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Répondre à : [Ecriture vietnamienne] Le chữ nôm

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#50231
khiflo;40685 wrote:
C’est vrai, mais si une très large majorité de la population ne savait ni lire ni écrire, ce n’était pas parce le Nôm était trop compliqué mais plutôt parce qu’il n’était pas largement enseigné.

Admettons que le nôm a été largement enseigné, alors crois-tu que le niveau d’alphabétisation puisse atteindre celui qu’on connait avec le quốc ngữ ?

khiflo;40685 wrote:
Ceux qui passaient la première étape des concours mandarinaux n’étaient pas nombreux, et c’était déjà après une première sélection à laquelle pas tant de monde se présentait.

C’est comme passer le concours pour être admis dans certaines grandes écoles de nos jours qui promet un avenir certain pour les futures diplômés mais pourtant ce n’est pas la raison que tout le monde veut tenter leur chance.

khiflo;40685 wrote:
Quand on le faisait, ce n’était pas pour apprendre à lire ou à écrire (aucune utilité), mais pour devenir mandarin! Les études représentaient une très lourde charge, pour une famille de paysans, et une énorme pression pour les candidats. Bref, il ne s’agissait pas du tout d’apprendre à lire pour savoir lire, il y avait bien plus important à faire dans les champs. C’est l’école gratuite qui a permis d’alphabétiser (une partie de) la population.

Je crois qu’on a parlé du hán nôm et du quốc ngữ en tant que sytème de notation, et qui n’a rien à voir avec le hán văn (littérature chinoise) que étudiaient autrefois les futures candidats des concours mandarinaux, pour qui avec ou sans l’invention du hán nôm ça ne change rien, car de toute manière, ils doivent étudier le hán văn dans sa version originale. D’ailleurs, l’invention du hán nôm avait pour vocation de se servir comme système de notation destiné pour la masse populaire non pour les élites dont, une partie d’entre eux affichent même une certaine méprise vis-à-vis du hán nôm.

A ma connaissance : le concours mandarinal qui ouvre ses portes tous les trois ans aux candidats venus de tout le pays et issus des milieux sociaux les plus divers, parmi lesquels se trouvent même de nombreux autodidactes (à mon avis, on l’aurait considéré comme une forme de démocratie avant l’heure).

Concernant le hán ngữ ou chữ nho (l’idéogramme chinois), alors, ce n’est pas uniquement les futures mandarins seul qui le pratiquent, mais Les thầy thuốc (médecins + pharmacien), thầy cúng (chaman + nécromancien + astrologue), les poètes et les religieux bouddhistes ou taoïstes etc. eux-aussi, doivent en avoir la connaissance pour pouvoir pratiquer leurs activités.

Bao Nhân.