Aller au contenu

Répondre à : Le jour où j’ai céssé de me demandais si j’étais assez française ou vietnamienne

› Le Vietnam en France › Vos Origines, vos Racines › Le jour où j’ai céssé de me demandais si j’étais assez française ou vietnamienne › Répondre à : Le jour où j’ai céssé de me demandais si j’étais assez française ou vietnamienne

#45263
Ren
    mike;34937 wrote:
    ta remarque est intéressante..peux tu préciser ?

    Le documentaire sur le retour de Nicolas au Vietnam pourrait t’intéresser : Le film documentaire « Vietnam, le culte des ancêtres » de Gilles Nadeau

    On voit qu’à travers le reportage, la langue lui fait tellement défaut qui lui est tellement impossible de communiquer correctement ses sentiments mais le coeur et les émotions sont là pour y remédier…

    Hola Mike,

    Je veux surtout parler des Vietnamiens qui ont dû émigrer dans les pays occidentaux, par choix ou non et qui, éloignés de la mère patrie, font tout leur possible pour pouvoir préserver la culture du mieux qu’ils peuvent en terre étrangère. Il y a bien sûr des Vietnamiens très ouverts comme le Belge d’origine vietnamienne que j’avais par ailleurs rencontré à Saigon et qui ne savait pas parler la langue car ses parents voulaient qu’ils s’acclimatent mieux au pays d’accueil. Je veux parler de ceux qui sont partis ou ont fui… Apparemment, quel que soit l’éloignement, on reste en partie Vietnamien dans son coeur… Et pour d’autres, on l’est toute sa vie, en particulier dans un pays si différent de nos coutumes…
    Il y a des tentatives  » désespérées  » pour conserver ce qui représente notre identité et lorsque les personnes d’une génération différente de la nôtre, voient en la première génération d’enfants vietnamiens nés à l’étranger se comporter comme des  » Tay « , c’est là où l’intolérance fait mal. Je ne condamne nullement, sinon ce serait condamner mes parents qui avaient eu cette même attitude ( note le plus que parfait pour te montrer qu’ils m’acceptent telle que je suis à présent ). Il est tout à fait normal de vouloir se raccrocher à ce qui a toujours constitué notre être, parfois dans le doute, les larmes ou le sang mais ne pas rejeter ceux qui ne sont pas nés au Vietnam, ceux qui ont une double culture et s’adapter.

    Je me dis aussi qu’il ne doit pas être évident, en tant que parents, d’accepter une telle genre de chose ( je mentionne les parents, mais cela peut concerner les personnes extérieures ). Mettre sur le banc de touche ceux qui ignorent beaucoup de choses de la culture vietnamienne, ceux qui ne savent pas parler la langue, surtout de la part des gens que l’on doit considérer comme des  » frères  » est une chose pénible à vivre… Au Vietnam, les personnes me sont par exemple, plus chaleureuses… Je ne maîtrise pas beaucoup le Vietnamien mais on m’offre un si grand sourire car elles voient mes efforts à vouloir me rapprocher à tout prix du pays. En France, on critiquerait ma façon de parler, familière et surtout une si grande lacune au niveau de la syntaxe, que je n’ose pas trop m’exprimer par crainte de représailles… Et en même temps, que l’on puisse juger ma famille… Ou que l’on puisse me comparer aux Viet Kieu américains nés aux USA qui apparemment, parlent mieux le Vietnamien que les Viet Kieu français.

    Ainsi, c’est de cette manière que le choc des cultures se creuse un peu plus et comme le dit Dominique :  » Sans la maîtrise de la langue, nous nous sentons un peu seules « …

    Bref, je m’exprime beaucoup car j’ai horreur d’ignorer une personne qui serait  » différente  » de moi et la mettre de côté serait pour moi l’abaisser et la mettre aux oubliettes. Au nom de qui peut-on se permettre de faire ça ? Les apparences ?

    Sorry, c’était mon tiot coup de gueule de la soirée… 😳