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Répondre à : les tunnels de cucchi !

#45501
graham;35388 wrote:
Bonsoir, le meilleur livre est « les tunnels de Cu Chi » …

:kimouss:

0709200902Sant.jpg
SANTE – La bonne conscience est un doux oreiller …
Quote:
040714

VIỄN PHƯƠNG
QUÊ HƯƠNG ÐịA ÐẠO

Edition 1999
Les Editions Culturelles
Domaine du Mémorial des Souterrains de Củ Chi
Traduction libre de THANH BẠCH
TERRE SOUTERRAINE
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Principaux lieux et personnages, par ordre d’apparition ou de citation :
Les Souterrains de Củ Chi
Le narrateur
Les soldats du Sud
Le village d’An Phú
Monsieur Hai Nhi (Oncle Hai)
Les guérilleros
Hai Duyên
Út Sương
Grand Mère
Ba Thu
Ba Ðậm
Le village de Phú Hoà Ðông
L’équipe de Ðậm
La prison de Phú Lợi
Le père de Út Sương
La mère de Út Sương
Ngô Ðình Diệm
Le lieutenant Ðỗ Ðình Kỳ
Le caporal Trị
La salle d’interrogation de Cây Mít
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*****
La pluie aux nấm mối.
NDT : « nấm mối », littéralement champignons des termitières, variété de champignons qui poussent au pied des termitières, d’où leur nom ; ces champignons qui surgissent avec les premières pluies ont un goût délicieux et délicat, surtout lorsqu’ils ont été ramassés jeunes.
*****
…
Ils sont arrivés sur An Phú vers huit heures. Vers trois heures et demie ils se sont retirés tranquillement. Des souterrains je me crapahutais vers la sortie ; à peine arrivé à la porte, j’entendais déjà parler et rire bruyamment.
D’abord ce fut la voix de Monsieur Hai Nhi, le maître de céans :
– Ils sont restés toute une journée, je ne vous ai pas entendus tirer une seule fois, vous, guérilleros, vous étiez tous en train de piquer un roupillon ou quoi …
Hai Duyên fut la plus prompte à répliquer :
– Oncle Hai, on les a collés aux fesses, mais ils ne se sont jamais aventurés hors des maisons, vous ne voulez quand même pas qu‘on tire sur nos propres maisons pour les avoir.
Út Sương enchaîna :
– Cette fois-ci, ils avaient leur moral à zéro, avec les campagnes politiques à tout va de nos gens. Partout où ils ont débarqué, ils s’y tenaient coi, sans plus oser agresser personne ni courir après les poules et les cochons comme avant … alors, nous, on n’avait plus aucune occasion de briller.
Ba Thu, de sa petite voix :
– Ils étaient toute une compagnie à s’amener devant chez moi. Leur chef, c’était un jeunot. Quand il se fut approché de la porte, ma Grand Mère l’arrêta en lui disant : « Ecoutez ! Moi je vous considère tous comme mes enfants, c’est par sympathie que je vous le dis. Il y a quelques nuits, les bộ đội, ils avaient envahi la forêt, et avaient creusé et remblayé je ne sais quoi jour et nuit. Et ici, aux alentours, les guérilleros avaient posé mines et pièges à ne plus savoir où mettre les pieds. Restez là où vous êtes, si vous avez faim, je vous ferai à manger, ne vous mettez pas en tête d’aller fouiller et ratisser, vous risquez de vous prendre une grenade ou de tomber dans un piège à pieux et de mourir en laissant vos femmes et enfants sans personne pour les nourrir. Monsieur Diệm de là où il est juché, il profite et prospère, en vous envoyant vous faire tuer. S’il vous arrivait un pépin, Monsieur se fichera bien de vous, pour sûr. ».


(suite au prochain message)