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Répondre à : Les appellations d’origine

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#13363

Bonjour sieutom !

Tu as dit :
La langue c’est comme la terre, faut toujours essayer de placer des mots en arable, ça fait plus cultivé

Pour un peu plus de précision mon pauvre Monsieur le prof.
Malheureusement, je ne suis pas cultivé. Je n’ai pas la chance d’aller longtemps à l’école mais la, c’est une autre histoire.
Tout ce que j’ai acquis c’est par l’expérience de la vie. Partout où j’allais, j’ai toujours essayé d’être auprès des gens et discuter avec eux.
En pédagogie, on appelle cela la méthode de répétition. A force d’entendre toujours la même chose ( ici c’est la langue ) cela finit par rentrer ds la tête.
En Afrique noire, j’allais dans les villages coucher par terre et partager leurs repas. En Algérie, partager le couscous au miel dans les mechtas alors aucun blanc n’osait s’aventurer. On m’appelait souvent le chinois mais j’étais, contrairement à beaucoup d’autres, très fier d’être asiatique.
Il me semble que j’avais dit que j’ai participé à un pèlerinage avec les viets à Chau Doc et environs dans les pagodes bouddhistes. J’ai couché dans une grande pièce avec eux alors que j’avais des moyens pour aller ds une chambre tout seul, partager avec eux les repas, je me sentais très bien avec mes compatriotes. Nous avions discuté longuement toutes les nuits, la culture c’est aussi comme cela qu’on apprend. Il y a une seule contradiction chez moi peut-être, du moins pour certaines personnes, je suis chrétien mais aussi bouddhiste. Pour moi, il n’y a pas de contradiction. Ceci est une autre histoire.
Si j’écris à peu près le français maintenant c’est grâce à la lecture. L’essentiel de ma culture n’est que livresque et comme j’avais dit plus haut, par l’expérience de la vie, cela n’a rien à voir avec l’école comme certains qui ont eu la chance de pouvoir y aller. J’ai seulement de la chance de connaître beaucoup de pays par mon métier mais qui m’a aussi usé.
il y a que ma propre langue natale que j’ai du mal à écrire et je suis très triste car je parle couramment le viet des rues.
Pour finir, je n’ai pas la prétention de dire que je connais des langues, j’en connais aucune, je n’ai que des  » notions  » pour pouvoir engager des conversations avec d’autres seulement. Point