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je viens de le lire sur un forum concernant le Laos…
Rescapé du trafic humain
Un témoignage édifiant sur les risques qu’encourent les candidats à une émigration non contrôlée
M. Thongbay Sisom-ok, 35 ans, sans travail, habitant de Nakasang, district de Khong de la province méridionale de Champassak a été victime du trafic d’êtres humains. De retour au Laos après un dangereux périple, il s’est rendu au département de police pour livrer son témoignage. Subjugé par les promesses de salaires mirobolants que faisait miroiter un intermédiaire thaïlandais, Thongbay Sisom-ok, muni d’un laissez- passer, prend le chemin de la Thaïlande avec 35 de ses compatriotes dont 18 jeunes filles. Deux pick-up les attendent à la frontière pour les conduire à Bangkok :
« Nous sommes arrivés à Bangkok, le lendemain vers 10 heures. Nous avons été divisés en deux groupes. Mon groupe comptait 13 personnes. Après avoir déjeuné, nous avons poursuivi notre route sans savoir quelle serait notre destination finale. Dans la voiture, de l’eau nous a été distribuée et après l’avoir bue tout le monde s’est endormie dans un profond sommeil… Je me suis réveillé dans un bateau de pêche au large de la côte. J’ai travaillé sur ce bateau jour et nuit, sans repos pendant deux mois, mal nourri et pire encore, sans salaire. J’ai dû accepter ce calvaire sous la menace d’être tué et jeté à la mer si je refusais d’obtempérer. Ensuite on m’a vendu à un autre bateau de pêche pour 15000 bahts et après un mois, j’ai été de nouveau vendu à un autre bateau jusqu’à ce que je sois repris par mon premier équipage en août. Voulant mettre fin à ce calvaire, je me suis enfui en me jetant à l’eau. J’ai été sauvé par un bateau militaire vietnamien. Les vietnamiens m’ont accueilli deux semaines à Ho Chi Minh-ville où j’ai pu récupérer physiquement et moralement avant de revenir au Laos.
Aujourd’hui j’averti tous ceux qui rêvent d’un travail à l’étranger notamment en Thaïlande, que ce rêve pourrait bien devenir le pire des cauchemars. J’appelle la police à faire tout ce qui est en son pouvoir pour en savoir plus sur le sort de ces 18 jeunes filles qui étaient parties au même moment que moi. Il faut les aider, car elles peuvent être en danger. Chez nous, au Laos on peut trouver un emploi si on y met de la bonne volonté. ».
Et la source de cet article, est-ce qu’on peut la voir ?
BN