› Discussions générales sur le Vietnam › Le Vietnam, son passé, son histoire › Vietnam: le 30 janvier 1968, l’offensive du Têt ou «Le bout du tunnel» › Répondre à : Vietnam: le 30 janvier 1968, l’offensive du Têt ou «Le bout du tunnel»
@ngjm95 157333 wrote:
Et McNamara qui dénonçait l’impérialisme américain dans son bouquin Retrospect
Il accusait le people et les dirigeants américains de croire en leur infallibilité.
« We did not recognize that neither our people nor our leaders are omniscient. Our judgment of what is in another people’s or country’s best interest should be put to the test of open discussion in international forums. We do not have the God-given right to shape every nation in our image or as we choose. »
« Nous refusions de croire que notre people et nos dirigeants pussent se tromper. Notre jugement de ce qui est de l’intérêt d’un autre pays devait faire l’objet de dicussions publiques lors des rencontres internationales. Nous n’avons pas le droit divin pour façonner d’autres nations à notre image ou à nos désirs »
McNamara ne s’est pas repenti vraiment . Il est devenu président à la Banque Mondiale et là avec les ADM moins bruyantes il a déployé ses efforts au service de l ‘impérialisme américain à l’asservissement d ‘autres peuples . avec les bombes , il a atteint 2O millions de VN . A la Banque Mondiale , il va faire le malheur de dix fois plus de victimes
RobertMcNamara, artisan de la mise au pas des peuples
[FONT=verdana, geneva]Sonaction entre le début des années 1960 et celui des années 1980 acontribué à façonner l’économie mondiale d’aujourd’hui.[/FONT][FONT=verdana, geneva]A côté des hommages qui lui seront rendus, il est essentiel de seplacer du côté des peuples qui ont été confrontés à son actionpour comprendre l’étendue des ravages causés par [/FONT][FONT=verdana, geneva]sacarrière, appuyée sur le triptyque « commerce, guerre, dette ».[/FONT]
[FONT=verdana, geneva]Ilva agir à la tête de la Banque mondiale comme un missionnairepoursuivant une campagne anticommuniste [/FONT][FONT=verdana, geneva]etvivra personnellement cette expérience comme une résurrection.[/FONT]
[FONT=verdana, geneva]Sonarrivée marque [/FONT][FONT=verdana, geneva]unréel tournant pour la Banque mondiale qui donne alors un coupd’accélérateur à la dette en l’utilisant comme une véritablearme géopolitique. De 1968 à 1973, la Banque mondiale accordedavantage de prêts que pendant la période 1945-1968[/FONT][FONT=verdana, geneva],soit plus en 5 ans que pendant les 23 premières années de sonexistence. [/FONT][FONT=verdana, geneva]Elleincite également les pays du Sud à emprunter massivement afin definancer la modernisation de leur appareil d’exportation et de lesconnecter plus étroitement au marché mondial[/FONT][FONT=verdana, geneva].En fait, McNamara pousse les pays du Sud à se soumettre auxconditionnalités associées à ces prêts, à [/FONT][FONT=verdana, geneva]accepterdes infrastructures inutiles, des budgets sociaux insuffisants, desgrands barrages ruineux dans un environnement saccagé, des dettescolossales[/FONT]…[FONT=verdana, geneva]L’appâtutilisé : [/FONT][FONT=verdana, geneva]desliquidités mises à disposition des gouvernements en place sansaucun mécanisme de lutte contre la corruption et le détournement defonds publics.[/FONT] [FONT=verdana, geneva]Enéchange de ces liquidités, les gouvernants acceptent la plupart desrecommandations de la Banque mondiale. [/FONT]
[FONT=verdana, geneva]Enrésumé, d’une part, [/FONT][FONT=verdana, geneva]laBanque mondiale a soutenu les alliés stratégiques des États-Unisdans les différentes régions du globe – même les piresdictatures – pour renforcer la zone d’influence états-unienne.[/FONT][FONT=verdana, geneva]D’autrepart, [/FONT][FONT=verdana, geneva]laBanque mondiale a prêté de manière conditionnelle à des pays quitentaient d’appliquer des politiques en rupture avec le modèlecapitaliste dominant, afin d’acquérir un droit de regard sur lespolitiques économiques pratiquées par ces pay[/FONT][FONT=verdana, geneva]s.McNamara s’efforce donc de stopper le développement de politiquesindépendantes et de ramener dans le giron des grandes puissancesindustrielles nombre de dirigeants qui avaient pris leurs distances(Nasser en Égypte, N’Krumah au Ghana, Manley en Jamaïque,Soekarno en Indonésie…). [/FONT][FONT=verdana, geneva]Quanddes dirigeants du Sud refusaient de s’y plier, les puissances duNord n’hésitaient pas à les renverser en mettant en place desdictatures [/FONT][FONT=verdana, geneva](assassinatde Lumumba dans l’ex-Congo belge en 1961, d’Olympio au Togo en1963, d’Allende au Chili en 1973)[/FONT][FONT=verdana, geneva]ouà intervenir militairement[/FONT][FONT=verdana, geneva],par exemple au Vietnam justement[/FONT][FONT=verdana, geneva][23][/FONT][FONT=verdana, geneva].La Banque mondiale venait ensuite à la rescousse des dictatures avecdes financements massifs, très souvent détournés. [/FONT]
[FONT=verdana, geneva]Lesdonnées géopolitiques constituent donc la toile de fond duprocessus d’endettement des pays du Sud. Au début des années1980, les pays du Sud, surendettés, subissent de plein fouet lahausse brutale des taux d’intérêt et la dégringolade des coursdes matières premières, qu’ils produisent de plus en plus pourrembourser leur dette, mais pour lesquels ils se font concurrencealors que la demande n’a pas augmenté au Nord. En cours de jeu,les règles changent brusquement. Les conséquences seront terriblespur les peuples du Sud qui sont contraints par le FMI et la Banquemondiale de se saigner aux quatre veines pour rembourser de richescréanciers. [/FONT]
[FONT=verdana, geneva]McNamaraest co-responsable des crimes commis par le gouvernement desEtats-Unis au Vietnam, il est également largement responsable de lapolitique de la Banque mondiale qui a soutenu systématiquement lesdictatures et mené les pays du Sud à un surendettement tragique.L’action de McNamara pendant 20 ans avait deux objectifs qui ontété mené à bien : reprendre l’avantage à l’égard depays qui avaient affirmé leur volonté d’indépendance etaugmenter le degré d’exploitation des peuples du Sud. [/FONT]