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Merci Marseille 13013 pour ce rapport » Le passé et le présent « .
Oui, c’est très triste cette histoire, malheureusement, il y a des centaines pour ne pas dire des milliers, des cas semblables. Des hommes qui se comportaient ainsi à la fin de la colonisation ne mériteraient que mépris.
J’ai connu un cas semblable. C’était en 2004, lors de mon 4 ème séjour. J’étais assis à une table seul en train de manger du côté de la rue Le Loi. Une dame d’un certain âge accompagnée d’un assistant ( je l’ai su que plus tard), me demandait la permission de prendre place à ma table. Nous avions bavardé sur des futilités puis en sachant que je venais de France, me demandait, si je connaissais pas un certain Roger X. Elle ne connaissait ni dans quelle ville ou région. Je lui ai dit que la France n’est pas Saigon mais un grand pays; et que je suis toujours en vadrouille, je ne connais moi-même très peu la France. Et c’est la qu’elle m’a raconté son histoire. C’est à peu près celle que vous avez écrit. La différence c’est qu’elle était accueillie dans une Institution Catholique et paraissait avoir un peu les moyens. Elle avait dit qu’elle a vendu sa maison avant d’être ds cette Institution.
Elle me demandait si je pouvais une fois de retour en France faire des recherches pour retrouver son fils et savoir ce qu’il est devenu son mari français. Je lui ai dit d’aller au Consulat pour des recherches éventuelles. Elle me disait qu’elle avait déjà fait mais n’ayant pas les documents nécessaires, on lui avait répondue que c’était impossible.
Je pense qu’elle n’avait aussi toute sa tête car elle avait servi son riz dans le grand cendrier sur la table au lieu du bol. Avant de la quitter, je lui ai fait la bise mais sans d’autres renseignements concernant son fils, je ne pourrais rien faire d’autre.
C’est effectivement triste ces histoires d’abandon. J’avais passé une très mauvaise nuit car le film de mes discussions avec cette dame me revenait toujours à l’esprit.Pour ceux qui s’intéressent au passé et au présent, je voudrais vous donner deux liens assez intéressants.
1°- Une interview de Lan Cao une «asio-américaine»
«Les Américains ont le syndrome du Vietnam»propos recueillis par Dominique Simonnet
C’est un pont de bambou, une de ces constructions précaires qu’utilisent depuis toujours les paysans du Mékong, un trait tiré entre deux rives, entre deux rêves: le passé et le présent, l’Asie et l’Occident, une vieille guerre qui ne veut pas s’oublier et la paix retrouvée… Lan Cao ne pouvait trouver meilleure métaphore que ce Monkey Bridge (Le Pont de singe), titre de son roman autobiographique (Penguin, non traduit en français), pour évoquer les deux mondes qui l’habitent: le Vietnam de son enfance, des rizières et des souffrances, et les Etats-Unis d’aujourd’hui où la petite fille, émigrée à l’âge de 12 ans, en 1975, avant la chute de Saigon, est devenue écrivain, juriste, universitaire. Du Vietnam on croyait avoir tout vu, tout entendu, usé tous les clichés. Films, romans, rétrospectives, essais… Mais il s’agit toujours d’un regard occidental. C’est une histoire de l’autre côté que Lan Cao conte ici: celui d’une femme «asio-américaine», comme on dit, qui se veut riche de sa double identité.
Lien :
http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/vietnam/dossier.asp?ida=3873702°- Un entretien vidéo exclusif avec Pierre Brocheux. Historien d’origine du Viet Nam.
Vietnamien d’origine, ayant enseigné à Saïgon entre 1960 et 1968, en pleine guerre du Viet Nam, Pierre Brocheux s’est toujours efforcé d’explorer les complexités de l’histoire mouvementée des pays d’Extrême-Orient. Ses ouvrages comme Indochine française, la colonisation ambiguë (La Découverte, 1995) et Du conflit d’Indochine aux conflits indochinois (sous sa direction, Complexe, 2000) en font un des meilleurs spécialistes reconnus de l’histoire de l’Indochine. Il a aussi publié deux remarquables livres sur Hô Chi Minh, l’un écrit pour les Presses de Sciences Po en 2000 et l’autre pour les éditions Payot en 2003, Ho Chi Minh, du révolutionnaire à l’icône.Lien:
Bonne lecture.
:bienvenue1: Gloire à Gloria. Et vive le :vietnam:
Son Lam :
Quote:La Rue Catinat ?C’est tout à fait cette rue puisque c’est dans les années 50. Félicitation Son Lam.
C’était Catinat puis Tu Do et Dong Khoi maintenant.En face de l’hôtel Continental de Philippe, j’allais souvent manger les glaces avec les copines chez » Givral « . Je retournais de temps en temps lors de mes séjours mais sans les copines qui sont sûrement des mamies maintenant.
J’allais avec le vieux Solex chercher le pain à la boulangerie de mon oncle chinois dans une rue un peu plus loin en face de la mosquée pakistanaise ou hindoue. La mosquée existe toujours mais plus de boulangerie.
C’était pour moi le bon temps, j’avais 13 ou 14 ans, le temps de l’insouciance.
😆 😆 😆Bonjour et :bienvenue1: Dominique. Je suis heureux de vous retrouver ici.
Quote:Mais non, les maîtres de conf n’en rajoutent pas pour pimenter leurs écrits, pas plus que n’importe qui….Il ne faut pas trop faire attention car mes camardes du forum ne pouvaient pas savoir que vous avez des ancêtres du côté de mon beau pays natal.
Bien sûr qu’il ne faut pas généraliser.
En principe, je ne manquais pas de lire un livre traitant sur le Viêt Nam et il y a effectivement des soi-disant spécialistes du Viêt nam qui racontent n’importe quoi. Il est bien entendu que ce n’est pas votre cas.
Je suis en train de lire un vieux livre » Indochine Rouge – Le message d’Hô Chi Minh « , l’auteur était le commandant en chef du corps expéditionnaire français en Extême-Orient. J’ai connu son fils, métis aussi mais du Laos. Toutes ses analyses sur le Viêt Nam et autres régions du S-E Asiatique après la chute du Sud du Viet Nam, s’avère complètement faux aujourd’hui.
Il sous entendait que tout le Sud Est Asiatique serait communiste dans très peu de temps. C’était en avril 1975.
Et puis il a terminé son livre en mettant l’Europe en garde.
Voici un extrait :
« Devant cette situation, je dis mon angoisse. Au rythme où nous allons, dans cinq ans peut-être, mais sûrement dans dix ans, ce sera notre tour.
Nous serons communisés ! Et l’Amérique s’enfermera chez elle, à l’abri de ses océans et de son immense potentiel atomique » – Paris , le 30avril 1975.
Nous sommes en 2006, je trouve que c’est inutile que je fasse un commentaire sur ses analyses. Je voudrais bien voir sa tête aujourd’hui avec les hordes de touristes qui visitent le Viêt Nam.
J’ai d’autres exemples mais cela serait trop long pour les citer ici.
Je voudrais inciter à ceux qui s’intéressent sur le Viêt Nam, à lire votre livre. Et surtout pour les métis.
Avez-vous reçu mon courriel ?
Cordialement –PIM & PIM2
Quote:Bon, j’étais absent depuis janvier pour raisons personnelles….mais c’était pas une raison pour me jeterJe pense que le forum est configuré ainsi après des longs mois d’absence, le compte est désactivé comme yahoo après 4 mois d’inactivité. C’est automatique, je ne pense pas que c’est intentionnel.
:bienvenue1:Bonjour Son Lam,
Oui mais ce n’est pas exactement cela. Hôtel CONTINENTAL exacte puisque c’est en toute lettre.
Avant, avant duong Dong Khoi, c’était ?
Encore un effort.Salut posecafe !
C’est bien dommage pour toi. Je parle des grands-pères en générale, il est bien entendu qu’il y a toujours des exceptions.
Moi également, je n’ai pas connu mes grands-parents. Seulement ong ngoai mais j’avais 2 ou 3 ans. Mon garnd-père paternel, ce coloniste Fr. n’était plus de ce monde lorsque j’étais né.
Brides exemples : Moi, je leur disais que lorsqu’on était gosse, on n’avait pas des jouets tous fabriqués, on avait pas des PS, des rollers, la TV ou le PC ds la chambre etc… On allait au marché acheter suivant les saisons, des poissons, des coqs, des grillons de combat et on faisait des concours entre nous. On fabriquait des cerfs-volants que maintenant c’est tout fait en magasin. On fabriquait tout avec les moyens du bord. On avait pleins de jeux que je ne me rappelle plus les noms. Il est bien entendu que j’évite de raconter nos bêtises comme aller se baigner dans la rivière de Saigon ou des arroyaux et aussi, on allait fauchait les offrandes dans les jardins des voisins. Que c’était moche, très moche même mais on était que des gosses, des petits diables.
Je leur racontais aussi que tout bb, nos nounous pour qu’on restait sage, nous racontaient des histoires de fantômes et même des fantômes chiens ( ma chó ).
Et aussi bien sûr autres choses mais cela serait trop long pour les raconter ici.
En principe, les petits adorent qu’on raconte nos bêtises car ils se rendent compte qu’ils ne sont pas des exeptions. Eviter des trop grosses bêtises tout de même.Bonjour posecafe :
Quote:Il n y a même pas besoin d’être métis pour ne pas être à l’aise . je suis vietnamien mais j’ai grandi dans un système Culturel occidental et je suis partagé entre les deux Cultures au même titre que les métis. Le mal aise est ensuite ressenti de manière plus ou moins intense (utilisation du terme « déchiré ») suivant le milieu dans lequel nous vivons.Tout à fait d’accord mais son livre comme son titre l’indique » Sang mêlé » parle du métissage.
Je suis tout à fait d’accord en ce qui concerne les personnes ( pas seulement vietnamiens ) qui ont des parents issus d’un pays différent mais nées en France ou dans les TOM, DOM. Elles bénéficient des deux cultures, pour moi c’est aussi du métissage par défaut. Du métissage de cultures.
C’est sans conteste que cela s’appelle aussi les cultures vécues. Il est bien entendu qu’il y a des vietnamiens qui ne sont viets que physiquement et pas du tout de culture. J’en ai connu et même des Hmongs et c’est étonnant.
Ce raisonnement juste ou pas juste mais c’est sous cet angle que je le vois et cela n’engage que moi.
En ce qui me concerne, j’ai l’autel des ancêtres à la maison, je donne des enveloppes rouge à la fin de l’année à mes petits enfants et tout le reste que je puisse tout énumérer.poscaf :
Quote:Les maîtres de conférence sont passionnés par les sujets qu’ils traitent et pour captiver l’auditoire ont tendance à mettre à rajouter un peu plus de piment dans leur nuoc mam.C’est aussi vrai mais l’auteur de » Sang mêlé » a des ancêtres vietnamiens. Son arrière grand-mère était vietnamienne, elle a vécu longtemps avec son grand père métis et ancien prof à Hué (la grand-mère aussi d’ailleurs) Comme tout le monde le sait, les grands pères éduquent parfaitement les petits enfants non seulement sur les astuces de la vie mais aussi en leur racontant beaucoup sur le passé. Ce retour en arrière leur donne l’impression de revivre leur jeunesse. C’est un peu de la nostalgie et cela leur procure aussi du bien avec un auditoire attentif.
Bien sûr, il y aura des gens qui ne seront pas d’accord, je les compreds car chaque cas est différent comme il ya des mois a 31 jours d’autres 30 et même un mois a 28 ou 29.
Au Viet Nam la plus part des anciens se teignent les cheveux. Enfin, c’était ce que je remarquais. A vérifier.
Merci Bao Nhân pour le texte et l’adresse du blog.
C’est une belle histoire mais triste. Cela me fait penser à mon oncle maternel, recruté par force pour faire la grande guerre et qui nous raconter ses aventures passées en France qu’on écoutait gosse avec admiration mais aussi avec beaucoup de tristesse par qu’il croyait ne pas pouvoir revoir ds son pays bien aimé.
L’ auteur de ce texte est une dame, elle n’a pas donné son nom dans sa biographie du blog mais je viens de terminer son livre » De sang mêlé » récemment.
Il y a beaucoup de vérité dans son livre mais aussi des choses que je ne suis pas d’accord (concernant ses raisonnements sur le métissage dans son livre).
Par exemple elle a dit que beaucoup de métis rejetaient le côté annamite. Là, je suis entièrement d’accord avec elle mais ce n’était pas mon cas. Faîtes attention, elle parle de l’époque. A l’heure actuelle, ce n’est plus vrai.
Il est vrai qu’un métis n’est pas à l’aise, il est déchiré entre les deux cultures. Quand je parle de culture, je parle de la vrai culture. La culture vécue et non la culture parce qu’on est né de parents issus de différents pays.
Je suis beaucoup étonné qu’une jeune femme (par rapport à moi, elle est jeune) puisse raconter des choses de
l’ époque avant la guerre de l’Indochine avec précision. Remarquez, elle est maître de conférence à l’Institut national des langues et civilisations orientales et spécialiste de l’Indochine, elle a dû potasser la question.
Pour ceux qu’ils veulent acquérir ce livre, je voudrais leur dire qu’il est assez intéressant mais ce livre ne parle pas que du métissage mais aussi des brides d’histoires avant la guerre (coloniale), aussi de notre époque au Viet Nam & ses aventures perso.Bonjour HongTuyet !
Je suis très heureux de ton intervention. :victory:
Je n’ai encore jamais vu la robe citée. L’Asie est vaste et on ne sait jamais qu’on trouve cette robe dans une région de l’Asie.
Mon avis : je pense que c’est une création perso. Je vois un métissage entre le pantalon viet, le haut de la tunique chinoise (col et boutons ) et longue à l’européenne. A ma connaissance mais je peux me tromper, la tunique chinoise n’a pas de pantalon, le Ao Dai est toujours boutonné de côté.
Il faut maintenant laisser la place aux connaisseurs.
Au fait, est-ce que c’est toi sur la photo ? :love:
Cordialement.hoan kiem wrote::-xan21-: Hara-Kiri journal bêtes et mechants cree par le professeur Choron, complement d’info IciMerci Hoan Kiem pour l’info. On apprend à tout âge. Je connais F. Cavanna et Christophe Averty par la TV mais le magazine » l’Ara qui rit » pas du tout. La mémoire qui me fait peut-être défaut ou bien que je suis trp jeune pour connaître cette époque. Je plaisante n’est-ce pas ? Suis arrivé en France à 17ans 1/2 il y a belle lurette, suis resté qu’un an enfermé ds une école à Strasbourg, après une longue période d’absence à l’étranger jq en 1984 où j’ai déposé à cette date mon sac pour m’installer définitivement ds le médoc, pays du bon vin en passant et voisin du célèbre Bob D. Il ne faut pas trop m’en vouloir si je ne connais pas trop les histoires trop anciennes d’ici, c’est parce qu’elles ne sont pas encore homologuées ds ma mémoire.
Pour revenir à mon info du WC portatif pour routard en herbe, c’était pour rire, je n’ai pas eu l’intention d’être bête et méchant vis à vis de quiconque comme le magazine. Bien cordialement. :bigthumbup: -
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