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Ces derniers jours, les crues dues aux vives-eaux ont atteint leur niveau le plus élevé dans la mégapole du Sud. Le fleuve Sài Gon était dimanche à 1,48 m à Phu An (2e arrondissement), le record de ces 48 dernières années.
La marée de vive-eau a rompu plusieurs tronçons de digues, d’où de graves inondations, qui ont perturbé, voire paralysé la circulation dans la mégapole du Sud. Les 8e et 12e arrondissements, ainsi que celui de Thu Duc, les quartiers de Hiêp Binh Chanh, Hiêp Binh Phuoc, Tam Binh et Tam Phu ont été tous envahis par les eaux. Hier matin, les inondations perduraient encore dans plusieurs zones suburbaines de la ville. Les pertes sont estimées à des milliards de dôngs.
« Hô Chi Minh-Ville devrait encore subir, d’ici la fin de l’année, 8 vives-eaux », a annoncé Pham Viêt Thang, chef adjoint du Département de prévention et de lutte contre les typhons et les inondations. Selon les prévisions météorologiques, les vives-eaux devraient y atteindre respectivement 1,32 m, 1,18 m et 1,02 m les 30 et 31 octobre et le 1er novembre. Hô Chi Minh-Ville va donc encore subir des inondations telles celles d’aujourd’hui.
En réalité, ces crues ne sont que l’une des causes des inondations à Hô Chi Minh-Ville. D’autres y participent, notamment le manque d’égouts et d’arroyos, les eaux usées, les pluies torrentielles locales… Conformément à l’aménagement général de l’évacuation des eaux pour la période 2001-2020, la mégapole du Sud doit investir quelque 60.000 milliards de dôngs afin de nettoyer les canaux et restaurer les égouts principaux.À ce jour, la réalisation des projets de lutte contre les inondations avance très lentement…
Pour le delta du Mékong, le niveau des eaux dans la région de Dông Thap Muoi et le Quadrilatère de Long Xuyên a presque atteint son maximum ces derniers jours, de fait, la cote la plus élevée de ces dernières années. Ces vives-eaux, pour ne rien arranger, sont accompagnées de pluies diluviennes, entraînant des inondations dans plusieurs arrondissements intra-muros des villes de Cân Tho et de Vinh Long, dont la plupart des artères principales sont sous les eaux.
Phuong Mai/CVN
(30/10/2007)
c’est pas simple tout ca !
Amicalement.
Ici, on remblaie les étangs, on laisse construire dans des zones inondables (Thu Duc, Quan 8, et des parties de Bing Thanh et Quan 12).
On imperméabilise des sols déjà bien peu poreux.
Il existe peu de réseaux d’usées et de réseaux d’eaux pluviales,
Des qu’il y a une grosse averse, et ici elle sont belles, l’eau ne sait pas ou s’échapper. Enfin si, elle sait : elle envahit les routes et rentre dans les maisons.
Lors de la création de Saigon, les Français avaient urbanise et viabilise le coteau et le plateau pour y mettre leur administration et leurs résidences.
Depuis, la ville s’est étendue toute seule et on se retrouve avec des problèmes de fluides (trafic et flottes) à gérer.
Les quartiers nouveaux et chics sont An Phu (les pieds dans l’eau), Phu My Hung (pas vraiment une station d’altitude) et Quan 2 (terrain alluvionnaire dans la boucle de la rivière de Saigon).
Les crues du fleuve et les gros flux d’eaux de ruissellement sont des choses naturelles, les inondations des quartiers ont une cause culturelle : le défaut d’urbanisme.
NOTA : L’urbanisme, ce n’est pas ce qui est construit, c’est tout le reste !