arrive et la prend dans ses bras. « Ce matin tu rencontreras un dame qui est psychologue et cet après-midi nous irons à l’hôpital pour faire des examens, entre-temps tu peux te détendre et faire connaissance avec les autres, elles sont soixante-trois. Ici tu es au centre de transit de AFESIP, il y a des gardiens, mais ils sont là pour te protéger le temps que l’on sache ce que tu veux faire ». Truyen répond « Je veux rentrer chez moi. »Alors Somaly qui vient d’arriver la prend aussi dans ses bras et lui dit « On va s’en occuper, mais il va falloir patienter car tu n’as plus de papiers. Mais en attendant, on va s’amuser, demain c’est journée piscine, après-demain on ira à la mer et il y a des jeux tout le temps ici. »
Ho Chi Minh City, Vietnam, le 15 août. Quyen, Directeur de projet de Alliance Anti Trafic Vietnam reçoit les éléments concernant Truyen ainsi que quatre autres Vietnamiennes qui sont hébergées au centre de transit. Lui et son équipe vont pouvoir faire refaire les papiers dans les provinces respectives et aux services de l’immigration. Pour l’une d’entre elles, ce sera plus difficile, car elle ne se rappelle plus où elle habitait. Elle a été enlevée très jeune et elle est séropositive. Mais il faut d’abord prévenir les familles.
12 octobre 4h00 de l’après midi, Truyen et ses quatre copines sont dans l’avion qui les ramène au Vietnam. C’est la première fois qu’elle prend l’avion, mais ce n’est pas pour ça qu’elle a l’estomac noué : elle a peur de rentrer au village, d’être considérée comme sale (souillée ?) et d’être rejetée !
12 octobre 6h00 de l’après midi. Aux services de l’immigration de l’aéroport, Quyen et Georges, Directeur d’AFESIP Vietnam et d’Alliance Anti Trafic, entourés de policiers, sont venus l’accueillir et régler son rapatriement. Georges lui dit tout de suite dans un Vietnamien parfait. « Ne t’inquiètes pas, ils ne sont pas là pour te mettre en prison, mais pour nous aider ». Truyen est rassurée, tout le monde est très gentil. Georges lui dit ensuite qu’une surprise l’attend dehors mais qu’il y aura aussi la télévision et les journalistes. Il lui promet que son visage ne sera pas visible dans les reportages et qu’ils serviront à mettre en garde les familles du Vietnam afin d’éviter que d’autres subissent son triste sort. Truyen accepte.
12 octobre 7h00, Truyen sort de l’aéroport et n’en croit pas ses yeux. Elle voit devant elle ses parents, ses deux frères et sa petite sœur qu’Alliance Anti Trafic a amenés. Elle se jette dans leurs bras, tout le monde fond en larmes !
13 octobre, centre de réinsertion d’Alliance-Anti Trafic Vietnam. Truyen est heureuse, elle a passé toute la nuit à parler avec sa famille. Quyen vient ensuite leur expliquer le programme de réinsertion du centre. S’ils le souhaitent, elle y sera hébergée, elle recevra une éducation et apprendra le métier qu’elle aura choisi parmi les deux cents qui lui sont proposés. Truyen n’hésite pas « J’ai toujours rêvé de fabriquer de beaux vêtements ». « Tu iras donc en apprentissage chez Fair Fashion Vietnam où l’on te formera à la couture de haute qualité. »
20 octobre, Truyen arrive à Fair Fashion. « C’est magique, il y a plein de lumières, c’est une grande maison et j’ai le droit d’aller partout. Il y a même une petite fontaine dans l’atelier. Nghi, ma responsable de formation est une grande professionnelle, mais toutes les autres couturières m’ont aussi promis de m’aider. Pendant deux ans, je ne travaillerai pas à la production : je ferai mon apprentissage en confectionnant des vêtements pour mes amies du centre ou pour ma famille. Mais j’ai hâte de réaliser de beaux habits ! »
Deux ans plus tard. Ça y est, Truyen a fini sa formation. Elle est maintenant capable de concevoir des vêtements. Elle est rentrée tous les week-ends dans sa famille. Elle a maintenant le choix. Ou rester à Fair Fashion ou aller travailler ailleurs ou monter son propre atelier au village. Fair Fashion financera son installation. Elle choisit de rester. « Le salaire est très intéressant et je me sens bien ici. Avec 200 USD par mois et 44 heures de travail par semaine, 1 mois de congés payés, une couverture sociale, c’est plus de trois fois ce qu’offrent les grandes entreprises étrangères de marques connues installées au Vietnam. Bien logée dans une grande belle maison pleine de lumière et de fenêtres, je pourrai vraiment aider ma famille. Et il me reste encore beaucoup à apprendre avant de pouvoir égaler Nghi, si j’y arrive un jour. J’irai peut-être m’installer plus tard au village car je sais que Fair Fashion m’aidera à le faire. Mais comme je rentre tous les week-ends et que j’ai des vacances, cela ne me dérange pas. »
« Mon rêve s’est réalisé, maintenant je peux vivre heureuse !La fin est heureuse ! mais malheureusement il y a beaucoup plus de cas où ça ne se finit pas aussi bien…
Depuis 1996, AFESIP, Alliance Anti Trafic a sauvé plus de 7000 femmes comme Truyen. Fair Fashion a déjà formé plus de 100 couturières et tailleurs de haut niveau.
Source : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/tourisme-sexuel-en-asie-si-63398
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